Moustiers-Sainte-Marie

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Moustiers-Sainte-Marie

Village de Moustiers-Sainte-Marie
Village de Moustiers-Sainte-Marie

Moustiers-Sainte-Marie#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Moustiers-Sainte-Marie
Code Insee abr. 04135
Code postal 04360
Maire
Mandat en cours
Alain Archiloque
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 696 hab. (2006)
Densité 8 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 50′ 54″ Nord
         6° 13′ 19″ Est
/ 43.8483333333, 6.22194444444
Altitudes mini. 474 m m — maxi. 1729 m m
Superficie 87,97 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Moustiers-Sainte-Marie (Mostiers Santa Maria en provençal selon la norme classique et Moustié-Santo-Mario selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Moustiérains.

Blotti contre un escarpement rocheux, Moustiers est souvent comparé à une crèche avec son étoile suspendue dans le vide[1], et fait partie des plus beaux villages de France et du Parc naturel régional du Verdon.

Sommaire

[modifier] Géographie

À la rencontre des grandes routes touristiques du Verdon, en aval du fameux canyon, cette localité, bien connue des amateurs de céramique, constitue un site exceptionnel.
Depuis la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir située au sommet du village, on peut admirer un immense panorama sur la vallée de la Maire et le plateau de Valensole.
Le village est dominé par deux hautes falaises entre lesquelles coule un torrent, le Riou. Ces deux falaises sont reliées entre elles par une chaîne de fer forgé, longue de 227 mètres à laquelle est suspendue une étoile dorée. Selon Frédéric Mistral, cette chaîne aurait été scellée entre les deux rocs sur l'initiative du chevalier de Blacas de retour de la croisade. Prisonnier des Infidèles à Damiette (Syrie), il avait fait le vœu, le jour où il serait libéré, de tendre cette chaîne et d'y suspendre l'étoile à seize branches, emblème de sa famille.

[modifier] Hameaux

[modifier] Géologie

[modifier] Communes limitrophes [2]

Rose des vents Puimoisson Saint-Jurs Majastres Rose des vents
Roumoules N La Palud-sur-Verdon
O    Moustiers-Sainte-Marie    E
S
Sainte-Croix-du-Verdon Aiguines
Les Salles-sur-Verdon
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] Histoire

Gravure ancienne

Le village est traversé par le Riou

[modifier] Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes (ecclesia Sancte Marie in Monasterio) en 1009, désigne le monastère fondé au VIe siècle[3].

[modifier] Moyen Âge

La petite ville de Moustiers, fondée au Ve s. par une colonie de moines, connut une grande renommée aux XVIIe s. et XVIIIe s. Selon la tradition, un religieux, venu de Faênza (Italie), aurait appris à un potier de la ville le secret du bel émail blanc laiteux qui devait assurer avec le bleu dit «de Moustiers » la réputation des faïences locales. À la fin du XVIIIe s. douze ateliers fonctionnaient. Puis les fours s'éteignirent un à un, le dernier en 1873. Marcel Provence entreprit, en 1925, de faire renaître à Moustiers l'art de la faïence. Il construisit un four et, avec le concours d'artistes décorateurs et d'artisans qualifiés, en fit sortir une production originale, inspirée de la fibre et des insectes du pays.

La ville est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution[4].

[modifier] Révolution française

À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique[5] (p 292). Une société patriotique y est rapidement créée : elle fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[6]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[7].

[modifier] Économie

Moustiers-Sainte-Marie vit essentiellement du tourisme, mais aussi du commerce, de l'artisanat, de la production de la lavande (miel, distillerie...) et du pastoralisme.

Moustiers vit aussi de l'oléiculture puisque plus de 20 000 oliviers poussent dans la commune et l'huile d'olive produite est intégrée dans l'AOP "Huile d'olive de Haute-Provence"[8].

Article détaillé : Faïence de Moustiers.

[modifier] Héraldique

Blasonnement :
d’azur à deux rochers d’argent, mouvants des flancs, sur une terrasse de sinople, entre lesquels sont posées en fasce deux fleurs de lys d’or, accompagné en chef d'une chaîne d’argent reliant les cimes des deux rochers, au milieu de laquelle est suspendue, par un chaînon du même, une étoile d’or[9]

[modifier] Administration

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 mars 2008 Fred Single PS
mars 2008 Alain Archiloque DVG

[modifier] Démographie

Population sous l’Ancien Régime
Date 1315 1471
Population en feux[11] 500 162
Évolution démographique
(Source : INSEE[12])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
478 535 602 575 580 625 696[13]
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Vue générale du village

L’église paroissiale Notre-Dame est classée monument historique. Sa construction est bien connue : elle est ordonnée par le cardinal Pierre de Pratis, entre 1336 et 1361. Seul le chœur est construit, sur une longueur de quatre travées, voûtées de croisées d'ogives, avec deux bas-côtés. La nef est raccordée au chœur sans être dans le même axe. Les chapiteaux sont ornés de feuilles de chêne[14]. Le clocher est ajouré d'arcades romanes soutenues par de fines colonnettes.

La chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir, ou d’Entremont, possède un porche roman, dominé par un petit clocher de même époque ; la porte de bois date de la Renaissance. À l'intérieur, les deux premières travées de la nef sont romanes, les deux autres gothiques ainsi que l'abside. C'était autrefois un "sanctuaire à répit".

Le musée des faïences présente dans trois salles des collections de moules et d’appareils utilisés pour la fabrication des anciennes faïences ; des faïences des différentes époques du vieux Moustiers, parmi lesquelles de belles pièces décorées des XVIIe et XVIIIe siècles, œuvres des maîtres Clérissy, Olérys, Ferrat ; des objets et des souvenirs relatifs à la région et à l'histoire de Moustiers depuis l'époque romaine.

L’étoile de Moustiers est accrochée à une chaîne, tendue entre deux montagnes, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Selon la légende, il s'agit d'un ex-voto : le duc de Blacas, qui fut fait prisonnier à la croisade par les sarrasins à Damiette, fit la promesse de dédier un monument à la Vierge s'il revenait un jour en son fief. Revenu sain et sauf, il a tenu sa promesse et a fait suspendre une étoile à seize branches, emblème de sa famille. La chaîne pèse environ 400 kg et l'étoile a un diamètre de 80 cm. L'étoile que l'on peut admirer aujourd'hui n'est pas l'étoile originale mais celle qui a été restaurée en 1882; en effet elle n'a maintenant que cinq branches. Il y a une dizaine d'années, l'étoile s'est décrochée et a été retrouvée au fond du ravin. Les habitants se sont cotisés et un mois après elle a été redorée et remise en place.

  • Musée archéologique fondé en 1930[15]

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 340
  2. Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 27445, p 1518
  4. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 107
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 292
  6. Patrice Alphand, op. cit. p 296-297
  7. Alphand, p 333
  8. Huile d'olive de Haute-Provence
  9. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  10. Site de la préfecture des AHP
  11. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p 167
  12. Moustiers-Sainte-Marie sur le site de l'Insee
  13. INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  14. Raymond Collier, op. cit., p 173
  15. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 58
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