Biriatou
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| Biriatou | ||||||
Stèle commémorative du détachement de Biriatou de la commune d'Urrugne en 1603 |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Hendaye | |||||
| Intercommunalité | Agglomération Sud Pays Basque | |||||
| Maire Mandat |
Michel Hiriart 2008-2014 |
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| Code postal | 64700 | |||||
| Code commune | 64130 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Biriatuar | |||||
| Population municipale |
1 087 hab. (2010) | |||||
| Densité | 98 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m – Max. 552 m | |||||
| Superficie | 11,04 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Biriatou est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Biriatuar.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine elle fait partie de la province basque du Labourd, et est située dans les Pyrénées occidentales, au pied du Xoldokogaina. Elle est frontalière avec l'Espagne, et plus précisément avec la comarque Basse Bidassoa de la province du Guipuscoa.
Accès[modifier]
Sur son territoire communal, se trouvent les anciens postes douaniers autoroutiers de l'A63 qui, une fois franchie la Bidassoa, se raccorde avec l'autoroute espagnole AP-8. Ce carrefour reste un lieu où se forment d'impressionnants bouchons.
Biriatou est reliée à l'A63 par la RN111. Le village est accessible par une route en cul de sac depuis Urrugne (quartier de Béhobie).
Il est traversée par le GR 10.
Hydrographie[modifier]
La commune est arrosée[1] par la seule Bidassoa.
Lieux-dits et hameaux[modifier]
- Anderrea[2]
- Apuntenea[2]
- Aruntz[2]
- Arrupea[2]
- Azkope[2]
- Bizkartzu[2]
- Erramuntegia[2]
- Errekaldea[2]
- Errondoenea[2]
- Faalegi[2]
- Garlatz[2]
- Gaztainaldea[2]
- Goietchea[2]
- Ihiztoki[2]
- Ikapide[2]
- Kaminoberri[2]
- Lizarlan[2]
- Lumaberdé[2]
- Mandale[2]
- Martingoiti[2]
- Ondibar[2]
- Osinko Lepoa[2]
- Osinko Zelaia[2]
- Petrikobaita[2]
- Pitara[2]
- Redoute de la Baionette[2]
- Redoute Louis XIV[2]
- Rocher des Perdrix[2]
- Sagardixar[2]
- Xoldokogaina[2]
Communes limitrophes[modifier]
Toponymie[modifier]
Le toponyme Biriatou apparaît[3] sous la forme Biriato (1552, titres de Navarre[4]).
Son nom basque est Biriatu.
- Plazaldea = "environs de la place"
- Mendia = "le mont"
Histoire[modifier]
La commune s'est détachée d'Urrugne en 1603.
En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[5]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.
Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[6]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[7] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.
Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[8]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[9]
Héraldique[modifier]
Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Biriatou fait partie de quatre structures intercommunales :
- Agglomération Sud Pays Basque ;
- Syndicat départemental d'électrification ;
- SIED Côte Basque Sud ;
- Syndicat pour le soutien à la culture basque.
La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 1 087 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Biriatou fait partie de l'aire urbaine d'Irún-Hendaye
Économie[modifier]
L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine[modifier]
- Le jeu de l'oie (antzara jokoa)
Il s'agit d'un jeu de tradition basque que l'on retrouve dans d'autres communes du Labourd (Ainhoa, Ahetze, Sare, Souraïde).
La règle du jeu est simple :
- Plusieurs cavaliers, traversant un portique sous lequel est suspendue une oie au bout d'une corde, doivent arracher le cou de l'animal. Le premier participant, le roi, possède un sabre. Les joueurs suivants doivent arracher le cou à main nue.
De nos jours, ce sport n'est autorisé que si l'oie a été tuée auparavant. Il existe également une variante du jeu de l'oie de l'autre côté de la frontière avec l'Espagne au cours de laquelle les participants doivent arracher le cou d'un coq pour leurs 18 ans.
- Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques (1863) du prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Biriatou est le labourdin.
- Festivités
Les fêtes patronales sont organisées par le Comité des Fêtes et se déroulent du 6 au 14 novembre.
Patrimoine civil[modifier]
- La redoute[12] dite Louis XIV fut utilisée pendant la guerre franco-espagnole de 1793-1795.
Patrimoine religieux[modifier]
L'église Saint-Martin[13] date en partie du XVIe siècle.
Patrimoine environnemental[modifier]
Équipements[modifier]
- Enseignement
La commune dispose d'une école primaire bilingue français/basque.
Personnalités liées à la commune[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Site du Sandre sur Biriatou
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 16 octobre 2011
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975, 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3), page 187.
- Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Saint-Sébastien (Espagne), Elkarlanean 2002, 2002 (ISBN 978-2-913156-46-3), page 300
- Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pages 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :
« 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? » - Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Saint-Sébastien (Espagne), Elkarlanean 2002, 2002 (ISBN 978-2-913156-46-3), page 309
- Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, année 1935, pages 67 à 70, et Les paroisses du Pays basque, page 263, Gure Herria, années 1930-1932 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Saint-Sébastien (Espagne), Elkarlanean 2002, 2002 (ISBN 978-2-913156-46-3), page 310.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la redoute Louis XIV
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
