Rochefort-en-Terre

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Rochefort-en-Terre
Place centrale de Rochefort-en-Terre.
Place centrale de Rochefort-en-Terre.
Blason de Rochefort-en-Terre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Rochefort-en-Terre (chef-lieu)
Maire
Mandat
Jean-François Humeau
2014-2020
Code postal 56220
Code commune 56196
Démographie
Gentilé Rochefortais, Rochefortaises
Population
municipale
742 hab. (2011)
Densité 608 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 01″ N 2° 20′ 07″ O / 47.7002777778, -2.33527777778 ()47° 42′ 01″ Nord 2° 20′ 07″ Ouest / 47.7002777778, -2.33527777778 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 80 m
Superficie 1,22 km2
Localisation

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Rochefort-en-Terre
Liens
Site web http://www.rochefort-en-terre.com/

Rochefort-en-Terre [ʁɔʃfɔʁ ɑ̃ tɛʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Rochefort-en-Terre est bâtie sur une crête rocheuse bordée au Nord par les Landes de Lanvaux. Elle est entourée par les communes de Pluherlin et de Malansac. La rivière du Gueuzon, affluent de l'Arz, passe sur son territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité est dotée au XIIe siècle d'un château construit sur l'éperon rocheux par les Seigneurs de Rochefort. Il a été construit selon un plan pentagonal[1] et prend la place d'anciennes fortifications gallo-romaines. Le bourg se développe à partir du château et son nom apparaît en 1260 sous la forme de Rupes castris[2]. Il comporte de nombreux services administratifs et est le siège d'une seigneurie puissante : dès le XIIe siècle, la châtellenie de Rochefort figure parmi les principales seigneuries du pays vannetais[3]. Le domaine seigneurial s'étendait sur plus de 5 000 hectares[4].

La châtellenie s'étendait sur une dizaine de paroisses ; au sud, celles de Limerzel, Questembert, Péaule, Caden fournissaient les ressources issues de la culture et de l'élevage ; au nord, celles de Pluherlin et Malansac le bois des Landes de Lanvaux ; au centre se situait le bourg aux fonctions artisanales et commerçantes[5].

En mars 1793, le château fut pris par les chouans. Trois patriotes moururent au cours de la bataille. La commune a pris les noms de Rochefort-des-Trois et de Roche-des-Trois pendant quelques années[6].
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

En 1800, Rochefort est chef-lieu de canton. Une activité industrielle s'y développe autour des ardoisières, des clouteries et tanneries. En 1892, la commune prend le nom de Rochefort-en-Terre. En 2009, la commune entre dans la communauté de communes de Questembert. À partir de 1903, Alfred Klots, propriétaire du château, invite des peintres dans la cité et met en place les activités touristiques.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rochefort-en-Terre (Morbihan).svg

Les armoiries de Rochefort-en-Terre se blasonnent ainsi :


Vairé d’or et d’azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Rochefort-en-Terre.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Jean-François Humeau    
1999 2001 Lucienne Abgrall    
1995 1999 Marie-Thérèse Le Brun    
1977 1995 René Belliot RPR Conseiller général
1947 1977 Jean Blanchard    
1939 1947 Léonine de Saint-Quentin    
1934 1939 Victor Limon Duparcmeur    
1929 1934 Jules Gruel    
1904 1929 Gurval Poirier    
1893 1904 Louis Gruel    
1891 1893 Joseph Le Besconte    
1888 1891 Jean-Marie Juhel    
1882 1888 Jean Bahon    
1874 1882 Joseph-Marie Digo    
1872 1874 Jean-Marie Simon    
1869 1871 Vincent Gruel    
1865 1869 Jacques Juhel    
1852 1865 Joseph Herveou    
1848 1852 Jacques Juhel    
1847 1848 Alphonse Lamarre    
1842 1847 Charles Adolphe Desgoulles    
1840 1842 Ambroise Félix Moigno    
1834 1840 François Marie Vignard    
1832 1834 Désiré Charles Dany    
1827 1832 Dominique Robin    
1815 1827 Julien Lacambre    
1815   François Augustin Le Clainche    
1800 1815 Jean Mace    
1798 1800 François Augustin Le Clainche    
1795   Jy Haudebert    
1793 1795 Mathurin Ramet    
1792 1793 Jean-Louis Duperron    
1790 1791 Pierre Legal    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 742 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 596 555 695 695 697 732 735 767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
730 676 692 678 706 658 637 644 653
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
685 737 716 638 604 575 555 682 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
662 670 599 613 645 693 683 733 662
2011 - - - - - - - -
742 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


La croissance de la population de Rochefort-en-Terre entre 1990 et 2007 est due à son solde migratoire. Le solde naturel négatif (- 3,8 %) a été compensé par le solde migratoire positif (+ 4 %). Cette tendance a commencé entre 1975 et 1982 en s'accentuant de recensement en recensement : 75/82 - 1 % et + 1,3, 82/90 - 2 % et 2,7 %, 90/99 - 2,7 % et + 3,5 %. Ainsi la population se renouvelle par un apport de population. Au recensement de 2007, 57,2 % de la population habitait la commune depuis plus de 5 ans. Les nouveaux arrivants venant en majorité du département du Morbihan (30,3 %), 1,9 % de la Bretagne, 8,1 % d'une autre région de la France métropolitaine, 0,8 % d'un Département d'Outre Mer et 1,7 % d'un autre lieu.

La commune abrite, en 2007, 378 logements soit 68 de plus qu'en 1999 : 77,, 6 % de maisons et 21,8 % d'appartements. Ce sont principalement des résidences principales (73,1 %), avec une petite part de logements secondaire (20,1 % et quelques logements vacants (6,8 %). Le parc immobilier comprend une majorité de logements anciens (50,2 % achevé avant 1949). La cité s'est dotée régulièrement de nouveaux logements, principalement des maisons, : 11,2 % entre 1949 et 1975, 27,5 % entre 1975 et 1989 et 11,2 % entre 1990 et 2004. 45,6 % des logements principaux ont plus de cinq pièces.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cité comporte de nombreux monuments historiques :

  • plusieurs maisons anciennes dans la grande rue dont le Café Breton, une maison du XVIe siècle possédant une tourelle[9],
  • entre la collégiale et les halles, quatre immeubles du XVIe siècle et XVIIe siècle [10].

Une chapelle est mentionnée au XIIe siècle à Rochefort. Elle était de style roman comme le montre l'empreinte dans le mur Nord du transept et le clocher. L'église actuelle a été en grande partie construite au XVe siècle: église paroissiale, elle est érigée en collégiale par le maréchal Jean de Rieux en 1498. Elle se dote alors de stalles et s'orne d'un jubé qui a été déplacé à la tribune. Agrandie et restaurée en 1533 par le Seigneur de Rochefort, elle est dotée d'une façade gothique flamboyant.

Au XVIIe siècle, le chœur où officiaient les chanoines est fermé par un retable de pierre. La collégiale est agrandie d'une nouvelle nef au sud pour accueillir les paroissiens. La collégiale est restaurée et accueille deux retables venant de l'ancien couvent de Bodélio en Malansac. En 1802, Rochefort devient paroisse et doyenné.

En 1925, la collégiale est classée monument historique. De grands travaux ont été entrepris pour cela. Le chœur est réaménagé par l'enlèvement du retable de pierre qui est placé dans l'arrière chœur. deux vitraux sont composés : un au chevet et un au transept sud représentant la découverte de la statue de Notre-Dame-de-la-Tronchaye. La collégiale abrite, sans doute depuis le XIIe siècle, la statue de Notre Dame-de-la-Tronchaye trouvée dans un arbre par une bergère. Rochefort est devenue depuis ce temps là un lieu de pèlerinage. En 1925, le pape a autorisé de couronner la statue de la Vierge Marie.

  • Le château de Rochefort a été construit au XIIIe siècle. Ce château primitif a été ruiné pendant les guerres de la Ligue et une seconde fois en 1793.
  • Un vieux puits.
  • Une maison de retraite a été construite au XVIIIe siècle.

École[modifier | modifier le code]

La commune compte une école primaire de 60 élèves : l'école Sylvain Pradeau.

Distinctions touristiques[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu différents labels. Elle fait partie des petites cités de caractère et des plus beaux villages de France. La commune est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006. Quatre communes du Morbihan ont ce label en 2009[Note 3].

  • Une glycine de couleur mauve, plus que centenaire, recouvre la façade et le pignon ouest de la mairie.

Tableaux représentant Rochefort-en-terre et ses environs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le peintre suisse Marius Borgeaud y a peint durant une dizaine d’années, à partir de 1909.
  • Françoise d'Amboise aurait séjourné à Rochefort-en-Terre où habitait son oncle de Rieux vers 1460. C'est dans la collégiale qu'elle aurait fait le serment solennel de ne pas se remarier. Elle a sa statue dans l'église.
  • Marie-Louise Trichet est venu a Rochefort-en-Terre au XVIIIe siècle pour signer l'acte de fondation de la maison de retraite.
  • Le peintre américain Alfred Klots, à l'origine du renouveau de la cité.
  • Naïa la sorcière
  • La chanteuse Tonia Le Goff

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Palmarès des villages fleuris

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.culture.gouv.fr./public/merimee_fr
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, 1990, n 1598
  3. A. Chédeville, N-Y Tonnerre, La Bretagne féodale XIe-XIIIe siècle, Rennes, 1987, p. 124.
  4. J-P Leguay, Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, 1982, p. 213.
  5. A. Chédeville...op. cit. , p. 170.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Châteauneuf-du-Faou », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 2 décembre 2012)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. www.culture.gouv/public/mistral/ merime
  10. www.gouv.fr/public/mistral/merime
  11. www.culture.gouv.fr/public/mistral/merime