Juxue

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Juxue
L'église Saint-Pierre et le fronton
L'église Saint-Pierre et le fronton
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Iholdy
Intercommunalité Communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre
Maire
Mandat
Jean-Michel Irume
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64285
Démographie
Gentilé Jutsiar
Population
municipale
219 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 13″ N 1° 02′ 42″ O / 43.2369, -1.04543° 14′ 13″ Nord 1° 02′ 42″ Ouest / 43.2369, -1.045  
Altitude Min. 91 m – Max. 657 m
Superficie 15,17 km2
Localisation

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Juxue

Juxue est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Jutsiar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays d'Ostabarret, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Juxue est accessible par les routes départementales D918 et D933.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par un tributaire de celle-ci, le Babatzeko erreka, lui-même accompagné de ses affluents, le Negeleko erreka et l'Etchebarneko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • ermine
  • sergia
  • bastida
  • negel erreka
  • zoropa
  • landa oihane
  • zotzarbe

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Entrée de Juxue sur la D602

AAttestations anciennes[modifier | modifier le code]

Ce toponyme est documenté sous les formes Judsue (XIIIe siècle, collection Duchesne volume CXIV, feuillet 47[3]), Jutsue (1472, notaires de Labastide-Villefranche, no 2, feuillet 21[4]) puis Jutsia[5] au XIXe siècle (noté Yutsia par Paul Raymond[6]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Juxue est une écriture approchée de l'ancien basque Jutsua, basé sur une vielle racine oronymique[7] et signifiant 'lieu de hauteur' ('où les hauteurs abondent'[8]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Jutsi[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 19 mars 1829, le quartier "Pagolle-Oyhana" est détaché de la commune de Juxue pour être rattaché à Pagolle[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Bernadette Oillarburu    
2008 en cours Jean-Michel Irume    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Juxue appartient à six structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre ;
  • le syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat pour le fonctionnement des écoles d'Ostibarret.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement[11] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé sur ordre de Charles III de Navarre[12], comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[13], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Juxue la présence de 13 feux, le second de 61 feux.

En 2011, la commune comptait 219 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
793 808 877 860 443 463 463 504 441
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
411 408 368 358 353 356 359 359 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
346 344 346 318 305 306 299 317 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
266 243 246 230 221 192 224 219 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'association Euskal Argentina, basée à Juxue, travaille pour la diaspora basque d'Argentine.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[20] date de la fin du Moyen Âge. L'église possède une porte latérale dite "porte des cagots" dont la voûte mentionne la date de 1663.

Vitrail dédié à Michel Garicoïts
Vitrail de l'église Saint-Pierre
Chœur de l'église Saint-Pierre

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Juxue
  3. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  4. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  6. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  8. « Notice de présentation de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Ordonnance du roi n°10,945 dans le Bulletin des lois
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  11. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  12. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  13. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. « Notice sur le camp protohistorique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice sur la maison Donaazia », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice sur la maison Larramendia », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice sur les maisons des XVIIIe et XIXe siècles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice sur l'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]