Aroue-Ithorots-Olhaïby
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| Aroue-Ithorots-Olhaïby | ||||||
La chapelle d'Olhaïby |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Saint-Palais | |||||
| Intercommunalité | communauté de communes d'Amikuze | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Pascal Barneix 2008-2014 |
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| Code postal | 64120 | |||||
| Code commune | 64049 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Aruar ou Aibetar | |||||
| Population municipale |
255 hab. (2007) | |||||
| Densité | 14 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 89 m — Max. 231 m | |||||
| Superficie | 17,85 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Aroue-Ithorots-Olhaïby est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Aruar[1] ou Aibetar[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Aroue-Ithorots-Olhaïby fait partie de la province basque de Soule.
Accès [modifier]
La commune est desservie par la route départementale 11.
Hydrographie [modifier]
Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par des affluents du Saison, les ruisseaux Lafaure (et par le tributaire de celui-ci, le ruisseau le Hourquet) et de Lauhirasse (et par l'affluent de ce dernier, le Thiancoeniaerreka).
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Abbadie (château d’)[3]
- Aïntcia[3]
- Aitzaguer[3]
- Aroue[3]
- Bagardoy[3]
- Bartulague[3],[4]
- Begorre[3]
- Beheria[3]
- Benoscar (bois de)[3]
- Bentaberria[3]
- Berhon[3]
- Berrogain[3]
- Bethe[3]
- Bidauria[3]
- Bohoteguia[3]
- Bouhaben[3]
- Carriquiry[3]
- Ertorraenia[3]
- Etchebarnia[3]
- Etcheberria[3]
- Etchecoin[3]
- Etchelecu[3]
- Etchemborde[3]
- Eyherabide[3]
- Garay[3]
- Guestereguia[3]
- Hagoua[3]
- Harguina[3]
- Harguinaborda[3]
- Ithorots[3]
- Jaureguiberria[3]
- Joantho (château de)[3]
- Landaco[3]
- Landuchia[3]
- Larraburuzahar[3]
- Larrartia[3]
- Lassartia[3]
- Linchinbiague[3]
- Mendiburia[3]
- Mendicoi[3]
- Mendionde[3]
- Metcha (moulin de)[3]
- Olhaïby[3]
- Olhassaria[3],[4]
- Oxaïby[3]
- Oxart[3]
- Oxidoya[3]
- Oyhamburia[3]
- Oyhenart-Chipi[3]
- Oyhençabal[3]
- Pagueguy[3]
- Poulit[3]
- Quillilauquy[3]
- Salla[3]
- Sallagaray[3]
- Saubidet[3]
Communes limitrophes [modifier]
- Etcharry au nord
- Nabas au nord-est
- Charritte-de-Bas et Lichos à l'est
- Domezain-Berraute à l'ouest
- Ainharp et Lohitzun-Oyhercq au sud
Toponymie [modifier]
Son nom basque est Arüe-Ithorrotze-Olhaibi. Jean-Baptiste Orpustan[5] indique qu'Ithorots pourrait signifier 'source, fontaine froide' et Olhaïby 'le gué des cabanes'.
Le toponyme Aroue apparaît sous les formes Aroe (1337[5]), Aroa (1385[4], collection Duchesne volume CXIV[6]), Aroe et Sent Stephen d'Aroe (respectivement[4] 1460 et 1469, contrats d'Ohix[7]), Degaierie de Aroa (1520[5]) et Aroue (1690[5]).
Le toponyme Abbadie est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]) et provient de l'abbaye laïque d'Ithorots, vassale de la vicomté de Soule.
Bartulague désignait une ferme d’Ithorots-Olhaïby, déjà mentionnée sous les graphies Bairulague (1477[4], contrats d'Ohix[7]) et Barhulague (1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Béloscar est une ferme d’Aroue, dont les contrats d’Ohix[7] font mention en 1496[4].
Le toponyme Ithorots apparaît sous les formes Ithorrodz (1337[5]), Uthorrotz (1469[5]), Itorrotz, Utorrotz, Uturrotz et Ytorrotz (respectivement[4] 1469, 1478, vers 1480 et 1482, contrats d'Ohix[7]), Uthurrotz (1480[5]), Yptorrotz et Iptorrotz (1690[5]), Ithorrots (1793[8] ou an II) et Ittorolz (1801[8], Bulletin des Lois).
L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[4] (réformation de Béarn[9]) et la Phaure et 1863[4].
Le toponyme Olhaïbi apparaît sous les formes Olhaivie (1308[5]), Olhabie (1375[4], contrats de Luntz[10]), Olƒabie (1376[4], montre militaire de Béarn[11]), Olhaibie et Olhabia (respectivement[4] 1385 et 1407, collection Duchesne volume CXIV[6]), Olhayvi (1496[4], contrats d'Ohix[7]), Olharby (1563[4], aveux de Languedoc[12]), Olhayby et Olhaybié (1690[5]) et Olhaiby (1793[13] ou an II).
Olhassaria était un fief d’Aroue, vassal de la vicomté de Soule, mentionné sous les graphies Olhassari (XVIIe siècle[4], titres D'Arthez-Lassalle[14]) et Olhassarry (1863[4], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Histoire [modifier]
Paul Raymond[4] note qu'Aroue était un des sept vics de la Soule, et dépendait de la messagerie de la Barhoue.
Il y avait à Ithorots une abbaye laïque[4] vassale de la vicomté de Soule.
Le fief d'Olhaïby était vassal de la vicomté de Soule, et son titulaire était l'un des dix potestats de Soule[4].
La commune fut "temple de la Raison" pendant la Révolution, sans doute à cause du voisinage béarnais, Aroue fut la seule commune basque à adopter la politique jacobine antireligieuse.
Entre 1790 et 1794, la commune d'Ithorots absorbe[8] Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Ithorots-Olhaïby. Le 1er août 1973 (par arrêté préfectoral du 20 juillet 1973), la commune d'Aroue absorbe Ithorots-Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Aroue-Ithorots-Olhaïby.
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune appartient à huit structures intercommunales[15] :
- la communauté de communes d'Amikuze ;
- le syndicat AEP du pays de Mixe ;
- le syndicat AEP du pays de Soule ;
- le syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
- le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises ;
- le syndicat pour le soutien à la culture basque.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 244 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle d'Aroue, encore séparé d'Ithorots-Olhaïby, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[8].
Économie [modifier]
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
C’est un village à l’architecture typique de l'est du Pays basque : toits à deux pentes couverts de tuiles, murs blanchis à la chaux, avec, dans le bourg, des maisons du XVIe siècle.
Comme dans beaucoup de villages basques, le fronton de pelote voisine avec l’église.
Patrimoine religieux [modifier]
La commune se trouve sur le GR 65. Elle marque le début du 7e tronçon de ce GR inscrit par l'UNESCO au Patrimoine mondial. Le dossier de présentation à l'UNESCO la situe sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il n'y a pas de véritable justification historique à cela mais c'est un fait contemporain important pour cette petite localité. Une justification a été trouvée par le docteur Urrutibetehy, pionnier du tracé des chemins dans la région (c'est lui qui a installé la stèle dite de Gibraltar et en a fait un point de convergence de ces chemins). Il a vu dans le cavalier figurant sur le linteau de la porte de la sacristie une représentation de saint Jacques Matamore.
L’église Saint-Étienne[18] à Aroue, romane remaniée au XIXe siècle présente parmi ses sculptures du XIIe siècle un saint Jacques à cheval, image espagnole du « matamoro ».
L'église Saint-Samson[19], d'Ithorots, date du XIXe siècle.
L'église d'Olhaïby recèle du mobilier[20] du XVIIIe siècle, inventorié par le ministère de la Culture (retable[21], chandeliers[22], statues[23], tabernacle[24], tableau[25], croix d'autel[26] et de procession[27]).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Franz Duboscq, né à Saint-Jean-de-Luz en 1924, fut député puis sénateur, ancien président du conseil général et maire de la commune jusqu'en 2001.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
- Notice du Sandre sur Aroue-Ithorots-Olhaïby
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 2 mars 2012
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
- Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
- Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Fiche d'OIthorots-Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire
- Fiche d'Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Titres de la famille d'Arthez-Lassalle à Tardets
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 2 mars 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- L'église Saint-Étienne, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'église Saint-Samson, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Le mobilier de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
- Le retable de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
- Les chandeliers de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture, Notice no PM64000542
- Les statues de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
- Le tabernacle de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
- Le tableau de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
- La croix d'autel de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
- La croix de procession de l'église d'Olhaïby, base Palissy, ministère français de la Culture
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
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