Estaing (Aveyron)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Estaing.
Estaing
Estaing, le château et le pont gothique sur le Lot.
Estaing, le château et le pont gothique sur le Lot.
Blason de Estaing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Estaing
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes d'Estaing
Maire
Mandat
Jean Pradalier
2014-2020
Code postal 12190
Code commune 12098
Démographie
Gentilé Estagnols
Population
municipale
596 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 22″ N 2° 40′ 21″ E / 44.5561111111, 2.6725 ()44° 33′ 22″ Nord 2° 40′ 21″ Est / 44.5561111111, 2.6725 ()  
Altitude Min. 301 m – Max. 760 m
Superficie 16,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Estaing

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Estaing

Estaing est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Estagnols.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 - Jean Pradalier    
1995 2008 Léon Romieu UMP  
1977 1995 Pierre Marc    
1965 1977 Olivier Giscard d'Estaing RI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 596 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
918 1 075 1 329 1 309 1 375 1 475 1 531 1 514 1 156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 497 1 594 1 642 1 664 1 704 1 771 1 627 1 596 1 395
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 309 1 273 1 218 1 185 1 107 1 036 1 020 1 002 842
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
809 718 667 666 665 612 610 596 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D’azur, aux trois fleurs-de-lys d'or et au chef du même. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce petit bourg situé dans une boucle du Lot qu'enjambe un vieux pont gothique, est célèbre pour son château, édifié par les comtes d'Estaing au XVIe siècle.

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Bessuéjouls, la prochaine commune est Golinhac, et son église Saint Martin.

Estaing ; halte de St Jacques

Estaing peut être considéré comme un des points où les chemins venant du nord-est traversaient le Lot pour continuer sur Conques.
Parmi les pèlerins qui avaient voulu éviter les embûches et les rigueurs de l’Aubrac, certains arrivaient directement à Estaing venant de Saint-Flour par Laguiole, d'autres étaient passés par Sainte-Geneviève-sur-Argence et le plateau de la Viadène.

Estaing a conservé bien vivant le souvenir du passage des pèlerins de Compostelle qu'y ont laissé des traces. C'est d'abord la célèbre fête de saint Fleuret qui a lieu tous les ans depuis le XIXe siècle, le premier dimanche de juillet.
Fleuret que la tradition présente comme un évêque du diocèse d’Auvergne peut vraisemblablement être identifié avec saint Flour dont les reliques furent amenées à Estaing vers 1361-1368 par le cardinal Pierre d’Estaing. Il est devenu le patron de la ville et chaque année la fête est célébrée le premier dimanche de juillet depuis six siècles avec un faste particulier.
Plusieurs centaines de personnages costumés représentent les membres du clergé et de l'illustre famille d’Estaing - ils suivent en procession l'antique buste relique du saint et parmi eux trois ou quatre sous le nom de « les jacques la coquille », participants habillés en pèlerins de Saint-Jacques avec le grand chapeau, la pèlerine garnie de coquilles - ils sont munis de la gourde et du bourdon.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille d'Estaing fut l'une des plus puissantes du Rouergue entre le XIIIe siècle et le XVIIIe siècle, période à laquelle elle s'éteignit.

Le nom d'Estaing a été pris en 1922 par plusieurs membres de la famille Giscard qui descendent d'une famille Destaing différente de l'illustre famille d'Estaing.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Fleuret[modifier | modifier le code]

Estaing ; La Croix du pont d'Estaing

Classée à l’inventaire des monuments historiques en 1927, elle fut construite au XVe siècle sur l'emplacement d'un ancien prieuré Saint-Fleuret qui avait été donné l'abbaye de Montsalvy par Pons Étienne, évêque de Rodez (1076-1085). Elle abrite maintenant, indépendamment des reliques du patron de la ville, un très beau Christ du XVe siècle et une pietà du XVIIe siècle ainsi qu'une statue de saint Jacques dans un retable doré.
À l'extérieur, sur la terrasse, une croix en pierre sculptée du XVe siècle est particulièrement remarquable. Entre le motif principal et le fût, on discerne à gauche un petit pèlerin agenouillé qui semble implorer le Christ. Il a son chapeau à large bord rejeté en arrière et son costume rappelle une fois de plus le souvenir du pèlerin de Compostelle.

Le château d’Estaing[modifier | modifier le code]

La ville est dominée par un imposant château qui rappelle la présence historique de la famille d’Estaing.
Le château d’Estaing domine le confluent du Lot et de la Coussanne. Datant du XVe siècle, il a été acheté en 2005 par Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République et son frère Olivier Giscard d'Estaing, ancien député des Alpes-Maritimes, ancien maire d'Estaing.

Le château d'Estaing est (avec l'église de Conques) un des monuments les plus connus et les plus rayonnants de l'Aveyron. Sous la première République, il fut vendu par lots après que le dernier membre de la famille d'Estaing eut été guillotiné. En 1836, les religieuses de Saint-Joseph achetèrent le château pour en faire un couvent, une école et une maison de retraite. il a été racheté en 2005 par Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République et son frère Olivier Giscard d'Estaing, ancien maire d'Estaing.

Le château de Frayssinet[modifier | modifier le code]

Ce château et son site sauvage remarquables sont mentionnés par Albert Ginesty[3]. Il ne doit pas être confondu avec les châteaux du même nom à Nayrac et à Bor-et-Bar.

Le manoir de la Fabrègues[modifier | modifier le code]

Cette demeure date du XVIe siècle. Située le long du Lot, elle a gardé de nombreuses traces du passé : belles cheminées monumentales, murs de pierres à vif et salle voutée. C'est aujourd'hui un hôtel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Léon Romieu), Estanh : Campuac, Cobison, Lo Nairac, Sebrasac, Vila Comtal / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Estanh, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1994, ill., couv. ill. ; 28 cm, 231 p. (ISBN 2-907279-19-X, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)
  • Albert Ginisty, Estaing: aspects du passé,‎ 1975
  • Anne-Marie Brisebarre, « Le recours à Saint-Fleuret, guérisseur des bestiaux à Estaing (Aveyron) », Ethnozootechnie, no 34,‎ 1984, p. 59-76 (ISSN 0397-6572)
  • Une famille Rouergate, à travers quatre siècles d'histoire (1598-1950) de Louis Molinier 1993.
Une famille Rouergate, à travers quatre siècles d'histoire

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Estain: Aspect du Passé, 1975.