Moustiers-Sainte-Marie

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Moustiers-Sainte-Marie
Village de Moustiers-Sainte-Marie
Village de Moustiers-Sainte-Marie
Blason de Moustiers-Sainte-Marie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Moustiers-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes Asse Bléone Verdon
Maire
Mandat
Alain Archiloque
2008-2014
Code postal 04360
Code commune 04135
Démographie
Population
municipale
706 hab. (2010)
Densité 8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 54″ Nord 6° 13′ 19″ Est / 43.8483333333, 6.22194444444 / 43.8483333333; 6.2219444444443° 50′ 54″ N 6° 13′ 19″ E / 43.8483333333, 6.22194444444 / 43.8483333333; 6.22194444444  
Altitude Min. 474 m – Max. 1 729 m
Superficie 87,97 km2
Localisation

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Moustiers-Sainte-Marie

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Moustiers-Sainte-Marie

Moustiers-Sainte-Marie (Mostiers Santa Maria en provençal selon la norme classique et Moustié-Santo-Mario selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Moustiérains[1].

Blotti contre un escarpement rocheux, Moustiers est souvent comparé à une crèche avec son étoile suspendue dans le vide[2], et fait partie des plus beaux villages de France et du Parc naturel régional du Verdon.

Sommaire

Géographie[modifier]

Au point de rencontre des grandes routes touristiques du Verdon, en aval du fameux canyon, Moustiers-Sainte-Marie jouit d’une situation exceptionnelle. Le village est à 630 m d’altitude[1].

Géologie[modifier]

Relief[modifier]

Le massif du Montdenier s’étend sur la partie nord de la commune.

Hydrographie[modifier]

Le Riou se jette dans la Maire, qui est elle-même un affluent du Verdon, la confluence s'effectuant dans le lac de Sainte-Croix.

Environnement[modifier]

La commune compte 1 797 ha de bois et forêts, soit 20 % de sa superficie[1].

Le moustique tigre, probablement apporté involontairement par des touristes varois en voiture, est présent à Moustiers-Sainte-Marie. Il est susceptible de transmettre la dengue et le chikungunya[3].

Hameaux[modifier]

Risques naturels et technologiques[modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Moustiers-Sainte-Marie est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Moustiers-Sainte-Marie est également exposée à trois autres risques naturels[5] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la moitié de la commune est concernée par un aléa moyen à fort[6].

La commune de Moustiers-Sainte-Marie est de plus exposée à deux risques d’origine technologique :

  • celui de transport de matières dangereuses : la départementale RD952 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7] ;
  • celui de rupture de barrage : Moustiers-Sainte-Marie fait partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon[8],[9]. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne[10], et parcourrait les 45 kilomètres qui séparent le barrage de Castillon du pont du Galetas en un peu moins d’une heure[11]. L’onde arriverait déjà considérablement affaiblie, mais submergerait tout de même le pont du Galetas, les routes d’approche jusqu’à la cote 500 m (soit une montée des eaux du lac de vingt mètres)[11]. Les parties de la commune inondées seraient les rives du lac, la ferme Saint-Saturnin et le vallon situé entre le lac de Sainte-Croix et le Petit Lac, le village de vacances restant probablement épargné[11]. L’onde continuerait sa course en atteignant le barrage de Sainte-Croix dix minutes après être entrée dans le lac[12]. Les prévisions estiment que le barrage contiendrait l’eau du lac de Castillon environ vingt-trois minutes, avant de le déborder et de continuer jusqu'à Quinson[12].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2008 pour les risques de feu de forêt, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[13] ; le Dicrim n’existe pas[14].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle : pour des inondations et des coulées de boue en 1994, et en 2003 pour des glissements de terrain[5]. Dans la liste qui suit, figurent les deux tremblements de terre fortement ressentis dans la commune (dépassant une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)) et dont la mémoire a été conservée. Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[15] :

  • le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie à Moustiers de VII et dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia, en Italie[16],
  • le séisme du 30 novembre 1951, avec une intensité ressentie de V et Chasteuil pour épicentre[17].

En 1994, l’incendie du quartier Tréguier a marqué la commune[18].

Environnement[modifier]

Après l’incendie du quartier Tréguier, en 1994, la décision est prise de reconstituer l’oliveraie, afin de lui faire jouer le rôle de pare-feu. Les emplacements des plantations ont été choisis dans une perspective paysagère face au village, en complément des autres attraits touristiques de la commune (faïence, Verdon, site du village)[18].

Communes limitrophes[19][modifier]

Rose des vents Puimoisson Saint-Jurs Majastres Rose des vents
Roumoules N La Palud-sur-Verdon
O    Moustiers-Sainte-Marie    E
S
Sainte-Croix-du-Verdon Aiguines
Les Salles-sur-Verdon

Toponymie[modifier]

Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes (ecclesia Sancte Marie in Monasterio) en 1009, désigne le monastère fondé au VIe siècle[20]. Il devient Moustiers-Sainte-Marie en 1848[21].

Histoire[modifier]

Gravure ancienne montrant la chaîne, l'étoile, et le pont sur le Riou.
Photographie prise en 2008 sur laquelle l'étoile apparaît en contraste avec un ciel nuageux
Gros plan sur l'étoile

Moyen Âge[modifier]

La petite ville de Moustiers est fondée au Ve s. par une colonie de moines. Un chapitre de chanoines y est fondé en 1052, et perdure jusqu’au don de toutes les églises de Moustiers et de la vallée à l’abbaye de Lérins, en 1097[22]. Le monastère se partageait les droits seigneuriaux avec l’abbaye de Lérins aux XIe et XIIe siècle, avant que le bourg rejoigne le domaine des comtes de Provence[23].

Le lieu-dit Ourbès était déjà occupé à la période carolingienne : c’est la villa Orbesio, fondée au VIIIe siècle. Située sur un plateau à 1000 m d’altitude, elle pouvait être à la tête d’un vaste domaine[22].

Le prieuré Saint-Jean, peut être cité en 909 parmi les biens de l’abbaye de Cluny, appartient ensuite à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui le cède à l’abbaye de Lérins au début du XIIe siècle, qui le lui retourne ensuite[22]. Les autres églises, Saint-Saturnin, Saint-Michel, relèvent de Lérins[22]

Le comte de Provence accorde un consulat aux habitants au XIIIe siècle, et installe le siège d’une baillie à Moustiers en 1300[23].

Guillaume de Moustiers-Gaubert fut seigneur de Ventavon. Il donna une procuration à son fils, le damoiseau Bertrand, en 1312, pour vendre sa part de Moustiers au roi Robert[24]. La famille des Moustiers-Gaubert était une des familles nobles les plus vieilles de Provence. J.-P. Poly signale qu'au XIe s., elle figure parmi les plus anciennes familles de propriétaires laïcs dont les possessions étaient situées dans la région du Verdon[25].

Les Temps modernes : du XVIe au XVIIIe siècle[modifier]

La ville est le siège d’une viguerie[26],[22] et d’une foire jusqu’à la Révolution[27]. Le bourg connaît une grande renommée aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à ses faïences[23].

Selon la tradition, un religieux, venu de Faênza (Italie), aurait appris à un potier de la ville le secret du bel émail blanc laiteux qui devait assurer avec le bleu dit «de Moustiers » la réputation des faïences locales. À la fin du XVIIIe s. douze ateliers fonctionnaient. Puis les fours s'éteignirent un à un, le dernier en 1873. Marcel Provence entreprit, en 1925, de faire renaître à Moustiers l'art de la faïence. Il construisit un four et, avec le concours d'artistes décorateurs et d'artisans qualifiés, en fit sortir une production originale, inspirée de la flore et des insectes du pays.

Moustiers est un des rares bourgs de Haute-Provence à accueillir une loge maçonnique avant la Révolution, nommée Les Indissolubles et affiliée à la Grande loge provinciale en 1788[28].

Révolution française[modifier]

À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique[29].

La nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France. Des rumeurs de troupes de plusieurs milliers d’hommes en armes, soldés par les aristocrates et dévastant tout sur leur passage, se propagent à grande vitesse et provoquent la panique. On sonne le tocsin, on s’arme, on envoie des messages aux villages voisins pour se renseigner, ce qui propage la peur. Les solidarités se créent ainsi ; les milices formées à cette occasion constituent la base des bataillons de la Garde nationale. Cette Grande Peur, venant de Digne et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Moustiers et sa région le 31 juillet 1789 avant de s’éteindre[30].

Le prieuré Saint-Jean, qui appartenait à l’abbaye Saint-Victor, est vendu comme bien national[22].

Une société patriotique y est rapidement créée : elle fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[31]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[32].

Époque contemporaine[modifier]

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Moustiers-Sainte-Marie. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[33].

Économie[modifier]

Article détaillé : Faïence de Moustiers.

Aperçu général[modifier]

En 2009, la population active s’élevait à 379 personnes, dont 61 chômeurs[34] (76 fin 2011[35]). Ces travailleurs sont salariés à une courte majorité (59 %)[36] et travaillent majoritairement dans la commune (83 %), ce qui est assez rare[36]. Les différents tourismes (cures thermales, culturel, sportif, détente) représentent l’essentiel de l’activité économique relève de Moustiers-Sainte-Marie, même l’activité agricole servant, dans une certaine mesure, de support à l’activité touristique (paysage d’oliviers notamment). L’important flux de touristes fournit un débouché au commerce, à l'artisanat, à la production de la lavande (miel, distillerie...)

Agriculture[modifier]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 30 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un emploi salarié[37].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 32 en 2010. Il était de 35 en 2000[38], de 50 en 1988[39]. Actuellement, ces exploitants sont spécialisés dans les grandes cultures pour dix d’entre eux et les cultures permanentes (arboriculture, oléiculture) pour dix autres. Cinq exploitations sont des élevages ovins, les sept restantes pratiquant la polyculture[38]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) avait légèrement baissé, de 2353 à 2 204 ha[39]. Elle a depuis 2000 augmenté pour parvenir à 2 740 ha[38].

L’oléiculture, avec dix exploitants et une oliveraie de 20 000 pieds, joue un rôle important dans la commune. L’huile d'olive produite bénéficie de l’AOP "Huile d'olive de Haute-Provence"[40]. La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres : à Moustiers-Sainte-Marie, il s’agit des versants bien exposés des vallons entaillant le plateau de Valensole. L’oliveraie de Moustiers-Sainte-Marie occupait plusieurs dizaines d’hectares au début du XIXe siècle[41]. Actuellement, elle a fortement régressé : on ne compte plus que 3 300 arbres, contre 20 500 il y a un siècle. Elle est chargée d’un rôle patrimonial et paysager, en plus de son rôle productif[42].

Industrie[modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 33 établissements, employant 34 salariés[37].

Activités de service[modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 152 établissements (avec 117 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 12 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 66 personnes[37].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[43], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande[44]. Les structures d’hébergement à finalité touristique de Moustiers-Sainte-Marie sont importantes et couvrent une large gamme de confort :

  • neuf hôtels[45], dont cinq classé deux étoiles[46], trois classés trois-étoiles[47] et un classé quatre-étoiles[48]). La capacité hôtelière correspondante est de 134 chambres[49] ;
  • huit campings : deux aires naturelles de camping[50], trois campings classés deux étoiles[51] et trois classés trois-étoiles. Les campings classés ont une capacité totale de 763 emplacements[52] ;
  • la commune compte aussi de nombreux meublés labellisés[53] et non-labellisés[54] ;
  • des chambres d’hôtes[55] ;
  • les hébergements collectifs sont aussi représentés, avec un village de vacances et un gîte[56].

Les résidences secondaires apportent un complément important à la capacité d’accueil[57] : au nombre de 239, elles représentent 37 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 44 possèdent plus d’un logement[52],[49].

Transports[modifier]

Une ligne d’autocars relie Moustiers-Sainte-Marie à la gare routière de Marseille[58].

Héraldique[modifier]

Blason Moustiers Sainte Marie.svg

Blasonnement :
d’azur à deux rochers d’argent, mouvants des flancs, sur une terrasse de sinople, entre lesquels sont posées en fasce deux fleurs de lys d’or, accompagnés en chef d'une chaîne d’argent reliant les cimes des deux rochers, au milieu de laquelle est suspendue, par un chaînon du même, une étoile d’or[59]

Administration[modifier]

Intercommunalité[modifier]

Moustiers-Sainte-Marie fait partie de la communauté de communes Asse Bléone Verdon depuis le 1er janvier 2013.

Municipalité[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
années 1800   Bruno César Clappier[60]   juge de paix, conseiller général
         
mars 1989 mars 2008 Fred Single[61]   Conseiller général
mars 2008   Alain Archiloque[62],[63]    

Enseignement[modifier]

Localisation des villes jumelées avec Moustiers-Sainte-Marie.
Localisation de la ville
Moustiers-Sainte-Marie

La commune est dotée d’une école primaire[64].

Politique environnementale[modifier]

Moustiers-Sainte-Marie est classé trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Jumelage[modifier]

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 706 habitants.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
500 feux 162 feux 1955 1902 1831 1752 1828 1725 1790 1812
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1589 1473 1372 1297 1193 1246 1193 1167 1137 1062
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1001 907 868 785 548 545 542 534 494 444
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2010 - -
478 535 602 575 580 625 705 706 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[23], EHESS[21], Insee à partir de 1968[66],[67],[68].

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier]

Vue générale du village
Clocher de l’église Notre-Dame-de-l'Assomption.

Depuis la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir située au sommet du village, on peut admirer un immense panorama sur la vallée de la Maire et le plateau de Valensole.

Le musée archéologique est fondé en 1930[69].

Une porte de l’enceinte du XVe siècle subsiste[23].

L’église paroissiale Notre-Dame est classée monument historique. Sa construction est bien connue : elle est ordonnée par le cardinal Pierre de Pratis, entre 1336 et 1361. Seul le chœur est construit, et forme un angle prononcé avec la nef. Celle-ci est romane, et s’étend sur une longueur de quatre travées, voûtées de croisées d'ogives, avec deux bas-côtés. Les chapiteaux sont ornés de feuilles de chêne[70]. Le clocher est ajouré d'arcades romanes soutenues par de fines colonnettes.

La chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir, ou d’Entremont, ou de la Roche, possède un porche roman, dominé par un petit clocher de même époque que l’église paroissiale. La porte de bois date de la Renaissance. À l'intérieur, les deux premières travées de la nef sont romanes et remontent au XIIe siècle[22], les deux autres gothiques ainsi que l'abside. C'était autrefois un "sanctuaire à répit". Un chemin de croix, ponctué d’oratoires ornés de plaques émaillées, y conduit[71].

Le musée des faïences présente dans trois salles des collections de moules et d’appareils utilisés pour la fabrication des anciennes faïences ; des faïences des différentes époques du vieux Moustiers, parmi lesquelles de belles pièces décorées des XVIIe et XVIIIe siècles, œuvres des maîtres Clérissy, Olérys et Ferrat et des objets et des souvenirs relatifs à la région et à l'histoire de Moustiers depuis l'époque romaine.

L’étoile de Moustiers est accrochée à une chaîne, tendue entre deux montagnes, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Selon la légende rapportée par Frédéric Mistral, il s'agit d'un ex-voto : le chevalier de Blacas, qui fut fait prisonnier en croisade par les Mamelouks à Damiette, fit la promesse de consacrer un monument à la Vierge s'il revenait un jour en son fief. Revenu sain et sauf, il a tenu sa promesse et a fait suspendre une étoile à seize branches, emblème de sa famille. Une autre légende raconte que deux amoureux du village, issus de deux familles ennemies qui leur interdisaient de s’aimer, se sont suicidés ici, et que les deux familles ont ensuite fait suspendre cette chaîne[71]. La chaîne pèse environ 400 kg et l'étoile a un diamètre de 80 cm. L'étoile que l'on peut admirer aujourd'hui n'est pas l'étoile originale mais celle qui a été restaurée en 1882 ; en effet elle n'a maintenant que cinq branches. Il y a une dizaine d'années, l'étoile s'est décrochée et a été retrouvée au fond du ravin. Les habitants se sont cotisés et un mois après elle a été redorée et remise en place.

La chapelle du Clastre est gothique des XIIIe ‑ XIVe siècles[23].

Une chapelle est aménagée dans une grotte, la chapelle de la Madeleine[22],[71]. La chapelle Sainte-Anne date du XVIIe siècle : elle est construite en style roman avec les pierres du mur d’enceinte de la ville[22].

L’ancienne chapelle du prieuré de Saint-Victor Saint-Jean-de-l’Aval a été transformée en grange : elle n’a plus son abside et sa voûte[22]. Les restes de la chapelle Saint-Saturnin, construite au début du XIIe siècle, sont reconvertis en ferme depuis le XIXe[22].

Le prieuré Saint-Martin-d’Ourbès, à 5 km au sud-est du village, est en ruines, au milieu de la forêt[22].

Personnalités liées à la commune[modifier]

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes[modifier]

  1. a, b et c Roger Brunet, « Canton de Moustiers-Sainte-Marie », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
  2. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 340
  3. Philippe Larue, « L'été du moustique tigre », La Provence, 16 juin 2013, p. 2
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 5 août 2012
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Plan particulier d'intervention des barrages de Castillon et Chaudanne, version du 4 juillet 2012, p. 14
  10. DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012
  11. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 23
  12. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 26
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  14. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 5 août 2011
  15. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Moustiers-Sainte-Marie », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 5 août 2012
  16. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consultée le 5 août 2012
  17. BRGM, « fiche 40099 », Sisfrance, consultée le 5 août 2012
  18. a et b Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, Tome 95, 3-4- 2000. « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 25.
  19. Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 27445, p 1518
  21. a et b EHESS, notice communale de Moustiers-Sainte-Marie sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
  22. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Daniel Thiery, « Moustiers-Sainte-Marie », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 11 décembre 2011, consulté le 5 août 2012
  23. a, b, c, d, e et f Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 186
  24. Coulet, Affaires d'argent, p.5
  25. Poly, La Provence, pp.96-97
  26. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 107
  27. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  28. Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  29. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 292
  30. Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  31. Patrice Alphand, op. cit. p 296-297
  32. Alphand, op. cit., p. 333
  33. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  34. Insee, Dossier local - Commune : Moustiers-Sainte-Marie, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  35. Insee, Dossier local, p. 8
  36. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  37. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  38. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  39. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  40. Huile d'olive de Haute-Provence
  41. Réparaz, op. cit., p. 58
  42. Réparaz, op. cit., p. 61
  43. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  44. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  45. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  46. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 16
  47. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 17
  48. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 18
  49. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  50. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 22
  51. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 25
  52. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  53. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  54. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  55. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
  56. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  57. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  58. Moustier Sainte-Marie, cité de la faïence
  59. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  60. Christiane Derobert-Ratel, « Le président Victor Clappier », Chroniques de Haute-Provence, no 360, été 2008, p. 165.
  61. Fred Single est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Dominique Voynet (Les Verts) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  62. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013
  63. Alain Archiloque est l’un des 500 élus qui ont parrainé Philippe Poutou (NPA) à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
  64. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  65. Annuaire des communes jumelées
  66. Résultats du recensement de la population - Moustiers-Sainte-Marie, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  67. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  68. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  69. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 58
  70. Raymond Collier, op. cit., p 173
  71. a, b et c Serge Panarotto, Chapelles de Provence : chapelles rurales et petits édifices religieux, Édisud, Aix-en-Provence, 2007, collection « Patrimoines », ISBN 978-2-7449-0817-0, p. 142