Moustiers-Sainte-Marie
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| Moustiers-Sainte-Marie | |
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Village de Moustiers-Sainte-Marie |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Arrondissement | Digne-les-Bains |
| Canton | Moustiers-Sainte-Marie |
| Code commune | 04135 |
| Code postal | 04360 |
| Maire Mandat en cours |
Alain Archiloque 2008-2014 |
| Intercommunalité | sans |
| Démographie | |
| Population | 718 hab. (2009) |
| Densité | 8,2 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 474 m — maxi. 1729 m |
| Superficie | 87,97 km2 |
Moustiers-Sainte-Marie (Mostiers Santa Maria en provençal selon la norme classique et Moustié-Santo-Mario selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Moustiérains.
Blotti contre un escarpement rocheux, Moustiers est souvent comparé à une crèche avec son étoile suspendue dans le vide[1], et fait partie des plus beaux villages de France et du Parc naturel régional du Verdon.
Sommaire |
[modifier] Géographie
À la rencontre des grandes routes touristiques du Verdon, en aval du fameux canyon, cette localité, bien connue des amateurs de céramique, constitue un site exceptionnel.
Depuis la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir située au sommet du village, on peut admirer un immense panorama sur la vallée de la Maire et le plateau de Valensole.
Le village est dominé par deux hautes falaises entre lesquelles coule un torrent, le Riou. Ces deux falaises sont reliées entre elles par une chaîne de fer forgé, longue de 227 mètres à laquelle est suspendue une étoile dorée. Selon Frédéric Mistral, cette chaîne aurait été scellée entre les deux rocs sur l'initiative du chevalier de Blacas de retour de la croisade. Prisonnier des Infidèles à Damiette (Syrie), il avait fait le vœu, s'il était libéré, de tendre cette chaîne et d'y suspendre l'étoile à seize branches, emblème de sa famille.
[modifier] Hydrographie
Le Riou se jette dans la Maire, qui est elle-même un affluent du Verdon, la confluence s'effectuant dans le lac de Sainte-Croix.
[modifier] Hameaux
[modifier] Géologie
[modifier] Communes limitrophes[2]
[modifier] Histoire
[modifier] Toponymie
Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes (ecclesia Sancte Marie in Monasterio) en 1009, désigne le monastère fondé au VIe siècle[3]. Il devient Moustiers-Sainte-Marie en 1848[4].
[modifier] Moyen Âge
La petite ville de Moustiers est fondée au Ve s. par une colonie de moines. Le monastère se partageait les droits seigneuriaux avec l’abbaye de Lérins aux XIe et XIIe siècle, avant que le bourg rejoigne le domaine des comtes de Provence[5]. Ces derniers accordent un consulat aux habitants au XIIIe siècle, et installent le siège d’une baillie en 1300[5].
[modifier] Les Temps modernes : du XVIe au XVIIIe siècle
La ville est le siège d’une viguerie[6] et d’une foire jusqu’à la Révolution[7]. Le bourg connaît une grande renommée aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à ses faïences[5].
Selon la tradition, un religieux, venu de Faênza (Italie), aurait appris à un potier de la ville le secret du bel émail blanc laiteux qui devait assurer avec le bleu dit «de Moustiers » la réputation des faïences locales. À la fin du XVIIIe s. douze ateliers fonctionnaient. Puis les fours s'éteignirent un à un, le dernier en 1873. Marcel Provence entreprit, en 1925, de faire renaître à Moustiers l'art de la faïence. Il construisit un four et, avec le concours d'artistes décorateurs et d'artisans qualifiés, en fit sortir une production originale, inspirée de la flore et des insectes du pays.
Moustiers est un des rares bourgs de Haute-Provence à accueillir une loge maçonnique avant la Révolution, nommée Les Indissolubles et affiliée à la Grande loge provinciale en 1788[8].
[modifier] Révolution française
À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique[9].
La nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France. Des rumeurs de troupes de plusieurs milliers d’hommes en armes, soldés par les aristocrates et dévastant tout sur leur passage, se propagent à grande vitesse et provoquent la panique. On sonne le tocsin, on s’arme, on envoie des messages aux villages voisins pour se renseigner, ce qui propage la peur. Les solidarités se créent ainsi ; les milices formées à cette occasion constituent la base des bataillons de la Garde nationale. Cette Grande Peur, venant de Digne et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Moustiers et sa région le 31 juillet 1789 avant de s’éteindre[10].
Une société patriotique y est rapidement créée : elle fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[11]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[12].
[modifier] Économie
L’économie de Moustiers-Sainte-Marie est fondée essentiellement sur le tourisme, qui permet de faire fonctionner le commerce, l'artisanat, la production de la lavande (miel, distillerie...).
Le secteur agricole est fondé sur le pastoralisme et l’oléiculture, avec une oliveraie qui compte 20 000 pieds. L’huile d'olive produite est intégrée dans l'AOP "Huile d'olive de Haute-Provence"[13].
[modifier] Accès
Accessible en autocar depuis Marseille Gare Routière[14].
[modifier] Héraldique
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Blasonnement : |
[modifier] Administration
[modifier] Intercommunalité
Moustiers-Sainte-Marie ne fait actuellement partie d'aucune communauté de communes. Mais devrai le 1er janvier 2013 faire partie de la Communauté de communes de Digne[16].
[modifier] Municipalité
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1989 | mars 2008 | Fred Single | PS | |
| mars 2008 | Alain Archiloque[17] | DVG | ||
Fred Single est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Dominique Voynet (Les Verts) à l’élection présidentielle de 1995[18].
[modifier] Enseignement
La commune est dotée d’une école primaire[19].
[modifier] Politique environnementale
Moustiers-Sainte-Marie est classé trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.
[modifier] Jumelage
Montelupo Fiorentino (Italie) depuis 1996[20]
[modifier] Démographie

[modifier] Lieux et monuments
Le musée archéologique est fondé en 1930[25].
Une porte de l’enceinte du XVe siècle subsiste[5].
L’église paroissiale Notre-Dame est classée monument historique. Sa construction est bien connue : elle est ordonnée par le cardinal Pierre de Pratis, entre 1336 et 1361. Seul le chœur est construit, sur une longueur de quatre travées, voûtées de croisées d'ogives, avec deux bas-côtés. La nef est raccordée au chœur sans être dans le même axe. Les chapiteaux sont ornés de feuilles de chêne[26]. Le clocher est ajouré d'arcades romanes soutenues par de fines colonnettes.
La chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir, ou d’Entremont, possède un porche roman, dominé par un petit clocher de même époque ; la porte de bois date de la Renaissance. À l'intérieur, les deux premières travées de la nef sont romanes, les deux autres gothiques ainsi que l'abside. C'était autrefois un "sanctuaire à répit".
Le musée des faïences présente dans trois salles des collections de moules et d’appareils utilisés pour la fabrication des anciennes faïences ; des faïences des différentes époques du vieux Moustiers, parmi lesquelles de belles pièces décorées des XVIIe et XVIIIe siècles, œuvres des maîtres Clérissy, Olérys et Ferrat et des objets et des souvenirs relatifs à la région et à l'histoire de Moustiers depuis l'époque romaine.
L’étoile de Moustiers est accrochée à une chaîne, tendue entre deux montagnes, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Selon la légende, il s'agit d'un ex-voto : le duc de Blacas, qui fut fait prisonnier à la croisade par les sarrasins à Damiette, fit la promesse de dédier un monument à la Vierge s'il revenait un jour en son fief. Revenu sain et sauf, il a tenu sa promesse et a fait suspendre une étoile à seize branches, emblème de sa famille. La chaîne pèse environ 400 kg et l'étoile a un diamètre de 80 cm. L'étoile que l'on peut admirer aujourd'hui n'est pas l'étoile originale mais celle qui a été restaurée en 1882 ; en effet elle n'a maintenant que cinq branches. Il y a une dizaine d'années, l'étoile s'est décrochée et a été retrouvée au fond du ravin. Les habitants se sont cotisés et un mois après elle a été redorée et remise en place.
Autres chapelles :
- chapelle Saint-Jean ;
- chapelle au Clastre, gothique des XIIIe ‑ XIVe siècles[5].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Marc-Antoine Taxil ( 1704-1783), poète.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles de Wikipédia
- Faïence de Moustiers
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Huile d'olive de Provence AOC
[modifier] Liens externes
- (fr) Site officiel de la ville
- (fr+en)Office de Tourisme
- (fr) Moustiers-Sainte-Marie: Gallery d’images
- (fr) Moustiers-Sainte-Marie sur le site de l'Institut géographique national
[modifier] Sources
[modifier] Bibliographie
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
[modifier] Notes
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 340
- Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 27445, p 1518
- EHESS, notice communale de Moustiers-Sainte-Marie sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 186
- La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 107
- Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 292
- Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Patrice Alphand, op. cit. p 296-297
- Alphand, p 333
- Huile d'olive de Haute-Provence
- http://www.moustiers.eu/acces/
- Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
- ledauphine.com Intercommunalité des Alpes-de-Haute-Provence
- Site de la préfecture des AHP
- Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesecole. - Annuaire des communes jumelées
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Moustiers-Sainte-Marie sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 58
- Raymond Collier, op. cit., p 173