Macaye

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Macaye
L’église
L’église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Hasparren
Intercommunalité communauté de communes du pays d'Hasparren
Maire
Mandat
Alain Dubois
2014-2020
Code postal 64240
Code commune 64364
Démographie
Gentilé Makear
Population
municipale
545 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 06″ N 1° 18′ 58″ O / 43.335, -1.31611111111 ()43° 20′ 06″ Nord 1° 18′ 58″ Ouest / 43.335, -1.31611111111 ()  
Altitude Min. 113 m – Max. 892 m
Superficie 19,75 km2
Localisation

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Toiture vénérable
Porte bouteille
Linteau sculpté
Fenêtre

Macaye est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Makear[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Macaye fait partie de la province basque du Labourd.

La côte basque, à l'ouest, est distante de 25 kilomètres.

Accès[modifier | modifier le code]

Macaye est desservie par la route départementale D252 entre Mendionde et Louhossoa.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[3] par le ruisseau la Mouline, affluent de la Nive.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien de 1835, la commune est divisée en quatre sections :

  • Herribeherea
  • Uiuia
  • Sahiola
  • Baigura

Aujourd'hui, le village est partagé en 14 quartiers :

  • Adarre
  • Aziotzea
  • Baigura
  • Capousoloa
  • Elizaldea
  • Herribeherea
  • Irigoiena
  • Mehaka
  • Uiuia
  • Plaza
  • Sahiola
  • Ursuia
  • Zuhurtea
  • Zuhaztia

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Macaye apparaît sous les formes Maqueyaga et Maqueya (1311), Macayaga (1344), Maccaie (1599[4], titres de Navarre[5]), Macaye (1650[4], carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Maquaie et Sanctus-Stephanus de Macaye (1683[4] pour les deux dernières formes, collations du diocèse de Bayonne[6]) et Makaia et Makea[7] au XIXe siècle.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Adarré désigne un mont entre Macaye et Bidarray (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Le toponyme Plaza apparaît[4] sous la forme La place (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Makea[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la vicomté de Macaye dépendait du royaume de Navarre.
En 1790, Macaye fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes de Macaye, Mendionde et Louhossoa, et dépendait du district d'Ustaritz.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[8]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.
Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[9]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[10] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.
Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[11]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté ; ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[12]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à une montagne à deux coupeaux d'argent mouvante de la pointe surmontée d'un soleil d'or[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean Camblong    
2008 en cours Alain Dubois    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Macaye fait partie de neuf structures intercommunales[14] :

La commune accueille le siège du syndicat AEP Macaye - Louhossoa.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le rôle de la contribution patriotique du 5 mars 1790[15] dénombre 189 « feux » (comprendre : foyers) à Macaye, pour une population totale d’environ 1030 à 1050 habitants[16]. Ce même rôle décompte les actifs de la commune :

  • 105 laboureurs (dont 71 propriétaires et 34 métayers)
  • 20 journaliers
  • 19 artisans (dont 4 tisserands, 6 duranguiers, 2 forgerons, 2 cordonniers, 2 charpentiers, 1 corroyeur)
  • 18 femmes seules
  • 2 vignerons
  • 2 marchands
  • 2 prêtres
  • 7 divers (un notaire, un régent, une benoîte, une servante, un sonneur de cloches, un voiturier et un chirurgien)
  • 9 « non identifiés »

En 2011, la commune comptait 545 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
861 1 355 872 803 816 868 781 814 806
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
845 780 746 751 718 694 693 728 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
711 712 678 627 665 662 616 597 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
504 512 468 463 476 529 530 535 550
2011 - - - - - - - -
545 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La coopérative Berria de Onetik est installée à Macaye et produit le Bleu des Basques. L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Macaye est le bas-navarrais occidental.
Festivités

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Relief stratégique pour Hasparren et Macaye, l'Ursuia a hébergé plusieurs forts protohistoriques (gaztelu zahar).

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement
Macaye dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées au XIXe siècle
  • Ganix de Macaye, un contrebandier célèbre qui vécut au XIXe siècle.
Nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Macaye
  4. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  8. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 187.
  9. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 300
  10. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité : « 

    1. Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2. Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3. Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4. Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5. Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6. Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7. S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ?

     » (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour,‎ 1895-1901, pages 256-257).
  11. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque, t. 4, Elkarlanean,‎ 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 309
  12. Bulletin de la Société des sciences : lettres et arts de Bayonne,‎ 1935, pages 67 à 70, et Gure Herria, Les paroisses du Pays basque,‎ 1930-1932, page 263. Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque, t. 4, Elkarlanean,‎ 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page=310.
  13. Guy Ascarat
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 15 juin 2014)
  15. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, CC 3
  16. Rôle cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque, t. 3, Elkarlanean,‎ 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), p. 268. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5,5 par feu.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le camp protohistorique et l'enceinte à parapets de terre
  20. Encyclopédie Auñamendi
  21. Claude Dendaletche, L'Archipel basque, Éditions Privat - Cahors 2005 (ISBN 2 7089 5619 1), page 133
  22. Les résultats de ces études furent publiés dans
    • J. Dausset, L. Legrand, Morton H. Levine, J. C. Quilice, M. Colombani et J. Ruffié, The Basques : Natural History, New York,‎ 1967 ;
    • J. Ruffie, Morton H. Levine, M. Blanc et P. Richard, Histocompatibility Testing : Genetic Structure and Distribution of HL-A Antigens in a Basque village, Copenhague,‎ 1972 ;
    • Morton H. Levine, J. Ruffie et H. Darrasse, A New lmmunoglobulin haplotype Gm (-1, -17, 21) in a Kurdish isolate and in a French Basque village,‎ 1972 ;
    • Morton H. Levine, Basque Isolation : I. A hemayopological survey of two Basque villages,‎ 1973.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]