Louhossoa
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| Louhossoa | ||||||
L'église Notre-Dame-de-l’Assomption et les stèles discoïdales |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Espelette | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Errobi | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Harriet 2008-2014 |
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| Code postal | 64250 | |||||
| Code commune | 64350 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
813 hab. (2007) | |||||
| Densité | 110 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 71 m — Max. 369 m | |||||
| Superficie | 7,38 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Louhossoa est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Luhusoar.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Louhossoa fait partie de la province basque du Labourd, proche de la frontière espagnole (10 km) et à une demi-heure par la route de la côte basque. Elle est à la jonction de plusieurs vallons faisant communiquer Labourd et Basse-Navarre.
Accès [modifier]
La commune est desservie par la route départementale D918 entre Itxassou et Bidarray.
La gare de Louhossoa, proche de la Nive, est située sur la ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port.
Hydrographie [modifier]
Les terres de la commune sont arrosées[1] par la Nive, affluent de l'Adour, et par un tributaire de celle-ci, le ruisseau la Mouline.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
Sur le cadastre napoléonien de 1840, la commune est divisée en trois sections :
- Église
- Galbarioalberdia
- Harnabar
En , le Géoportail recense les lieux-dits suivants :
- Amezpila
- Ancienne Carrière de Kaolin
- Apeztégia
- Bidartéa
- Bildoztéguia
- Bordetxea
- Caminoa
- Chukurrénéa
- Curutchéta
- Fagaldéa
- Galbarioa
- Haltzartéa
- Haramburuya
- Harnabarréa
- Hiriartéa
- Laurentzen
- Laurentzénéa
- Parparokoborda
- Pastéroenea
- Pétrikundeya
- Petrikundeyko Borda
- Zilantzénéa
Communes limitrophes [modifier]
- Cambo-les-Bains au nord
- Itxassou à l'ouest
- Bidarray au sud
- Macaye à l'est.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Louhossoa apparaît[2] sous les formes Lourgousane (1595), Larhossa, Lorussona, Lurrossoa, Larrossoa et Lurossoa (1625, titres de Louhossoa[3]), Beata Maria de Lahaussoa et Louhossoüa (respectivement 1683 et 1690, collations du diocèse de Bayonne[4]) et Montagne-sur-Nive en 1793.
Le topoponyme "Louhossoa" apparait dans un acte que le Parlement de Guienne dressa le 5 mars 1598, en écrivant "Louhousana".
Son nom basque est Luhoso.
- Harnabar = "pierre vaire"
Histoire [modifier]
Le lieu connu sous le nom de Louhossoa se trouvant peuplé de 26 maisons bâties, par les cadets de familles, sur les terres communes à Macaye et Mendionde, une réunion des habitants du 5 juin 1604 attribua 13 maisons à chaque communauté.
Le 16 décembre 1625, les habitants des trois quartiers de de Lurhossoa, Archiloa et Saltanssima situées sur les terres communes, ayant obtenu des Lettres Patentes, lesquelles irrigeaient les quartiers en paroisse indépendante avec autorisation de bâtir une église, procédèrent aux bornages de la nouvelle Commune.
À partir de 1720, les noms des quartiers Archiloa et Saltanssima disparaissent des comptes rendus de réunion. Il n'est plus fait mention que de Louhossoa.
En 1834, on découvre plusieurs gisements de feldspath et de kaolin. La Société des Feldspaths basques & Porcelaines du Limousin exploitèrent les mines et l'usine jusqu'en 1979.
La loi du 4 mars 1790[5], qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Louhossoa s'appela Montagne-sur-Nive, Ainhoa devint Mendiarte, Ustaritz Marat-sur-Nive, Itxassou Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Palais Mont-Bidouze, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, du nom d'un jeune soldat mort au combat et Souraïde Mendialde.
En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[6]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.
Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[7]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[8] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.
Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[9]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté ; ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[10]
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'or à trois fleurs de lys d'azur accompagnées en chef d'une croisette ancrée de gueules.
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Ces armoiries sont d’adoption récente. Elles reprennent un blason sculpté sur la clé de voute située au dessus de l’accès d’entrée du clocher de l’église, dont l’origine est inconnue.
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Louhossoa fait partie de huit structures intercommunales :
- communauté de communes Errobi
- SIVOM Artzamendi
- syndicat mixte du bassin versant de la Nive
- syndicat intercommunal Nive - Nivelle
- syndicat pour le soutien à la culture basque
- syndicat AEP Macaye - Louhossoa
- syndicat intercommunal d'assainissement autonome Ur Garbitze
- syndicat départemental d'électrification.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Le kaolin de Louhossoa est argileux doux et onctueux et fait avec l'eau une pâte liante. Ce sont ces deux dernières catégories qui passent pour les plus parfaites au point de vue de l'industrie céramique. Son handicape est qu'il a toujours été, depuis le début de son extraction, beaucoup plus chère à exploiter que les kaolins anglais.
La première société formée à Louhossoa pour l'exploitation du kaolin remonte à 1837. Malheureusement, déjà, cette première tentative ne fut pas couronnée de succès. L'entreprise marcha mal et les actionnaires mirent en vente l'usine et les carrières destinées à l'alimenter une vingtaine d'années seulement après son ouverture. Parmi les actionnaires se trouvait M. Plantier de Bayonne qui se rendit acquéreur de l'ensemble. Son intelligence alliée à une infatigable énergie lui permirent de relever l'usine qui se trouvait pratiquement en ruine en 1858. À la même époque Jean Beheran, tiré au sort, doit quitter son village pour se rendre à l'armée. Il acquiert de l'instruction et devient sous-officier ; cependant son régiment est affecté dans la région parisienne. Le sergent Beheran, visite plusieurs ateliers et, attiré par un penchant irrésistible, désir reprendre pendant les heures de loisirs laissées par le service son ancien métier de charpentier. Malheureusement à cette époque sa qualité de sous-officier ne lui permet pas de travailler comme ouvrier. Il n'hésite pas à renoncer à son grade pour pouvoir exercer son art. De retour à Louhossoa, il travaillera avec M. Plantier et perfectionnera considérablement les machines hydrauliques.
Entre les deux guerres cette exploitation prospère tout à fait moyennement, pour finalement connaître de graves difficultés à partir de 1950. Néanmoins la production continuera jusque vers 1979. La société, après plusieurs changements de propriétaires, sera définitivement liquidée en 1979.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
- Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Lohossoa est le bas-navarrais occidental.
- Festivités
Patrimoine civil [modifier]
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Le fronton place libre
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Patrimoine religieux [modifier]
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (Beata Maria en basque) date du XVIIe siècle, avec une tour massive et non blanchie. Elle possède une cloche[13] de 1726 inventoriée par le ministère de la Culture, qui échappa deux fois à la fonderie. Pendant la Révolution où elle fut emmenée à Bayonne, puis en 1983, car l'ancienne cloche se fendit, et la municipalité voulait la fondre pour financer la nouvelle. L'ancienne cloche est aujourd'hui exposée dans le cimetière.
La plus ancienne date clairement identifiable (mais malheureusement aujourd'hui sous le bitume) gravée sur une stèle discoïdale porte la date de 1628. Ce qui correspond à la date de création du cimetière.
Patrimoine environnemental [modifier]
Équipements [modifier]
- Enseignement
La commune dispose d'une école primaire.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Pierre Lafitte, né en la maison Salaberria le 21 mai 1901, fils de Joseph, brigadier des douanes, et Maris Viela, ordonné prêtre en 1923 et décédé à Bayonne le 23 février 1985, est un écrivain français de langue basque, connu pour ses études sur la littérature en basque, spécialement la populaire. Il a été fondateur et directeur des revues Herria (« Pays ») (1944) et Aitzina (« En avant »). Il a été le précurseur du premier groupe lié au nationalisme basque en Pays basque français, appelé « eskualerriste ».
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Notice du Sandre sur Louhossoa
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Titres de Louhossoa - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 185
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975, 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3) (LCCN 76466747), page 187.
- Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Saint-Sébastien (Espagne), Elkarlanean 2002, 2002 (ISBN 978-2-913156-46-3), page 300
- Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pages 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :
« 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? » - Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Saint-Sébastien (Espagne), Elkarlanean 2002, 2002 (ISBN 978-2-913156-46-3), page 309
- Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, année 1935, pages 67 à 70, et Les paroisses du Pays basque, page 263, Gure Herria, années 1930-1932 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Saint-Sébastien (Espagne), Elkarlanean 2002, 2002 (ISBN 978-2-913156-46-3), page 310.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la cloche du XVIIIe siècle
