Guiche

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Guiche
Image illustrative de l'article Guiche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bidache
Maire
Mandat
Jean-Yves Bussiron
2008-2014
Code postal 64520
Code commune 64250
Démographie
Population
municipale
920 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 46″ N 1° 12′ 10″ O / 43.5128, -1.20277777778 ()43° 30′ 46″ Nord 1° 12′ 10″ Ouest / 43.5128, -1.20277777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 177 m
Superficie 24,84 km2
Localisation

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Guiche

Guiche est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Gixundar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Guiche fait partie de la province basque du Labourd.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par l'Adour et son affluent la Bidouze ainsi que par le tributaire de celle-ci, le ruisseau d' Armont.
Un affluent de la Joyeuse, le ruisseau du Termi, arrose également la commune.

L'Adour sert de limite administrative entre Guiche et les communes de Saint-Laurent-de-Gosse et Sainte-Marie-de-Gosse, au nord.

Le lac des Arrocas se situe sur le territoire de la commune. Il se situe à l'emplacement des anciennes carrières de Guiche. Il est pour cette raison bordé de reliefs accidentés et a une profondeur maximale de 38 m. Il est interdit à la baignade pour le grand public par arrêté municipal[3].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien de 1817, la commune est divisée en sept sections :

  • Hontan
  • Haishas
  • La barta
  • L'Aoulouette
  • La place
  • Vic de Baish
  • Vic de Haut

Aujourd'hui, le village est partagé en dix quartiers :

  • les Barthes du Vic de Sus
  • les Barthes de Haishas
  • la Bourgade
  • le Bourg
  • Lailhet
  • lo Mièi
  • le Port
  • les Paloumères
  • Vic de Baish
  • Vic de Sus

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Guiche apparaît[4] sous les formes Guissen (1083, 1100, 1203, 1249), Villa Guissen (XIIe, cartulaire de Bayonne[5]), Guiche (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins, Carte des Pays Basques de France et d'Espagne) et Sanctus Joannes de Guiche (1687, collations du diocèse de Bayonne[6]).

Le nom de Guiche proviendrait de la racine basque gisu, la chaux (issu du grec gypsu, le plâtre)[7].

Graphie basque

Son nom basque actuel est Gixune[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, durant la campagne française menée par Gaston de Foix[9], vicomte de Béarn, dont Charles VII avait fait son lieutenant général, le château de Guiche, qui du confluent de l'Adour et de la Bidouze, protège l'entrée du Labourd, tombe au main de ses attaquants (15 décembre 1449), ouvrant la voix à une équipée guerrière qui conduisit Gaston IV à travers le Labourd jusqu'à Saint-Jean-de-Luz.

La paroisse de Guiche est érigée en comté par Charles IX en 1563 ; outre Guiche ce comté est formé des paroisses de Bardos, Urt, Sames, Came, Saint-Pé-de-Léren et Briscous[10]. Ce comté est en 1648 uni à quatre autres paroisses environnantes pour former le duché-pairie de Gramont[11].

Unique gare ferroviaire du canton de Bidache, la gare de Sames - Guiche, sur la ligne de Bayonne à Toulouse, a été inaugurée en 1912 et aura accueilli des voyageurs jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle[12].

Guiche, paroisse du Labourd

La relation de Guiche au Labourd présente quelques particularités (partagées avec les villages voisins de Bardos et Urt).

Pendant l'Ancien Régime, ces trois paroisses ne dépendaient pas judiciairement des institutions judiciaires labourdines, mais de la sénéchaussée de Came[13]. Alors qu'elles avaient cessé de participer aux travaux du Biltzar du Labourd, elles sont admises de nouveau dans cette assemblée en 1763, à charge de contribuer désormais aux travaux de celle-ci[14]. Ces péripéties semblent à Anne Zink de peu de signification : même avant ce rattachement, les trois paroisses étaient fiscalement labourdines, et c'était la coutume de la province du Labourd qui y régissait le droit civil[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé au 1 de gueules à une construction, couverte en appentis le tout d'or, à un large escalier de six marches du même convergeant vers une ouverture de gueules grillagée de sable, à un étage soutenue par quatre piliers toujours d'or ajouré de sable ; au 2 d'azur à une onde d'argent en pointe brochante sur une barque flottante et contournée du même au chef d'argent chargé de quatre arbres de sinople futés au naturel rangés en fasce[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Maurice Duflot    
2001 en cours Jean-Yves Bussiron    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à cinq structures intercommunales :

  • Communauté de communes du pays de Bidache, Bidaxungo lurraldea en basque, lo païs de Bidàishen en gascon.
  • Syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents
  • Syndicat Adour - Ursuia d'assainissement non collectif
  • Syndicat AEP de la région de Bidache
  • Syndicat départemental d'électrification.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 412 1 376 1 470 1 483 1 700 1 686 1 668 1 664 1 565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 357 1 514 1 478 1 453 1 363 1 410 1 400 1 456 1 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 346 1 369 1 210 1 072 1 038 1 048 971 854 773
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
750 684 638 638 670 730 847 864 920
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Une carrière de calcaire subsiste sur la commune. Elle alimentait jusqu'en 1993 la cimenterie des Ciments de l'Adour située à Boucau, par des barges descendant l'Adour.

Une activité de fabrication de meubles existe également à Guiche.

La commune accueille la société SA Montauzer (préparation industrielle de produits à base de viande) qui fait partie des cinquante premières[19] entreprises agroalimentaires du département.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

La langue qui prédominait jusqu'à la fin du XIX° siècle était l'occitan dans sa variété gasconne. En effet, la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre que Guiche ne se situe pas dans l'aire linguistique basque.

Festivités

Le Comité des Fêtes anime principalement les fêtes patronales, mais aussi divers bals et autres soirées (téléthon...).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Guiche[20], demeure des ducs de Gramont également, a une position élevée et ses murs sont d'une épaisseur très importante. Après avoir été incendié, fortifié, reconstruit, pris d'assaut et dévasté, ses ruines sont aujourd'hui en travaux de restauration tout comme le Château de Bidache. Le port rénové permet des promenades en galupe.
Le manoir dit ancienne maison noble de Labadie[21] date du XVIe siècle.
La ferme du lieu-dit du Grand-Borde[22] date du XVIIe siècle.
La maison Le Marchand[23] date du XVIIe siècle.
Guiche possède des maisons de maître[24] datant du XVIIe siècles.
Le pigeonnier[25] soutenu par trois colonnes, ayant successivement servi d'école puis de mairie, date de 1760.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste[26], qui date du XIIIe siècle, a été agrandie durant le siècle suivant à cause de la population grandissante. Elle recèle quatre verrières[27] et un ensemble de mobiliers (une Vierge à l'Enfant[28], une chaire à prêcher[29], un ensemble du maître-autel[30], un autel[31] du XIXe siècle et autres pièces diverses[32]) inventorié par le ministère de la Culture
Le cimetière renferme une croix[33] remarquable datant de 1775.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Guiche
  3. Mairie de Guiche, Arrêté municipal du 4 août 2001 interdisant la baignade dans le lac des Arroques [1]
  4. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux historiques de Labourd, Basse-Navarre et Soule, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006, 246 pages, pages 20 et 21.
  8. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  9. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 121
  10. Jean de Jaurgain et Raymond Ritter, La maison de Gramont 1040-1967, Tarbes, Les amis du musée pyrénéen tome 1, p. 280.
  11. op. cit., tome 2, p. 34.
  12. Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Barenbach, Éditions Jean-Pierre Gyss,‎ 1984, (ISBN 2902912425), p. 194-195.
  13. Anne Zink, Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime, Publications de la Sorbonne,‎ 2000 (ISBN 2859443894), p. 34-35
  14. op. cit. p. 57.
  15. Anne Zink, L'héritier de la maison - Géographie coutumière du Sud-Ouest de la France sous l´Ancien Régime, Éditions de l'EHESS,‎ 1993 (ISBN 2-7132-0996-X), p. 28.
  16. Guy Ascarat
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  19. Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
  20. [2][3] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur le château de Guiche
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison de Labadie
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme du Grand-Borde
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison Le Marchand
  24. [4][5][6] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les maisons de maître de Guiche
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le pigeonnier
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église Saint-Jean-Baptiste
  28. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la Vierge à l'Enfant de l'église Saint-Jean-Baptiste
  29. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la chaire à prêcher de l'église Saint-Jean-Baptiste
  30. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur l'ensemble du maître-autel de l'église Saint-Jean-Baptiste
  31. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur l'autel du XIXe siècle de l'église Saint-Jean-Baptiste
  32. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Jean-Baptiste
  33. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la croix de cimetière

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel de la commune