Ermenonville

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Ermenonville
Château d'Ermenonville.
Château d'Ermenonville.
Blason de Ermenonville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Nanteuil-le-Haudouin
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Alain Pétrement
2014-2020
Code postal 60950
Code commune 60213
Démographie
Gentilé Ermenonvillois
Population
municipale
990 hab. (2012)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 36″ N 2° 41′ 48″ E / 49.1266666667, 2.6966666666749° 07′ 36″ Nord 2° 41′ 48″ Est / 49.1266666667, 2.69666666667
Altitude Min. 71 m – Max. 123 m
Superficie 16,49 km2
Localisation

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Ermenonville est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Prise de vue aérienne du village d'Ermenonville avec la forêt du même nom.

Le village se situe au sud-est de la forêt d'Ermenonville et à la limite de la plaine agricole du Valois, à 13 km de Senlis et à 40 km au nord-nord-est de Paris. Ermenonville est accessible par l'autoroute du Nord via l'échangeur n° 07 « Chantilly, Survilliers, Ermenonville, Fosses » à Saint-Witz, au sud-ouest, éloigné de 13 km, et les RD 922 et 126. La RN 330 Creil - Meaux passe directement par Ermenonville, mais le village a bénéficié d'une déviation par le sud et par l'ouest. La RN 330 permet de rejoindre la RN 2 au Plessis-Belleville à 4,5 km au sud-est. Un autre axe routier d'importance régionale est la RD 922, qui, dans un sens est-ouest, relie Mareuil-sur-Ourcq et Nanteuil-le-Haudouin à Beaumont-sur-Oise et Luzarches. Cette route dessert directement le centre d'Ermenonville. - La gare S.N.C.F. le plus proche, celle du Plessis-Belleville est éloignée de près de 6 km du village, et celle de Nanteuil-le-Haudouin de 9 km environ. Ces deux gares sont situées sur la ligne Paris Nord - Crépy-en-Valois - Laon (ligne K du Transilien et TER Picardie). Ermenonville est desservie par la ligne routière départementale n° 20 Le Plessis-Belleville - Senlis, mais en dehors des jours scolaires, la desserte se limite à deux allers pour Senlis le matin et l'après-midi, et un retour en début de soirée[1]. La LGV Nord passe à 1,7 km au sud-est du village.

Communes limitrophes de Ermenonville
Fontaine-Chaalis
Ermenonville Montagny-Sainte-Félicité
Ver-sur-Launette
Ève
Le Plessis-Belleville

Bien que le territoire communal d'Ermenonville dépasse la moyenne d'une commune française avec 16,49 km², la commune ne compte que cinq communes limitrophes. En effet, la commune de Fontaine-Chaalis, la troisième de l'Oise de par sa superficie, côtoye Ermenonville sur presque la moitié de sa circonférence, qui est de 25,5 km environ. Ainsi, le bois de Perthes à l'est du village est entièrement situé en dehors du territoire communal. Par contre, un peu plus à l'est, Ermenonville arrive jusque devant les premières maisons de Montagny-Sainte-Félicité, et l'aérodrome du Plessis-Belleville au sud-est se situe pour moitié sur le territoire d'Ermenonville (dont l'ensemble des bâtiments). En forêt d'Ermenonville, les limites administratives correspondent toujours au découpage des parcelles forestières[2].

La route du Carreau dans la forêt d'Ermenonville.
Le chemin de la Mare des Eaux à l'ouest d'Ermenonville.

Ermenonville est traversée du sud au nord par la Launette, ruisseau prenant sa source au sud de la commune voisine de Ver-sur-Launette. Malgré sa modestie, son rôle est primordial pour le remplissage des pièces d'eau du parc d'Ermenonville : le « Gouffre » et le « Petit étang » au parc Jean-Jacques-Rousseau, la « Grande rivière » au parc nord, et même l' « étang du Désert » sont alimentés par la Launette. C'est à l'endroit où cette dernière quitte le territoire communal, près de l'abbaye de Chaalis, que se situe le point le plus bas d'Ermenonville, à 71 m au-dessus du niveau de la mer. C'est au poteau d'Ermenonville, dans la forêt, que se trouve le point le plus élevé, avec 123 m. Toutefois, sur le plateau agricole au sud-est, plusieurs endroits atteigent une altitude de 118 m et 119 m. Globalement, le relief de la commune est peu varié et souvent plat, mais l'on distingue clairement les dépressions de la vallée de la Launette et de deux ruisseaux temporaires adjacents (au sud du bois de Perthe et au sud-est du parc Jean-Jacques Rousseau). L'église d'Ermenonville a été bâtie sur une butte, perceptible notamment depuis l'ouest et le nord. Le paysage bâti au centre du village prend l'aspect d'un bourg campagnard, mais ne subsistent aujourd'hui qu'un commerce de proximité, une boulangerie-pâtisserie, sans compter les quatre établissements de restauration.

Ermenonville entre dans le Parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. La ZNIEFF type 1 n° national 220014323 « Massif forestier de Chantilly / Ermenonville » protège les parties boisées et couvertes de landes du territoire communal à l'ouest. La ZNIEFF inclut le secteur sud du parc d'attractions « La Mer de sable », mais non le secteur nord où se concentrent les attractions[3]. Le territoire de la ZNIEFF constitue en même temps un élément du site naturel classé « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute Pommeraie, clairière et butte de Saint-Christophe » (classement par décret du 28 août 1998)[4]. En outre, cette ZNIEFF ainsi que l'ensemble de la commune d'Ermenonville entrent dans le vaste site inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du 6 février 1970)[5]. Ce site inscrit à préfiguré le Parc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du Parc située dans l'Oise. S'y superpose un deuxième site inscrit d'origine plus ancienne, dénommé « Domaine d'Ermenonville » (inscription par décret du 22 février 1938)[6]. Ce site exclut curieusement une partie du parc d'Ermenonville, le parc ouest appelé « le Désert » ; en même temps, il englobe une petite partie de la forêt d'Ermenonville.

Un diverticule du GR 1 partant du hameau de Loisy à l'ouest arrive à Ermenonville depuis l'ouest, en provenance de la forêt de Chantilly et de la gare d'Orry-la-Ville - Coye. Le sentier s'arrête toutefois au rond-point sur la RN 330, obligeant le randonneur de marcher les dernières centaines de mètres sur la plate-bande de la route. Une alternative est le chemin de la Mare des Eaux, un peu plus au nord, qui évite ce passage peu agréable. - L'itinéraire principal du GR 1 contourne Ermenonville, au nord de la mer de sable. Finalement, il est important de signaler que tout le secteur de la forêt d'Ermenonville entre le chemin de la Mare des Eaux au sud et le GR 1 au nord, appartenant à l'Institut de France, est interdit d'accès. De ce fait, aucune liaison piétonne entre le massif principal et le massif annexe du bois de Perthe sans passer par le centre d'Ermenonville ou par Montlognon n'est possible.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, la commune d'Ermenonville est temporairement renommée « Jean-Jacques-Rousseau »[7].

Ses habitants sont appelés les Ermenonvillois.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est habitée depuis le néolithique. Au VIIe siècle, elle fait partie des domaines des seigneurs de Chantilly, les Bouteiller.

En 987, à l'époque d’Hugues Capet, le château d'Ermenonville est construit sur la villa d’Irminon, par l’évêque de Senlis. En 1351 Robert de Lorris en fait l'acquisition. En 1402, Michel de Laillier est seigneur d’Ermenonville et du Vivier les Aubervilliers.

En 1590, Ermenonville appartient à Dominique de Vic, qui la vendra à René Hatte, financier du roi Louis XV, en 1754. Son gendre René-Louis de Girardin en hérite en 1763. Il aménage le parc, qui n'était qu'un marais[8], en suivant les idées de Jean-Jacques Rousseau dans La Nouvelle Héloïse dont la lecture l'avait fortement marqué. L'écrivain résidera à Ermenonville les dernières semaines de sa vie et sera inhumé dans l'Île des Peupliers dans un tombeau dessiné par Hubert Robert. En 1794, un décret impose le transfert des cendres de Rousseau au Panthéon. La présence de Rousseau à Ermenonville attirera des touristes tels que la reine Marie-Antoinette, le roi de Suède Gustave III, Benjamin Franklin, Robespierre, Mirabeau, Danton, Saint-Just, Camille Desmoulins et enfin Napoléon Bonaparte, alors premier consul.

En 1880, le prince Radziwill acquiert Ermenonville. Il fait disparaître la maison de Rousseau ainsi que la tour GabrielleHenri IV et Gabrielle d'Estrées avaient l'habitude de se rencontrer. Une grande partie du domaine est par la suite achetée par Nélie Jacquemart-André qui en fait don à l'Institut de France en 1902. Le château appartient un temps à Bugatti qui y effectue des recherches mécaniques.

En 1963, Jean Richard, inaugure le premier parc d'attractions à thème français, La Mer de sable, profitant d'une zone où la terre de bruyère retirée pour alimenter le marché parisien a laissé place à une grande étendue sablonneuse, qui lui permet de créer à quelques pas de Paris des décors du far west américain.

Une vingtaine d'habitants d'Ermenonville travaillent pour Air France (l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle est proche) en 2009, et lorsque survient la disparition du vol 447 Air France le 1er juin 2009, la première adjointe au maire faisait partie de l'équipage et deux conseillères municipales étaient passagers de l'appareil[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie-école et calvaire.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 1983 Jean Bouvier    
mars 1989 2001 André Guiraud    
mars 2001 2008 Josette Friez    
mars 2008 en cours
(au 30 août 2014)
Alain Pétrement   Cadre du secteur privé
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 990 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477 491 475 508 488 508 455 450 440
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461 454 410 409 498 487 484 487 505
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
498 485 520 470 545 525 477 435 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
493 528 604 778 782 830 897 918 990
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 25,2 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 14,4 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 23,1 %).
Pyramide des âges à Ermenonville en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
3,1 
5,6 
75 à 89 ans
8,8 
8,6 
60 à 74 ans
11,2 
21,6 
45 à 59 ans
20,5 
25,2 
30 à 44 ans
25,1 
15,3 
15 à 29 ans
13,2 
23,5 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ermenonville

Les armes de Ermenonville se blasonnent ainsi :

de gueules à la foi d'argent mouvant des flancs, surmontée d'un écusson d'azur bordé d'or et chargé d'une fleur de lys du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Ermenonville compte quatre monuments historiques sur son territoire.

Le parc Jean-Jacques Rousseau[modifier | modifier le code]

Parc Jean-Jacques-Rousseau a été classé monument historique par arrêté du 6 juillet 1939 et par arrêté du 26 janvier 1989[15]. Il doit son nom au célèbre philosophe Jean-Jacques Rousseau qui y séjourna les six dernières semaines de sa vie. Il y mourut en 1778 et fut inhumé dans l'île des Peupliers. Le parc devint alors un lieu de pèlerinage littéraire, faisant oublier l'importance historique du parc en tant que premier parc à l'anglaise sur le continent. Créé entre 1766 et 1775 environ par le marquis René de Girardin avec la collaboration du paysagiste Jean-Marie Morel et du peintre Hubert Robert, il s'inspire notamment du parc de Leasowes (en) de l'écrivain William Shenstone, tout en puisant certaines idées de la Nouvelle Héloïse, roman de Rousseau paru en 1761. Les « paysages philosophiques » sont arrangés de la manière qu'un peintre conçoit son tableau, et de nombreuses inscriptions poétiques sont destinées à faire refléchir le promeneur. Le message de Girardin est empreint du rationalisme et de la physiocratie. L'« enclos des cultures » à l'est de l'actuel parc du château était le terrain d'expérimentations agronomiques mais portait aussi un plaidoyer pour une réforme sociale, visant à réduire la pauvreté dans les campagnes en permettant à chaque paysan de vivre du fruit de son travail[16]. Domaine départemental ouvert au public moyennant un droit d'entrée, le parc actuel ne représente qu'une partie du parc initial, qui se départage entre trois propriétaires différents: le secteur ouest, appelé « le Désert », appartient à l'Institut de France, et le secteur nord appartient au domaine de l'hôtel-restaurant établi au château d'Ermenonville. Ces deux autres secteurs ne sont ouverts au public que de façon restreinte.

Château d'Ermenonville[modifier | modifier le code]

Le château d'Ermenonville a été inscrit monument historique par arrêté du 11 juin 1930[17], avec le parc nord. Ce bâtiment de style classique avec deux longues ailes latérales encadrant la cour d'honneur ouverte sur le parc Jean-Jacques Rousseau de gauche et de droite. Les avant-corps des ailes latérales, de hauteur et de largeur réduites par rapport au bâtiment principal, sont ornés de frontons surbaissés richement sculptés, tout comme le corps central. Ce dernier est pourvu d'un balcon et de deux bas-reliefs sur les trumeaux du premier étage. Sinon, les décors de la façade se limitent aux Chaînages d'angle et aux modillons au milieu du linteau de chacune des fenêtres. C'est sous le seigneur Claude-Louis Lombard que le château a reçu son aspect extérieur actuel, en 1725. Le marquis René de Girardin fit ensuite dégager la cour des bâtiments qui l'encombraient, ouvrant ainsi la perspective sur le parc au sud. Il transforma aussi profondément l'intérieur pour en faire un lieu de vie agréable et confortable[18]. - Le premier château fort d'Ermenonville avait été construit dès 987 à l'époque d'Hugues Capet, et au XVe siècle, le roi Louis XI y séjourne parfois. À la fin du XVIe siècle, le roi Henri IV qui venait souvent se reposer à Ermenonville a permis à son fidèle cavalier à la jambe de bois Dominique de Vic d'acquérir le château. Au XVIIIe siècle le château est transformé sur les fondations de l'ancien château-fort, dont restent deux tours rondes à l'est et deux à l'ouest, ainsi que les douves. En 1754, le château (avec seigneurie et vicomté) est vendu au collecteur des impôts du roi Louis XV, René Hatte. Son petit-fils, le marquis René de Girardin, hérita de lui en 1762 et devint le propriétaire unique du domaine grâce au rachat des parts des autres héritiers[19]. Le 31 mai 1991, le château est acheté par Les Hôtels Particuliers du groupe de Philippe Savry. Il est réaménagé en hôtel-restaurant de prestige[20]. Au nord du château subsiste le « Petit parc » le long d'un étang appelé la « Grande rivière », avec quelques fabriques de jardin de la fin du XIXe siècle. Cette partie de l'ancien parc d'Ermenonville de René de Girardin est réservée aux clients du hôtel-restaurant, qui peuvent y bénéficier de promenades en barque gratuites[21].

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin a été classée monument historique par arrêté du 14 octobre 1914[22]. Ermenonville est érigée en paroisse par le chapitre Notre-Dame de Senlis en 1213. La construction de l'église avait commencé dès 1170 / 1180 par le clocher, mais s'était interrompue par la suite, et le voûtement du chœur n'est certainement pas achevé avant le second quart du XIIIe siècle. Tout le chœur appartient à la première période gothique. Au XIVe siècle, l'on commence à bâtir une nouvelle nef, mais il est probable que la guerre de Cent Ans ne permet pas de procéder à son voûtement. En 1528, les paroissiens décident un important programme de réparation de l'église, principalement du chœur et des toitures. Six ans plus tard, ils veulent doter l'église d'une nouvelle nef. Ce chantier dure de 1534 à 1540, ce qui n'est pas bien long, puisque les grandes arcades du XIVe siècle sont maintenues. Les voûtes de la nef et les bas-côtés, presque entièrement reconstruites, affichent le style gothique flamboyant. Quelques fenêtres sont encore refaites un peu plus tard. En 1614 / 1615, le seigneur Méry de Vic dote le sanctuaire d'un retable représentatif, avec un tableau de la Charité de Saint-Martin, patron de l'église. Le 25 mai 1625, Dominique de Vic est consacré archevêque de Corinthe en l'église Saint-Martin. Entre 1883 et 1886, l'église est soumise à un important programme de restauration, qui enlève en partie l'authenticité du monument, mais respecte globalement les dispositions d'origine. Ces travaux sont en grande partie financés par le prince Constant Radziwiłł et son épouse la princesse Louise, née Blanc, qui offrent également à l'église un riche mobilier néo-gothique de grande qualité[23].

Ermitage de Jean-Jacques Rousseau[modifier | modifier le code]

L'« ermitage de Jean-Jacques Rousseau », dite « la cabane du Bonhommme » avant l'arrivée du philosophe, au site du « Désert », a été inscrit monument historique par arrêté du 8 mai 1933[24]. Cette cabane simple couverte de chaume est la plus ancienne des fabriques du parc. Le philosophe y passait des journées entières à méditer et contempler la nature. À son souvenir, une inscription « Jean-Jacques est immortel » a été portée sur un rocher en face. Devant la cabane, des bancs de mousse invitaient au repos. Nombreux sont les vers de Rousseau gravés sur les rochers des alentours. Le lieu était initialement consacré à la célébration de l'œuvre de Rousseau, « Julie ou la Nouvelle Héloïse[25]. L'ermitage de Jean-Jacques Rousseau n'est pas accessible au public, sauf dans le cadre des visites guidées du Désert organisées par le parc Jean-Jacques-Rousseau.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

L'étang du Désert ; vue depuis l'ouest de la RN 330.
Bruyère cendrée, près de la route de la Haute-Chaume.
Monument pour Jean-Jacques Rousseau de 1908.
La fontaine de la place J.-J.-Rousseau.
Le lavoir sur la Launette, rue René-de-Girardin.

Le site du Désert[modifier | modifier le code]

Appelé également parc ouest, ce secteur du parc d'Ermenonville comprenait les alentours des deux étangs, l'étang du Désert et l'étang des Crapauds. Le parc resta dans son intégralité dans la famille de Girardin jusqu'en 1874, année du décès d'Ernest-Stanislas de Girardin, petit-fils de René de Girardin. Le domaine passa à un membre de la branche cadette des Girardin[26], qui, endetté, vendit aussitôt le secteur du parc appelé « le Désert », au nord-ouest, à Pamela Vatry née Hainguerlot[27]. Le Désert est mis en vente pour une deuxième fois, avec le domaine de Chaalis, en 1902. L'ensemble est acquis par Nélie Jacquemart-André, qui le lègue à l'Institut de France à l'instar du duc d'Aumale avec le domaine de Chantilly. L'Institut devient donc propriétaire du désert en 1912, année du décès de Nélie, et le reste à ce jour. Le Désert n'a jamais été aménagé comme jardin anglais ; la nature y a toujours regné en maîtresse et les aménagements du marquis de Girardin s'étaient limités à l'ajout de quelques fabriques simples et probablement la création de sentiers. La fabrique la plus connue est la cabane du philosophe (voir ci-dessus, monuments historiques). Le Désert se voit aujourd'hui privé de la plupart des surfaces dégagées, avec étendues sablonneuses, genêts, landes et bruyères, en raison de la décimation de la population de lapins dans les années 1950 à la suite de l'apparition de la myxomatose. Les pins et bouleaux ont rapidement envahi l'espace[28]. Ainsi, le Désert ne ressemble plus que vaguement à ce qu'il avait encore été au début du XXe siècle. L'Institut de France a loué les étangs au Comité d'entreprise D'A.D.P. (Aéroports de Paris) comme étangs de pêche. Le site du parc Jean Jacques Rousseau n'est accessible qu'en visite guidée, proposée par le parc Jean-Jacques Rousseau les week-ends de début avril à fin septembre, sans horaires fixes[29]. Le tarif est celui du billet combiné pour le parc Jean-Jacques-Rousseau et l'abbaye de Chaalis (€ 7,00 pour le billet plein tarif en 2011)[30].

La forêt d'Ermenonville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt d'Ermenonville.

La forêt d'Ermenonville appartient à la région forestière Valois et Vieille France, telle que définie par l'Inventaire forestier national[31], ainsi qu'à la sylvoécorégion (SER) définie par l'IFN du « Bassin parisien tertiaire »[32]. La forêt d'Ermenonville s'étend au nord jusqu'à la vallée de la Nonette, à l'ouest jusqu'à la Forêt de Chantilly (dont elle est séparée par l'autoroute du Nord), au sud jusqu'à la vallée de la Thève, le parc de Vallière à Mortefontaine et le village d'Ermenonville et à l'est jusqu'au plateau du Valois. La forêt domaniale couvre huit communes sur 3 319 hectares : Mont-L'Évêque, Borest, Fontaine-Chaalis, Montlognon, Baron, Ermenonville, Ver-sur-Launette et Mortefontaine. Elle est constituée d'une partie centrale, à l'ouest de la N 330, et de deux autres bois périphériques à l'est de cet axe de communication: les bois de Perthe au sud et de Montlognon au nord[33]. Un certain nombre de bois de grande taille prolongent la forêt domaniale formant ainsi un massif d'environ 6 500 ha. La forêt de Chaalis, située au milieu de la forêt domaniale appartient au domaine de l'abbaye de Chaalis, propriété de l'Institut de France (600 hectares). La forêt occupe un territoire vallonné, variant entre 70 et 123 m d'altitude au carrefour d'Ermenonville. Le sol de la forêt est presque exclusivement couvert de sables, avec quelques couches de grès et calcaires. Les grès forment par endroits des tables modelées par l'érosion, voire des chaos rocheux à l'image de ceux que l'on peut trouver en forêt de Fontainebleau. Les plus importants sont la Pierre Sorcière (dans le bois de Perthe, parcelle 245), les Bruyères de Frais Vent (dans le bois de Montlognon, parcelles 51-52) et les grès Sainte-Marguerite (parcelle 166)[34],[35].

La Mer de sable[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Mer de sable.

La Mer de sable[36], sur la RN 330 au nord-ouest de la commune, en face de l'abbaye de Chaalis est le premier Parc à thème français, créé en 1963 par Jean Richard dans la forêt d'Ermenonville, sur une zone où la terre de bruyère retirée pour alimenter le marché parisien a laissé place à une grande étendue sablonneuse[37], propice à la création de décors paysagers du Far West américain. Ses thèmes principaux sont l'aventure, la découverte et l'évasion. Le parc est plutôt destiné aux enfants de moins de quatorze ans[38]. En 2011, le parc propose vingt-six attractions et trois spectacles. On y trouve également plusieurs restaurants et des boutiques thématisées.

Petit patrimoine[modifier | modifier le code]

Le monument pour Jean-Jacques Rousseau, sur la petite place Jean-Jacques Rousseau, rue du Prince Radziwill : exécuté en 1908 par le sculpteur beauvaisien Henri-Léon Greber (1855-1944)[39]. Il représente le philosophe assis sur un bloc de rocher, vêtu selon la mode de convenance à l'époque, appuyant la main droite sur la canne de voyage et regardant vers un point lointain. En haut à gauche, une muse représentée comme jeune femme à torse nu qui semble veiller sur Rousseau en le protégeant d'un voile qu'elle soulève avec son bras droit. Avec sa main gauche, elle repousse les branches d'un buisson que l'on voit en haut à droite.

La fontaine de la place Jean-Jacques-Rousseau, rue du Prince Radziwill : érigée en 1911 par les habitants en hommage aux bienfaiteurs de la commune, la princesse et le prince Constantin de Radziwiłł (1850-1920), alors propriétaires du parc et du château d'Ermenonville[40]. De style néorenaissance, la fontaine se présente comme un portail plein cintre muré, avec deux colonnes doriques non cannelées supportant un linteau ainsi qu'un fronton en arc de cercle, orné tout en haut par une tête de Neptune. Le tympan se présente comme une coquille Saint-Jacques renversée. L'eau est dispensée par un simple robinet.

Le lavoir, rue René-de-Girardin, au sud du pont de la Lanterne, sur la Launette : Situé sur l'emprise du parc Jean-Jacques Rousseau, coincé entre le barrage de l'étang inférieur du parc et le pont, il est constitué d'un bassin, de deux plates-formes à gauche et à droite, avec des murs de soutènement rehaussés vers l'extérieur, et de toits en appentis sur les plates-formes. La couverture est en ardoise. Le barrage arrive au niveau des gouttières, soit environ 1,50 m au-dessus du niveau des plates-formes. L'on y descendait depuis la rue, elle aussi surplombant le lavoir, par des escaliers ; un de chaque côté. Côté ouest, subsiste toujours un genre de potager ayant servi au réchauffement de l'eau.

Ruines du relais de chasse « la Foursière », sur une route forestière « la prairie Secheron » qui part de la RN 330, après l'étang du Désert, côté droit (est) : petite tour ronde, avec un étroit chemin de rond autour du premier étage, pris dans l'épaisseur de la tour, avec un toit en poivrière. Subsistent en outre des vestiges des murs. - Foursière ou froissière signifie réservoir rempli de carpes[41], ce qui peut expliquer l'existence d'une tour de guet à cet endroit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, « Les De Vic, vicomtes d'Ermenonville », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Eugène Dufresne, 4e série, vol. II,‎ 1897-1898, p. 1-16 (ISSN 11628820, lire en ligne)
  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, « Description de la terre et seigneurie d'Ermenonville (milieu du XVIIe siècle) », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie d'E. Vigon fils, 5e série, vol. V,‎ , p. 155-161 (ISSN 11628820, lire en ligne)
  • Jean-Claude Curtil, Ermenonville : La glaise et la gloire, La Ferté-Macé, Bernard Gallier,‎ , 153 p.
  • Geneviève Mazel, Ermenonville : l'histoire et la vie du village, le château et les jardins du marquis de Girardin, le souvenir de Jean-Jacques Rousseau : bulletin spécial n°73-75, Beauvais (60), Groupe d'étude des monuments et œuvres d'art de l'Oise et du Beauvaisis (GEMOB),‎ (ISSN 02240475)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 16 juillet 2011).
  2. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 1 juillet 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  3. Cf. « Massif forestier de Chantilly / Ermenonville » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 16 juillet 2011).
  4. [PDF] « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute Pommeraie, clairière et butte de Saint-Christophe » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 16 juillet 2011).
  5. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 16 juillet 2011).
  6. [PDF] « Ermenonville - Domaine d'Ermenonville » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 16 juillet 2011).
  7. Roger de Figuères, Les noms révolutionnaires des communes de France : listes par départements et liste générale alphabétique,‎ (lire en ligne), p. 47
  8. Voyage pittoresque des environs de Paris par M D*** 4e edition, 1779.
  9. Le « village d’Air France » perd trois de ses élus, Le Parisien, 3 juin 2009
  10. « Ermenonville », Cartes de France (consulté le 30 août 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  13. « Évolution et structure de la population à Ermenonville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  15. « Parc Jean-Jacques Rousseau », base Mérimée, ministère français de la Culture. Ce classement porte sur la plupart des fabriques et éléments architecturaux et paysagers du parc, mais l'embarcadère et le jeu d'arc font seulement l'objet d'une inscription, par l'arrêté cité en référence.
  16. Cf. Catherine Dumas, « Ermenonville: un paysage philosophique », Géographie et cultures, Paris, L'Harmattan, no 37,‎ , p. 59-80 (ISBN 2-7475-0586-3).
  17. « Château d'Ermenonville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Cf. Geneviève Mazel, Ermenonville : l'histoire et la vie du village, le château et les jardins du marquis de Girardin, le souvenir de Jean-Jacques Rousseau : bulletin spécial n°73-75, Beauvais, Groupe d'étude des monuments et œuvres d’art de l’Oise et du Beauvaisis (GEMOB),‎ (ISSN 02240475), p. 32-41.
  19. Cf. Jean-Claude Curtil, Ermenonville : La glaise et la gloire, Bernard Gallier, La Ferté-Macé, 1978, 153 p.; p. 66-67.
  20. Cf. « Historique (suite) » (consulté le 17 juillet 2011) sur le site « Château d'Ermenonville. Les Hôtels Particuliers ». Cet aperçu historique contient cependant de nombreuses erreurs et des informations démenties par plusieurs sources, citées dans le présent article.
  21. Cf. « Découvrir sur place » (consulté le 17 juillet 2011) sur le site « Château d'Ermenonville. Les Hôtels Particuliers ».
  22. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Nanteuil-le-Haudouin, Beauvais, Conseil général de l'Oise / comité départemental du tourisme,‎ , 32 p., p. 11-12.
  24. « Ermitage de Jean-Jacques Rousseau », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Cf. Auteur anonyme (textes) et Mérigot fils (gravures), Promenade ou itinéraire des jardins d'Ermenonville, Paris,‎ 1783 (réédition 1788), 72 p. (lire en ligne), p. 48-49.
  26. Cf. J.-Henri Volbertal, Ermenonville ses sites ses curiosités son histoire, Senlis, Imprimeries réunies de Senlis,‎ , 196 p., p. 14.
  27. Sauvegarde de Senlis, Bulletin de liaison no 46, Senlis, mars 2010, ISSN 1293-1072, 21 p., p. 19 ; lire en ligne et René Mathieu, Parc d'Ermenonville, Nouvelles éditions latines, Paris, 1970, 32 p., p. 22.
  28. Cf. Jean-Claude Curtil, « Le Désert d'Ermenonville », Comptes rendus et mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, s.l., s.n.,‎ 2008-2009, p. 97-104.
  29. Cf. « Service au public », sur Conseil général de l'Oise (site officiel) (consulté le 11 juillet 2011).
  30. Cf. « Informations pratiques », sur Conseil général de l'Oise (site officiel) (consulté le 11 juillet 2011).
  31. [PDF] Inventaire forestier départemental : Oise - IIIe inventaire, Inventaire forestier national,‎ (lire en ligne), « Région forestière - Valois », p. 49-52
  32. Cf. « Poster des sylvoécorégions », sur IFN (consulté le 18 avril 2010)
  33. Cf. Pascal Corpart, Découvrons le massif forestier d'Ermenonville, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France,‎ s.d., 16 p., p. 2-3.
  34. Carte géologique de la forêt d'Ermenonville sur Géoportail. Consulté le 15 avril 2010.
  35. [PDF] « Notice de la carte géologique de la France, Senlis, 1/50 000e, XXIV-12 », sur brgm.fr (consulté le 29 août 2009)
  36. Site de La mer de sable
  37. Cf. Robert-Henri Bautier, « Nouveaux documents sur l'état du parc d'Ermenonville au début du XIXe siècle et sur l'origine de la mer de sable », Comptes rendus et mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, s.l., s.n.,‎ 1995-1997, p. 365-370.
  38. Cf. « En 1963, Jean Richard inaugure la Mer de sable », Le Parisien, édition de l'Oise, Saint-Ouen (93), S.N.C. « Le Parisien libéré »,‎ (ISSN 0767-3558, lire en ligne).
  39. « Notice no 000SC020189 », base Joconde, ministère français de la Culture
  40. Cf. l'inscription en haut du monument.
  41. Cf. Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, « Description de la terre et seigneurie d'Ermenonville (milieu du XVIIe siècle) », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie d'E. Vigon fils, 5e série, vol. V,‎ , p. 155-161 (lire en ligne) ; p. 160.