Mirmande

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mirmande
Image illustrative de l'article Mirmande
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Loriol-sur-Drôme
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Benoît Maclin
2014-2020
Code postal 26270
Code commune 26185
Démographie
Population
municipale
503 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 57″ N 4° 50′ 10″ E / 44.6992, 4.8361 ()44° 41′ 57″ Nord 4° 50′ 10″ Est / 44.6992, 4.8361 ()  
Altitude Min. 87 m – Max. 584 m
Superficie 26,45 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Mirmande

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Mirmande

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mirmande

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mirmande

Mirmande est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mirmande est situé à 32 km au sud de Valence, 21 km au nord de Montélimar et 7 km au sud de Loriol qui est le chef-lieu de canton.

Les communes les plus proches sont Cliousclat, Saulce-sur-Rhône et Les Tourrettes.

Situé dans un paysage de collines, Mirmande est un village perché typique de la Drôme.

Village botanique avec ses plantes de rocaille, Mirmande compte parmi les 100 plus beaux villages de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une rue de Mirmande

Le nom vient de l’ancien français d’origine occitane mirmande (même étymologie que mirande) qui désignait une ville, un village ou une maison fortifiée[1].

Appelé Mirmanda au XIIe siècle, Castrum Mirimandae au XIIIe siècle Mirimanda et Miremande au XVIe siècle et enfin Mirmande au XVIIe siècle.

Mentionné dès 1238, le village est une ancienne propriété des Adhémar qui le cédèrent à l'évêque de Valence.[réf. nécessaire] Tout au long du Moyen Âge, un péage était établi à Mirmande sur le halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu’à la fin du XVe siècle[2]. Au milieu du XIVe siècle, le bourg se développe et un deuxième rempart, encore visible aujourd'hui, le délimite. Le XVIIe siècle voit le village s'agrandir hors les murs, mais c'est au XIXe siècle que Mirmande se développe avec la sériciculture (élevage du ver à soie) qui fait vivre près de 3 000 personnes.[réf. nécessaire]

Avec le déclin de cette économie, le village connaît des heures difficiles : le XXe siècle voit l'abandon et l'écroulement partiel de l'église Sainte-Foy. Par ailleurs, une loi exonérant d'impôts les maisons sans toit, de nombreux propriétaires qui ont quitté le village font découvrir les maisons qu'ils y possèdent encore, de sorte qu'elles tombent rapidement en ruine. Lorsqu'elles sont rachetées, le prix est fixé en fonction du nombre de tuiles restées sur le toit.

Le village renaît grâce aux nombreux artistes qui s'y installent plus ou moins durablement. André Lhote (1885-1962), peintre cubiste et écrivain, contribue au renouveau de Mirmande (voir ci-dessous « Personnalités liées au village »).

Aujourd'hui Mirmande compte 522 habitants qui logent à l'intérieur mais aussi, et surtout, à l'extérieur du village. Le commerce y reste limité avec une boulangerie/commerce, un magasin, deux hôtels, un restaurant et une poterie. L'école est associée à celle de Cliousclat, village avoisinant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1979 1989 Haroun Tazieff gauche Vulcanologue
1989 2001 Christian Tracol sans étiquette Ingénieur agronome
mars 2001 2006 Philippe Minguez socialiste Instituteur
2006 2008 Maryse Brun sans étiquette Accueil chambre d'hôtes
2008 2014 Anne-Marie Armand sans étiquette Ex Directrice de Société économie mixte
2014   Benoît Maclin sans étiquette Expert immobilier

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 503 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 548 1 391 1 856 1 995 2 166 2 346 2 488 2 561 2 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 660 1 222 1 166 1 147 1 061 1 094 1 034 897 918
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
912 907 816 615 598 541 475 454 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
459 459 407 420 497 503 507 503 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue générale du village.
Une rue, haut du village

Le village de Mirmande a deux églises, une au sommet et une à son pied. Le cimetière se trouve, lui, à l'église du haut. Deux églises ont été construites car les paysans et moines qui vivaient dans la campagne aux alentours du village et non dans le village ne voulaient plus monter au sommet de Mirmande pour aller à la messe. L'église s'est donc dépeuplée, et on en a fait construire une autre tout en bas de Mirmande, tout en gardant celle du haut. Celle du bas est toujours en activité (mariages, baptêmes, messes...) et celle du haut accueille des artistes qui exposent leurs œuvres dans l'église (ça a été le cas de Marcelle Rivier). Le village regorge aussi de belles maisons, mais aussi de vues extraordinaires (panorama, à côté de l'église du haut).

Le village de Mirmande possède aussi :

  • Deux hôtels : la Capitelle, demeure du peintre cubiste André Lhôte avec son restaurant et L'hôtel
  • un restaurant : Margot, où James Blunt le chanteur, viendrait séjourner de temps en temps et un bistrot de pays le café Bert
  • une multitude de chambres d'hôtes dont 4 labélisées Gîtes de France
  • une boulangerie-épicerie, qui se situe juste à côté de la mairie, dans la rue du boulanger
  • plusieurs ateliers d'artistes (Jacques Ibarra, Calicot (poterie), Céline Bari (peintre), ...)

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Mirmande bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1924, le peintre André Lhote découvre le village alors à peu près abandonné. La plupart des maisons sont en ruines. Lhote fait l'acquisition de l'une d'entre elles, encore en bon état, et vient tous les ans y installer une « académie d'été ». Il contribue à la renaissance et à la sauvegarde du village. Pendant l'occupation, de nombreux peintres, parmi lesquels on compte Marcelle Rivier, Alexandre Garbell, Pierre Palué, trouvèrent refuge auprès d'André Lhote et Mirmande devint un lieu très vivant de création artistique contemporaine. En 1948, André Lhote réussira à faire inscrire l'église Sainte-Foy à l'inventaire des monuments historiques.
  • Guy Marandet Élève d'André Lhote, s'installe à Mirmande définitivement, (6 octobre 1917 - 14 février 2011)
  • Marcelle Rivier quant à elle, s'installa à Mirmande définitivement et y habita près de 50 ans. Elle y est enterrée.
  • Haroun Tazieff, le célèbre volcanologue, fut le maire de Mirmande de 1979 à 1989. Sous son impulsion le village classé bénéficie d'une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysagé (ZPPAUP, la première publiée dans la Région Rhône-Alpes, en février 1989). De même, l'église Sainte-Foy est restaurée, inaugurée par Jack Lang, Ministre de la Culture en juillet 1981. Depuis elle accueille l'été des expositions, concerts et colloques. Des extensions du site classé ont lieu en 1975 et 1976.

Les rues du village sont repavées, les réseaux électriques et téléphoniques mis en souterrain.

  • En 1998 Mirmande est admis dans l'association des Plus Beaux Villages de France. Le Verger du Charreyron au pied du village rassemble plus d'une centaine de genres, espèces et variétés d'arbres fruitiers sauvages de France. Dans la forêt de pins qui domine le village, un parcours de découverte de la flore de la forêt drômoise a été créé sous l'égide de l'ONF.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. Dauzat, Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, 1963.
  2. M. Rossiaud, « Les haleurs du Rhône au XVe siècle », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 7e congrès, Rennes, 1976 : « Les transports au Moyen Âge ». p. 286.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]