Bergouey-Viellenave

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Bergouey-Viellenave
Image illustrative de l'article Bergouey-Viellenave
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bidache
Maire
Mandat
Jean-Pascal Larrodé
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64113
Démographie
Gentilé Burguetar
Population
municipale
130 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 26″ N 1° 03′ 19″ O / 43.4239, -1.05527777778 ()43° 25′ 26″ Nord 1° 03′ 19″ Ouest / 43.4239, -1.05527777778 ()  
Altitude Min. 14 m – Max. 166 m
Superficie 11,37 km2
Localisation

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Bergouey-Viellenave est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le gentilé est Burguetar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bergouey-Viellenave fait partie du Lauhire, dans la province basque de Basse-Navarre. Bergouey est située sur la rive droite de la Bidouze, et Viellenave sur sa rive gauche.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par les routes départementales 256 et 310.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l’Adour, sont arrosées[3] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, les ruisseaux de Sanseroy, le Lauhirasse et le Minhurrieta erreka ainsi que par l'affluent de ce dernier, le ruisseau la Moulary.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bergouey apparaît sous les formes Bergui (vers 982[5], cartulaire de Saint-Sever[6]), bergai (1150[7], sancta maria de bergui (1160[7]), Bergoy (1286[5], rôles gascons), berguy (1292[7] et 1304[7]), Bergoi (XIIIe siècle[5], collection Duchesne volume CXIV[8]), bergui (1305[7]), bergouey (1316[7]), Bergoey (1397[5], notaires de Navarrenx[9]) et Bergoney (1793 ou an II[10]).

Il pourrait avoir une origine latine[11].

Le toponyme Viellenave apparaît sous les graphies Villanueva et lo castet de Villanava (respectivement 1247[5] et 1308[5], collection Duchesne volume CXIV[8]), vilanova et vyllanueva (1249[7] pour les deux formes) et Viellenave-de-Bidache (1801[12], Bulletin des lois).

Jean-Baptiste Orpustan signale que le nom basque moderne, Erreiti, est vraisemblablement la « forme raccourcie d’un ancien *iriberribehe(i)ti », soit « ville neuve d’en bas »[7].

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Burgue-Erreiti[2] et son nom occitan gascon est Verguei.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bergouey faisait partie du duché de Gramont[5]. Les ruines du premier château des Gramonts (XIe siècle) sont encore visibles à Viellenave.

Le 1er janvier 1973, les trois communes d'Arancou, Bergouey et Viellenave-sur-Bidouze fusionnent. Le 15 novembre 1977, Arancou redevient indépendante alors que Bergouey et Viellenave restent associées[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 d'azur à la croix de Saint Jacques cousue de gueules chargée en cœur d'une coquille renversée d'or ; au 2 d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur ; au 3 d'or à la vache passante de gueules ; au 4 d'azur au pont à trois arches d'or posé sur deux trangles ondées d'argent[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Élise Bergeret    
2001 en cours Pascal Larrodé    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à quatre structures intercommunales[15] :

  • la communauté de communes du pays de Bidache ;
  • le syndicat AEP d'Arancou - Bergouey-Viellenave - Bidache - Labastide-Villefranche ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuia ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 130 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339 348 373 403 418 449 460 444 383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363 369 365 340 362 338 324 308 274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354 335 280 224 191 180 184 173 149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
122 100 261 146 120 112 117 111 127
2011 - - - - - - - -
130 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle de Bergouey, encore séparé de Viellenave, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[12].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214 185 193 199 205 209 202 206 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
181 165 177 142 150 139 130 133 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
128 106 108 97 88 90 83 81 70
1962 1968 - - - - - - -
71 51 - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Une carrière (sables et granulats) est en activité sur la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu le 15 août, à la suite de la fête patronale se déroulant fin juillet

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château des Gramont fut construit au XIIe siècle. Une partie a survécu à l'usure du temps.

La commune présente un ensemble[17] de maisons et fermes anciennes (Sallahart[18] 1585, Apathe 1673, Barnetche[19], maison de maître[20] du XVIIe siècle).

Le pont dit romain[21], cité dès le XIIe siècle et remanié au XVIIIe siècle présente 4 arches sur la Bidouze.

Le moulin[22] accolé au pont de Viellenave et cité dès le XIIe siècle, fut reconstruit au XVIIe siècle. Les meules, four à pain et barrage sont en restauration depuis 2002.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur[23],[24] du XIIIe siècle, restaurée au XIXe siècle, située sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, est inscrite comme monument historique pour son portail en façade roman. Elle recèle[25] un bénitier et deux statues inventoriées par le ministère de la Culture, un siège de célébrant[26] du XIXe siècle, un bénitier[27] du XVe siècle, un ensemble du maître-autel[28] (autel, gradin d'autel, tabernacle) du XIXe siècle, ainsi que deux verrières[29] (saint Jacques le Majeur et sainte Jeanne d'Arc).

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[30] date du XIXe siècle. Elle possède trois verrières, un confessionnal, un chemin de croix et cinq statues inventoriées[31] par le ministère de la Culture.

Le cimetière possède trois stèles discoïdales[32],[33],[34] répertoriées par le ministère de la Culture.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les rives de la Bidouze et le bois de Galin sont des lieux de promenades aménagés.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Bergouey-Viellenave
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am et an Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 28 juillet 2013)
  5. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Cartulaire de Saint-Sever, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  7. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  8. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  9. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Fiche de Bergouey sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  11. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 p. 102
  12. a et b Fiche de Viellenave-sur-Bidouze sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. « Présentation de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Guy Ascarat
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 31 mai 2014)
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  17. « Les maisons et fermes anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « La maison Sallahart », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « La ferme Barnetche », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « La maison de maître », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Le pont romain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Le moulin de Viellenave », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « L'église Saint-Jacques-le-Majeur », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « L’église de Viellenave », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Le mobilier de l’église Saint-Jacques-le-Majeur », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Le siège de célébrant de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Le bénitier de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Le maître-autel de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Les verrières de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Le mobilier de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « La stèle discoïde n° 1 », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « La stèle discoïde n° 2 », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « La stèle discoïdale n° 3 », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]