Le Mesnil-Théribus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mesnil.
Le Mesnil-Théribus
La mairie.
La mairie.
Blason de Le Mesnil-Théribus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Chaumont-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Thelle
Maire
Mandat
Carole Delande
2017-2020
Code postal 60240
Code commune 60401
Démographie
Population
municipale
807 hab. (2014)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 06″ nord, 1° 59′ 16″ est
Altitude Min. 119 m – Max. 198 m
Superficie 6,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Le Mesnil-Théribus

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Le Mesnil-Théribus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Mesnil-Théribus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Mesnil-Théribus

Le Mesnil-Théribus est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mesnelieum vers 1180, Le Mesnile Tarebus en 1459, Le Mesnil sur Taranbus en 1575, Meniteribus vers 1650 sur un plan du diocèse de Beauvais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Activités passées : travail de la nacre (fabrication de boutons).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du Vexin Thelle dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Auneuil[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du Chaumont-en-Vexin.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Vexin Thelle.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  2005 Lucien Triquet,   Président du SI d'assainissement de la vallée du ru du Mesnil[2]
Démissionnaire
25 novembre 2005[3] janvier 2017[4],[5] Jean-Pierre Chaineaud   Retraité de l’industrie pharmaceutique
Décédé en fonction
mars 2017[6] en cours
(au 17 mars 2017)
Carole Delande   Assistante maternelle

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 807 habitants, en diminution de -0,49 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 405 416 381 374 369 365 388 366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
374 382 359 407 393 381 420 418 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452 452 422 400 461 433 440 443 477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
383 441 429 491 601 678 752 825 807
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,8 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 11,9 %) ;
  • 48,4 % de femmes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 28 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 12,3 %).
Pyramide des âges à Le Mesnil-Théribus en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,0 
4,9 
75 à 89 ans
2,7 
6,7 
60 à 74 ans
9,6 
22,7 
45 à 59 ans
20,3 
24,0 
30 à 44 ans
28,0 
15,7 
15 à 29 ans
15,4 
25,8 
0 à 14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée 2016, la commune est en regroupement pédagogique intercommunal avec Fresneaux-Montchevreuil : l'école de cette dernière regroupe alors deux classes de maternelle et une classe de CP et celle du Mesnil trois classes de primaire, à partir du CE1, avec environ 130 élèves, ainsi que la cantine scolaire des deux écoles[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger
L'église.

Il est difficile d'établir son histoire. Construite semble t-il, en lien avec l'abbaye de Marcheroux de l'ordre des prémontrés et dont dépendait aussi l'église de Beaumont-les-Nonains. On sait qu'elle a été construite en pierre et en brique en 1777. Gravé sur la robe de la cloche, nous apprenons qu'en "l'an 1759 elle a été bénite par Mre Louis Charles Le Febvre, prêtre, curé de cette paroisse et nommée Nicolle Élisabeth par Mre Nicolas Divery, écuyer, seigneur de cette paroisse du Mesnil-Théribus et de Coincore, Grimesnil, Marivaux, Besthiencour, Guisencourt autres lieux, et par dame Charlotte Élisabeth Testard Dulys, sa femme, mes Parain et Maraine".

En 1807, le maire M. Famin, réclame au préfet de l'Oise des réparations de première nécessité, point de plafond, ses murs sont nus, point de chaire ni de fonts baptismaux. En 1876, réparations des lambris du chœur et du palier de l'autel. En 1883, reconstruction du proche avec les matériaux provenant de sa démolition ; travaux réalisés par M. Collard. En 1890, la toiture de l'église détériorée par l'ouragan du 1er juillet dernier est refaite. Puis réparation du clocher. En 1916, on répare le côté est et le faîtage de la toiture. En 1923, c'est le tour de l'horloge avant son électrification. Aujourd'hui, c'est une petite église très simple dédiée à saint Léger. Elle comporte une nef non voûtée, un chœur à chevet plat et un clocher latéral sud dont le beffroi et la flèche sont en charpente et ardoise. Il est à remarquer les vitraux de la nef datant de 1875 réalisés par Roussel peintre-verrier qui illustre les sept sacrements. Dans le chœur, un vitrail avec six médaillons, un don du conseil de fabrique du Mesnil-Théribus ; C. Lévêque en est le peintre-verrier. Puis un vitrail de saint Léger, don lui aussi de la fabrique du Mesnil-Théribus. De nouveaux travaux de rénovation ont été engagés dans les années 1990.

Château de Beaufresne
Le château de Beaufresne.

De la fin du XVIIIe siècle. Propriété de 20 ha, traversée par un petit cours d'eau avec des pelouses, des prés et des bois de 51 ha. Ayant appartenu à la famille de l'amiral de Grasse puis fut la demeure de l'artiste peintre américaine Mary Cassatt de 1896 à 1926. Il accueille aujourd'hui des adolescent(e)s en formation d'horticulture au sein de l'association "Le Moulin Vert".

Château Théribus
Le château Théribus.

Construit au tout début du règne de Louis XIII, dans les premières années du XVIIe siècle, pour un cadet de la famille de Mornay, laquelle possédait aussi les châteaux de Fresneaux-Montchevreuil, Villarceaux et Ambleville, il a été agrandi de ses pavillons été modifié l'accès au domaine et mise en place la grande grille au chiffre M, initiale de la propriétaire de l'époque. Le pigeonnier a toujours ses boulins (nids en argile sur les parois) et une échelle tournante pour ramasser les œufs. Le parc, derrière le château, était jusqu'en 1826 dessiné  à la française , avec charmilles et buis. Il a été alors, comme beaucoup d'autres à la même époque, remodelé à l'anglaise , avec sa vaste pelouse et ses arbres d'agrément dont un splendide cèdre. Quant au bois qui lui fait suite, il présente la quasi-totalité des allées perpendiculaires et circulaires dessinées il y a quatre cents ans.

L'ensemble des bâtiments anciens, y compris la plus grande de l'intérieur du château, le parc et le bois attenant ont été récemment inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Ce domaine, qui a vu se succéder les membres de la bonne aristocratie locale (Mornay alliés aux du Croq et aux Montmorency, seigneurs de Fosseuse) puis, après la ruine de cette dernière à la fin du XVIIe siècle, ceux de la grande bourgeoisie beauvaisienne (Foy de Morcourt, de Lamotte, Michel, Serpe et leurs descendants, les Ticquet et Jourdain d'Héricourt) souvent négociants textiles, élus de la ville ou magistrats au tribunal, est en effet caractéristique du cadre de vie des classes aisées de notre région de 1610 à 1870. Il est ensuite devenu la propriété de familles établies à Paris (Mercadé, Gaffinel, Latour, Courtière et enfin Choppin de Janvry).

Quelques faits saillants :

  • Charles de Mornay, qui avait perdu une jambe à Rocroi, n'eut eut pas moins six filles qui faute de dot, furent toutes nonnes et six fils, tous militaires sauf l'un d'eux qui devint évêque de Québec, au Canada par protection de son oncle le marquis de Mornay-Montchevreuil qui était proche du roi par sa femme liée à Madame de Maintenon, la deuxième épouse de Louis XIV. Comme monseigneur de Mornay avait le mal de mer, il se contenta de rester en France et administra de loin son diocèse avant de mourir écrasé par un carrosse.
  • La famille Serpe hébergea, pendant la Révolution française, quelques membres en fuite du clergé dans les caves du château.
  • La propriété a été occupée par les troupes américaines à la fin de la Seconde Guerre mondiale et les troupes campaient dans les bois. Elle fut rendue en très mauvais état à M. Latour et son successeur dans les lieux, M. Courtière dut procéder à d'importants travaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Mary Cassatt, Petite fille dans un fauteuil bleu, 1878, National Gallery of Art, Washington.
  • Mary Cassatt (1843-1926)
    Peintre impressionniste américaine s'installe à Paris en 1873 et habita le château de Beaufresne, situé dans le bas du village. Elle s'intéressait à l'ésotérisme, l'architecture, la politique. Elle va établir une étroite collaboration artistique avec Edgar Degas et s'inspire de ses conceptions artistiques.
    Mary Cassatt affectionne particulièrement les portraits de femmes et d'enfants et choisit ses modèles parmi le cercle de ses intimes. Sa peinture subira également l'influence de Renoir.
    En 1891 elle réalisé sa première exposition personnelle à Paris puis à New York en 1895. En 1894 Mary Cassatt acquiert le château de Beaufresne qui appartenait au comte de Grasse pour y travailler en extérieur puisque la propriété est immense. Mme. Cassatt devient progressivement aveugle à partir de 1914 – année de sa dernière exposition – et doit abandonner la peinture. Elle meurt au Mesnil-Théribus le 14 juin 1926 et repose au cimetière Saint-Louis[13].
  • Bernard Halpern, Immunologiste et allergologue (né à Tarnoruda (Ukraine) en 1904 et mort en 1978). Une rue porte son nom au sein du village, et sa famille est toujours propriétaire de la demeure qu'il a acquise.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Mesnil-Théribus Blason D'argent, à la bande ondée d'azur, accompagnée à dextre et en pointe d'une palette de peintre de gueules contenant en son centre 3 pinceaux d'artistes peintres du même, emmanchés de sable ; et à senestre et en chef d'un bouton sable, cerclé d'azur et ajouré de 4 trous du champ ainsi que d'une épée d'académicien de sinople, posée en pal, pointe en bas, celle-ci entrelacée de deux serpents se regardant.
Ornements extérieurs 
L'Ecu est surmonté d'une couronne murale à 3 tours d'or, crénelées, ouvertes et maçonnées de sable et il est entouré à dextre d'une branche de chêne et à senestre d'une branche de charme, le tout au naturel. Il est soutenu d'un listel portant l'inscription "Le Mesnil-Théribus" en lettres de gueules.
Détails Symbolisme des Armoiries :
  • La bande d'azur (bleu) correspond au ru du Mesnil qui prend sa source dans le Bas-Mesnil.
  • Le bouton rappelle l'usine de boutons installée avant la guerre de 1939-1945 qui employait une centaine de personnes.
  • La palette de peinture symbolise la femme peintre Mary Casatt qui vécut au château de Beaufresne de 1883 jusqu'au 14 juin 1926, date de son décès.
  • L'épée d'académicien rappelle le professeur B. Halpern, allergologue mondialement connu, nommé académicien des Sciences en 1964. Il résidait souvent au Mesnil-Théribus.
  • La couronne murale à 3 merlons représente le château de Théribus, situé dans la bas Mesnil sur une route qui mène aux Lande.
  • Les branches de chêne et de charme figurent les arbres de la forêt qui entourent la commune.

Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Patrick Caffin, « Les projets d'assainissement sont-ils abandonnés ? », le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  3. « Le Carnet », Courrier d’État, Préfecture de l'Oise, no 5,‎ , p. 4 (ISSN 1776-2685, lire en ligne [PDF]).
  4. « Mesnil-Théribus : Jean-Pierre Chaineaud, maire de la commune, est décédé », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Jean-Pierre Chaineaud, maire du Mesnil-Théribus, est décédé ce mardi à l’âge de 74 ans. Réélu en 2008 pour son second mandat, le retraité de l’industrie pharmaceutique avait consacré « vingt années de sa vie à sa commune », comme le rappelle son épouse. Cela faisait quarante ans qu’il habitait au Mesnil, en 2008, il avait succédé à la tête de la mairie à Serge Gueulle ».
  5. « Jean-Pierre Chaineaud s'est éteint : Le maire du Mesnil-Théribus , Jean-Pierre Chaineaud, est décédé à l'age de 74 ans des suites d'un accident cardiaque. Tous saluent l'homme de grande valeur », L'Observateur de Beauvais, no 981,‎ , p. 28.
  6. « Carole Delande est élue maire : Carole Delande est maire du Mesnil-Théribus depuis le 8 mars. Elle succède à Jean-Pierre Chaineaud, brutalement décédé en janvier dernier. Le nouveau maire revient sur les circonstances de son élection », L'Observateur de Beauvais,‎ , p. 23.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Le Mesnil-Théribus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  12. « Le regroupement scolaire, la solution qui a sauvé la classe du Mesnil-Théribus », L'Observateur de Beauvais, no 954,‎ , p. 23.
  13. J. M., « Un baptême de la rose Mary Cassatt à l’occasion des 90 ans de sa mort », L'Observateur de Beauvais, no 951,‎ , p. 23.