Aroue-Ithorots-Olhaïby

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aroue, Ithorots et Olhaïby.
Aroue-Ithorots-Olhaïby
La chapelle d'Olhaïby
La chapelle d'Olhaïby
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
Intercommunalité communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Jean-Pierre Barneix
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64049
Démographie
Gentilé Arüetar
Population
municipale
247 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 09″ N 0° 54′ 59″ O / 43.3192, -0.91638888888943° 19′ 09″ Nord 0° 54′ 59″ Ouest / 43.3192, -0.916388888889  
Altitude Min. 89 m – Max. 231 m
Superficie 17,85 km2
Localisation

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Aroue-Ithorots-Olhaïby

Aroue-Ithorots-Olhaïby est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arüetar[1].

L'église Saint-Étienne d'Aroue dans la lumière du matin.
La tour de l'église d'Aroue.
Stèle discoïdale du cimetière d'Aroue.
La mairie, située à Aroue.
Vue du village d'Olhaïbe, l'église, le fronton, au fond : le château.
L'église d'Olhaïby.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aroue-Ithorots-Olhaïby fait partie de la province basque de Soule.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 11.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par des affluents du Saison, les ruisseaux Lafaure (et par le tributaire de celui-ci, le ruisseau le Hourquet) et de Lauhirasse (et par l'affluent de ce dernier, le Thiancoeniaerreka).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Aroue apparaît sous les formes Aroe (1337[5]), Aroa (1385[4], collection Duchesne volume CXIV[6]), Aroe et Sent Stephen d'Aroe (respectivement[4] 1460 et 1469, contrats d'Ohix[7]), Degaierie de Aroa (1520[5]) et Aroue (1690[5]).

Le toponyme Ithorots apparaît sous les formes Ithorrodz (1337[5]), Uthorrotz (1469[5]), Itorrotz, Utorrotz, Uturrotz et Ytorrotz (respectivement[4] 1469, 1478, vers 1480 et 1482, contrats d'Ohix[7]), Uthurrotz (1480[5]), Yptorrotz et Iptorrotz (1690[5]), Ithorrots (1793[8] ou an II) et Ittorolz (1801[8], Bulletin des Lois).

Le toponyme Olhaïbi apparaît sous les formes Olhaivie (1308[5]), Olhabie (1375[4], contrats de Luntz[9]), Olƒabie (1376[4], montre militaire de Béarn[10]), Olhaibie et Olhabia (respectivement[4] 1385 et 1407, collection Duchesne volume CXIV[6]), Olhayvi (1496[4], contrats d'Ohix[7]), Olharby (1563[4], aveux de Languedoc[11]), Olhayby et Olhaybié (1690[5]) et Olhaiby (1793[12] ou an II).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[5] indique qu'Ithorots pourrait signifier 'source, fontaine froide' et Olhaïby 'le gué des cabanes'.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Abbadie est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]) et provient de l'abbaye laïque d'Ithorots, vassale de la vicomté de Soule.

Bartulague désignait une ferme d’Ithorots-Olhaïby, déjà mentionnée sous les graphies Bairulague (1477[4], contrats d'Ohix[7]) et Barhulague (1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Béloscar est une ferme d’Aroue, dont les contrats d’Ohix[7] font mention en 1496[4].

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[4] (réformation de Béarn[13]) et la Phaure et 1863[4].

Olhassaria était un fief d’Aroue, vassal de la vicomté de Soule, mentionné sous les graphies Olhassari (XVIIe siècle[4], titres D'Arthez-Lassalle[14]) et Olhassarry (1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Arüe-Ithorrotze-Olhaibi[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note qu'Aroue était un des sept vics de la Soule, et dépendait de la messagerie de la Barhoue.

Il y avait à Ithorots une abbaye laïque[4] vassale de la vicomté de Soule.

Le fief d'Olhaïby était vassal de la vicomté de Soule, et son titulaire était l'un des dix potestats de Soule[4].

La commune fut "temple de la Raison" pendant la Révolution, sans doute à cause du voisinage béarnais, Aroue fut la seule commune basque à adopter la politique jacobine antireligieuse.

Entre 1790 et 1794, la commune d'Ithorots absorbe[8] Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Ithorots-Olhaïby. Le 1er août 1973 (par arrêté préfectoral du 20 juillet 1973), la commune d'Aroue absorbe Ithorots-Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Aroue-Ithorots-Olhaïby.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 2001 Franz Duboscq    
2001 2008 Marcel Gégu    
2008 en cours Jean-Pascal Barneix    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à huit structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes d'Amikuze ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 247 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464 379 543 509 514 555 535 500 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506 466 393 400 402 368 340 355 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328 345 326 268 277 254 249 270 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
268 223 286 249 254 230 246 260 245
2011 - - - - - - - -
247 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle d'Aroue, encore séparé d'Ithorots-Olhaïby, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[8].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
257 265 254 312 292 302 298 300 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
263 249 241 211 224 220 207 205 205
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
199 199 196 163 153 142 136 122 93
1962 1968 - - - - - - -
87 85 - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

C’est un village à l’architecture typique de l'est du Pays basque : toits à deux pentes couverts de tuiles, murs blanchis à la chaux, avec, dans le bourg, des maisons du XVIe siècle.

Comme dans beaucoup de villages basques, le fronton de pelote voisine avec l’église.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur le GR 65. Elle marque le début du 7e tronçon de ce GR inscrit par l'UNESCO au Patrimoine mondial. Le dossier de présentation à l'UNESCO la situe sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il n'y a pas de véritable justification historique à cela mais c'est un fait contemporain important pour cette petite localité. Une justification a été trouvée par le docteur Urrutibetehy, pionnier du tracé des chemins dans la région (c'est lui qui a installé la stèle dite de Gibraltar et en a fait un point de convergence de ces chemins). Il a vu dans le cavalier figurant sur le linteau de la porte de la sacristie une représentation de saint Jacques Matamore.

L’église Saint-Étienne[19] à Aroue, romane remaniée au XIXe siècle présente parmi ses sculptures du XIIe siècle un saint Jacques à cheval, image espagnole du « matamoro ».

L'église Saint-Samson[20], d'Ithorots, date du XIXe siècle.

L'église d'Olhaïby recèle du mobilier[21] du XVIIIe siècle, inventorié par le ministère de la Culture (retable[22], chandeliers[23], statues[24], tabernacle[25], tableau[26], croix d'autel[27] et de procession[28]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Franz Duboscq, né à Saint-Jean-de-Luz en 1924, fut député puis sénateur, ancien président du conseil général et maire de la commune jusqu'en 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Aroue-Ithorots-Olhaïby
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc et bd Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 2 mars 2012)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  6. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. a, b, c, d et e Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a, b, c et d Fiche d'OIthorots-Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  9. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire
  12. Fiche d'Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Titres de la famille d'Arthez-Lassalle à Tardets
  15. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 21 juin 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. « L'église Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « L'église Saint-Samson », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Le mobilier de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Le retable de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Les chandeliers de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no PM64000542 »
  24. « Les statues de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Le tabernacle de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Le tableau de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « La croix d'autel de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « La croix de procession de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]