Villefranque (Pyrénées-Atlantiques)

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Villefranque
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Pierre-d'Irube
Intercommunalité Communauté de communes Nive-Adour
Maire
Mandat
Robert Dufourcq
2014-2020
Code postal 64990
Code commune 64558
Démographie
Gentilé Milafrangar
Population
municipale
2 266 hab. (2011)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 18″ N 1° 27′ 05″ O / 43.4383, -1.45138888889 ()43° 26′ 18″ Nord 1° 27′ 05″ Ouest / 43.4383, -1.45138888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 131 m
Superficie 17,17 km2
Localisation

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Villefranque

Villefranque est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Milafrangar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine, elle fait partie de la province basque du Labourd.

Accès[modifier | modifier le code]

La sortie 1 (Mouguerre-Bourg) de l'autoroute A64 donne accès à la commune, tout comme les routes départementales D22, D137, D257 et D337.

Villefranque est traversée par la ligne ferroviaire reliant Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port. La gare de Villefranque se situe au bord de la Nive, au pied du centre du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par la Nive, affluent de l'Adour, et par des tributaires de celle-ci, les ruisseaux de Hillans, de la Tannerie et d'Urdainz et l'Hardako erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Agerrea
  • Aire Ona
  • Aldapagaina
  • Altxuberria
  • Apeztegia
  • Arkozilaenea
  • Arlasea
  • Arranceta
  • Assaria
  • la Barga
  • Barthes de Quartier Bas
  • Basladea
  • Bazteretxea
  • Bellegarde
  • Bellevue
  • Bertrantoenea
  • Beylartzea
  • Bidegaina
  • Bizkarbelxenea
  • Bordaberria
  • Buztingorria
  • Caminoa
  • Chaiberrikoborda
  • Château Larraldea
  • Château Miotz
  • Duboscoa
  • Eiherattoa
  • Errebiola
  • Erremuntenea
  • Etche Pampina
  • Etcheparea
  • Eulia
  • Galharreta
  • Gelosea
  • la Grange
  • Gure Doya
  • Hargin Karrika
  • Harrechia
  • Heguia
  • Hiriberria
  • Intaburua
  • Kostagaina
  • Laparrea
  • Larramendia
  • Larrea
  • Larreburua
  • Larregaina
  • Legarrea
  • Leyhola
  • Martikotenborda
  • Maytua
  • Mendiburua
  • Mendigaina
  • Merluenea
  • Mongoenea
  • Muntenea
  • Pagaldea
  • Pagolakoborda
  • Pochika
  • Poiloa
  • la Pomponette
  • Porroteguia
  • Quartier Bas
  • les Salines
  • Sendorraenea
  • Sorhoeta
  • la Tannerie
  • les Trois Bornes
  • Uhartea
  • Xalduenea
  • Xapitalea
  • Xurruta
  • Zubieta

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Villefranque apparaît sous les formes Villa que dicitur baster (1083[4]), Parrochia sancti martini de baster (1200[4]), Biela franque (1249[4]), Villa franque (1501[4]), Ville-Francque et Villefranque en Labort (respectivement[5] 1501 et 1516, chapitre de Bayonne[6]), Sanctus-Bartholomeus de Villefranque (1767[5], collations du diocèse de Bayonne[7]) et Tricolore (1793[5]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[4] indique que bazter signifiait 'écart' et désignait la situation de la paroisse sur la rive droite, séparée d'Uztaritz par la Nive.

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Milafranga[2] et son nom occitan gascon est Vilafranca.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Saint-Martin-de-Basters, sauveté de l'évêque de Bayonne au XIe siècle. Selon la légende, le 24 août 1343, le maire de Bayonne fit capturer (pendant les fêtes locales du village) et attacher cinq nobles labourdins aux piles du pont de Proudines (au bas du château de Miotz), où la marée montante les noya. Cette légende fut reprise par Taine dans son Voyage aux Pyrénées, et illustrée par Gustave Doré.

Fusionnée temporairement avec Saint-Pierre-d'Irube, la commune fut rebaptisée Tricolore pendant la révolution (1794-1795).

Théâtre de fameuses batailles napoléoniennes (batailles de la Nivelle, Saint-Pierre-d'Irube) entre les troupes du général britannique Wellington et celles du maréchal Soult qui barraient la route à Villefranque pour empêcher les Britanniques de remonter sur Bayonne (environ des dizaines de milliers de soldats à l'époque). Les troupes britannico-hispano-portugaises établirent déjà un pont sur la Nive afin que leurs 3e et 4e régiments puissent passer d'une rive à l'autre. Avant leur victoire finale à Saint-Pierre-d'Irube, ils remportèrent d'ailleurs localement la bataille de Villefranque qui opposa le 9 décembre 1813 les divisions du général britannique Hill à celles du général français Drouet d'Erlon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, d'or à un lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard du même péri en barre, la pointe en haut, et d'azur à une fleur de lys d'or, un chêne arraché de sinople et une croix latine d'argent issante de l'arbre brochant sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    René Delzangles Rad. Ind. député
1995 2001 Bernard Larramendy    
2001 2008 Bernard Larramendy    
2008 2014 Robert Dufourcq    
2014 en cours Robert Dufourcq DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Villefranque fait partie de sept structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes Nive-Adour ;
  • le syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

La commune fait en outre partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 284 1 208 1 252 1 244 1 292 1 443 1 438 1 429 1 408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 404 1 477 1 505 1 373 1 336 1 335 1 395 1 392 1 378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 363 1 331 1 202 1 181 1 066 1 021 988 856 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 020 1 029 1 123 1 375 1 570 1 742 2 039 2 129 2 188
2011 - - - - - - - -
2 266 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

L'extraction de sel gemme était encore pratiquée à Villefranque au XXe siècle[11].
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Villefranque est le bas-navarrais occidental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Mairie de Villefranque
Fronton place libre
Fronton mur à gauche

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Villefranque Stèle2.JPG
Villefranque Stèle3.JPG
Villefranque Stèle4.JPG

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

Villefranque dispose de deux écoles primaires, l'une publique et l'autre privée (Sacré-Cœur).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XIXe siècle
  • René Delzangles, né en 1899 et décédé en 1979 à Villefranque, est un homme politique français ;
  • Jean Saint-Pierre, né en 1884 à Villefranque et décédé en 1951, est un écrivain basque. Son tombeau se trouve sous le porche d'entrée de l'église.
nées au XXe siècle
  • Julian de Ajuriaguerra, né en 1911 à Bilbao (Espagne) et décédé en 1993 à Villefranque, est un neuropsychiatre et psychanalyste français d'origine espagnole ;
  • Pierre Vivier, né en 1924 à Villefranque, est un joueur de pelote basque, qui fut sept fois champion de France à main nue entre 1939 et 1944, puis en 1951 et 1956 en trinquet, en 1953 en mur à gauche ;
  • Robert Dufourcq, né en 1948 à Villefranque, est un joueur de pelote basque, six fois champion de France, qui obtint une médaille d'argent au championnat du monde en Uruguay en 1974.
  • Manu Martiarena né en 1964 est un joueur de pelote, six fois champion de France de main nue en indépendant et champions de France a de multiples reprises dans les catégories de jeunes (joko garbi et main nue).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Villefranque
  4. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  5. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 23.
  12. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste
  13. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les vestiges de l'église de 1907

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel de la Mairie

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