Sare

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Sare
Image illustrative de l'article Sare
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Espelette
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Laborde
2014-2020
Code postal 64310
Code commune 64504
Démographie
Gentilé Saratar
Population
municipale
2 517 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 49″ N 1° 34′ 45″ O / 43.3136, -1.57916666667 ()43° 18′ 49″ Nord 1° 34′ 45″ Ouest / 43.3136, -1.57916666667 ()  
Altitude Min. 27 m – Max. 881 m
Superficie 51,34 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Sare est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

La commune bénéficie du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.

Sare a servi de modèle à Pierre Loti pour Etchezar, le village de Ramuntcho (1897).

Le gentilé est Saratar[1],[2].

Vue générale du village de Sare
Plaque commémorative de l'action des Saratar contre les pilleurs espagnols, action célébrée par Louis XIV en 1693
Plaque en l'honneur de Pedro de Axular, dévoilée par Louis Lucien Bonaparte
La mairie et le clocher de l'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Lumière diffuse dans l'église Saint-Martin
Intérieur de l'église Saint-Martin

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sare fait partie de la province basque du Labourd, frontalière avec l'Espagne, et se trouve à un quart d'heure par la route de la côte basque. Elle est entourée de montagnes : l'Atxuria, l'Ibantelli et la Rhune.

Sare et Ainhoa, conjointement aux deux communes espagnoles de Zugarramurdi et Urdazubi, composent un territoire transfrontalier, appelé Xareta. À cheval sur la frontière avec l'Espagne, c'est un passage incontournable du Chemin de Saint-Jacques (voie du Baztan), qui va de Bayonne à Pampelune.

Accès[modifier | modifier le code]

Sare est reliée à Saint-Pée-sur-Nivelle par la route départementale D3, à Ascain par la D4, à Vera de Bidasoa (Espagne) par la D406 et le col de Lizuniaga (315 m) et à Etxalar (Espagne également) par la D906 et le port de Lizarrietta (507 m).

La commune est reliée par un service d'autocars à Saint-Jean-de-Luz.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[3] par des affluents de la Nivelle, les ruisseaux de Tontolo, d' Uzkain, Arraio, de Galardi et de Lizunia et les tributaires de ce dernier, les ruisseaux d' Hirueta (et par les affluents de celui-ci, les ruisseaux d' Urio et de 'Tonba), de Behereko benta et de Portua (et par l'affluent de celui-ci, le ruisseau d' Herbarrun[4]).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien de 1809, la commune est divisée en sept sections :

  • Hariztegi
  • Zugarramurdi
  • Sainte-Barbe
  • la Palombière
  • Ibantelli
  • La Rhune
  • la Place

Aujourd'hui, le village est partagé en 12 quartiers :

  • Ahuntz karrika
  • Basaburua
  • Egimehar
  • Erremuxil
  • Goiburu
  • Haranburua
  • Herbarrun
  • Ihalar
  • Iztilarte
  • Lapitzea
  • Lehenbizkai
  • Olhaldea

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sare apparaît[5] sous la forme Sares (XIIe siècle, cartulaire de Bayonne[6]), Sare (1289), Sarre (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins) et Sara (1657).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Haranburua apparaît[5] sous les formes Haramboure (XVIIIe siècle, collations du diocèse de Bayonne[7]) et Haramburua (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le toponyme Helbarrun apparaît[5] sous la forme Helbarren (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le toponyme Istilarte apparaît[5] sous la forme Istillarte (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le toponyme Lehenbizkai apparaît[5] sous la forme Léhembiscay (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le toponyme Olhalde apparaît[5] sous la forme Olhade (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Sara[2].

Mythologie[modifier | modifier le code]

Etsai représente le diable, le démon dans la mythologie basque. Il a été représenté plusieurs fois sous la forme d'un dragon. Il habitait la grotte Leiza à Sare, où il tenait une école et enseignait en peu de temps les sciences, les arts et les lettres.

Mikelats est un des deux fils de Mari. C'est un être maléfique. Avec son frère Atarrabi, qui est son contraire, symbole du bien moral, ils firent des études à l'école du diable. À la fin des études, ce dernier, en guise de paiement, tirait au sort parmi ses élèves pour en garder un à son service. Mikelats voulait détruire les champs de blé de Sare, dont son frère était devenu le curé. Pour contrer son projet de destruction, Atarrabi lui opposa la prière. C'est ainsi qu'il sauva les récoltes des siens.

Zanpantzar est un mannequin de paille fabriqué par les jeunes de Sare le soir du mercredi des cendres. Ils le promènent dans une charrette à travers les quartiers du village, comme s'il s'agissait d'un convoi funèbre où le mort serait Sanpantzar. Quelques jeunes figurent le deuil et les autres vont de chaque côté de la route tenant des chandelles de résine allumées. Arrivés à la place du village ils brûlent le pantin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La frontière de 32 km avec le Pays basque sud (villages de Zugaramurdi, Etxalar et Vera) a profondément marqué son histoire. Cela lui attira la considération de Louis XIV, et plus tard les foudres de la Révolution. En 1693, les Saratar mirent en déroute des pilleurs espagnols. Louis XIV octroya au village des armoiries, en cette même année, pour conserver le souvenir de cette action intrépide[8].

Son curé, Axular, transcrivit pour la première fois au XVIe siècle le basque parlé, pérennisant ainsi l'euskara.

En 1790, Sare devint le chef-lieu d'un canton comprenant les communes d'Ainhoa, Ascain et Sare, et dépendant du district d'Ustaritz.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Souraïde, ainsi que tous les habitants de Sare, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, « communes infâmes »[9]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[10]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[11] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.

Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[12]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage.

Le maire de Sare, Martin Dithurbide, assisté de 33 notables, adressa aux autorités une pétition qui décrit les conditions de vie durant cette période de déportation de la population :
« Nés dans une contrée qui avait conservé une ombre de liberté au sein du despotisme (...) avec quelle ardeur n'avons-nous pas couru à l'heureuse révolution qui a rétabli le peuple français dans les plénitude de ses droits ! (...). Nous avons seuls été chargés de construire les barraques qui sont entre Beaugard (Saint-Pé), Ascain et Sare (...). Nous avons employé plus de 3 000 journées pour les retranchements du camp des Sans-Culottes et autres ouvrages publics. Nous avons fourni une quantité immense de briques et de bois de chauffage (...). Toutes les réquisitions en grains, en fourrages, vêtements, contingents d'hommes ont été ponctuellement exécutées (...). Pour comble de tourments, plusieurs de nos jeunes filles ont été invitées par nos satellites à se procurer les moyens de subsister par les prostitutions ; nous les avons vues rapporter à leur mère mourant de faim et de soif, des morceaux de pain de maïs ; elles versaient des larmes dont nous ignorions la cause, mails leurs voyages répétés chaque jour nous ont enfin dévoilé cet affreux mystère et nous avons frémi de désespoir et d'horreur (...). Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[13]

Le Père Barandiaran, ethnologue de grande renommée, réfugié à Sare durant la guerre d'Espagne de 1936, fit découvrir au public les grottes de Sare.

Appelée à se prononcer par référendum en 1978, la population de Sare rejeta le projet de création d'une route menant au sommet de la Rhune, ce qui permit au chemin de fer de la Rhune de survivre, et à la région de garder son originalité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la cuirasse d'argent surmontée d'une salade (casque) contournée et ornée de trois panaches du même ; accompagnée de trois fleurs de lys d'or[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean Aniotzbehere    
2008 en cours Jean-Baptiste Laborde    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sare fait partie de cinq structures intercommunales[15] :

  • l'agglomération Sud Pays Basque ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Bizi Garbia.

Sare fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le gentilé est Saratar[1].

En 2011, la commune comptait 2 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 081 1 831 1 909 1 839 1 987 2 214 2 201 2 342 2 336
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 147 2 039 1 940 1 936 1 976 1 966 1 871 1 897 1 916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 927 1 934 1 996 1 990 1 947 1 833 1 930 1 963 1 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 952 1 921 1 871 1 930 2 054 2 184 2 262 2 271 2 508
2011 - - - - - - - -
2 517 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité de la commune est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Brebis à Sare.

Une mine de fer fut en activité jusqu'au XIXe siècle[18].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques du prince Louis-Lucien Bonaparte, éditée en 1863, le dialecte basque parlé à Sare est le labourdin.

Festivités

Parmi les proverbes basques attachés aux villages, Sara, astia (Sare, pays de loisirs) est parvenu jusqu'à nous[19].

Sare est un centre de chasse à la palombe.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Les grottes de Sare ont été occupées durant la Préhistoire. On y trouve des racloirs et des éclats âgés d'au moins 45 000 ans (Moustérien), et en plus grand nombre des outils (burins et pointes) d'environ 25 000 ans (Gravettien) et des lamelles et grattoirs d'environ 13 000 ans (Magdalénien).
  • Le camp retranché de Mouiz date du début du XIXe siècle.
  • La maison dite Ihartzeartea[20] date du XVIIIe siècle. De 1937 à 1939, elle fut le lieu de répétition du groupe Eresoinka formé à l'initative du gouvernement basque. Une fresque murale de la salle principale témoigne de la présence de ce groupe de 101 choristes et danseurs triés sur le volet qui pendant deux ans furent les ambassadeurs de la culture basque dans les plus grandes salles d'Europe occidentale. Cette fresque est attribuée au peintre Montes Iturrioz.
  • Le musée du gâteau basque propose une découverte de ce gâteau dans un environnement traditionnel.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'origine de l'église Saint-Martin date du XIIe siècle. Elle recèle un ensemble de mobilier[21] (cinq autels, cinq retables, une clôture de chœur, des lambris de revêtement, un escalier, des tableaux et des statues) inventorié par le ministère de la Culture. D'autre part, une plaque (Orai den seroraren eta izanen direnen jar lekua eta hobia - Ceci est le siège et le caveau de la benoîte actuelle et de celles à venir) signale la tombe et la place traditionnelle des benoîtes[22]. Sur le clocher se trouve l'inscription : « Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egortzen » (toutes les heures blessent l'homme, la dernière l'envoie au tombeau). L’orgue de l’église est l’œuvre de Gaston Maille (1904).
  • La chapelle de Sainte-Catherine[23] fut bâtie au XVIIe siècle, sur les fondations d'une construction remontant à 1481. Elle fut offerte à Napoléon III et à l'impératrice Eugénie le 6 octobre 1867 par le conseil municipal de Sare, qui mit « aux pieds de Sa Majesté l'impératrice, en toute propriété la chapelle de Sainte Catherine, en suppliant Sa Majesté de vouloir bien en accepter le don. La commune dans toute son humilité, ne trouverait aucun moyen de reconnaître envers L.L.M.M. tous les bienfaits dont le pays leur sont, et leur seront redevables. » Le couple visita la chapelle le 8 octobre 1868, lors d'une excursion vers les grottes de Sare.
  • Quatorze oratoires sont à découvrir sur les routes de la commune. Des processions religieuses (rogations) eurent lieu jusqu'en 1968[24], chacun des trois jours qui précèdent l'Ascension, pour demander la protection des travaux des champs, et des hommes et des animaux contre les maladies. Des processions semblables avaient lieu le vingt cinq avril, jour de la Saint Marc. L'oratoire consacré à Marie est caractéristique de l'habitat souletin, avec son toit à deux fortes pentes couvertes d'ardoises. Sa construction date des années 1820, et fut initiée par l'abbé Bordaguibel, natif de Sare, et curé de la paroisse de 1820 à 1830.
L'église Saint-Martin
Christ en croix, sculpté en la maison Gapelu Gorrienea et offert en 1836 à l'église de Sare pare des réfugiés carlistes navarrais, en remerciement de l'accueil prodigué.
Oratoire Sainte-Marie
Le clocher de la chapelle Sainte-Catherine
Stèles de 1815 et 1818

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La Rhune (905 m) est une destination touristique prisée, en raison du petit train de la Rhune, un train à crémaillère qui part du col de Saint Ignace.

Le site de Lezeko Gaina est situé au pied du massif de l'Axuria et est géré depuis 1999 par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[25], en partenariat avec la commune de Sare. Ce site réunit une grande diversité de milieux naturels remarquables et accueille un nombre important d'espèces rares ou protégées : droséras (plantes carnivores des tourbières), Bruyère des Cantabriques, Rosalie des Alpes, Vipère de Séoane ou Engoulevent d'Europe.

Les grottes de Sare '(Sarako Lezeak) sont un site touristique réputé attirant plus de 100 000 visiteurs par an. Elles accueillent des populations importantes de chauves-souris, espèces fragiles et protégées. Hormis les zones visitables, ce site comporte des galeries non accessibles au public où les chauves-souris trouvent des conditions idéales pour y accomplir leur cycle de vie. Le site de Lezeko gaina leur offre également un vaste territoire de chasse.

Ces galeries font l'objet d'une convention de gestion entre le CEN Aquitaine et la commune de Sare, permettant la préservation de ces hôtes de marque.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire publique, de l'école privée Saint-Joseph et d'une ikastola.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVe siècle
  • Joanes d'Ibarrola, né au XVe siècle à Sare, docteur utriusque juris (docteur en droit civil et canonique), conseiller au parlement de Rouen, puis à celui de Bordeaux, commissaire du roi chargé en autres de la rédaction de la coutume de Soule (1520). Il contribua également à la fondation du collège de Guyenne[26] ;
  • Bertrand de Lahet, né au XVe siècle à Sare, fut évêque de Bayonne de 1504 à 1519[27] ;
nées au XVIe siècle
  • Pedro de Axular, né en 1556 à Urdazubi et décédé en 1644 à Sare, est un écrivain basque célèbre qui transcrivit pour la première fois au XVIe siècle le basque parlé. Il fut confirmé dans sa possession et jouissance de la cure de Sare par le parlement de Bordeaux, à l'initiative d'Henri IV, cure qui lui était contestée en sa qualité d'étranger[28] ;
nées au XIXe siècle

     Voyez-vous le matin
     Lorsque pointe la lumière
     Au sommet d'une colline
     Une maisonnette à façade blanche
     Au milieu de quatre grands chênes ?
     Une petite fontaine à côté,
     Un chien blanc devant la porte,
     C'est là que je vis en paix.

Ikhusten duzu goizean
Argia asten denean
Menditto baten gainean
Etche ttikitto aintzin churi bat
Lau haitz handiren artean ?
Ithurritto bat aldean,
Chakhur churi bat athean,
Han bizi naiz ni bakean.

nées au XXe siècle
  • Jean Lemoine, né en 1913 à Sare, est un joueur de pelote basque (rebot et joko garbi), rival de Jean Urruty, champion du monde ;
  • Victor Ithurria, né en 1917 à Saint-Jean-de-Luz et décédé en 1944 près de Blain, est un champion régional de pelote basque qui s'illustra durant la Seconde Guerre mondiale et se fit notamment remarquer par son habileté à lancer les grenades. Il est inhumé à Sare.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Sare
  4. Helbarrun est noté Helbarren par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
  6. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle.
  7. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : Manuscrits du XVIIe et XVIIIe siècle.
  8. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 165.
  9. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 187.
  10. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463), p. 300
  11. . La mortalité chez ces déportés fut considérable. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pp. 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :

    « 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? »

  12. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463), p. 309
  13. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, 1935, pp. 67-70 ; « Les paroisses du Pays basque », Gure Herria, 1930-1932, p. 263 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463), p. 309
  14. Guy Ascarat
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 22.
  19. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 228
  20. « la maison dite Ihartzeartea », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Martin
  22. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 243.
  23. Source : notice affichée sous le porche de la chapelle
  24. Source : notice affichée dans l'oratoire dédiée à Marie
  25. CEN Aquitaine
  26. Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque II : Évolution politique et institutionnelle du XVIe au XVIIIe siècle, t. 2, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 1999, 357 p. (ISBN 848331505X et 9788483315057), p. 122. L'auteur cite les sources suivantes : Gaullieur, Ernest, Histoire du collège de Guyenne : d'après un grand nombre de documents inédits, Paris, Sandoz et Fischbacher,‎ 1874, 576 p. (lire en ligne)  ; « Le Parlement de Bordeaux », Gure Herria, 1955, no 5, p. 347 ; Archives municipales de Bayonne, CC 340.
  27. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 113.
  28. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 132.
  29. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 222.