Larceveau-Arros-Cibits

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Larceveau-Arros-Cibits
École de Larceveau.
École de Larceveau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Iholdy
Intercommunalité Communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre
Maire
Mandat
Jules Larramendy
2008-2014
Code postal 64120
Code commune 64314
Démographie
Population
municipale
402 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 00″ N 1° 05′ 41″ O / 43.2333, -1.09472222222 ()43° 14′ 00″ Nord 1° 05′ 41″ Ouest / 43.2333, -1.09472222222 ()  
Altitude Min. 113 m – Max. 642 m
Superficie 18,08 km2
Localisation

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Larceveau-Arros-Cibits
Commerce d'alimentation au centre de Larceveau

Larceveau-Arros-Cibits est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Larzabaldar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays d'Ostabarret, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D918 et D933.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par le tributaire de celle-ci, l'Artikaïteko erreka, ainsi que par les affluents de ce dernier, l'Arlako erreka et l'Erreka Handia.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Larceveau est une romanisation fautive du basque Lar-zabal 'lande vaste'[4] ; il est documenté sous les formes : Larsaval et Larseval (respectivement 1119[5] et 1167[5], collection Duchesne volume CXIV, feuillets 32 et 35[6]), Larssabau (1477[5], contrats d'Ohix, feuillet 51[7]), Larcabau (1513[5], titres de Pampelune[8]), Larsabau (1518[5], chapitre de Bayonne[9]), Larçaval, Larçabal et Larzabal (1621[5] pour ces trois dernières formes, Martin Biscay[10]), Larcabau (1650[5]) et Larcevau (1801[11], Bulletin des Lois).

Le toponyme Arros, du basque Arroz(e), est basé sur le radical oronymique harr- 'pierre' et le suffixe aquitanique -oz[4] ; il est documenté sous les formes : Arros (1350[4])

Le toponyme Cibits, du latin civitatem 'cité'[4], est documenté sous les formes : Sent Andriu de Cibitz (1472[5], notaires de Labastide-Villefranche, n° 2, feuillet 22[12]) et Civitix (1513[5], titres de Pampelune[8]).

Le toponyme Utziate est documenté sous les formes : Uxiat (1227[5], Gall. christ, instrumentation de Bayonne), La Magdelene de l'espitau d'Utsiat (1441[5], notaires de Labastide-Villefranche[12]), Uxat (1488[5], notaires de Pau[13]), Uciat (1513[5], titres de Pampelune[8]), Utziate (1621[5], Martin Biscay[10]) et Utziat (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Graphie basque

Son nom basque actuel est Larzabale-Arroze-Zibitze[14].


Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[5] note qu'en 1790, Larceveau fut le chef-lieu d'un canton comprenant Arhansus, Bunus, Hosta, Ibarrolle, Juxue, Larceveau-Cibits-Arros, Ostabat-Asme, Saint-Just-Ibarre et Ainhice, et dépendait du district de Saint-Palais.

Les trois communes de Larceveau, Arros et Cibits se réunirent le sous le nom Larceveau-Cibits-Arros.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 d'argent à deux fasces de sable ; au 2 parti en A de sable à trois châteaux d'or ouverts et ajourés du champ et rangés en pal, en B coupé dentelé d'argent et d'azur ; au 3 d'or à l'arbre arraché de sinople et un sanglier de sable défendu d'argent brochant sur le fût ; au 4 d'argent au sautoir de gueules chargé en cœur d'une étoile d'or[15].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Centre d'interprétation des stèles discoïdales et de l'art funéraire basques.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Hiriburu    
2001 2008 Jean-Baptiste Oteiza    
2008 2014 Jules Larramendy    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Larceveau-Arros-Cibits appartient à sept structures intercommunales :

  • communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre ;
  • syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • syndicat départemental d'électrification ;
  • syndicat intercommunal à vocation unique Oztibarre Garbi ;
  • syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • syndicat pour le fonctionnement des écoles d'Ostibarret ;
  • syndicat pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement[16] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé sur ordre de Charles III de Navarre[17], comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[18], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Arros la présence de 5 feux, le second de 14 feux. De même Larceveau comptait 43 feux pour le premier recensement (et Cibits 9) et 72 en 1551 (et Cibits 29).

En 2011, la commune comptait 402 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
183 197 183 208 240 228 722 793 683
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
695 572 549 518 556 541 497 467 493
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
485 522 508 514 489 503 523 429 418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
452 394 388 424 406 395 407 394 403
2011 - - - - - - - -
402 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Atalburu à Cibits
  • Une enceinte protohistorique fortifiée[21] (également sur communes d'Ostabat-Asme et de Lantabat) se trouve au lieu-dit Gazteluzahar ;
  • la maison forte, actuellement ferme Zaldua[22] date de la fin du XIIIe siècle ;
  • La maison forte, puis maison de maître, actuellement maison Dona Maria[23], date du XIVe siècle ;
  • La ferme Jauregia[24] date de 1591 ;
  • La ferme Zarzabalea[25] date de la fin du XVIIIe siècle ;
  • Des maisons des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles[26] sont répertoriées par le ministère de la Culture ;
Le hameau d'Utziate

Il se compose de quelques maisons, héritières des maisons des donats du prieuré-hôpital Sainte-Madeleine. La route a scindé la formation hospitalière à l'ouest, la maison prieurale contre laquelle s'adossait l'église romane, le cimetière désaffecté et les ruines du moulin ; à l'est, les quatre dernières maisons des donats relevés de leurs vœux à la suppression de l’hôpital en 1784.
Il hébergea dès 1199 les pèlerins et aussi les réunions (juntas) des États de Navarre.
Il comptait en 1343, 23 personnes dont sept sœurs et trois femmes de donats. Le chapitre élisait trois frères donats : un hospitalier, un fabricien (réparateur) et un clavier (trésorier). Il répartissait pour l'année la nourriture entre la communauté, les domestiques et les pauvres.
Ces « Donats » étaient souvent les chevilles ouvrières des institutions charitables. Ils étaient des laïcs qui se « donnaient » au Christ par des vœux mineurs : pauvreté, obéissance, chasteté uniquement en cas de veuvage.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint Laurent de Larceveau

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire et de deux ikastola (primaire et collège) à Larceveau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Larceveau-Arros-Cibits
  3. Fiche d'Utxiat sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  4. a, b, c et d Jean-Baptiste Orpustan, Toponymie Basque, Presses Universitaires de Bordeaux, ISBN 2867810957
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a, b et c Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  9. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  11. Fiche de Larceveau sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  12. a et b Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. - Académie de la langue basque
  15. Guy Ascarat
  16. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  17. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  18. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'enceinte protohistorique fortifiée
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme Zaldua
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison Dona Maria
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme Jauregia
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme Zarzabalea
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les maisons anciennes de Larceveau-Arros-Cibits
  27. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-André
  28. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Laurent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Coquille Saint-Jacques
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Saint-Jean-le-Vieux
via
Gamarthe
(15 km à pied)