Barcus

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Barcus
Le fronton de Barcus et l’église de l’Ascension
Le fronton de Barcus et l’église de l’Ascension
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Mauléon-Licharre
Intercommunalité Communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Jean-Marc Baranthol
2008-2014
Code postal 64130
Code commune 64093
Démographie
Gentilé Barcusien
Population
municipale
714 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 23″ N 0° 46′ 16″ O / 43.1897, -0.771111111111 ()43° 11′ 23″ Nord 0° 46′ 16″ Ouest / 43.1897, -0.771111111111 ()  
Altitude Min. 176 m – Max. 793 m
Superficie 46,93 km2
Localisation

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Barcus

Barcus est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Barcusien[1] (ou Barkoxtar[2] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Barcus, dans le massif des Arbailles, fait partie de la Soule. La commune s’étend sur un ensemble complexe[3] de vallons formés par le cours du Joos et de ses tributaires droits et gauches (le quartier du Paradis est, par exemple, situé sur l’Ibarra et l’ancien hameau Guibelhéguiet sur l’affluent du Joos éponyme).

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 24, 59, 347, 459 et 859[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par le Joos (qui se jette dans le gave d'Oloron) et par ses affluents, le Bouhatéko erreka, l'arrèc d'Etchanchu, l'Handia, l'erreka Oyhanart, l'arriou de Soulou, l'erreka Sustaris, le ruisseau Ibarra (7 km) et ses tributaires, le ruisseau Ibarra (4 4 km, lui-même accompagné sur la commune par l'Askontchilo erreka et le ruisseau Athaketa) et le ruisseau Lecheguita (ainsi que par le tributaire de ce dernier le ruisseau Ilharra).
Paul Raymond[5] mentionne un autre affluent du Joos traversant le territoire de Barcus, le ruisseau de Guibéléguiet, ainsi que son tributaire, le ruisseau du Paradis.

Des affluents de l'Aucet (qui se jette également dans le gave d'Oloron) passent également sur les terres de la commune, tels que le ruisseau Ascania et le ruisseau l'Ibarle, ainsi que l'affluent de ce dernier, l'Ambelseko erreka.

Enfin, le ruisseau de Lacoste, sous-affluent de l'arrèc de Bitole, est également présent sur la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Barcus apparaît sous les formes Barcuys (1384[5], notaires de Navarrenx[6]), Barcuix (1462[5], notaires d'Oloron[7]), Sent-Saubador de Barcuix (vers 1470[5], contrats d'Ohix[8]), Barcoys (1520[5], coutume de Soule[9]), Barcois (1520[3]), Barcux (1580[5], titres de Luxe[10]), Barcinx (1650[5], carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), barcuix (1690[3]) et Bareus (1801[11], Bulletin des lois).

Jean-Baptiste Orpustan[3]propose une construction étymologique basque en deux parties. D’une part l’élément barr, signifiant « situé à l’intérieur, au fond », est complété, d’autre part, de -koiz, à rapprocher du basque goiz, « matin, est ». Barcus s’est développé dans une basse vallée, à l’est, justifiant l’analyse d’Orpustan.

Agaras, ferme de la commune, est mentionnée sous la forme Agarassi en 1479[5] (contrats d'Ohix[8]).
Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[5] mentionne les fermes Alicq, Bilapu et Charritet (les deux dernières étant déjà citées en 1520[5] dans la coutume de Soule[9]).

La ferme Biscay est citée en 1479[5] (Biscaya, contrats d'Ohix[8]).

Gastellondo est un hameau de Barcus, mentionné sous la graphie Gastélondo en 1863[5].

Guibelhéguiet était également un écart de Barcus qui apparaît sous les formes Guibelleguiet (1479[5], contrats d'Ohix[8]) et Guibéléguiet-Ibarra (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Hégoburu est le nom d’une ferme, connue en 1479[5] (Hégoaburu, contrats d'Ohix[8]) et 1863[5] (Hégobure).

La ferme Iriard apparaît en 1520[5] dans la coutume de Soule[9].

Le hameau Jaureguiberry apparaît dans le dictionnaire de 1863[5] sous la graphie Jauréguiberry-Harra, tout comme l’écart Larréja.

La chapelle le Paradis est également mentionnée par le même dictionnaire.

La ferme Udoy fait l’objet d’une mention en 1479[5] dans les contrats d’Ohix[8].

Le toponyme Uhart est le nom d'une ferme citée en 1520[5] (coutume de Soule[9]).

Graphie basque

Son nom basque actuel est Barkoxe[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[5] note que la commune était le siège d'un bailliage royal dont les appels étaient portés à la cour de Licharre.
Elle accueillait également une abbaye laïque vassale de la vicomté de Soule.
En 1790, Barcus était le chef-lieu d'un canton dépendant du district de Mauléon-Licharre et comprenant Barcus, L'Hôpital-Saint-Blaise et Roquiague.
On appelait messagerie" des Arbailles[13] la partie centrale de la Soule, entre Haute et Basse-Soule (région de Sauguis-Saint-Étienne, Aussurucq et Barcus).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1954 Ambroise Bethular    
1954 1989 Jean Baptiste Jaureguiberry    
1989 1995 François Uthurry    
1995 2001 Jean Barneix    
2001 2008 Jean-Marc Baranthol    
2008 2014 Jean-Marc Baranthol    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Barcus appartient à cinq structures intercommunales[14] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d'assainissement du Pays de Soule ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Journal[15] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 26 feux à Barcus, et 210 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance. En 2011, la commune comptait 714 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 299 2 229 2 370 1 921 2 497 2 472 2 372 2 303 2 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 119 2 091 2 007 1 807 1 740 1 781 1 740 1 692 1 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 591 1 549 1 602 1 350 1 365 1 322 1 340 1 200 1 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 101 990 957 916 788 774 741 732 714
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[16])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (polyculture et élevage d'ovins). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Représentation de la mascarade 2009 à Barcus sur le fronton du village

Il existe à Barcus le Lamiñen ziloa (« la grotte des lamiñak » en basque), petits lutins de la mythologie basque).

En 2009, Barcus organise la mascarade[17], spectacle traditionnel souletin mélangeant théâtre, danses et chants. Durant tout l'hiver jusqu'en avril, la mascarade est représentée le dimanche dans les autres villages de Soule.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un trésor de monnaies celtibériennes (400-100 av. J.-C.) fut découvert en 1879[18]. Composé de 1 750 deniers d'argent provenant de différentes cités de Navarre et d'Aragon, leur présence à Barcus reste discutée.

Un gaztelu zahar se dresse à 440 mètres d'altitude au lieu-dit Haitzhandialtea.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune possède une église (église de l'Ascension) dont l'origine remonte au Moyen Âge, qui a été en grande partie reconstruite au XIXe siècle et restaurée au XXe siècle[19]. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Elle recèle une cloche[20] datant de la fin du XVIIe siècle, classée à titre d'objet par les monuments historiques.

Le village de Barcus

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire et maternelle (quartier du Bourg).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 2006 (ISBN 2 86781 396 4), p. 205
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt, du, dv, dw, dx, dy, dz, ea, eb, ec, ed, ee, ef, eg, eh, ei, ej, ek, el, em, en, eo, ep, eq, er, es, et, eu, ev, ew, ex, ey, ez, fa, fb, fc, fd, fe, ff, fg, fh, fi, fj, fk, fl, fm, fn, fo, fp, fq, fr, fs, ft, fu, fv, fw, fx, fy, fz, ga, gb, gc, gd, ge, gf, gg, gh, gi et gj Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 17 octobre 2012)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac et ad Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  6. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a, b, c, d, e et f Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b, c et d Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
  10. titres de Luxe - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  13. La charge du messager, sorte de procureur royal, était la surveillance d'une zone géographique définie - Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 17 décembre 2012)
  15. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. Programme 2009 de la mascarade sur eke.org
  18. Vincent Mistrot et Christophe Sirieix (préf. Alain Juppé), Au temps des Gaulois : L'Aquitaine avant César, éditions errance,‎ septembre 2012, p. 76-77 (catalogue de l'exposition).
  19. « L'église de l'Ascension », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « La cloche de l'église de l'Ascension », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 2700300386), p. 76

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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