Catillon-Fumechon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Catillon et Jacques Pierre Aimable Chrestien de Fumechon.

Catillon-Fumechon
Catillon-Fumechon
L'église de Catillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Philippe Trunet
2014-2020
Code postal 60130
Code commune 60133
Démographie
Gentilé Catillonnais-Fumechonnais, Catillonaises-Fumechonnaises
Population
municipale
526 hab. (2016 en diminution de 8,52 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 05″ nord, 2° 22′ 14″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 177 m
Superficie 13,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Catillon-Fumechon

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Catillon-Fumechon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Catillon-Fumechon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Catillon-Fumechon
Liens
Site web http://chrbauduin.free.fr/

Catillon-Fumechon est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Catillonais-Fumechonnais et les Catillonnaises-Fumechonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Catillon-Fumechon
Wavignies Ansauvillers Quinquempoix
Bucamps Catillon-Fumechon
Nourard-le-Franc Saint-Just-en-Chaussée

Toponymie[modifier | modifier le code]

Catillon est attesté sous les formes Castellio vers 1160, Chastillon en 1238, Castillon en Beauvoisis au XIIIe siècle , Galcheri de Castellione au XIVe siècle, Carstillon en 1520 et Catillon en 1667[réf. nécessaire].

Fumechon est attesté sous les formes Folmuchon vers 1024[1], Famesson en 1388, Fumeson en 1540[réf. nécessaire].

Les cartes de Cassini établies vers 1750-1780 mentionnent les noms de Castillon et Fumechon comme deux paroisses voisines distinctes. Les registres paroissiaux de Catillon de cette époque l'écrivent Catillon, mais l'appellation Castillon semble encore utilisée [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Catillon et Fumechon furent d'abord des paroisses, puis, à partir de la Révolution française, des communes indépendantes.

Fumechon fut fugacement intégrée à Catillon de 1826 à 1834, et les deux communes ont fusionné définitivement par le décret du , sous le nom de Catillon-Fumechon[3],[4].

À la fin de la Guerre franco-allemande de 1870, lors du siège de Paris, le 24 janvier 1871, le ballon monté Torricelli s'envole de la gare de l'Est à Paris, alors assiégée par les prussiens et termine sa course à Fumechon après avoir parcouru 193 kilomètres[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la première circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Saint-Just-en-Chaussée[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 29 à 84 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Plateau Picard, créée fin 1999.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Catillon-Fumechon[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Micheline Vantomme DVD[7]  
mars 2008 En cours
(au 5 décembre 2018)
Philippe Trunet   Réélu pour le mandat 2014-2020

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Un opérateur a demandé en décembre 2018 l'autorisation d'implanter cinq éoliennes dans la commune. L'autorisation, si elle est accordée, sera précédée par une enquête publique[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 526 habitants[Note 1], en diminution de 8,52 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512567618573800612616618601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
580603525476494472432410360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
370360356325352302301318354
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
438432411405460517565572579
2013 2016 - - - - - - -
536526-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 22,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 13,4 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 25,4 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 15,9 %).
Pyramide des âges à Catillon-Fumechon en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,4 
4,7 
75 à 89 ans
5,3 
8,4 
60 à 74 ans
10,2 
21,3 
45 à 59 ans
20,1 
21,3 
30 à 44 ans
25,4 
22,6 
15 à 29 ans
20,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival « Campagne en fêtes », organisé par les jeunes agriculteurs de l'Oise, s'est tenu au village en 2008[14].
  • Le marché fermier médiéval, dont la 10e édition, organisée par l'association La Troupe des sous-bois, a eu lieu début octobre 2018[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village présente une belle harmonie alliant patrimoine traditionnel et éléments contemporains[16].

On peut notamment signaler :

  • Église Saint-Nicolas-et-Notre-Dame de Catillon (XIIIe, XVIe et XVIIIe siècles) : Le clocher et la nef datent du XVIe siècle et le chœur en brique a été construit au XVIIIe siècle. L'église fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques en 1951[17].
Désaffectée depuis le début des années 1960 après la fusion des deux communes, elle a été dé-consacrée du culte à la suite du refus de l'évêché de la voir transformée en chapelle, les autorités ecclésiastiques estimant qu'un seul lieu de culte suffisait pour cette petite commune.
L'édifice a donc été réaménagée pour devenir la mairie de la commune en 2007, le bureau du maire se trouvant désormais sous le clocher et la salle du conseil municipal dans la nef, le tout sur 200 m²[18].
Une salle culturelle complète l'utilisation du bâtiment. Ses travaux ont commencé en 2014 et s'achèvent à l'automne 2019. Une partie du mobilier liturgique (l'autel, les fonds baptismaux du XIIIe siècle et certaines statues seront réimplantés dans la salle culturelle[8],[19]
  • Église Saint-Lucien à Fumechon.
  • Le château de Catillon, du XIXe siècle, qui a succédé à une forteresse détruite en 1816[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Seine-Maritime, 14 H 145.
  2. Voir acte de décès de Antoine Nicolas Queste - Clermont - 14/01/1742, dans lequel des frères du défunt résident à Remerangles et Castillon.
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Catillon et Fumechon fêtent leurs 50 ans de mariage », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2018).
  5. Toussaint Coppolani, « Ballon N° 65 : « Le Torricelli » », Les ballons montés, Philéchange, (consulté le 8 décembre 2018).
  6. « Les maires de Catillon-Fumechon », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 8 décembre 2018).
  7. Annuaire des Mairies de l'Oise (60), EIP (ISBN 9782352581604, lire en ligne)
  8. a et b Céline Sol, « Une salle culturelle dans l’ancienne église », Le Bonhomme picard, édition Montdidier-Roye, no 3527,‎ , p. 19.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Évolution et structure de la population à Catillon-Fumechon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  14. « La campagne fait la fête à Catillon-Fumechon : C'est devenu le grand rendez-vous annuel des jeunes agriculteurs de l'Oise au moment où ont pris fin les moissons. Courses de moissonneuses, démonstrations de chiens de troupeau… C'est tout le monde rural qui est en fête », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2018).
  15. « Le marché fermier médiéval a soufflé ses 10 bougies », Le Bonhomme picard, édition Montdidier-Roye, no 3519,‎ , p. 19.
  16. Lucien Djani, « Catillon-Fumechon, un village parfaitement mis en valeur : Il a su allier patrimoine traditionnel et marqueurs contemporains et a été mis à l'honneur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2018).
  17. « église Saint-Nicolas », notice no PA00114566, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « A Catillon-Fumechon, les mariages religieux bientôt célébrés… en mairie », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2018).
  19. Julien Heylige, « Catillon-Fumechon en quête d’un plâtrier à l’ancienne pour son église-mairie : Le maire désespère de pouvoir trouver un artisan capable de rénover le plafond de deux chapelles. Il lance un appel pour dénicher la perle rare », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2018).
  20. Daniel Delattre (préf. Jean-François Mancel), L'Oise : Les 693 communes, Grandvilliers, Editions Delattre, , 316 p., p. 62.