Le Crocq

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Le Crocq
L'église Saint-Louis.
L'église Saint-Louis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Jean-Pierre Grévin
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60182
Démographie
Population
municipale
186 hab. (2014)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 40″ nord, 2° 10′ 50″ est
Altitude Min. 145 m – Max. 187 m
Superficie 3,1 km2
Localisation

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Le Crocq est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts de France / Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Crocquants ou les Croquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Crocq est un village rural de Picardie situé dans le Plateau picard, dans la partie nord-ouest du département à mi-chemin environ de Amiens et de Beauvais, sur la route départementale N°11, la plus courte reliant ces deux villes. Il est aisément accessible par la sortie 16 de l'autoroute A16.

L'aspect du village est typique des villages dits villages bosquet, c'est-à-dire : une route principale (nord-sud) qui le traverse, presque en ligne droite ; chaque maison se prolonge par un jardin potager, quelquefois un verger et une basse-cour ; un chemin piéton herbeux, dit Tour-de-Ville, est utilisé pour se promener, pour faire circuler les animaux des fermes afin de les conduire aux prés ; des mares centrales (il y n'en a plus qu'une actuellement) qui étaient utilisées pour faire boire le bétail, de réserves d'eau en cas d'incendie ; des calvaires.

Son territoire s'étend sur 310 hectares dont l'altitude varie de 145 à 187 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous la forme Kroc en 1220[1].

Albert Dauzat considère qu'il s'agit du nom de personne germanique Croccus, Crocco pris absolument, formule toponymique fréquente, justifiée par l'absence d'article défini dans les formes anciennes[2].

Ernest Nègre y voit directement le terme français croc qui désignerait un « village en forme de crochet »[3].

Une autre hypothèse consiste à rapprocher ce nom des nombreux (le) Crocq, -croc(q) de Normandie, dont les formes les plus anciennes (antérieurement au XIIIe siècle) sont notées Crot, -crot. François de Beaurepaire fait remonter cet élément au vieil anglais croft « pièce de terre »[4] et il n'est pas exclu d'y voir la même explication pour le Crocq. Le -c graphique final est motivé par l'attraction du terme français croc, issu du vieux bas francique *krok.

Histoire[modifier | modifier le code]

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La voie romaine Amiens - Beauvais passe près du village, parallèlement et à l'ouest de l'autoroute Beauvais - Amiens

C'était un hameau rattaché à la paroisse voisine de Cormeilles jusqu'au 21 mars 1646, il redevint indépendant de 1801 à 1832 avec la qualification de chef-lieu au lieu de hameau de Cormeilles .

La dénomination d'écart était alors attribuée aux bâtisses isolées comme les moulins ou les fermes isolées, il y avait d'ailleurs un moulin à vent situé entre Le Crocq et Cormeilles.

Le territoire était alors couvert d'un bois que l'on nommait la forêt de Cormeilles .

Le Crocq était une seigneurie de Louis (1172-1205) comte de Blois, puis de Chartres et de Clermont par son mariage en 1184 avec Catherine, comtesse de Clermont-en-Beauvaisis. Cet homme juste fut par ailleurs le premier à abolir le servage sur ses terres, par une charte du 7 juin 1196 :
« Moi, Louis, comte de Blois, fais savoir que les hommes n’ont plus à payer la taille. Il sera permis aux bourgeois d’élire douze d’entre eux pour diriger la ville. Si un habitant veut vendre ce qu’il possède, qu’il le vende, s’il veut s’éloigner de la ville, qu’il parte librement. Nul ne fera la corvée"[5] ».

Il fit don en 1202 de sa seigneurie à l'abbaye de Froidmont avant de partir pour la quatrième croisade où il devint duc de Nicée (Iznik en Turquie), il mourut en 1205 à la bataille d'Andrinople (Erdine en Turquie).

En 1244, l'abbaye Notre-Dame de Breteuil acheta une partie du bois et une certaine quantité de terres dont elle fit la ferme de la Quennotaye.

La commune, instituée lors de la Révolution française, fut absorbée depuis les années 1790-1794 jusqu'à 1832 par celle de Cormeilles[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Crèvecœur-le-Grand[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune rejoint le canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes de Crèvecœur-le-Grand Pays Picard A16 Haute Vallée de la Celle créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[7], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[8], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[9].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[10], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
(maire en 1981)[12]   Gilbert Dobrenelle    
mars 1995 novembre 2005[13] Guy Lefay   Démissionnaire
13 janvier 2006[14] en cours
(au 30 août 2014)
Jean-Pierre Grévin   Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 186 habitants, en augmentation de 6,29 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
387 407 404 401 401 384 372 318 277
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
272 263 254 260 257 209 225 202 163
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
168 157 140 136 152 130 108 93 122
1999 2005 2010 2014 - - - - -
156 163 185 186 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 20,7 %, 30 à 44 ans = 32,9 %, 45 à 59 ans = 11 %, plus de 60 ans = 14,6 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Le Crocq en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,2 
2,4 
75 à 89 ans
4,9 
12,2 
60 à 74 ans
13,6 
11,0 
45 à 59 ans
17,3 
32,9 
30 à 44 ans
22,2 
20,7 
15 à 29 ans
19,8 
20,7 
0 à 14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Équipements collectifs[modifier | modifier le code]

L'école est en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec Cormeilles et Villers-Vicomte.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Louis.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Louis, de la fin du XVIIIe siècle, abritant un tableau du XVIIe siècle, l'Apothéose de Saint-Louis[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 229b
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  3. [1]
  4. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 34
  5. Charte de Châteaudun, 1197
  6. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  8. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  9. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  10. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  11. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  12. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614&pageCourante=01046
  13. O. B., « Le conseil municipal en pleine débâcle », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  14. C. F., « Le nouveau maire élu », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  15. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ , p. 15 (ISSN 1144-5092)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « Évolution et structure de la population à Le Crocq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  21. « L'apothéose de Saint-Louis », notice no PM60000692, base Palissy, ministère français de la Culture