Montrésor

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Montrésor
Les châteaux de Montrésor :Logis Renaissance à gauche et forteresse médiévale à droite.
Les châteaux de Montrésor :
Logis Renaissance à gauche et forteresse médiévale à droite.
Blason de Montrésor
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité C.C. de Montrésor
Maire
Mandat
Christophe Unrug
2014-2020
Code postal 37460
Code commune 37157
Démographie
Gentilé Montrésoriens
Population
municipale
341 hab. (2012)
Densité 348 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 24″ N 1° 12′ 06″ E / 47.1566666667, 1.2016666666747° 09′ 24″ Nord 1° 12′ 06″ Est / 47.1566666667, 1.20166666667  
Altitude Min. 87 m – Max. 121 m
Superficie 0,98 km2
Localisation

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Liens
Site web village-montresor.fr

Montrésor (prononcé [mɔ̃.tʁe.so.ʁ ]) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en la région Centre-Val de Loire.

Son histoire se confond totalement avec celle de son château, construit au début du XIe siècle à l'extrémité d'un éperon rocheux surplombant la vallée de l'Indrois et plusieurs fois rebâti ou remanié depuis. C'est à ses pieds que s'est édifié le bourg, d'abord simple lieu-dit de la commune voisine de Beaumont-Village, érigé en paroisse en 1700 seulement, autour de la collégiale Saint-Jean-Baptiste, et devenu commune à la Révolution française.

Parmi les seigneurs et châtelains successifs de Montrésor, deux personnalités émergent. Imbert de Batarnay, vers le fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, originaire du Dauphiné, conseiller de quatre rois de France, est l'artisan du renouveau monumental de Montrésor où il introduit l'architecture Renaissance (château et collégiale). Xavier Branicki, exilé polonais, arrivé à Montrésor en 1849, homme d'affaires et écrivain, est un mécène pour sa commune dont il est maire pendant 10 ans ; sa famille habite toujours le château.

La faible superficie du territoire communal (98 hectares en 2015 mais seulement 21 en 1830), qui en fait la plus petite commune du département, ne laisse pas de place à un secteur agricole développé. L'absence de voies de communications importantes traversant la commune n'est pas un facteur favorable à l'implantation d'industries ou d'entreprises de grande dimension ; l'industrie drapière de Montrésor s'est éteinte au XIXe siècle. Depuis plusieurs décennies, la commune a donc choisi d'axer son développement économique sur le tourisme, aidée en cela par la richesse de son patrimoine bâti (cinq monuments historiques), son cadre naturel et ses figures historiques. Cette politique semble avoir enrayé la chute démographique observée depuis le début du XXe siècle et la population montrésorienne, bien que vieillissante, paraît stabilisée autour de 350 habitants depuis une vingtaine d'années.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montrésor, commune du canton de Loches, est située dans le sud-est de la Touraine à environ 47 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 16 km de Loches[2], sous-préfecture et chef-lieu du canton de Loches et à 27,7 km à l'ouest de Valençay[3]. Montrésor, limitrophe de trois autres communes mais largement enclavée dans le territoire de Beaumont-Village, fait partie du bassin de vie de Loches[Insee 1].

Vue d'une carte de l'Indre-et-Loire indiquant l'emplacement de Montrésor.
Montrésor en Indre-et-Loire.
Vue d'une carte dessinant des limites territoriales communales
Limites administratives de Montrésor.
Communes limitrophes de Montrésor
Beaumont-Village
Chemillé-sur-Indrois Montrésor Beaumont-Village
Villeloin-Coulangé

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques
Carte géologique simplifiée de Montrésor.
ligne orange : Limites communales
forme orange : Emplacement du château
  •      Argiles à silex cénozoïques
  •      Éboulis de pente
  •      Alluvions fluviatiles

La faible superficie du territoire de la commune ne laisse pas de place à une grande diversité géologique. La vallée de l'Indrois est constituée d'alluvions fluviatiles (Quaternaire récent) qui représentent environ 35 % de la surface du territoire communal. Ces sols, fréquemment hydromorphes, présentent également une nappe phréatique sous-fluviale. Au nord et à l'est, affleurent les argiles à silex du plateau de Beaumont-Village, issues de la dégradation, au cours du Ludien[4] de strates plus anciennes (Turonien et Sénonien), qui rentrent pour 11 % dans la surface communale et qui représentent la formation typique de la petite région de la Gâtine de Loches et de Montrésor[Dico 1]. Les 54 % restant sont constitués par les éboulis de pente et des dépôts limoneux ou caillouteux, aux flancs de la vallée de l'Indrois[5]. Ces différentes strates recouvrent un socle de tuffeau jaune du Turonien qui, mis à nu sur les pentes abruptes des coteaux dans la concavité d'un méandre de l'Indrois, sert notamment d'assise au château de Montrésor ; une partie des habitations du village disposent d'ailleurs de caves creusées dans cette roche ou sont elles-mêmes partiellement troglodytiques[Dico 2]. On retrouve localement, près du sommet de cette strate, les nucléus également utilisés dans l'industrie néolithique pressignienne pour le débitage des lames ensuite travaillées[6].

L'altitude du territoire communal varie de 87 mètres dans la vallée de l'Indrois, en limite communale de Chemillé-sur-Indrois, à 121 mètres sur le plateau qui rejoint, au nord, Beaumont-Village[7]. Dans le bourg de Montrésor lui-même, sur la rive droite de l'Indrois, les dénivelés sont importants (de l'ordre de 20 mètres) et la pente du coteau a été artificiellement accentuée au pied du château pour faciliter sa mise en défense[Dico 1].

Avec ses 98 ha, Montrésor est la plus petite commune d'Indre-et-Loire[8] ; sa superficie est quinze fois inférieure à la moyenne d'une commune de France métropolitaine (1 510,2 hectares)[Insee 2],[Insee 3].

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Vue d'une rivière calme au pied d'un château.
L'Indrois au pied du château de Montrésor.

Le territoire communal est arrosé, du sud à l'ouest, par la rivière Indrois qui décrit un vaste méandre dans la concavité duquel est construit le bourg ; à ce niveau, deux bras bien distincts se dessinent pour se rejoindre sur le territoire de Chemillé-sur-Indrois, en aval. Un affluent de la rive droite l'Indrois, la Rouère (prononcé /ʁwaʁ/)[Dico 2], d'une longueur d'environ 3,5 km, prend sa source à l'est sur le territoire de la commune de Villeloin-Couangé[9]. Ce ruisseau temporaire et principalement alimenté par des eaux de ruissellement, se perd, à l'approche de son confluent au niveau du bourg, dans un réseau de cavités du calcaire turonien — l'un des rares exemples de réseau hydrologique karstique en Touraine —, par lesquelles il rejoint l'Indrois, ne ressortant à l'air libre que quelques dizaines de mètres avant son confluent. Ses eaux n'empruntent leur ancien lit, superficiel, que lorsque le réseau souterrain est saturé après des pluies importantes, provoquant de fortes crues potentiellement dévastatrices[10].

Le module de l'Indrois, rivière moyennement abondante, observé à Genillé depuis 1977, est de 2,22 m3/s, calculé sur 38 ans, mais les fluctuations saisonnières sont très marquées. Les hautes eaux, se déroulant en hiver avec un débit mensuel moyen situé entre 3,44 et 4,65 m3/s de janvier à mars inclus, connaissent un maximum en janvier. Dès fin mars, le débit chute progressivement jusqu'aux basses eaux d'été, au moment desquelles le débit moyen mensuel peut alors descendre jusqu'à 0,56 m3/s au mois d'août. Des variations brutales de régime à l'occasion de crues, peuvent être observées, comme le 12 mai 1985 avec un débit instantané de 203 m3/s alors que le débit moyen, pour cette même journée, était de 108 m3/s [11]. Ces observations sont faites à Genillé, en aval de Montrésor, alors que le rivière a reçu le tribut de plusieurs affluents supplémentaires, dont l'Olivet sur sa rive droite.

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Vue d'un cours d'eau bordé de pés et d'arbres en arrières plans de maisons aux toits de tuile.
La vallée de l'Indrois depuis les hauteurs de Montrésor.

La territoire de Montrésor se trouve dans la petite région naturelle du Boischaut Nord, également appelée Gâtine de Loches et de Montrésor, caractérisée par un paysage de bocages où les champs d'assez grande dimension voisinent toutefois avec des haies ou des boqueteaux, sur des sols à dominante argilo-siliceuse et présentant une tendance à l'hydromorphie temporaire ; les grandes cultures (céréales) y prennent place. Ce paysage n'est cependant rencontré, à Montrésor, que dans l'est et le sud-ouest du territoire, sur le plateau.

Sur les pentes qui occupent la moitié du territoire communal, les grandes cultures côtoient des prés et des bois de petite dimension[12] ; c'est là que furent autrefois cultivée la vigne puis, dans la seconde moitié du XXe siècle, les vergers.

Le tiers nord est urbanisé et une grande frange centrale est occupée par la vallée de l'Indrois et ses prairies naturelles facilement inondables entrecoupées de peupleraies[Dico 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat d'Indre-et-Loire.

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station Météo-France de Tours - Parçay-Meslay, située à 43 km au nord-ouest de Montrésor.

Relevés météorologiques à Tours - Parçay-Meslay.
Moyennes trentennales pour la période 1981 - 2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : Météo Centre : Tours[13]

Montrésor est soumise, comme toutes les communes d'Indre-et-Loire, à un climat tempéré océanique dit dégradé[14] ; le rivage rochelais, point de la côte atlantique le plus proche, est à 200 km « à vol d'oiseau ». Ce type de climat, soumis à un flux d'ouest dominant sur l'année, se caractérise par des températures clémentes, même en hiver, les moyennes mensuelles minimales n'étant jamais négatives, même en hiver, alors qu'en été il est fréquent d'observer un épisode caniculaire de quelques jours, comme lors de la canicule européenne de 2003 où un record inégalé de température instantanée a été enregistré à 39,8 °C le 10 août[15]. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

Il faut un peu plus d'heure de trajet routier pour rejoindre, à partie de Montrésor[16], l'aéroport de Tours Val de Loire (code AITA : TUF • code OACI : LFOT) qui propose en 2015 des dessertes régulières à destination de Figari, Marseille, Dublin, Londres-Stansted, Marrakech et Porto[17]. D'autres dessertes, saisonnières ou occasionnelles, sont par ailleurs assurées[17].

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte indiquant les routes d'une commune
Réseau routier de Montrésor.
Ligne orange : Limites communales
  •      Secteur urbanisé

Aucune route à grande circulation ne traverse le territoire de Montrésor. La voie la plus importante est la D 760 qui, venue de Loches, traverse le bourg de Montrésor puis continue vers l'est et le département de l'Indre où, sous le nom de D 960, elle rejoint Valençay. La D 10, qui depuis Azay-sur-Indre suivait le cours aval de l'Indrois, aboutit au bourg de Montrésor. Enfin, la D 11, au nord, suit le cours de l'Olivet entre Montrésor et Orbigny. Les accès à des axes importants se trouvent à 32 km (Bléré, pour l'autoroute A 85 Tours-Vierzon)[18], 17 km (Loches, pour la D 943 Tours-Châteauroux)[19] ou 32 km (Valençay, pour la D 956 Blois-Châteauroux)[20].

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Entre 1889 et 1949, Montrésor était reliée à Ligueil via Loches, sur la ligne de chemin de fer à voie métrique concédée à la compagnie de chemins de fer départementaux (CFD). pour son réseau du sud de l'Indre-et-Loire. Depuis la fermeture de cette ligne le 31 décembre 1949, la commune n’est plus desservie par le rail. Pour bénéficier d'un réseau de transport en commun, les habitants doivent se rendre à Genillé (un quart d'heure de trajet automobile), commune desservie par la ligne TC du réseau Touraine Fil vert, le réseau interurbain de transport par autocar du conseil départemental d'Indre-et-Loire. Cette ligne, qui relie Genillé à Descartes, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine ; en 2015, et depuis quelques années, elle n'est pas en service le week-end[21]. Elle passe par Loches où elle offre une correspondance avec le réseau TER Centre-Val de Loire (desserte par train ou autocars selon les horaires)[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

vue légendée d'une ville en contrebas d'un château. Voir légende détaillé ci-dessous.
Disposition des maisons de Montrésor.
(1) Forteresse médiévale du XIVe siècle.
(2) Logis Renaissance du XVIe siècle.
(3) Maisons anciennes.
(4) Rue Xavier-Branicki.
(5) Maisons plus récentes.
Vue d'une carte représentant par des lignes de couleur l'évolution de l'entendue du territoire d'une commune.
Évolution des limites territoriales de Montrésor.
Aire verte : Montrésor en 1832[Adil 1].
Ligne orange : Montrésor en 2015.
Forme orange : le château du XVIe siècle.

L'image Disposition des maisons de Montrésor montre l'orientation bien particulière des bâtiments (les chiffres entre parenthèses se rapportent aux repères de cette image). La partie la plus ancienne du village s'est construite au flanc du coteau, en contrebas, sous la protection des châteaux successifs, forteresse médiévale (1) puis logis Renaissance (2), en suivant l'arc de cercle dessiné par le méandre de l'Indrois. Les première maisons édifiées (3) sont construites perpendiculairement au coteau, profitent de la chaleur de la pierre et sont souvent pourvues de caves creusées dans ce coteau. De l'autre côté de la rue Xavier-Branicki (4), les maisons plus récentes (5) sont parallèles au coteau, leurs façades principales orientées au sud donnant sur des jardins descendant jusqu'à la rivière[Dico 3].

Les noyaux urbains les plus anciens se trouvent au pied du château et autour de la collégiale ; l'extension du village s'est faite dans un premier temps au nord-ouest du château (la Grande Métairie), sur le coteau puis, dans un second temps, sous forme d'un lotissement plus éloigné du centre sur le rebord du plateau, le long de la vallée de l'Indrois (les Aubrées)[Dico 1].

Montrésor, dont la superficie communale n'était que de 21 hectares en 1831, a vu son territoire s'agrandir par décisions administratives ou achats successifs aux dépens des communes voisines de Beaumont-Village, Chemillé-sur-Indrois et Coulangé[Dico 2], cette dernière ayant fusionné avec Villeloin en 1831. Les extensions du bâti se sont faites, principalement sous forme de lotissements, sur ces terrains récupérés. C'est ainsi que le lotissement des Aubrées, de part et d'autre de la route de Chemillé-sur-Indrois, s'est construit sur 6 hectares rachetés à Beaumont-Village en juin 1970[23].

À quelques exceptions près, les habitations de Montrésor se trouvent concentrées dans le tiers septentrional du territoire communal, sur la rive droite de l'Indrois, et les lieux-dits et écarts, principalement localisés dans le sud du territoire communal, sont rares. En raison de la présence des nombreux bâtiments classés ou inscrits au titre des monuments historiques et de l'exiguïté du territoire communal, tout le village, ou presque, est soumis aux règles de protection applicables dans un rayon de 500 m autour d'un monument historique : toute intervention sur le bâti est subordonnée à l'autorisation préalable du Service territorial de l'architecture et du patrimoine[SkC 1]. Cette contrainte ne s'applique toutefois pas aux constructions (lotissements) récentes, plus excentrées.

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Montrésor et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011, au travers de quelques indicateurs[Insee 4],[Insee 5] :

Le logement à Montrésor (37) en 2011.
Montrésor Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 61,7 88,4
Part des logements vacants (en %) 15,7 7,1
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 59,2 58,6
Vue d'un alignement de pavillons modernes de part et d'autre d'une route.
Lotissement des Aubrées.

L'importance des résidences secondaires ou occasionnelles est une caractéristique marquante de l'habitat à Montrésor. Ces résidences représentent en effet 22,6 % des habitations (près d'une habitation sur quatre), sans commune mesure avec la moyenne de l'Indre-et-Loire qui s'établit à 4,4 % ; en contrepartie, la part des résidences principales se trouve fortement réduite[Insee 4],[Insee 5]. Le nombre et le pourcentage de résidences secondaires dans le parc immobilier de Montrésor ont d'ailleurs fortement augmenté, passant de 19 en 1988 (8,8 % du parc immobilier) à 65 (22,6 % du parc) en 2011 alors que, sur la même période, le nombre de résidences principales est resté globalement stable[Insee 4].

La majorité des ménages (59,2 %) sont propriétaires de leur habitation, valeur presque identique à la moyenne départementale et en hausse de 2 points en 6 ans ; le logement locatif représente 36,2 % des résidences principales. En 2011, un ménage sur cinq réside dans la commune depuis plus de 30 ans. Entre 1991 et 2008, 29 résidences principales ont été construites (en très grande majorité des maisons individuelles), représentant 16,4 % du parc ; entre 1945 et 1991, le nombre de constructions nouvelles était de 63. Le parc des résidences principales a plus que doublé depuis la Seconde Guerre mondiale. Le taux de logements vacants, très largement supérieur à la moyenne départementale en 2011, a presque triplé depuis 2006 (l'augmentation de ce même taux, au niveau départemental, n'est que d'un point sur la même période)[Insee 4],[Note 1].

Aménagements récents et en projet[modifier | modifier le code]

Une maison sociale, partiellement dédiée à l'installation d'une association d'aide aux particuliers (service à domicile) mais accueillant également les permanences sociales a été ouverte en 2014 dans une ancienne habitation réhabilitée[24].

Déjà engagé depuis plusieurs années, l'effacement des réseaux électrique et téléphonique, progressivement enfouis rue par rue, se poursuit en 2014 et 2015[25].

Des aménagements urbains à proximité du château (parking paysager, réduction de la vitesse de circulation), la création d'une zone de stationnement, une zone d'accueil pour des randonnées équestres ainsi que l'aménagement piétonnier des berges de l'Indrois (avec le soutien financier du conseil départemental d'Indre-et-Loire) font partie des projets identifiés par le conseil municipal de Montrésor lors de sa réunion du 16 janvier 2015[26].

Un terrain multisports pourrait être aménagé à proximité du collège. Cette réflexion est menée dans le cadre du conseil de la communauté de communes de Montrésor, conformément aux dispositions du contrat départemental de développement solidaire pour l'année 2015[27].

Risques naturels majeurs[modifier | modifier le code]

Vue d'un petit ruisseau arrivant à l'air libre après un parcours souterrain.
Résurgence de la Rouère au pied du château, peu avant son confluent avec l'Indrois.

Le régime potentiellement torrentiel de l'Indrois, mais aussi de la Rouère dont les eaux proviennent de ruissellements sur son bassin versant, ont été à l'origine de la reconnaissance de trois épisodes de crues et de mouvement de terrain comme catastrophes naturelles dans les 30 dernières années, en 1985, 1999 et 2011 [28],[29].

La nature argilo-siliceuse des sols du plateau l'expose, après des périodes de sécheresse prolongée, à des phases successives de retrait et de gonflement des argiles pouvant fragiliser les fondations des bâtiments[30]. Tout le plateau de Montrésor, de chaque côté de la rivière, est soumis à un aléa moyen face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), alors que les vallées et leurs pentes de raccordement au plateau ne sont pas concernées (aléa « faible » ou « a priori nul »)[31]. Cette situation a justifié la prise d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle pour des dégâts potentiels survenus en 2011[32].

Montrésor se trouve en zone de sismicité faible de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[33] ; le risque sismique en Indre-et-Loire augmente de très faible (niveau 1) au nord-est du département à modéré (niveau 3) au sud-ouest, où les tremblements de terre les plus significatifs de ces derniers siècles se sont produits ; les chroniques mentionnent plusieurs séismes notables en Touraine dont l'un, survenu le 14 septembre 1866, « [...] d’une intensité de V à VI ébranla une grande partie de la Touraine et fit se détacher des pierres du château de Montrésor [34] ».

Toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

Formes successives attestées de la dénomination du fief et de la châtellenie :


Une légende pittoresque veut que le jeune roi Gontran, fils de Clotaire Ier, s'endorme au bord d'un ruisseau sur les genoux de son écuyer, lequel rêve d'une princesse que sa condition et sa pauvreté lui interdisent malheureusement d'épouser. L'écuyer voit alors un petit lézard s'engouffrer dans une anfractuosité du rocher puis en ressortir, tout poudré d'or. Le roi, averti, s'empresse de faire fouiller le rocher, y trouve un souterrain qui conduit à une montagne d'or. Avec cet or, Gontran fait construire un château sur le « mont du trésor », le château de Montrésor, l'écuyer devient le seigneur du château et peut donc épouser la princesse[38]. Une autre hypothèse fait dériver le nom de Montrésor de Mont tréhourt (« le mont entouré de trois enceintes »)[39]. Bien que moins fantastique que la précédente, cette proposition est tout aussi peu crédible, la mention de Montrésor étant bien antérieure à la construction du château féodal fortifié. La réalité historique est que le fief de Montrésor relevait du trésorier du chapitre de la cathédrale de Tours, alors dédiée à saint Maurice d'Agaune, d'où son nom attesté au IXe siècle de « Mons Thesauri » dans la Chronique des Comtes d'Anjou[Note 2] ; le toponyme a évolué jusqu'à sa forme moderne[35]. Dès 1523, la forme Montresor (sans accent sur le « e ») se rencontrait.

Les noms de lieux-dits de Montrésor sont peu nombreux. Parmi eux, les Aubrées, désignant l’emplacement du lotissement communal le plus récent, est probablement issu du bas-latin albarus (« peuplier blanc ») ou de sa forme collective *Albaretum[40]. Montigny, désignant un ancien moulin sur l’Indrois, paraît être une évolution de *Montiniacum (« domaine de Montigny »), formé à partir de Montinius, nom de personnage attesté dans l’Antiquité et du suffixe -IACU, introduisant un sens de propriété ; cette explication est plus plausible que *Montiniacus (« lieu de la hauteur »), qui s’applique mal à un moulin en bord de rivière[41] ; une charte de Villeloin datée de 1218 le mentionne sous le nom de Montigneyo. Territoire racheté à Chemillé-sur-Indrois, l'Ouche-à-Coulon vient du mot Olca, toponyme évocateur d'une terre labourée traditionnellement utilisée comme jardin[42]. Quant à Blackford, il s’agit d’une appellation récente — seconde moitié du XIXe siècle —, avec une référence possible mais non expliquée à la ville écossaise du même nom, pour un lieu autrefois nommé le Bout-du-Pont[Dico 2].

C'est Grégoire de Tours qui, le premier, cite la rivière Indre au VIe siècle sous le nom de fluvium Angerem dans La Vie des Pères (chap. XVIII)[43]. Ce nom est souvent attribué à une évolution du francique anger (prairie herbeuse) d'après la racine ang- ou angr-[44]. Le nom de l'Indrois apparaît dans un cartulaire de l'abbaye de Cormery en 850 (Andriscus)[35]. Il est formé du nom de l'Indre et du suffixe bas-latin d'origine germanique -iscus (ou plutôt -ISCU[Note 3]) servant à dériver des substantifs, essentiellement des noms propres de nationalité et de pays. Sa forme masculine a abouti à -ois, dont l'évolution phonétique en français l'a fait se confondre avec le suffixe issu de -ESI (latin -ensis), c'est-à-dire -ois et -ais en français moderne. Indrois signifie donc « (du pays) de l'Indre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Aucune donnée archéologique ou historiographique ne permet de retracer précisément l'histoire du site de Montrésor avant le Moyen-Âge, même si des outils néolithiques ont été retrouvés à proximité du cimetière[Dico 1]. Toutefois, la présence d'un éperon rocheux, au confluent de l'Indrois et de la Rouère, laisse envisager que ce site stratégique et facile à défendre a pu être précocement utilisé pour contrôler la vallée, comme cela s'est produit pour d'autres situations topographiques analogues. Cette hypothèse est renforcée par les nombreux témoignages d'occupation humaine sur les territoires avoisinants[EV 1],[Note 4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

photo en noir en blanc d'un sceau représentant un cavalier en armure et vu de profil
Sceau de Foulques Nerra.

L'histoire de Montrésor commence avec les premières mentions du fief dans les textes. C'est ainsi qu'en 887, un seigneur de Montrésor fait partie de l'escorte qui, dirigée par Ingelger, accompagne les reliques de saint Martin à leur retour d'Auxerre, où elles ont été mises à l'abri des raids normands sur la Touraine. Le nom de ce seigneur est inconnu, mais sa participation à une telle escorte témoigne en tout cas de sa notoriété et de l'importance de son fief[45]. Pour le remercier de cet engagement, les chanoines du chapitre martinien lui font don du fief de Pozay, que certains historiens proposent d’identifier à La Roche-Posay[46]. En 1005, Foulques III d'Anjou dit Foulques Nerra et dont la maison possède de nombreuses terres en Touraine[C37 1], confie à Roger, dit le Petit-Diable, cité comme seigneur de Montrésor, la garde de la forteresse de Montrichard, qu'il a récemment bâtie[K54 1],[Note 5] et, pendant la première moitié du XIe siècle, Roger et Lisois d'Amboise, autre fidèle compagnon de Foulques, guerroient dans une grande partie de la Touraine[47]. C'est à Foulques Nerra qu'est également attribuée la construction de la première forteresse de Montrésor, dont il ne reste presque aucun vestige[48].

Montrésor parvient ensuite entre les mains d'Henri II d'Angleterre, également comte d'Anjou, mais la seigneurie est reprise par Philippe Auguste en 1188[LAB 1]. Plusieurs seigneurs se succèdent ensuite à Montrésor, appartenant aux familles de Palluau et de Chauvigny. C'est probablement vers cette époque qu'une chapelle, dédiée à Notre-Dame-de-Lorette, est construite à l'ouest du château[LAB 2]. La coexistence de puissants propriétaires terriens, seigneurs et abbayes, est souvent source de contentieux, d'autant plus que les abbayes, en raison de l'immunité qui leur est accordée par l'évêque ou par le pape, échappent à la justice du seigneur[C37 2]. C'est pourquoi dès 1267 Geoffroy de Palluau, châtelain de Montrésor, et les religieux de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin choisissent d'un commun accord les instances chargées de régler leurs éventuels différends[Adil 2]. Ce « comité d'arbitrage », en 1283, se prononce d'ailleurs en défaveur de Geoffroy de Palluau, contraint de retirer « les forches et le trépié et la joustice » qu'il avait installés sur une terre appartenant à Villeloin[LAB 2].

Vue d'un blason écartelé, aux 1 et 4 d'azur au croissant d'argent accompagné de six croisettes recroisettées au pied fiché d'or, aux 2 et 3 de gueules à la croix ancrée d'or.
Blason de Jean V de Bueil.

C'est à la fin du XIVe siècle que le fief de Montrésor peut être compté au nombre des possessions de la famille de Bueil grâce à Jean IV de Bueil, grand Maître des arbalétriers de France qui entreprend en 1395 la reconstruction du château[B01 1] et l'entoure d'une double courtine défendue par des tours et des portes fortifiées[Dico 1]. Les comptes de Jean IV pour l'année 1396-1397 mentionnent « la despense de pain sans vin de 206 charretiers, chacun à deux bœufs, qui ont amené la pierre [utilisée pour la construction du château]. » C'est dire l'importance des travaux engagés[LAB 3]. C'est dans ce château qu'en 1433 est emprisonné Georges Ier de La Trémoille, ancien favori de Charles VII tombé en disgrâce auprès du roi[B01 1] et capturé par Jean V de Bueil, successeur de son père Jean IV à la tête de la seigneurie de Montrésor[LAB 4].

En 1464 a lieu un échange entre les religieux de Villeloin et un particulier pour « 10 boisselées de terres situées près le pont de Montrésor »[Adil 3], attestant de l'existence de cet ouvrage de franchissement sur l'Indrois, dont la date de construction n'est pas précisée.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

XVIe siècle : la Renaissance[modifier | modifier le code]

Portrait d'une femme, de face, couronnée d'un diadème. légende : Diane de poictiers.
Diane de Poitiers.

Le personnage marquant de la fin du XVe siècle et du premier quart du XVIe siècle pour Montrésor est incontestablement Imbert de Batarnay, à l'origine du renouveau architectural de Montrésor. Différentes orthographes existent pour son prénom (Imbert ou Ymbert) comme pour son patronyme (Batarnay, Bastarnay ou Basternay). Les anciens châtelains, couverts de dettes, ne peuvent s'opposer à la saisie de leurs biens par les créanciers. Imbert de Batarnay, au nombre de ces derniers, fait valoir une forme de droit de préemption et rachète la châtellenie[LAB 5]. Un décret paru en 1493 officialise cet achat pour la somme de 6 800 livres tournois[B79 1]. Déjà propriétaire du château-forteresse de Bridoré[49], la construction d'un nouveau château à Montrésor lui est attribuée, dans la première moitié du XVIe siècle : il veut en faire un logis de plaisance moins austère que Bridoré[36]. C'est également lui qui en 1521 entame la construction de la collégiale de Montrésor — il a dans un premier temps envisagé cette construction à Bridoré[LAB 6] — et la dote « d'un collège de cinq chanoines prébendés tenus d'y chanter quotidiennement à notes une grande messe et les heures canoniales, avec deux jeunes enfants instruits à lire et à chanter »[Adil 4] ; le nombre des chanoines sera rapidement porté à huit. Imbert souhaite faire de cette collégiale la sépulture de sa famille, mais il ne verra pas la fin des travaux car il meurt en 1523 et est inhumé dans le chœur de l'église en construction dont l'achèvement n'intervient qu'en 1541[B79 1]. Isabeau de Savoie, sa belle-fille, autorise en 1683 l'inhumation des habitants de Montrésor dans l'église collégiale, « à condition que le revenu qui en proviendra sera employé aux réparations de ladite église »[Adil 4]. Imbert de Batarnay est le grand-père maternel de Diane de Poitiers[Note 6].

La Renaissance se manifeste dans la vie courante comme dans l'architecture : dès le 4 octobre 1494, sur autorisation de l'abbé de Villeloin, une école est ouverte à Montrésor[EV 2]. Avec François Ier — premier roi de France de la branche des Valois-Angoulême — et ses successeurs toutefois, la monarchie s'éloigne de la vallée de la Loire ; l'impact est direct sur Montrésor, que ses châtelains, comme Anne de Joyeuse, mignon d'Henri III et arrière-arrière-petit-fils d'Imbert de Batarnay[K54 2], négligent[B01 1].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle la seigneurie de Montrésor passe de main et main et de maison en maison, étant même la propriété, pendant quelques années vers 1675, de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV[50]. Nouveau motif de discorde entre châtelains et religieux, Michel de Marolles, abbé de Villeloin, prononce en 1627 l'exemption de dîme pour la chapelle castrale et ses héritages, relevant du patronage de Vilelloin ; il confirme ainsi une décision de l'un de ses prédécesseurs vers 1585[Adil 5].

Claude de Bourdeille, vers 1640, prend le titre de comte de Montrésor, tout comme ses successeurs, mais l'érection de la châtellenie en comté semble très discutable[K54 3]. C'est au XVIIe siècle qu'est construit, à proximité de la collégiale, un Hôtel-Dieu muni de trois pièces, l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes et la dernière réservée au personnel soignant[EV 2].

Vue d'un tombeau entouré de grilles et décoré de gisants.
Le tombeau des Batarnay restauré.

Jusqu'au 6 avril 1700 et son accession au titre de paroisse[B01 2], le territoire de Montrésor est un lieu-dit de Beaumont-Village appelé Beaumont-Ville, le nom de Montrésor étant réservé au château et à la seigneurie[51]. La création de cette paroisse s'accompagne d'une compensation financière due par le nouveau curé de Montrésor à son collègue de Beaumont-Village, à titre de compensation[B01 2]. La commune de Montrésor est créée dans le cadre de la loi du 14 décembre 1789[B01 2]. C'est également pendant la Révolution française que l'église de Montrésor doit subir ses dommages les plus graves : deux de ses quatre cloches sont détruites et les statues de sa façade sont mutilées[B79 2]. En prévision des destructions révolutionnaires, les gisants décorant le tombeau des Batarnay installé dans le chœur de l'église sont démontés et cachés dans une crypte[52]. Lorsqu'il est saisi comme bien national en mai 1792, le château de Montrésor est la propriété indivise de plusieurs membres de la famille de Beauvilliers[LAB 7]. Le 26 thermidor an III (13 août 1795), le nouveau propriétaire du château de Montrésor demande si son château doit être considéré comme un château-fort, et à ce titre démoli, et qui prend alors en charge les frais de démolition[Adil 6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle : Montrésor et la Pologne[modifier | modifier le code]

Sous le premier Empire, la fabrication et le commerce de draps sont florissants à Montrésor. Des troupeaux de moutons, à Montrésor et dans les communes alentour, fournissent la laine cardée dans des moulins à foulon actionnés par l'Indrois puis tissée sur place pour la fabrication d'étoffes de drap et de serge. Près de 150 personnes sont alors employées par cette activité. Une halle aux draps est consacrée au stockage et à la vente des étoffes[B79 3].

Le XIXe siècle est marqué à Montrésor par la famille Branicki dont le premier représentant en Touraine, François-Xavier, ami de la famille Bonaparte est un émigré polonais qui a quitté son pays natal en 1844 après une carrière dans l'armée du tsar Nicolas I[Note 7]. C'est en fait sa mère, Rose Branicka, héritière de la famille Potocki, qui a acheté pour son fils aîné[LS 1], condamné par contumace par les Russes à l'exil sibérien, le château de Montrésor et quelque 2 000 hectares de terres environnantes[B01 3]pour la somme de 1 200 000 F [53]. Cette vente, qui a lieu le 14 février 1849, est ainsi commentée par Victor Le Febvre, avocat, propriétaire à Genillé mais surtout républicain convaincu, ennemi farouche des Bonaparte et polémiste :

« Le progrès s'est borné à remplacer le bandit par le courtisan, le courtisan par le valet, le noble par le noble et l'indigène noble... par le noble exotique, aux habitudes de knouts russes[B79 4]. »

Vue d'une pièce de château, richement meublé et décorée.
Salon du château de Montrésor, réaménagé par Xavier Branicki.

À côté de ce jugement sévère, Xavier Branicki tient une place importante dans la vie de Montrésor ; son implication dans la vie communale s'inscrit dans la durée alors que, depuis le début du XIXe siècle, ses propriétaires successifs n'avaient conservé le château que quelques années. Xavier Branicki restaure et réaménage le château ; il contribue à la restauration de l'église, au financement d'une école des filles ; il procure un emploi à de nombreuses personnes, sur ses fermes comme dans son château. Il est en outre nommé maire de Montrésor en 1860, remplaçant l'ancien premier magistrat démissionnaire[LS 2] ; il conserve cette charge jusqu'en 1870. Mort en 1879 à Assiout (Égypte), il repose dans le cimetière de Montrésor installé sur un terrain dont il avait lui-même fait don à la commune en 1863[B79 4] peu après le décès de sa mère pour qu'elle puisse y être inhumée[LS 3].

Depuis le milieu du XIXe siècle, un réseau ferroviaire en étoile s'est construit autour de Tours. Dans un second temps, il est complété par des lignes transversales dont l'une, construite en 1889 et concédée à la compagnie des chemins de fer départementaux, relie Montrésor à Ligueil en passant par Loches[C37 3]. Le choix du tracé n'est arrêté qu'après d'âpres discussions entre les communes qui veulent accueillir cette ligne nouvelle[54] et la gare, ainsi que les voies, prennent place sur des terrains rachetés en 1887 à Chemillé-sur-Indrois[Dico 2].

XXe siècle : les guerres mondiales[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale fait 30 victimes dans la population de Montrésor — un habitant sur vingt sur la base du recensement de 1911 —, morts au combat en France ou en Belgique[55]. c'est dans le courant de l'année 1920 que survient un évènement majeur à l'échelle locale : l'alimentation en électricité de Montrésor à partir d'une petite centrale hydro-électrique établie dans un ancien moulin sur l'Indrois. Ce moulin était déjà mentionné en 1218 dans une charte en tant que propriété de l'abbaye de Villeloin[B01 4].

L'instauration du service du travail obligatoire (STO) par le régime de Vichy le 16 février 1944 est loin de faire l'unanimité. Nombreux sont les jeunes qui fuient pour y échapper, certains s'enrôlant dans des maquis de la Résistance. C'est le cas à Montrésor où la proximité des massifs boisés de la forêt de Loches permet aux maquis de se cacher. Les gendarmes de Montrésor, chargés par les autorités de rechercher et d'arrêter les réfractaires, les recherchent en effet, mais c'est pour les prévenir de leur arrestation imminente et leur donner le temps de se mettre à l'abri[56]. Ce comportement leur vaut d'être arrêtés le 27 juillet 1944 dans une vaste rafle organisée à Loches par les occupants[Note 8] ; plusieurs d'entre eux sont déportés[57]. Huit Montrésoriens perdent la vie au cours de la Seconde Guerre mondiale, trois sur les champs de bataille et cinq résistants en déportation, dont quatre gendarmes pris dans la rafle du 27 juillet[55],[58].

L'importance et la richesse du patrimoine bâti de la commune font que, par arrêté du 14 février 1944 et dans le cadre de la loi du 2 mai 1930, la totalité du « village de Montrésor » fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire des sites « dont la conservation présente un intérêt général »[LAB 8].

XXIe siècle : Montrésor, destination touristique[modifier | modifier le code]

Vue d'un ancien magasin dont la devanture porte l'inscription : « Cordonnerie, galoches, sabots ».
Ancienne échoppe de cordonnier.

Le château de Montrésor continue d’être habité par les descendants de la famille Branicki ; certains des plus anciens habitants de Montrésor, ayant parfois travaillé au château, continuent de montrer un fort attachement à cette famille qui a longtemps fait vivre le village. La génération de leurs enfants, par contre, dénonce la persistance d'une forme de « hiérarchie sociale ». Pour les plus jeunes, enfin, la présence des châtelains est un des éléments constitutifs du « tableau villageois »[SkC 2].

Dès le milieu des années 1960, et le phénomène s'est accéléré depuis une quinzaine d'années[SkC 3], le village a mis à profit ses spécificités — la légende de sa création, son château, à l’écart des plus célèbres destinations touristiques de la vallée de le Loire, ses liens particuliers avec la Pologne — pour adapter son cadre de vie et son économie au tourisme[SkC 4]. L’implication des habitants au développement touristique de leur village est souvent le résultat d’un besoin de stabilité économique, plus sensible chez les nouveaux arrivants[SkC 5]. Néanmoins, si certains parmi ces derniers, ont tenté en s’installant à Montrésor d'y créer des petites entreprises (épicerie, restaurant…), ils ont vite renoncé à leurs projets pour trouver un emploi à proximité, tout en continuant à habiter sur place[SkC 6]. Au début des années 1980, la création de la base de loisirs nautiques sur la commune voisine de Chemillé-sur-Indrois a eu un effet bénéfique sur le développement du tourisme montrésorien[SkC 7]. Montrésor et Chemillé-sur-Indrois ont d'ailleurs uni leurs ressources et leurs moyens pour obtenir collégialement le label touristique Station verte[59].

Cette orientation revendiquée se traduit par l'adhésion de Montrésor à l'association des Plus Beaux Villages de France [60], comme 155 autres communes françaises[61], par le tournage à Montrésor, en 2011, d'un épisode de l'émission de télévision de docufiction Une semaine sans les femmes diffusée sur France 2[62], par le choix de Montrésor comme destination dégustation le 6 juillet 2013 pour le run motos 2013 organisé par l'American Tours Festival[63] et par la participation de Montrésor à l'édition 2015 du concours Le village préféré des Français, sur France 2, aux côtés de 21 autres villages français[64].

Quelques dates de l'histoire de Montrésor.
Quelques dates de l'histoire de France et de la Touraine - Histoire politique de Montrésor - Histoire architecturale de Montrésor

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

À la suite du redécoupage cantonal de 2014, et la disparition du canton dont elle était le chef-lieu, la commune de Montrésor est rattachée au canton de Loches qui compte 29 communes[65]. À l'issue du second tour des élections départementales de 2015, Valérie Gervès (UMP) et Pierre Louault (UDI, conseiller général sortant) sont élus conseillers départementaux du canton de Loches[66].

Montrésor est rattachée à l'arrondissement de Loches et à la 3e cironscription de l'Indre-et-Loire. La députée de cette circonscription, réélue le 17 juin 2012, était Marisol Touraine, PS[67]. Appelée à siéger au gouvernement le 21 juillet 2012[68], elle abandonne son siège au profit de son suppléant, Jean-Marie Beffara, PS[69].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Il est difficile de dégager une tendance politique claire dans l'électorat de Montrésor. Si les deux élections régionales présentées ont vu les listes de gauche arriver en tête, droite et gauche semblent se répartir à peu près également la faveur des électeurs lors des autres types de scrutins, l'une ou l'autre tendance obtenant alternativement la majorité au niveau communal. Les résultats des élections européennes, comme ceux des municipales, et en raison des modes de scrutin ou de constitution des listes, se prêtent mal à une analyse[Note 1].

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 52,94 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 47,06 % des suffrages ; le taux de participation était de 88,54 %[90].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 50,21 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 49,79 % des suffrages ; le taux de participation était de 86,27 %[91].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants lors des derniers recensements étant compris entre 100 et 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[92],[Note 9].

Lors des élections municipales de 2008, les 11 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 78,81 %[93].

Lors des élections municipales et communautaires de 2014, les 11 conseillers municipaux, appartenant à la liste Bien vivre ensemble[94] ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 82,12 %[95]. Montrésor dispose de deux sièges au sein du conseil communautaire[96].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Montrésor.

Seuls quatre maires se sont succédé à la tête du conseil municipal de Montrésor depuis 1945, Roger Moreau puis Jean Moreau accomplissant plusieurs mandats complets et successifs.

Liste des maires successifs de Montrésor depuis 1945[97].
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Roger Moreau    
1977 1985 Hubert Brothier    
1985 2014 Jean Moreau UMP  
2014 en cours
(au 1er avril 2014[96])
Christophe Unrug DIV Chef d'entreprise

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La réforme de la carte judiciaire mise en place le 1er janvier 2010 a supprimé le tribunal d'instance de Loches, dans la juridiction duquel se trouvait la commune de Montrésor jusqu'alors. C'est désormais le tribunal d'instance de Tours qui est compétent pour l'ensemble du département ; toutes les juridictions concernant Montrésor sont ainsi regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui continuent de siéger Orléans[98], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

La commune de Montrésor est le siège d'une brigade de proximité de la gendarmerie nationale[99].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montrésor fait partie de la communauté de communes de Montrésor (CCM), qui a son siège dans la commune elle-même[100]. Les compétences de cet organisme intercommunal s'exercent sur les dix communes constituant l'ancien canton de Montrésor. Se substituant à partir du 13 décembre 2000 à l'ancien SIVOM du canton de Montrésor, la CCM intervient dans de nombreux domaines : adduction d'eau potable et traitement des eaux usées en régie directe, gestion de la collecte des déchets en remplacement de l'ancien syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMITCOM) du Val d'Indrois[101], entretien de la voirie, développement économique, etc.

Le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement du réseau de distribution d'électricité. Fondé en 1937, il a progressivement évolué dans le contexte d'ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence[102]. Toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel par arrêté préfectoral en date du 23 avril 2008 pour ce qui est de sa « compétence Électricité ». L'adhésion à la « compétence Gaz » est facultative et le conseil municipal de Montrésor a décidé le rattachement de la commune en 2011[103].

Le syndicat intercommunal de transport scolaire du Lochois auquel adhère la commune de Montrésor au même titre que 48 autres communes du Lochois, est un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) qui prend en charge le transports des collégiens et lycéens entre les communes de leur domicile et les établissements d'enseignement secondaire, publics comme privés, ouverts dans le périmètre de compétences de ce SIVU. Il opère en convention avec un transporteur professionnel[104].

composition graphique autour des mots Touraine et Côté Sud
Logo du Pays de la Touraine Côté Sud.

Le syndicat mixte Touraine propre, regroupant neuf communautés de communes ou syndicats mixtes intercommunaux d'Indre-et-Loire a pour vocation de favoriser et fédérer les actions en matière de réduction et de valorisation des déchets ménagers. La communauté de communes de Montrésor en est adhérente à titre collectif au nom des dix communes qu'elle regroupe[105].

Structure intercommunale de type syndicat mixte, le syndicat mixte du Pays de la Touraine Côté Sud regroupe le Conseil départemental d'Indre-et-Loire ainsi que quatre communautés de communes du sud du département d'Indre-et-Loire, au sein d'une entité cohérente au niveau géographique, économique, culturel et social. Son rôle est de porter les projets de développement de ce territoire[106].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ce domaine de compétence est pris en charge par la communauté de communes de Montrésor pour l'ensemble de son territoire, exception faite des dispositions particulières à chaque commune.

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

L'alimentation en eau potable de Montrésor et des neuf autres communes de la communauté de communes est entièrement mutualisée, à partir de quatre forages interconnectés exploitant des nappes du Cénomanien ou du Turonien et de deux stations de traitement ; l'un de ces forages se trouve en bordure de l'Indrois, en amont du bourg de Montrésor[107]. À la fin de 2013, plus de 3 700 foyers étaient raccordés à ce réseau sur l'ensemble de la communauté de communes[108].

L'assainissement des eaux usées de Montrésor est assuré, de manière collective, par une station d'épuration à disques biologiques, d'une capacité de 350 EH (équivalent-habitant), avec rejet des eaux épurées dans l'Indrois au niveau du plan d'eau communal de la commune voisine de Chemillé-sur-Indrois[109].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Une déchèterie, sur le territoire de la commune de Genillé, est accessible aux habitants de Montrésor comme des autres localités de la communauté de communes[110]. Les déchets ménagers recyclables ou non, sont collectés en porte-à-porte de manière hebdomadaire et des conteneurs pour la collecte du verre, du papier ou des vêtements sont répartis sur le territoire communal[111].

Patrimoine communal et construction[modifier | modifier le code]

Dans le souci de préserver l'aspect visuel du site, le conseil municipal de Montrésor a décidé en 2013 de ne pas délivrer d'autorisation aux particuliers souhaitant installer des panneau photovoltaïques de toiture, ces équipements étant jugés « peu esthétiques et difficiles à intégrer au patrimoine du village »[112].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Montrésor, sur une période de dix ans[113] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Montrésor de 2004 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Montrésor 132 214 288 245 395 362 366 327 321 194
Moyenne de la strate 138 148 160 168 170 169 174 199 211 194


CAF de Montrésor CAF moyenne de la strate

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 10], comparée à la moyenne de la strate (ensemble des communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé), bien que relativement variable, est toujours à une exception près (2004), supérieure ou égale à la valeur moyenne de la strate. La résultat comptable[Note 11], toujours positif, est lui aussi supérieur à celui de la strate, sauf en 2004[113],[Note 1].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Montrésor sont appelés les Montrésoriens[35],[114].

Les registres propres à Montrésor n'existent que depuis 1700, année de création de la paroisse, même si des données relatives à la démographie du territoire de la seigneurie existaient déjà. En 1789, ils mentionnaient une population de 193 feux[Dico 2], soit une population estimée à 965 habitants, alors que le territoire communal était beaucoup plus réduit qu'à l'époque contemporaine[Note 12]. Dès 1793, les recensements sont individuels.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 341 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 13],[Note 14].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 691 708 723 731 742 726 645 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
614 653 685 697 684 676 718 674 697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600 602 589 582 617 566 564 564 554
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
522 506 465 460 362 395 384 379 330
2012 - - - - - - - -
341 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[115] puis Insee à partir de 2004[116].)
Histogramme de l'évolution démographique


Soldes de variation annuelle de la population de Montrésor
exprimés en pourcentages[Note 15].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2006 2006 - 2011
Taux de variation annuel de la population - 1,4 - 0,2 - 2,9 + 1,0 - 0,6 - 2,4
Solde naturel - 0,6 - 0,2 - 0,2 + 0,1 - 0,4 - 0,7
Solde migratoire - 0,8 + 0,1 - 2,7 + 0,9 - 0,2 - 1,7

Il est difficile de commenter l'évolution de la population de Montrésor au fil des années dans la mesure où le périmètre communal a fréquemment varié. Malgré tout, et en dépit de l'agrandissement du territoire, le nombre d'habitants de Montrésor est en diminution presque constante, le semblant de stabilisation observé à la fin des années 2000 n'étant peut-être que temporaire ; une série plus longue manque pour vérifier cette tendance attribuée aux effets du développement touristique[SkC 3]. La diminution de la population est le fait de soldes naturel et migratoire négatifs, exception faite d'une certaine « embellie » dans la décade 1900-1999[Insee 6],[Note 16]. Jean-Mary Couderc et al., dans le Dictionnaire des communes de Touraine, attribuent cette situation à un « manque de vitalité communale », dû notamment à l'absence d'infrastructures routières importantes sur le territoire de Montrésor[Dico 1]. Pour Jean Debon, Montrésor et les communes environnantes peinent à maintenir sur place une population plus attirée par Loches et, au-delà, par Tours[117]. En outre, la taille moyenne d'un ménage, qui était de 2,9 personnes en 1968, n'est plus que de 1,9 personne en 2011[Insee 7].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montrésor en 2011 en pourcentage[Insee 8].
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans ou +
1,2 
16,0 
75 à 89 ans
22,8 
19,6 
60 à 74 ans
16,2 
22,1 
45 à 59 ans
19,8 
19,0 
30 à 44 ans
18,0 
9,8 
15 à 29 ans
13,2 
13,5 
0 à 14 ans
9,0 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2011 en pourcentage[Insee 9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
7,5 
75 à 89 ans
10,5 
14,4 
60 à 74 ans
15,1 
20,2 
45 à 59 ans
19,8 
19,5 
30 à 44 ans
18,4 
19,2 
15 à 29 ans
18,3 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

L'examen des pyramides des âges, au profil caractéristique, révèle une population communale beaucoup plus âgée que la moyenne départementale, puisque 57,7 % des hommes et 60,0 % des femmes habitant Montrésor ont plus de 45 ans, contre respectivement 42,7 % et 47,9 % pour l'Indre-et-Loire[Note 1].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes de Beaumont-Village, Chemillé-sur-Indrois, Loché-sur-Indrois, Montrésor, Villeloin-Coulangé et Villedômain ont mutualisé leurs ressources pour assurer la scolarisation de leurs enfants dans le cycle d'enseignement primaire, au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI)[118]. Dans ce cadre, la commune de Villeloin-Coulangé accueille, à la rentrée 2014, 51 élèves de maternelle[119] alors que les élèves du cours élémentaire sont scolarisés à Loché-sur-Indrois[120] (49 élèves) et Montrésor (44 élèves)[121].

Un accueil péri-scolaire est assuré pour les enfants avant et après la classe, leur proposant des activités ludiques et d'éveil[122].

Le collège de Montrésor accueille les élèves de l'enseignement secondaire[123],[Note 17] mais les lycées les plus proches se trouvent à Loches, avec deux lycées d'enseignement général, l'un public et l'autre privé, et un lycée public d'enseignement professionnel[124].

Le transport des écoliers au sein du RPI ainsi que celui des lycéens entre Montrésor et Loches est assuré par un service de cars.

Les établissements d'enseignement supérieur sont tous situés à Tours ou dans sa proche périphérie. Parmi eux, l'université pluridisciplinaire François-Rabelais propose, au sein d'une école polytechnique universitaire et de deux instituts universitaires de technologie s'appuyant sur une quarantaine de laboratoires de recherche, sept unités de formation et de recherche ; l'école supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers offre sur ses deux sites des formations Bac+3 ou Bac+5 ; l'école Brassart de Tours est spécialisée dans les arts graphiques[125]. Dans le domaine agricole, le lycée agricole de Tours-Fondettes prépare au diplôme du brevet de technicien supérieur (BTS, Bac+2)[126].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment moderne à la façade de verre.
La bibliothèque municipale.

La commune de Montrésor dispose d'une bibliothèque municipale, attenante à la mairie et intégrée réseau de la direction de la Lecture publique et du Livre de Touraine[127], gérée par le conseil départemental d'Indre-et-Loire. Un local club, pourvu d'équipement socio-éducatifs et réhabilité au début des années 2010 est mis à la disposition des habitants[128].

Des terrains sont aménagés pour la pratique du jeu de boules ou du tennis[129].

Vie associative[modifier | modifier le code]

Vingt-et-une associations ont leur siège à Montrésor. La majorité d'entre elles (13 associations) interviennent dans le domaine de la culture et des loisirs, par l'organisation de manifestations culturelles, la défense du patrimoine, la mise en place d'ateliers de loisirs pour les habitants, etc. Six autres œuvrent dans le domaine social (aide aux personnes en difficulté, association de parents d'élèves). Deux, enfin, sont des associations sportives. Si la plupart de ces associations ont une vocation communale, cinq d'entre elles exercent leur activité sur un périmètre plus large (ancien canton de Montrésor par exemple)[130].

Manifestations sportives et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis une dizaine d'années, Montrésor organise en juillet et en août, au bord de l'Indrois, au pied du château, mais aussi dans les rues du village, une série d'animations et de spectacles estivaux nocturnes retraçant l'histoire de Montrésor appelés Les Nuits solaires de Montrésor[131]. Ces manifestations ont remplacé les animations culturelles qui se déroulaient auparavant en journée, au moment de la Pentecôte, depuis le début des années 1990[SkC 8].

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment récent avec garages partiellement peints en rouge
Le centre de secours.

Un médecin généraliste est installé à Montrésor, qui offre également les services d'une pharmacie d'officine[132]. Un cabinet d'ostéopathie devrait également ouvrir dans la commune[133].

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier des Rives de l'Indre à Loches[134].

Un centre de secours des sapeurs-pompiers de Touraine est implanté à Montrésor. Il intervient également sur la commune de Villeloin-Coulangé[135].

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre quelques pages de son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, à l’actualité du canton de Loches. La Renaissance lochoise, « l'hebdomadaire de la Touraine du Sud »[136] est un hebdomadaire d’informations locales sur les cantons du sud de la Touraine.

Parmi les chaînes de télévision de télévision numérique terrestre (TNT) accessibles à tous les habitants de Montrésor, France 3 Centre-Val de Loire et TV Tours Val de Loire relaient, entre autres, les informations locales. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer France Bleu Touraine et Graffic[137], basée à Loches, plus spécialement dédiée à la musique et aux informations locales dans une zone allant de Tours à Poitiers et à Châteauroux.

Culte[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse de Montrésor au sein du doyenné de Loches, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que cinq autres doyennés[138]. En 2015, l'église Saint-Jean-Baptiste de Montrésor est l'un des huit lieux de culte de cette paroisse ; des offices y sont célébrés en alternance avec les autres églises paroissiales[139].

Monseigneur Bernard-Nicolas Aubertin est à la tête de l'archidiocèse de Tours depuis 2005[140].

Télécommunications et énergie[modifier | modifier le code]

En 2014, l'accès à internet à haut débit via la technique ADSL 2+ est possible pour tous les habitants de Montrésor abonnés à un réseau de téléphonie fixe[141].

La commune de Montrésor est rattachée au réseau public de distribution de gaz naturel [142].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 176 €, ce qui plaçait Montrésor au 28 963e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 10].

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Montrésor et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011 sont présentés ci-dessous[Insee 11],[Insee 12] :

Revenus et fiscalité à Montrésor et en Indre-et-Loire (2011).
Montrésor Indre-et-Loire
Revenu net déclaré par foyer fiscal (en €) 20 211 24 480
Part des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux (en %) 44,4 58,3

Le revenu net déclaré par foyer montrésorien est nettement inférieur à la moyenne départementale, tout comme la proportion de foyers imposables (-13,9 points). En 2010, la commune ne comptait aucun foyer assujetti à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)[143].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Montrésor et leur évolution sur les six dernières années[Insee 13],[Insee 14] :

Structure de la population active à Montrésor.
Montrésor 2011 Montrésor 2006
Population de 15 à 64 ans 197 204
Actifs (en %) 69,4 78,7
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 63,7 64,7
Chômeurs (en %) 5,7 14,0
Évolution de l'emploi à Montrésor.
Montrésor 2011 Montrésor 2006
Nombre d'emplois dans la zone 182 200
Indicateur de concentration d'emploi 143,8 146,7

Si le nombre d'habitants de Montrésor âgés de 15 à 64 ans n'a que peu varié au cours de la période de référence 2006-2011, le pourcentage d'actifs dans cette tranche d'âge a fortement baissé. Cette évolution est surtout le fait d'une diminution importante du pourcentage de chômeurs, passant de 14 % à 5,7 %. En contrepartie, le taux de préretraités ou retraités est passé de 6,3 % à 11,4 %, en cohérence avec le vieillissement observé de la population.

Si la zone d'emploi de Montrésor se révèle un peu moins génératrice d'emplois en 2011 par rapport à 2006, cela n'influe pas de manière importante sur l'indicateur de concentration d'emploi : en 2011, Montrésor continue à proposer près d'un emploi et demi pour un actif, valeur très nettement supérieure à la moyenne départementale (l'indicateur de concentration d'emploi en 2011 pour l'Indre-et-Loire est de 98)[Insee 15]. Pourtant, en 2011, seuls 50 des 182 emplois proposés à Montrésor sont occupés par des Montrésoriens. La moitié des actifs de Montrésor travaillent dans le département d'Indre-et-Loire, mais hors de la commune elle-même[Insee 16].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Montrésor selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 17] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 56 100,0 34 16 4 2 0
Agriculture, sylviculture et pêche 7 12,5 7 0 0 0 0
Industrie 2 3,6 0 2 0 0 0
Construction 5 8,9 4 0 1 0 0
Commerce, transports, services divers 32 57,1 20 11 1 0 0
dont commerce et réparation automobile 9 16,1 6 3 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 10 17,9 3 3 2 2 0
Champ : ensemble des activités.

En 2013, trois nouvelles entreprises se sont créées à Montrésor, une dans le domaine de la construction, une dans le secteur du commerce et une dans le domaine de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, et de l'action sociale. Deux de ces créations sont des entreprises individuelles[Insee 18].

Hormis une entreprise de services à la personne et une administration (enseignement), les établissements de Montrésor sont des petites et moyennes entreprises (PME) employant au maximum 19 salariés. Fin 2012, 34 d'entre elles (soit 61 %) n'avaient même recours à aucune main d'œuvre salariale. Le secteur tertiaire est particulièrement développé.

Fin 2012, la presque totalité (96,9 %) des établissements de Montrésor appartiennent à la sphère présentielle[Insee 19], c'est à dire que les biens et services qu'ils produisent sont destinés à satisfaire les besoins locaux, des habitants ou des touristes[Insee 20].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Avec trois exploitations implantées sur la communes entre 2010 contre neuf en 1988, l'importance du secteur agricole dans l'économie locale diminue[144],[Note 18]. La surface agricole utile (SAU) mentionnée pour Montrésor, de 297 ha en 2010 comprend, au sens du recensement de l'agriculture, la surface totale des terres exploitées par les agriculteurs établis sur la commune[145], ce qui explique que cette SAU soit très supérieure à la superficie cadastrale du territoire communal.

Comme pour beaucoup de communes de du sud-est de l'Indre-et-Loire, l'agriculture est dominée par les céréales, les cultures oléagineuses et protéagineuses[144]. Une importante exploitation arboricole a existé à Montrésor dans les dernières décennies du XXe siècle sur des terres appartenant à la famille Branicki ; sa production étant destinée au Royaume-Uni, elle a cessé son activité au début des années 2000 après un durcissement des règles commerciales bilatérales[SkC 9]. Renouant avec une tradition viticole du Lochois au XIXe siècle oubliée après l'invasion du phylloxéra en 1882[146], de nouvelles vignes se sont plantées à Montrésor en 2014[147].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Ce domaine de l'activité économique communale est principalement couvert par des entreprises du secteur des bâtiments et travaux publics : menuisier, charpentier-couvreur, peintre en bâtiments[148].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

La ville de Montrésor, par son statut d'ancien chef-lieu de canton, propose divers équipements habituels dans ce type de commune, mais elle a également développé des services destinés à répondre aux besoins des visiteurs comme des habitants : bureau de poste occupant l'ancienne gare ferroviaire, agence bancaire, agent d'assurance, maison de Pays, magasins proposant souvenirs et produits locaux, restaurants, commerces alimentaires dont une supérette, salon de coiffure, etc. Un marché est organisé à Montrésor, hebdomadaire de juin à septembre, mensuel le reste de l'année[149]. Trois assistantes maternelles peuvent prendre en charge dix enfants[150]. Une clinique vétérinaire occupe depuis 2010 les locaux laissés vacants après le départ des bureaux du Trésor public[128].

Une association locale ADMR (services à la personne à domicile), intervenant sur Montrésor, son siège, mais aussi sur les communes avoisinantes, est le plus important employeur de la commune avec 47 salariés en 2014[151]. Le second plus gros employeur de main d'œuvre est le collège de Montrésor (21 enseignants et administratifs en 2012)[152].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2014, l'Insee ne recense aucun hôtel ni camping sur le territoire de Montrésor[Insee 21]. Par contre, Montrésor dispose de trois établissements « chambres d'hôte » et d'une aire de stationnement et de services pour camping-cars (alimentation en eau et électricité, bacs de récupération des eaux usées). Des services complémentaires (campings, gîtes ruraux) sont disponibles dans les communes limitrophes[153].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue d'un château Renaissance, de tours médiévales et d'une église du XVe siècle en arrière-plan d'un village au bord de l'eau.
Le village vu des bords de l’Indrois.
En arrière plan et de gauche à droite, le logis Renaissance, les ruines de la forteresse médiévale et la collégiale Saint-Jean-Baptiste.

Château de Montrésor[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Montrésor.

Trois châteaux successifs sont construits sur le même site[Coord 1], mais à des emplacements légèrement différents.

Le premier château construit au XIe siècle sur l'éperon isolé au nord du plateau[LAB 1] mais démoli au début du XIIIe siècle[MH 1] n'a laissé comme seul vestige que le mur ouest de son donjon remanié qui était encore debout au XIXe siècle. À la face sud de ce donjon était accolée une tour de plus petites dimensions, totalement disparue. Il est probable que le site s'étendait bien plus vers l'ouest, au-delà de la Grande Rue percée ultérieurement[46] et qu'un fossé sec et une muraille protégeaient déjà le site vers le nord[EV 3].

Il est reconstruit vers la fin du XIVe siècle par Jean IV de Bueil qui en confie les travaux à Jean Binet pour en faire une forteresse médiévale pourvue d'une double enceinte protégée par des tours dont celles qui commandaient l'entrée est subsistent. L'enceinte extérieure est construite au pied du coteau — Il en subsiste de nombreux vestiges, dont l'imposant châtelet d'entrée[48] — alors que l'enceinte intérieure, conservant une partie de son chemin de ronde, est édifiée sur la crête. Un dispositif de fossés secs au nord du château complète la mise en défense du site. Une partie de la Grande Rue occupe maintenant cet emplacement. Un pont-levis, à l'est, permet d'isoler totalement l'enceinte[B01 5].

Vue d'une statue représentant un soldat presque allongé, appuyé sur ses bras.
Le soldat mourant, de Jules Franceschi[Note 19].

À la charnière entre le XV et le XVIe siècle, Imbert de Batarnay transforme la forteresse médiévale en logis Renaissance. Il bâtit donc, à l'ouest de la forteresse médiévale qui tombe en ruine, un nouveau château comprenant une aile principale et deux extensions latérales en prolongement, de part et d'autre[Dico 4]. Le corps principal, à étage, est percé, au nord comme au sud, de cinq séries de fenêtres auxquelles correspondent autant de lucarnes éclairant les combles[48]. Pour l'occasion Imbert de Batarnay obtient du roi Charles VIII l'autorisation d'abattre 100 arbres dans la forêt de Loches pour refaire la charpente[LAB 9].

Le château est partiellement démantelé à la Révolution française lorsqu'il est saisi et vendu comme bien national. L'aile latérale ouest ainsi que la chapelle, qui compose un lot distinct, sont abattus[LAB 7] et une tour, identique à celle terminant le logis principal vers l'est, est construite à l'ouest avec des matériaux de remploi vers 1830[EV 4]. En 1840, le pont-levis qui commande l'entrée du château est détruit et le fossé remblayé avec les décombres de la chapelle Notre-Dame[154].

L'aile principale du château, épargnée, est remaniée et restaurée par le comte Xavier Branicki à partir de 1849. L'intérieur du château est remeublé en style Second Empire qui abrite également de somptueuses collections de tableaux de la Renaissance italienne, mais également des pièces d'orfèvrerie et d'argenterie des rois de Pologne[Dico 4]. Les communs sont également réaménagés et agrandis vers l'ouest. À l'époque contemporaine, ils servent d'habitations. Les jardins, redessinés, abritent des statues dont les sujets sont pour la plupart liés à l'histoire de la Pologne.

Le château, ses communs, les enceintes et les jardins sont inscrits sur la liste des monuments historiques comme édifices classés depuis le 13 février 1996[MH 1].

Collégiale Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église est fondée en 1521 par Imbert de Batarnay, qui juge que la chapelle du château n'est pas à la mesure de son projet : en faire le lieu de sépulture familiale[Coord 2]. Il la dote d'un collège de chanoines, faisant de cette église une collégiale. L'édifice est consacré en 1532 par l'archevêque Antoine de Bar, le gros œuvre étant achevé, et réellement terminé vers 1541[LAB 10]. En 1700, la collégiale devient l'église paroissiale de Montrésor.

L'édifice, d'architecture encore gothique mais de décoration déjà Renaissance française[B01 6] affecte la forme d'une croix grecque et deux chapelles, de chaque côté du chœur, sont reliées aux branches du transept par un couloir. Sa façade est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture de la Renaissance française, mais elle a été largement mutilée à la Révolution[Dico 4].

Un clocher est édifié à la croisée du transept et un clocheton prend place à l'extrémité du bras sud du transept. Une tourelle est accolée à l'angle sud-ouest de la nef. Communiquant avec la chapelle sud par un passage éclairé par vitrail du XVe siècle, une petite chapelle, dédiée à Notre-Dame-de-Lorette et construite vers 1550, a été transformée en sacristie. Une abside à cinq pans termine le chœur vers l'est. La nef, le transept, l'abside et les chapelles de l'église sont voûtés d'ogives[B01 6].

Alignement de sièges en bois contre un mur d'église.
Stalles dans la choeur de la collégiale.

Elle abrite de nombreux objets inscrits ou classés au titre des monuments historiques, dont le tombeau en marbre noir et en albâtre de son fondateur, de son épouse et de son fils[MH 2], des tableaux du XVIe siècle[MH 3], une Annonciation de Philippe de Champaigne[MH 4] et de belles stalles du XVIe siècle[MH 5] ainsi qu'une statue de saint Roch en terre cuite qui ornait autrefois la chapelle homonyme, dans le bourg[MH 6],[B01 7].

Dorothée de Courlande, duchesse de Dino, décrit ainsi son passage à Montrésor le 14 juillet 1837 lors d'un voyage en Touraine et dans le Berry en compagnie de Talleyrand :

« [...] Nous nous sommes arrêtés ensuite à Montrésor, pour inspecter une des plus jolies églises de la Renaissance que j'ai vues ; elle est bâtie à côté d'un vieux castel, qui doit son origine au fameux Foulques Nera, le plus grand bâtisseur avant Louis-Philippe. »

— duchesse de Dino, Chronique de 1831 à 1862[155].

La collégiale Saint-Jean-Baptiste est classée monument historique dès 1840[MH 7]. En accord avec le diocèse de Tours, des manifestations culturelles y sont organisées[112].

Maison du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Située à l'aplomb du château, en bordure de la rue qui passe en contrebas, adossée au coteau[Coord 3], cette maison à étages construite au XVe siècle se singularise par ses murs pignon et gouttereaux à pans de bois. Les murs étant crépis, il n'est pas possible de savoir quel matériau, pierre ou brique, compose le hourdage. Un arrêté du 25 juin 1929 l'a inscrite sur la liste des monuments historiques[MH 8].

Logis du Chancelier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Logis du Chancelier de Montrésor.

Cet hôtel particulier fut construit en 1581, en contrebas du château dont il dépendait[Coord 4]. Un angle de sa façade s'orne d'une échauguette montée sur cul-de-lampe et ses combles prennent jour, vers l'est, par deux fenêtres à meneaux ornés de motifs Renaissance. C'est en 2015 le siège de la mairie de Montrésor, mais depuis les années 1950 et jusqu'en 1997, année de sa restauration, le bâtiment a abrité la gendarmerie[Dico 5]. Ses façades et sa toiture sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 18 juin 1962[MH 9].

Halle aux laines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Halle aux laines de Montrésor.

Construite au XVIIe siècle[Coord 5], cette halle surmontée d'un étage mansardé rappelle par son nom le travail de la laine qui fut une importante activité économique du village jusqu'au XIXe siècle ; les étoffes, stockées dans les combles, étaient vendues sous la halle. Son rez-de-chaussée abrite, au XXIe siècle, le marché de Montrésor et son étage accueille des expositions temporaires, ou permanente sur l'histoire de Montrésor. La halle aux laines est également appelée halle aux cardeux (cardeurs) et l'assimilation est telle qu'au XIXe siècle ce surnom s'étendait à l'ensemble des habitants de Montrésor[156]. La halle aux laines de Montrésor est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1926[MH 10].

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Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne chapelle Saint-Roch, dans la rue Xavier-Branicki, dédiée au saint patron de la paroisse[EV 5], fut construite en 1529, partiellement troglodytique. Désaffectée, elle ne se reconnaît plus qu'à ses fenêtres en arc brisé dont l'une s'orne d'un remplage très décoré[B01 8] et à une niche ayant longtemps abrité une statue de saint Roch désormais visible dans la collégiale[B01 7],[Dico 4].

Au centre du cimetière, Xavier Branicki fit édifier une chapelle servant de tombeau aux membres de sa famille, mais aussi à d'autres exilés polonais. De style néogothique, elle porte sur sa façade le blason des Branicki et leur devise : Pro fide et patria (Pour la foi et la patrie)[B01 9].

Le pont du jardinier est une passerelle en fer enjambant l'Indrois. Fabriquée dans les ateliers de Gustave Eiffel, elle fut installée, selon une tradition non attestée, pour permettre au prince Jérôme Bonaparte, en visite au château, d'aller à la chasse sans passer par le gué, seul autre moyen, à l'époque, pour franchir l'Indrois. Elle doit son nom au fait qu'elle était empruntée par les jardiniers du château qui allaient travailler sur l'autre rive[B01 4].

Sur la rive gauche de l'Indrois, une construction circulaire au toit conique abrite le dispositif du bélier hydraulique qui permettait, au XIXe siècle, d'alimenter en eau le château et deux fermes. L'installation, qui n'est plus utilisée, est pourtant toujours fonctionnelle [B01 4].

Pour amender les terres agricoles acides de la gâtine et préparer les composants du mortier utilisé dans la construction, de nombreux fours à chaux ont été construits dans le sud de la Touraine. Celui de Montrésor, installé au sud-ouest du territoire communal, en limite de Chemillé-sur-Indrois, n'a fonctionné que 30 ans, de 1899 à 1930. Son équipement est conservé[157].

Deux lavoirs sont encore en place sur la rive droite de l'Indrois, au fond d'une placette pour le lavoir public, au bout d'un jardin pour le lavoir privé[Dico 5]. Ils sont désaffectés mais maintenus en l'état, l'un d'entre eux est même encore muni de sa planche à laver.

Le massif de tuffeau jaune du Turonien sur lequel est bâti le château[Dico 2] est creusé de caves et d'habitations troglodytiques dont certaines sont encore habitées ou servent de dépendances.

La rue Branicki est tracée sur l'emplacement du fossé sec qui éventrait le coteau à l'est du château ; une arche remplaçant le pont-levis, restaurée au XIXe siècle, fut ménagée au-dessus d'elle pour permettre aux châtelains d'aller directement du château à la collégiale. Cette arche supporte l'impasse Potocki.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Vue d'un crustacé à l'aspect d'une crevette blanchâtre translucide.
Niphargus ictus.

Le territoire communal de Montrésor n'est intégré à aucune structure d'observation ou de protection du patrimoine naturel recensée par l'inventaire national du patrimoine naturel[158].

Le réseau de cavités souterraines dans lequel coule la Rouère, plus vaste réseau hydrographique souterrain d'Indre-et-Loire, abrite un écosystème cavernicole spécifique, avec notamment des crustacés aquatiques aveugles appartenant au genre Niphargus[Dico 1].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage de deux fromages de chèvre, Sainte-Maure de Touraine et Valençay, produits d'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 20] ou appellation d'origine contrôlée (AOC)[Note 21]. Onze types de vins tranquilles ou effervescents (crémants) bénéficient des mêmes appellations[159].

Par ailleurs, les rillettes de Tours, le bœuf du Maine, les volailles du Berry et vingt-deux types de vins tranquilles bénéficient d'une indication géographique protégée (IGP) s'ils ont produits sur le territoire de Montrésor[159].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean IV de Bueil (1365 - Azincourt, 1415), grand maître des arbalétriers de France, fut seigneur de Montrésor. C'est lui qui prit la décision de reconstruire le château médiéval. Il fut tué à la bataille d'Azincourt[K54 4].

Jean V de Bueil (1406 - château de Vaujours, 1477), fils du précédent et comme lui seigneur de Montrésor, se rendit célèbre en participant à la reconquête de la Normandie par le royaume de France. Nommé amiral de France par Charles VII, il perdit cette distinction sous Louis XI auprès duquel il rentra toutefois en grâce dans un second temps et dont il devint alors le chambellan[K54 5].

Imbert de Batarnay (Touraine, 1438 - Montrésor, 1523) était originaire du Dauphiné. Ce conseiller de quatre rois de France, Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier, seigneur de Montrésor, fut nommé gouverneur du dauphin François. Il reconstruisit le château mais mourut avant de voir achevée la collégiale Saint-Jean-Baptiste dont il avait également commandité l'édification[36]. Imbert de Batarnay était le grand-père maternel de Diane de Poitiers[160].

Anne de Batarnay, duc de Joyeuse (Joyeuse, 1560 - Coutras, 1587), était descendant d'Imbert de Batarnay. Seigneur de Montrésor, il fut tué lors de la bataille de Coutras qui opposait ses troupes à celles du futur Henri IV[161]. Il fut inhumé dans la collégiale de Montrésor.

Claude de Bourdeille (1608 - 1663), seigneur de Montrésor, grand veneur de Gaston d'Orléans, participa en 1636 à un complot dont le projet est d'assassiner Richelieu. Il fut inquiété durant la cabale des Importants et participa à la Fronde[162]. Il a laissé ses mémoires dans l'ouvrage Mémoires de Montrésor[K54 6].

Jacques-Joseph Moreau, dit Moreau de Tours, (Montrésor, 1804 - Paris, 1884) était un médecin psychiatre élève de Pierre Bretonneau qui, après plusieurs voyages en Orient, étudia l'effet des drogues sur le système nerveux, testant sur lui-même les effets de l'absorption de haschisch au cours de réunions publiques à l'une desquelles assista Théophile Gautier. Moreau de Tours consigna soigneusement ses observations, à la base de plusieurs publications[163].

Xavier Branicki (Varsovie, 1816 - Assiout, 1879), exilé en France après que le tsar Nicolas I eut saisi ses biens, acheta en 1849 le château de Montrésor. Ami des Bonaparte et notamment du prince Jérôme, oncle de Napoléon III, il fut un des grands personnages du Second Empire. En 1849, il créa, aux côtés d'Adam Mickiewicz, le journal La Tribune des Peuples ; il fut cofondateur du Crédit foncier de France et auteur d'un ouvrage sur la libération de la France par un impôt sur le capital.

Józef Unrug, (Brandebourg-sur-la-Havel dans l'Empire allemand 1884 - Lailly-en-Val, 1973) vice-amiral polonais, commandant en chef de la marine polonaise entre 1925 et 1939, prisonnier de guerre, exilé de la Pologne communiste après la Deuxième Guerre mondiale, est enterré à Montrésor où sa famille s'était installée.

Louis Janoir (Lugny, 1885 - 1968), pionnier de l'aviation, participa au meeting aérien que Montrésor organisa le 23 juillet 1911, auquel il prit part sur un monoplan Bonnet-Labranche, sortant indemne d'un accident à l'atterrissage [164]. Il se reconvertit par la suite dans la construction d'avions en créant plusieurs entreprises[165].

Claude Ménard (Montrésor, 1906 - Amboise, 1980) fut un athlète de saut en hauteur français médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 1928 et quadruple champion de France de la discipline[166].

Roger Moreau (Montrésor, 1904 - Amboise, 1986), artisan boucher de formation, fit partie de la délégation spéciale qui administra Montrésor de 1942 à 1945. Élu maire de Montrésor en 1945, il conserva cette fonction jusqu'en 1977. En 1975, il remplaça le sénateur d'Indre-et-Loire Raymond Villatte, décédé, dont il termina la mandature jusqu'en 1983[167].

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montrésor

Les armes de Montrésor se blasonnent ainsi :

D'azur semé de besants d'or[168].

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications consacrées à l'histoire et la géographie de Montrésor[modifier | modifier le code]

  • Abbé Louis-Auguste Bossebœuf (préf. abbé Émile le Pironnec), De l'Indre à l'Indrois : Montrésor, le château, la collégiale, et ses environs : Beaulieu-Lès-Loches, Saint-Jean le Liget et la Corroirie, Res Universis, coll. « Monographie des villes et villages de France »,‎ (réimpr. 1993), 103 p. (ISBN 2-74280-097-2).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Xavier Carré de Busserolle, « Recherches sur l'ancienne châtellenie de Montrésor », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. VI,‎ . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Line Skórka, « Un magnat polonais en Touraine - Xavier Branicki (1816-1879) », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXXIX,‎ , p. 555-569 (lire en ligne) . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Émile Vincent, Montrésor : l'histoire, les environs, la collégiale, le château, Tours, Imprimerie du Progrès,‎ , 50 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Publications consacrées à l'histoire et la géographie de la Touraine[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, La Touraine autour de l'an mil : inventaire des sources historiques et archéologiques, t. LXIX, Tours, Mémoires de la Société archéologique de Touraine,‎ , 151 p. (ISSN 1149 4670).
  • Bernard Briais (ill. Brigitte Champion), Découvrir la Touraine, la vallée de l'Indrois, Chambray-lès-Tours, CLD,‎ , 169 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Briais (ill. Denise Labouyrie), Vagabondages en Val d'Indrois, Monts, Séria,‎ , 127 p. (ISSN 1151-3012). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D.,‎ , 967 p. (ISBN 2-85443-136-7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Saskia Cousin, Les Miroirs du tourisme : Ethnologie de la Touraine du Sud, Paris, Descartes & Cie,‎ , 263 p. (ISBN 978-2-84446-191-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Croubois (dir.), L'Indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d'Angely, Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ , 470 p. (ISBN 2-90350-409-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton,‎ , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Michel Laurencin, Dictionnaire biographique de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD,‎ , 607 p. (ISBN 2 854 43210 X).
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention,‎ (réimpr. 1986), 9e éd., 733 p. (ISBN 2 855 54017 8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  2. Rogerius iste oppidum quod Mons Thesauri dicitur, quia de thesauro beati Mauricii erat, ut suum proprium possidebat. (Roger possédait comme bien propre cet oppidum que l'on appelle le Mont du Trésor, parce qu'il appartenait au trésor du bienheureux Maurice.)
  3. Conventionnellement, le gallo-roman est noté en petites capitales d'imprimerie par les linguistes. L'astérisque est aussi une notation des linguistes pour désigner un mot ou la forme d'un mot nom attesté. La désinence -us résulte d'une latinisation observée dans les textes.
  4. Les vestiges de l'aqueduc gallo-romain de la Ronde, parfois cités comme situés à Montrésor, se trouvent en réalité sur le territoire de la commune voisine de Chemillé-sur-Indrois, sur la rive gauche de la rivière.
  5. Foulques Nerra cherchait, en construisant un réseau de forteresses à quelques distances de Tours, à affaiblir la position de cette ville, alors tenue par les comtes de Blois, ennemis de la maison d'Anjou[C37 4].
  6. Diane de Poitiers est la fille de Jeanne de Batarnay, elle-même fille d'Imbert[169].
  7. Xavier Branicki a rejoint de nombreux polonais en l'exil après l'échec de l'insurrection de novembre 1830 et la période d'instabilité politique dans le pays, jusqu'au soulèvement de Cracovie en 1846.
  8. Le 27 juillet 1944, un commando « composé de membres de partis collaborateurs et de nazis » procède à l'arrestation de 250 à 300 personnes, parquées dans la cour de l'école des filles de Loches. Soixante-quatre d'entre elles sont transférées en fin de journée à la prison de Tours puis déportées ; il n'en reviendra que seize[170].
  9. Le chiffre de la population officiellement retenu pour l'élection municipale de 2008 était celui du recensement 1999, soit 395 habitants pour Montrésor.
  10. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[171].
  11. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  12. Cette estimation est basée sur un coefficient de conversion de 5 habitants par feu, valeur toutefois très contestée.
  13. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  14. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  15. Les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie communale en vigueur au 1er janvier 2013.
  16. En raison des valeurs arrondies à la première décimale fournies par l'Insee, les totaux peuvent apparaître inexacts.
  17. Bien que le collège de Montrésor soit administrativement domicilié dans cette commune, ses bâtiments sont implantés sur le territoire de Beaumont-Village.
  18. La différence observée entre les données fournies par l'Insee et par le ministère de l'Agriculture s'explique par une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET) et la prise en compte, dans les enquêtes de l'Insee, des exploitations de sylviculture.
  19. L'original en bronze de cette statue qui représente Mieczysław Kamieński, mort à la bataille de Magenta, se trouve au cimetière de Montmartre[172].
  20. Nomenclature européenne.
  21. Nomenclature française.
  22. Le sauvignon blanc est un cépage dont les raisins servent à élaborer, entre autres, le touraine blanc AOP.
  23. La race Limousine est une race de bovins à viande, élevée entre autres pour la production du Bœuf du Maine.

Coordonnées des monuments historiques de Montrésor[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  6. Mme Froger, « Inventaire sommaire de la série L - période révolutionnaire » [PDF],‎ (consulté le 15 mai 2015), p. 145, cote L151.
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  • Autres sources :
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  36. a, b, c, d et e Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. IV, Société archéologique de Touraine,‎ , 430 p. (lire en ligne), p. 318.
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  39. Alonzo Péan, Lettre à M. Vingtrinier sur l'origine des noms de Montrichard et de Montrézor, Paris, F. Hamon, 20 p., p. 12.
  40. Stéphane Gendron, Noms de lieux du Centre, Paris, Christine Bonneton,‎ , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4), p. 160.
  41. Stéphane Gendron, Noms de lieux du Centre, Paris, Christine Bonneton,‎ , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4), p. 45.
  42. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux en France : essai de toponymie, Éditions Errance, coll. « les Hespérides »,‎ , 319 p. (ISBN 2 877 72261 9), p. 227.
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