Alçay-Alçabéhéty-Sunharette

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Alçay-Alçabéhéty-Sunharette
L’église et le cimetière d'Alçabéhéty
L’église et le cimetière d'Alçabéhéty
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Tardets-Sorholus
Intercommunalité communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Anicet Erreçarret
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64015
Démographie
Gentilé Altzaiar
Population
municipale
231 hab. (2011)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 46″ N 0° 54′ 27″ O / 43.0961, -0.9075 ()43° 05′ 46″ Nord 0° 54′ 27″ Ouest / 43.0961, -0.9075 ()  
Altitude Min. 217 m – Max. 1 535 m
Superficie 34,40 km2
Localisation

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Alçay-Alçabéhéty-Sunharette

Alçay-Alçabéhéty-Sunharette est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Altzaiar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Alçay-Alçabéhéty-Sunharette fait partie de la Soule et se situe à quinze kilomètres au sud de Mauléon-Licharre.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 117 et 247.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[3] par le Laurhibar, qui se jette plus loin dans la Nive, et par ses affluents, l'Arbaretcharbaretchéko erreka et l'Escalérako erreka et son affluent le Pikettako erreka.
La commune est également arrosée par des affluents du Saison, les ruisseaux l'Apoura[4] (18 km) et ses affluents, le ruisseau d'Azaléguy et d'Ardounc.
Paul Raymond mentionne en 1863, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5], l’Arangaïxa, ruisseau qui arrose Alçay et qui rejoint l’Apoura.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue du village d'Alçay
L'église Saint-Pierre et le cimetière d'Alçay
Vielles stèles discoïdales à Alçabéhéty
L'église de Sunharette

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Alçay apparaît sous les formes Aucet Suzon (1337[9]), Alsay (1385[5], collection Duchesne volume CXIV[10]), Ausset-Suson (1479[5], contrats d'Ohix[11]), Alçay (1520[9]), Aucet Suson et Auset Suson (1690[9]) et Alsai (XVIIe siècle[5], chroniques d'Arthez-Lassalle[12]).

Le toponyme Alçabéhéty apparaît sous la forme Aucet Juson (1337[9]), Auser-Juson (1385[5], collection Duchesne volume CXIV[10]), Auset Juson et Auzat Juzon (1385[9]), Aucet Juzon (1690[9]), Alcabehety (1793[13] ou an II) et Alçabehety (1801[13], Bulletin des lois).
Pour Jean-Baptiste Orpustan[9], la base (h)altz ('aulne') s'impose pour les deux toponymes Alcay et Alçabéhéty, beheti signifiant 'situé en bas'.

Le toponyme Sunharette apparaît sous la forme Sunarte (1337[9]), Sunharrete (vers 1475[5], contrats d'Ohix[11]), Sunharrette et Sunarrette (1690[9] pour les deux formes), Sonharette (1793[14]) et Sunharrette (1801[14], Bulletin des lois).
Ce toponyme provient du basque zunharr (nom souletin de l'orme ou du peuplier), emplifié du suffixe locatif romanisé ette, et signifie donc 'lieu d'orme'[9].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le col d'Arangaitz doit son nom au ruisseau Arangaïxa[5], qui arrose Alçay et se jette dans l’Apoura. Celui de Burunolatxé joint les communes d’Alçay-Alçabéhéty-Sunharette et d’Aussurucq.
Le bois d'Arhansus est mentionné dans le dictionnaire de 1863[5].
Paul Raymond, signale en 1863, une ferme du nom d’Athaguy, du village d’Alçay, dont la coutume de Soule[15] fait mention en 1520[5], sous les graphies Athagui et Atagui.
Belhy, tout comme Handiague et Esquirassy, désignent des monts situés sur la commune[5].
Couhourre était en 1863[5], un bois de la commune.
Etcheverry est un ancien fief de la commune, relevant de la vicomté de Soule et mentionné au XVIIe siècle[5] dans les titres d’Arthez-Lassalle[12].

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Altzai-Altzabeheti-Zunharreta[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1790, Sunharette était le chef-lieu d'un canton qui dépendait du district de Mauléon. Ce canton comprenait les communes d'Alçay-Alçabéhéty-Sunharette, Alos-Sibas-Abense, Camou-Cihigue, Etchebar, Lacarry-Arhan-Charritte-de-Haut, Lichans-Sunhar et Ossas-Suhare.

En 1833, les trois communes d'Alçay, Alçabéhéty et Sunharette fusionnent pour ne plus former qu'une seule commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au loup d'argent sortant d'une ruche d'or, accompagné d'abeilles d'or sans nombre.[16]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Arnaud Dascon    
2001 en cours Anicet Erreçarret    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de sept structures intercommunales[17] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le syndicat intercommunal des gaves d'Oloron et de Mauléon (SIGOM) ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d'assainissement du Pays de Soule ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Avant 1833[modifier | modifier le code]

1793 1800 1806 1821 1831
Alçay[18] 312 352 318 276 266
Alçabéhéty[13] 161 157 162 164
Sunharette[14] 121 118 112 140

Après 1833[modifier | modifier le code]

Alçay-Alçabéhéty-Sunharette

En 2011, la commune comptait 231 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312 352 318 276 266 802 804 754 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
710 688 702 665 626 591 582 553 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 553 520 507 477 503 512 487 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
354 298 262 283 273 246 233 226 232
2011 - - - - - - - -
231 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Le classement 2006 de l'Insee, indiquant le revenu fiscal médian par ménage, pour chaque commune de plus de 50 ménages (30 687 communes parmi les 36 681 communes recensées)[20], classe Alçay-Alçabéhéty-Sunharette au rang 20 901, pour un revenu de 14 927 €.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Dix tumuli, dits d'Ibarletta[7], sont situés dans le quartier Esquirassy et inscrits aux monuments historiques depuis 1960.
Dans le même quartier, on relève sept autres tumuli, dits d'Ibarnaba[8] également inscrits aux monuments historiques depuis 1960.
Le gaztelu zahar Maide korralea « l'enclos des Maide » est attribué aux Maidé, des êtres mythologiques reprenant certains traits des Jentils et des Laminak.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une église romane (église Saint-Pierre[21]) dont l'origine remonte au milieu du Moyen Âge, possédant un clocher-tour construit au XVIIe siècle. L'église a été restaurée au XIXe siècle. Elle recèle une croix de procession[22] du début du XVIe siècle, classée à titre d'objet aux monuments historiques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les pics Belhygagne (également appelé pic des Vautours) et Gaztelia culminent sur la commune à, respectivement, 1 072 et 1 345 mètres[6].

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Jobb.C3.A9.
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Fiche du Sandre sur la commune d'Alçay-Alçabéhéty-Sunharette
  4. L'Apoura apparaît sous la graphie Aphourra dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de Paul Raymond
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb et cc Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 28 octobre 2011)
  7. a et b « Les dix tumuli d'Ibarletta », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « Les sept tumuli d'Ibarnaba », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 196 et 197
  10. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  11. a et b Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. a et b Titres de la famille d'Arthez-Lassalle, à Tardets
  13. a, b, c et d Fiche d'Alçabéhéty sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  14. a, b et c Fiche de Sunharette sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  15. Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
  16. Guy Ascarat
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  18. Fiche d'Alçay sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  20. « Résumé statistique par commune, département, zone d'emploi », sur Site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  21. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « La croix de procession de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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