Barcus
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| Barcus | ||||||
Le fronton de Barcus et l’église de l’Ascension |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie | |||||
| Canton | Mauléon-Licharre | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Soule-Xiberoa | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Marc Baranthol 2008-2014 |
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| Code postal | 64130 | |||||
| Code commune | 64093 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Barcusien | |||||
| Population municipale |
736 hab. (2007) | |||||
| Densité | 16 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 176 m — Max. 793 m | |||||
| Superficie | 46,93 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Barcus est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Barcus, dans le massif des Arbailles, fait partie de la Soule. La commune s’étend sur un ensemble complexe[2] de vallons formés par le cours du Joos et de ses tributaires droits et gauches (le quartier du Paradis est, par exemple, situé sur l’Ibarra et l’ancien hameau Guibelhéguiet sur l’affluent du Joos éponyme).
Accès [modifier]
La commune est desservie par les routes départementales 24, 59, 347, 459 et 859[3].
Hydrographie [modifier]
La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par le Joos (qui se jette dans le gave d'Oloron) et par ses affluents, le Bouhatéko erreka, l'arrèc d'Etchanchu, l'Handia, l'erreka Oyhanart, l'arriou de Soulou, l'erreka Sustaris, le ruisseau Ibarra (7 km) et ses tributaires, le ruisseau Ibarra (4 4 km, lui-même accompagné sur la commune par l'Askontchilo erreka et le ruisseau Athaketa) et le ruisseau Lecheguita (ainsi que par le tributaire de ce dernier le ruisseau Ilharra).
Paul Raymond[4] mentionne un autre affluent du Joos traversant le territoire de Barcus, le ruisseau de Buibéléguiet, ainsi que son tributaire, le ruisseau du Paradis.
Des affluents de l'Aucet (qui se jette également dans le gave d'Oloron) passent également sur les terres de la commune, tels que le ruisseau Ascania et le ruisseau l'Ibarle, ainsi que l'affluent de ce dernier, l'Ambelseko erreka.
Enfin, le ruisseau de Lacoste, sous-affluent de l'arrèc de Bitole, est également présent sur la commune.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Agaras[3],[4]
- Agor (borde)[3]
- Agorria[3]
- Aguerborda[3]
- Aguerret[3]
- Aistor[3]
- Alkkatia[3]
- Ahargo[3]
- Ainus[3]
- Alhorchar[3]
- Arambeaux[3]
- Aramburu[3]
- Aranéder[3]
- Arangaray[3]
- Arhanchet[3]
- Arthaxet[3]
- Artheguiet[3]
- Artzanüthürry[2]
- Askain[3]
- Askonobiet[3]
- Askoz[3]
- Askozborda[3]
- Athaket[3]
- Athakéta[3]
- Ayscar[3]
- Bagardikoborda[3]
- Baralegne (col)[3]
- Barbieborda[3]
- Barbieko Eyhéra[3]
- Barcardats[3]
- Barcochbide[3]
- Barnetche[3]
- Barrenkia[3]
- Belloya[3]
- Beltchun[3]
- Beltzantzuburu[3]
- Berhaburu[3]
- Berho[3]
- Bermaillou[3]
- Betan[3]
- Beteria[3]
- Bidau[3]
- Bigne (col)[3]
- Biscay[3],[4]
- Bohogu[3]
- Bordabegoïty[3]
- Bordaburia[3]
- Bordacharia[3]
- Bordagay[3]
- Bordagoyhen[3]
- Bordetta[3]
- Burgia[3]
- Cabana[3]
- Cachau[3]
- Chiloua[3]
- Choko[3]
- Chourikoborro[3]
- Cocutchia[3]
- Cotabaren[3]
- Cotiart[3]
- Coyos[3]
- Coyosborda[3]
- La Croix Blanche[3]
- Curutchiga[3]
- Doronda[3]
- Duque[3]
- Eihartzéta[3]
- Elhar[3]
- Elhurdoy[3]
- Eperrape[3]
- Eperregagne[3]
- Erguillota[3]
- Errande[3]
- Errékartéa[3]
- Espel[3]
- Espelia[3]
- Estecondo[3]
- Etchahoun[3]
- Etchanchu[3]
- Etchandy[3]
- Etchartéa[3]
- Etchebarne[3]
- Etcheberriborda[3]
- Etcheberry (2 lieux-dits)[3]
- Etchecopaberria[3]
- Etchegoren[3]
- Eyharche[3]
- Eyhartzet[3]
- Eyhea[3]
- Eyheregaray (2 lieux-dits)[3]
- Eyhéramendy[3]
- Fabiania[3]
- Gagnéko Borda[3]
- Galharetborda[3]
- Garay[3]
- Garrat[3]
- Gastellondo[3],[4]
- Gorostordoy[3]
- Gorrostibar[3]
- Goyheneix[3]
- Goyheski[3]
- Goyhetsia[3]
- Goytolia[3]
- Guibelhéguiet[3],[4]
- Haritchast[3]
- Haritchelhar[3]
- Harritchilondo[3]
- Haubiga[3]
- Hégoburu[3],[4]
- Héguiapal[3]
- Héguitchoussy[3]
- Ibar[3]
- Ibarrondo[3]
- Idiart[3]
- Ihitzaga[3]
- Ilharra[3]
- Itchal[3]
- Jacobia[3]
- Jaureguiberry[3],[4]
- Lagune[3]
- Lapitz[3]
- Lapitzia[3]
- Larragorry[3]
- Larranda[3]
- Larrandabuia[3]
- Larrasquet[3]
- Larrorry[3]
- Laxague[3]
- Laxagueborda[3]
- Lecheguita (col, 653 m[3])
- Legegaray[3]
- Lépazka[3]
- Lescarpé[3]
- Logeborde[3]
- Lohidoy[3]
- Lohidoyborda[3]
- Lojaborda[3]
- Malobra[3]
- Maysonnave[3]
- Menusketa[3]
- Mercaptpide[3]
- Mercaptpide Borda[3]
- Mignaborda[3]
- Miranda[3]
- Mocho[3]
- Montokoaltéa[3]
- Muskogorry[3]
- Nissibart[3]
- Oholéguy[3]
- Oilher[3]
- Ondarzuhia[3]
- Ordanoulet[3]
- Ostallaborda[3]
- Oyhanart[3]
- Paradis[3],[4]
- Pelento[3]
- Pellen[3]
- Perkain[3]
- Petchia[3]
- Petillon[3]
- Picochet[3]
- Pinka[3]
- Pordoy[3]
- Potho[3]
- Princi[3]
- Princiborda[3]
- Puchulu[3]
- Restoy[3]
- Sagardoyhégui[3]
- Salaber[3]
- Salazar[3]
- Salazarborda[3]
- Salhanka[3]
- Sapiula[3]
- Sardo[3]
- Saruborda[3]
- Seceneguiet[3]
- Sinto[3]
- Sorhotus[3]
- Suhatsola[3]
- Thias[3]
- Topet[3]
- Udoy[3],[4]
- Uhalt[3]
- Uhaltborda[3]
- Uhart[3],[4]
- Urrustoy[3]
- Urruty[3]
- Uthuère[3]
- Uthurralt[3]
- Uthurry[3]
- Zatzoury[3]
Communes limitrophes [modifier]
- Chéraute et L'Hôpital-Saint-Blaise au nord
- Géronce, Geüs-d'Oloron, Préchacq-Josbaig et Saint-Goin au nord-est
- Esquiule à l'est
- Sauguis-Saint-Étienne et Roquiague à l'ouest
- Aramits au sud-est
- Tardets-Sorholus et Trois-Villes au sud-ouest
- Lanne-en-Barétous et Montory au sud
Toponymie [modifier]
Le toponyme Barcus apparaît sous les formes Barcuys (1384[4], notaires de Navarrenx[5]), Barcuix (1462[4], notaires d'Oloron[6]), Sent-Saubador de Barcuix (vers 1470[4], contrats d'Ohix[7]), Barcoys (1520[4], coutume de Soule[8]), Barcois (1520[2]), Barcux (1580[4], titres de Luxe[9]), Barcinx (1650[4], carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), barcuix (1690[2]) et Bareus (1801[10], Bulletin des lois).
Jean-Baptiste Orpustan[2]propose une construction étymologique basque en deux parties. D’une part l’élément barr, signifiant « situé à l’intérieur, au fond », est complété, d’autre part, de -koiz, à rapprocher du basque goiz, « matin, est ». Barcus s’est développé dans une basse vallée, à l’est, justifiant l’analyse d’Orpustan.
Le nom basque de la commune est Barkoxe. Le gentilé dans cette même langue Barkoxtar.
Agaras, ferme de la commune, est mentionnée sous la forme Agarassi en 1479[4] (contrats d'Ohix[7]).
Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[4] mentionne la ferme Alicq.
La ferme Biscay est citée en 1479[4] (Biscaya, contrats d'Ohix[7]).
Gastellondo est un hameau de Barcus, mentionné sous la graphie Gastélondo en 1863[4].
Guibelhéguiet était également un écart de Barcus qui apparaît sous les formes Guibelleguiet (1479[4], contrats d'Ohix[7]) et Guibéléguiet-Ibarra (1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Hégoburu est le nom d’une ferme, connue en 1479[4] (Hégoaburu, contrats d'Ohix[7]) et 1863[4] (Hégobure).
Le hameau Jaureguiberry apparaît dans le dictionnaire de 1863[4] sous la graphie Jauréguiberry-Harra. La chapelle le Paradis est également mentionnée par le même dictionnaire.
La ferme Udoy fait l’objet d’une mention en 1479[4] dans les contrats d’Ohix[7].
Le toponyme Uhart est le nom d'une ferme citée[4] en 1520 (coutume de Soule[8]).
Histoire [modifier]
Paul Raymond[4] note que la commune était le siège d'un bailliage royal dont les appels étaient portés à la cour de Licharre.
Elle accueillait également une abbaye laïque vassale de la vicomté de Soule.
En 1790, Barcus était le chef-lieu d'un canton dépendant du district de Mauléon-Licharre et comprenant Barcus, L'Hôpital-Saint-Blaise et Roquiague.
On appelait messagerie" des Arbailles[11] la partie centrale de la Soule, entre Haute et Basse-Soule (région de Sauguis-Saint-Étienne, Aussurucq et Barcus).
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Barcus appartient à cinq structures intercommunales[12] :
- la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
- le syndicat AEP du Pays de Soule ;
- le syndicat d'assainissement du Pays de Soule ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat pour le soutien à la culture basque.
Démographie [modifier]
Le Journal[13] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 26 feux à Barcus, et 210 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance. En 2010, la commune comptait 734 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (polyculture et élevage d'ovins). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Il existe à Barcus le Lamiñen ziloa (« la grotte des lamiñak » en basque), petits lutins de la mythologie basque).
En 2009, Barcus organise la mascarade[15], spectacle traditionnel souletin mélangeant théâtre, danses et chants. Durant tout l'hiver jusqu'en avril, la mascarade est représentée le dimanche dans les autres villages de Soule.
Patrimoine civil [modifier]
Un trésor de monnaies celtibériennes (400-100 av. J.-C.) fut découvert en 1879[16]. Composé de 1 750 deniers d'argent provenant de différentes cités de Navarre et d'Aragon, leur présence à Barcus reste discutée.
Un gaztelu zahar se dresse à 440 mètres d'altitude au lieu-dit Haitzhandialtea.
Patrimoine religieux [modifier]
La commune possède une église (église de l'Ascension) dont l'origine remonte au Moyen Âge, qui a été en grande partie reconstruite au XIXe siècle et restaurée au XXe siècle[17]. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Elle recèle une cloche[18] datant de la fin du XVIIe siècle, classée à titre d'objet par les monuments historiques.
Équipements [modifier]
La commune dispose d'une école primaire et maternelle (quartier du Bourg).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Léon Urthuburu, vice-consul de France à Guayaquil en Équateur, originaire de Barcus, légua à la commune, en 1860, l'île Floreana dans les Galapagos. Malgré ses efforts, elle n'en prit jamais possession[19].
- Pierre Topet, dit "Etxahun", né à Barcus (1786-1862), un poète basque.
- Jean Touan, né en 1817 à Barcus, est le fondateur du café Tortoni à Buenos Aires. Ce café sera légué en 1872 à Célestin Curutchet, autre natif de Barcus.
- André Chilo, est un joueur français de rugby à XV, né le 5 juillet 1898 à Bordeaux et décédé le 3 novembre 1982 à Barcus.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé sur habitants.fr
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux, 2006 (ISBN 2 86781 396 4), p. 205
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 17 octobre 2012
- Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
- Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
- titres de Luxe - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- La charge du messager, sorte de procureur royal, était la surveillance d'une zone géographique définie - Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 17 décembre 2012
- Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Programme 2009 de la mascarade sur eke.org
- Vincent Mistrot et Christophe Sirieix (préf. Alain Juppé), Au temps des Gaulois : L'Aquitaine avant César, éditions errance, septembre 2012, p. 76-77 (catalogue de l'exposition).
- L'église de l'Ascension, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La cloche de l'église de l'Ascension, base Palissy, ministère français de la Culture
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 2700300386), p. 76
