Mello

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mello (homonymie).
Mello
Mairie et château.
Mairie et château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Montataire
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Christelle Gauvin
2014-2020
Code postal 60660
Code commune 60393
Démographie
Population
municipale
646 hab. (2014)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 23″ nord, 2° 21′ 59″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 103 m
Superficie 3,35 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Mello

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Mello

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mello

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mello

Mello est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mello[1]
Bury Rousseloy
Cires-lès-Mello Mello[1] Saint-Vaast-lès-Mello
Maysel

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est baignée par le Thérain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 9 juin 1358 se déroule à Mello la bataille qui met fin à la Grande Jacquerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie de 1801 à 1973 du canton de Creil. Celui-ci est alors scindé, et la commune rattachée au canton de Montataire[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont dépend toujours la commune, est modifié et s'étend, regroupant désormais 15 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes la Ruraloise, qui avait pris la suite du SIVOM du Thelle.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[4],[5].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1843 1856 Médard Reboulet    
1856 1871 Achille Florentin Seillière   Baron
1871 1876 Auguste Millot   Médecin
1876 1886 Raymond Seillière   Baron
1886 1889 Alexandre Mercier    
1889 1900 François Seillière   Baron
1900 1904 M. Lesage    
1904 1908 François Seillière   Baron
1908 1925 Henri Mellotee    
1925 1935 Marcel Bernaert    
1935 1941 Célestin Boulanger    
1941 1944 Etienne Nughes    
1944 1945 Marcel Bernaert    
1945 1971 Jean Pichon   Médecin
1971 1979 Roger Daniel    
1979 1983 Jean Eloy    
1983 1989 Jean Gourdain    
1989 2001 Guy Deroide    
mars 2001 2008 Jean Claude Driancourt    
mars 2008[8] en cours
(au 12 septembre 2014)
Christelle Gauvin   Technicien qualité
Réélue pour le mandat 2014-2020[9]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 646 habitants, en augmentation de 22,81 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412 403 427 409 492 507 460 419 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
473 561 514 515 540 544 430 411 427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
420 459 418 529 509 511 402 451 536
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
624 567 514 450 411 368 417 587 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 25,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 16 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Pyramide des âges à Mello en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
6,8 
75 à 89 ans
7,6 
9,2 
60 à 74 ans
14,8 
18,4 
45 à 59 ans
20,0 
21,3 
30 à 44 ans
20,0 
25,6 
15 à 29 ans
20,0 
18,8 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mello compte trois monuments historiques sur son territoire. Il s'agit de :

  • Collégiale Notre-Dame
La collégiale Notre-Dame, place de l'Église (classée depuis le 16 août 1921[15]), a été édifiée pendant la seconde partie du XIIe siècle pour les deux premiers niveaux, et entre 1210 et 1220 environ pour l'étage des fenêtres hautes, les voûtes et toitures. Bien qu'appartenant clairement à l'architecture gothique, les fenêtres issues de la première campagne de construction sont encore d'inspiration romane. Le XVIe siècle notamment a apporté un nombre de réparations et extensions, qui n'ont que légèrement la physionomie globale de l'édifice, sauf au nord de la nef. Par contre, l'écoulement de l'abside en 1741 laisse ses traces jusqu'à ce jour, n'ayant jamais été reconstruit.
Déjà très compacte, l'église en tient une extension est-ouest ne dépassant pas l'extension nord-sud, ce qui est tout à fait inhabituel pour une église gothique. Avec les dimensions réduites, contrastent l'élévation ambitieuse sur trois étages, avec un triforium présent sur tous les parois à l'intérieur de l'église, ainsi que la portée considérable des voûtes du vaisseau central et du transept. L'intérieur est également assez harmonieux et bien équilibré, ce que le caractère disparait de l'extérieur ne trahit pas[16].
  • Maison
Cette maison Renaissance est située Grande rue / place du Jeu-d'Arc. Sa façade est inscrite à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 14 mai 1927[17]. Elle abrite aujourd'hui un hôtel-restaurant. D'après la base Mérimée, la maison aurait été détruite vers 1944 et daterait du XVIIIe siècle[17], ce qui ne cadre pas avec la référence au style Renaissance[18].
Ils surplombent le village à l'ouest. Les façades et toitures de l'ancien château, du château du Second Empire dit petit château, de la chapelle mortuaire des Seillière et de la chapelle Sainte-Anne sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 25 juin 1986[19].
Le château fut la propriété successive des familles de Mello, de Nesle, et de Montmorency[20], ils appartiennent aujourd'hui à une société de crédit-bail immobilier, louant les installations hôtelières au groupe Châteauform', qui y exploite 101 chambres, dédiées à l'accueil de séminaires.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On peut également noter :

  • Fontaine de la place de l'Église.
  • Fontaine Gabrielle, au début de la Grande rue à l'entrée ouest du village.
  • Le Thérain et ses différentes déviations qui sillonnent tout le village et l'entourent entièrement, formant plusieurs îles.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mello

Les armes de Mello se blasonnent ainsi :
d'or à deux fasces de gueules accompangé d'un orle de 9 merlettes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Mello sur Géoportail.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  5. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, .
  7. « Les maires de Mello », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 24 février 2017).
  8. F. N., « Les promoteurs craquent pour le sud de l'Oise », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « En dehors du Bassin creillois, les promoteurs sont de plus en plus présents. (...) Geoxia va presque doubler la population de Mello avec 54 logements quasiment terminés. « Il n'y a plus qu'une douzaine de maisons inoccupées, ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas vendues... » détaille prudemment Christelle Gauvin, nouveau maire de Mello ».
  9. « Mello », Cartes de France (consulté le 12 septembre 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Évolution et structure de la population à Mello en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  15. « Collégiale Notre-Dame », notice no PA00114743, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard, , 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 209-217.
  17. a et b « Maison du 18e siècle », notice no PA00114744, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Voir la mention sur la fiche servant comme support à la photo dans la base Mémoire : Notice no APMH00276213, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  19. « Châteaux », notice no PA00114742, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome I. Beauvaisis, Vexin, Pays de Bray, Plateau picard et Pays de Clermont, Paris, Éditions de la Morande, s.d. (2009), 323 p. (ISBN 2902091389) ; p. 237-242.