Montréal (Gers)

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Montréal
Mairie sur la place de l'hôtel de ville.
Mairie sur la place de l'hôtel de ville.
Blason de Montréal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Montréal
Intercommunalité Communauté de communes de la Ténarèze
Maire
Mandat
Gérard Bezerra
2014-2020
Code postal 32250
Code commune 32290
Démographie
Gentilé Montréalais - Montréalaises
Population
municipale
1 211 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 03″ N 0° 12′ 11″ E / 43.9508333333, 0.20305555555643° 57′ 03″ Nord 0° 12′ 11″ Est / 43.9508333333, 0.203055555556  
Altitude Min. 73 m – Max. 183 m
Superficie 63,05 km2
Localisation

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Montréal

Montréal (ou Montréal-du-Gers) (Montrejau de Gers en gascon) est une commune française du département du Gers, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont les Montréalais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montréal-du-Gers, le village et l'église Sainte-Marie, vus depuis la route de Genens.

Commune située à la limite des départements de Lot-et-Garonne et des Landes, bâtie sur un site escarpé de la rive droite de l'Auzoue, elle domine deux collines de part et d'autre de la vallée.

Entre haut et bas Armagnac, elle est la capitale de la Ténarèze.

Montréal est située sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de l'abbaye de Flaran, la visite suivante est Lauraët.

La ligne des crêtes adoucies, qui, quelques kilomètres à l'ouest de Seviac, sépare les bassins de l'Adour et de la Garonne, joint les Pyrénées à la Gironde sans devoir traverser des cours d'eau. C'est la Ténarèze, antique voie de migration néolithique. Elle servit à l'époque romaine et au Moyen Âge. Elle était couverte de moulins à vent. Aujourd'hui, ce mot a été repris pour désigner une zone centrale de l'aire de production de l'eau de vie d'armagnac.

La Ténarèze couvre 105 330 hectares. Hors la vigne, le paysage est surtout marqué par la culture des céréales et des plantes oléagineuses.

Montréal est une bastide avec un plan très régulier, étirée d'est en ouest. Respectant le quadrillage classique des bastides, rues et carrelots mènent à la place centrale entourée de cornières sur trois côtés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est une bastide typique du XIIIe siècle, bâtie sur un éperon rocheux dominant l'Auzoue, sur l'emplacement d'un oppidum celtibère. C'est l'une des premières bastides gasconnes et la première du Gers. Elle a été fondée le 30 mars 1255[1] par Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, devenu par son mariage en 1229 avec Jeanne, fille de Raymond VII, maître du comté de Toulouse et du comté d'Agenais.

L'un de ses officiers, Guillaume de Balneolis, sénéchal pour l'Agenais, vint lui-même choisir l'emplacement de la bastide au printemps 1255 et la baptisa Montréal (= Mont Royal) à la gloire de la dynastie capétienne dont l'autorité s'implantait petit à petit en Gascogne. C'est un notaire d'Agen, Pons Maynard, qui eut la charge de dresser le plan et d'écrire les coutumes.

Montréal, d'abord rattachée au comté de Toulouse, passa dans le domaine de la couronne, avec le reste du Languedoc, sous Philippe III le Hardi. Elle eut une justice royale, dépendante de la sénéchaussée de Condom.
Sise "sur le frontière", elle eut à souffrir pendant deux cent ans des rivalités franco-anglaises. En 1279 elle est réunie à la couronne d'Angleterre, avec plusieurs autres cités du duché de Guyenne. En 1324 elle revient à la France, puis à nouveau à l'Angleterre en 1360. Pendant les longues années de la guerre de Cent Ans, elle sera écartelée et passera souvent d'un camp à l'autre[2].

Charles IX visita Montréal le 26 juillet 1565 et y reçut les honneurs d'une entrée solennelle.

Pendant les guerres de religion, Montgomery, chef protestant, incendia Montréal après 1565 sous les ordres de Jeanne d'Albret.

De nos jours, il reste des débris des fortifications, détruites à la Révolution.

Montréal était autrefois appelée Montréal-en-Agenais ou Montréal-en-Condomois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la montagne d'or surmontée d'une couronne du même[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Gérard Bezerra[4] UMP Conseiller général
1983 1989 André Duffau    
1974 1983 Guy Champ    
1946 1974 Henri Magen    
1936 1946 Bezolle    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Wittisheim (France)

Drapeau du Québec Montréal (Québec)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
3 407 2 670 2 776 2 840 2 877 2 727 2 718 2 731 2 733
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 790 2 733 2 553 2 541 2 687 2 604 2 539 2 223 2 073
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 007 1 955 1 812 1 882 1 954 2 002 2 067 2 030 1 893
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
1 714 1 493 1 326 1 221 1 238 1 263 1 269 1 211 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'essentiel de l'activité économique de Montréal s'organise autour de la production et la vente de produits du terroir : conserveries, croustades, foies gras, confit, miel, Côtes-de-gascogne (VDP), floc et eau de vie d'armagnac.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture et manifestations[modifier | modifier le code]

Le village accueille aussi des marchés : un marché traditionnel tous les vendredis matin, un marché aux fleurs le dernier week-end d'avril (la bastide est alors fermée à la circulation et transformée en une grande exposition de fleurs et de plantes), des marchés à la brocante les deuxièmes dimanches de chaque mois entre mai et novembre compris, un marché aux livres anciens mi-juillet pendant tout le week-end.

Sports[modifier | modifier le code]

Sentier de grande randonnée 654

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ruines de l'église de Genens.

Montréal est classé parmi les plus beaux villages de France.

  • La mairie est du XVIIIe siècle.
  • Un musée archéologique, accessible depuis l'office du tourisme, regroupe des pièces venant des fouilles de Séviac.
  • La villa gallo-romaine de Séviac[7] : fouillée depuis 1961, c'est une villa classique du IVe siècle, à péristyle : trois ailes encadrent une cour intérieure et sont flanquées au sud d'un complexe thermal avec hypocaustes en parfait état de conservation ; autour de la cour, quatre galeries desservent les pièces d'habitation et d'usage.
  • Le château de Balarin[8]. Il est caractéristique des époques guerrières des XIIIe et XIVe siècles qui voyaient s'affronter Anglais et Français par son logis rectangulaire flanqué d'un donjon carré, par la disposition des machicoulis, et par la forme des meurtrières. Le donjon et son mur de soutènement sont inscrits MH depuis le 15 avril 1942.
  • Le site de Béon : c'est en ce lieu-dit que fut découvert en 1992 le crâne d'un paléoméryx. C'est l'un des gisements paléontologiques les plus importants de France et d'Europe. Il y a 17 millions d'années, vivait en cette région un ruminant appelé paléoméryx qui tenait à la fois du cerf et de la girafe et qui pourrait être l'ancêtre du rhinocéros.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église romane Saint-Pierre de Genens[11], du XIIe siècle, se trouve à 2 km au sud de Montréal, sur la rive droite de l'Auzoue. Ce ne sont plus que des vestiges. Elle a été ruinée puis pillée par les troupes protestantes de Montgomery. Puis elle été dépouillée de sa toiture, au début du XIXe siècle, pour restaurer l'église paroissiale.
    Toutefois, il est toujours possible d'admirer sur le linteau de la porte sculpté un beau chrisme en marbre gris et autour de l'abside, trois colonnes en marbre griotte qui sont des réemplois gallo-romains. Ces colonnes sont surmontées de chapiteaux en marbre. Ces réemplois pourraient venir d'une certaine villa Genengus qui fut donnée en 680 à l'abbaye de Moissac. Dans les premières années du XIIe siècle, l'église fut donnée au chapitre d'Auch. C'est ce dernier qui est à l'origine de l'édifice que l'on voit de nos jours.
    L'église est de petite dimension (26,10 m de long pour 7,60 m de largeur au niveau du chevet et 9,10 m au niveau de la nef). Elle est cependant très homogène. Ses murs sont en moyen appareil bien régulier aux layures obliques très marquées. Son chevet est rectangulaire, couvert d'un berceau. Il est divisé à l'intérieur en trois étages par des corniches ornées de boules et soutenues par des modillons. Dans sa partie basse, sur chacune de ses trois faces, on peut admirer deux arcades s'appuyant aux extrémités sur un pilastre nu et au centre sur une colonnette de marbre rouge jaspé (griotte) surmonté d'un chapiteau. L'étage intermédiaire comporte deux fenêtres. Le mur est de l'étage haut est percé par un oculus.
    La nef unique est partagée en trois travées inégales. Un escalier carré est aménagé dans l'angle sud-ouest. Il donnait autrefois accès au clocher.
    Le portail ouvre au sud. Il est de forme simple mais présente un décor de grande qualité : piedroits à arête vive surmontés d'impostes ornées de roses ou de palmettes, belle torsade sur l'une des trois voussures le surmontant. Sur son tympan, un de ces chrismes que l'on rencontre souvent sur les églises de la région. Mais, particularité, il est en marbre. Il a été certainement taillé au XIIe siècle dans une plaque réemployée, car à un archaïsme apparent constaté dans d'autres églises gersoises, sont associées des formes et des décorations forts évoluées, notamment dans le dessin des lettres.
    Louis Maribon de Montaut est inhumé à l'intérieur de cette église, en ruine mais sauvegardée grâce à l'association « Pour Genens ».
    Elle a été classée Monument historique le 27 décembre 1979[12].

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]