Arbérats-Sillègue

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Arbérats-Sillègue
Le fronton d'Arbérats.
Le fronton d'Arbérats.
Blason de Arbérats-Sillègue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
Intercommunalité communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Sauveur Bacho
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64034
Démographie
Gentilé Arberaztar
Population
municipale
296 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 33″ N 0° 59′ 41″ O / 43.3425, -0.99472222222243° 20′ 33″ Nord 0° 59′ 41″ Ouest / 43.3425, -0.994722222222  
Altitude Min. 60 m – Max. 153 m
Superficie 5,29 km2
Localisation

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Arbérats-Sillègue

Arbérats-Sillègue est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arberaztar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Mixe, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Arbérats-Sillègue est desservie par les routes départementales D933 et D134.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[3] deux affluents de la Bidouze, les ruisseaux d'Eyherachar et de Récalde.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arbérats apparaît sous les formes Arberas (1125[6]), Arberatz (1150[6]), Sanctus Laurentius de Arberaz (1160[6]), Arberas (XIIIe siècle[5], collection Duchesne volume CXIV[7]), Arberaz (1350[6]), Arberatz (1413[6] et 1487[5], contrats d'Ohix[8] pour cette dernière mention), Arberaz (1513[5], titres de Pampelune[9]) Arberatz (1975[5], ouvrage de Philippe Veyrin[10]), Arbezats (1793[11], ou an II) et Arberats (1801[11], Bulletin des lois).

Jean-Baptiste Orpustan[6] mentionne deux origines possibles au toponyme Arbérats, provenant toutes deux du basque, soit ar(r)-bera (ou beratz) signifiant ’fragile’ ou ’friable', ou le mot composé arbel, désignant une ’pierre noire’ ('ardoise’). Brigitte Jobbé-Duval[1] interprète également Arbérats par lieu rocheux d’ardoises.

Le toponyme Sillègue apparaît sous les formes Sanctus Petrus de Silegue (1160[6]), Sileugue (1316[6]), Silegoe (1350[6]), Silleugue (1413[6]), Silegoe (1472[5], notaires de Labastide-Villefranche[12]), Silengoa (1513[5], titres de Pampelune[9]), Sillègue-les-Domezain (1734[5], règlement de la cour de Licharre) et Sillegue (1793[13] et 1801[13], Bulletin des lois).

Pour Jean-Batiste Orpustan[6], le toponyme Sillègue est un composé du mot basque zil(h)o, qui signifie ’trou’, ’dépression du terrain’ et d’un deuxième élément, leku, ’lieu’.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Aitciria est une ferme de la commune mentionnée sous les graphies Ayciri de Arberatz en 1487 (contrats d'Ohix[8]) et Aïtciry (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Beheitia, hameau de la commune, apparaît sous la forme Béhéity dans le dictionnaire de 1863[5].

Le même dictionnaire mentionne un fief du nom de Charritte, vassal du royaume de Navarre[5].

Iratzia, sous la forme Iratce (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque), était un fief présent à Sillègues, vassal du royaume de Navarre.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Arberatze-Zilhekoa[2].

Au XIXe siècle, Paul Raymond indique pour Sillègue la forme Silhecoa[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Sillègue s'est uni à Arbérats le 14 avril 1841.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à dix coquilles d'argent rangées en pal 3, 4 et 3[14]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jacques Sallenave    
2001 en cours Sauveur Bacho    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales[15] :

  • la communauté de communes d'Amikuze ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1350, 13 feux sont signalés à Arbérats et 6 à Sillègue[16].

Le recensement[17] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[18] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[19], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Arbérats la présence de 7 feux, le second de 26 (24 + 2 feux secondaires). De même pour Sillègue, le recensement de 1412 relève 5 feux et celui de 1551 22 (20 + 2 feux secondaires).
Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[20] dénombre 40 feux à Arbérats et 20 à Sillègues.

En 2011, la commune comptait 296 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193 213 204 210 212 246 351 314 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308 271 251 262 251 268 248 233 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
242 259 242 228 226 230 233 235 196
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
184 175 177 198 222 270 302 316 299
2011 - - - - - - - -
296 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


De 1793 à 1836, la population indiquée ne reflète que celle d'Arbérats, encore séparé de Sillègue, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[13].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836
100 115 111 102 109 125
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Arbérats-Sillègue est le bas-navarrais oriental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent[22], à Arbérats, date de 1615. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 2006.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose d'une école élémentaire.

Festivités

Située au centre du bourg, la commune s'est équipé d'une salle des fêtes. À l'origine du bâtiment, une ancienne école totalement rénovée.

Sports

Seulement doté d'un mur à gauche, Arbérats-Sillègue a inauguré en 2007 un nouveau fronton ainsi que des sanitaires et un terrain de pétanque. Un terrain de football a également vu le jour sur ce même complexe.

Loisirs

Puits datant de l'époque romaine reconverti en base de loisirs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Arbérats-Sillègue
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa et ab {{Lien web
    • Quartier du bas
    |url=http://www.geoportail.fr/ |titre=Géoportail |auteur=Géoportail - IGN |année= |éditeur= |consulté le=23 décembre 2011 }}
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  7. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  8. a et b Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  10. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 16
  11. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. a, b et c Fiche de Sillègue sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  14. Guy Ascarat
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 21 mai 2014)
  16. Jean-Baptiste Orpustan, Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7), page 77
  17. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  18. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  19. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  20. Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 299.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  22. « L'église Saint-Laurent », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]