Lavardens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lavardens
Vue de Lavardens
Vue de Lavardens
Blason de Lavardens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Jegun
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Gascogne
Maire
Mandat
Nicole Pascolini
2014-2020
Code postal 32360
Code commune 32204
Démographie
Population
municipale
405 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 42″ N 0° 30′ 52″ E / 43.7616666667, 0.514444444444 ()43° 45′ 42″ Nord 0° 30′ 52″ Est / 43.7616666667, 0.514444444444 ()  
Altitude 280 m (min. : 126 m) (max. : 245 m)
Superficie 30,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
Lavardens

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
Lavardens

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lavardens

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lavardens

Lavardens (Lavardens en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lavardens (classé « Plus Beaux villages de France ») est situé à 18 km à l'ouest de Fleurance et à 20 km au nord-ouest d'Auch. La commune est traversée par la route départementale 103, qui la relie à la route départementale 930 Auch-Condom.

Le village est situé sur un éperon. C'est un village castral dominé par la masse imposante de son chateau. Le bourg révèle un urbanisme lié au relief : il est entaillé d'une rue principale que rejoignent des ruelles très abruptes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Attestée dès les années 1140, la forteresse médiévale, capitale militaire des Comtes d'Armagnac, fut démantelée en 1496 par Charles VIII lors du siège de Lavardens.

Le château primitif était propriété du seigneur de l'Isle-Arbéchan (aujourd'hui L'Isle-de-Noé). Puis le château resta dans la mouvance des comtes d'Armagnac jusqu'à leur disgrâce en 1473.

L'actuel château de Lavardens est attribué pour l'essentiel de sa reconstruction à l'architecte Pierre Levesville qui réalisa les travaux pour le maréchal de Roquelaure, à partir de 1608. Antoine de Roquelaure construit ce château pour abriter ses amours avec sa jeune épouse Suzanne de Bassabat. Toutefois, il meurt sans avoir terminé sa tâche. Le château échoit alors, par voie d'héritage, à la famille de Rohan. Acheté ensuite, en 1752, par le Marquis de Mirabeau, puis par la famille de Pins — propriétaire de 1766 à 1852, le château ne subit que quelques modifications.

Au XIXe siècle le château est vendu en copropriété. Faute d'entretien, la toiture s'effondre en 1923.

Aujourd'hui l'association de sauvegarde du château de Lavardens, propriétaire de celui-ci, le restaure depuis 1970 et gère l'accueil ainsi que les différentes animations et expositions.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième d'argent au lion de gueules, au deuxième de gueules au château donjonné d'argent ouvert, ajouré et maçonné de sable, au troisième de gueules à Saint Michel terrassant le dragon d'argent[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Jean-Pierre Mothe[2]    
1977 2001 Robert Fourcade ...  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 405 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 136 1 245 1 073 1 296 1 408 1 117 1 201 1 120 1 074
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 075 1 060 978 1 020 1 030 988 912 864 824
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
783 758 709 720 685 635 614 577 517
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
504 422 373 377 378 375 372 410 405
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Lavardens est homologué comme un des "plus beaux villages de France" depuis 2011.
Église

Remparts[modifier | modifier le code]

Lavardens était entouré de remparts. À ce jour, il ne reste de visible que 5 tours quadrangulaires. La mieux conservée — dite « de Bayonne » — mesure 15 m de haut. Elle a été bâtie en appareil moyen et percée de petites archères archaïques.

Eglise[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église aurait été le donjon de la forteresse primitive. Mais son éloignement du chateau contredit cette hypothèse.

L'église a été surélevée au XVe siècle. L'extérieur est caractérisés par un escalier à vis en hors-œuvre et des contreforts angulaires de hauteur dégressive.

Beau vitrail du XVe siècle.

Château de Lavardens[modifier | modifier le code]

Château

Le village de Lavardens est dominé par l'imposante masse du château. Percé de fenêtres à double croisée de pierre, il fut hardiment lancé vers l'ouest, où la façade est cantonnée de tourelles carrées établies sur des trompes d'angle, en surplomb au-dessus du sentier. Un escalier taillé dans le roc mène aux grandes salles voûtées,à l'acoustique exceptionnelle, dont quelques-unes possèdent un pavement mozarabe de briques roses et de pierres aux motifs géométriques variés.(uniques)
Le duc de Roquelaure avait entrepris en 1575 de démolir l'ancienne forteresse médiévale. À partir de 1620 il fit édifier le nouveau château suivant un plan beaucoup plus vaste. Le château n'a pas été construit en se limitant à la plateforme rocheuse d'origine[5]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Banque du blason.
  2. Site de la préfecture - Fiche de Lavardens
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Henri Polge, Le château de Lavardens, pp. 225-227, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société Française d'Archéologie, Paris, 1970
  6. Essai sur l'histoire littéraire des patois du midi de la France aux XVIe et XVIIe siècles par le Dr J.-B. Noublet, Correspondant du ministre de l'Instruction publique pour les travaux historiques, membre de l'Académie impériale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, Paris, J. Téchener, Libraire, 1859. Voir p. 61-65, lire en ligne via google books.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]