Rochefort-en-Terre
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| Rochefort-en-Terre | ||
Place centrale de Rochefort-en-Terre. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Morbihan | |
| Arrondissement | Vannes | |
| Canton | Rochefort-en-Terre (chef-lieu) | |
| Maire Mandat |
Jean-François Humeau 2008-2014 |
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| Code postal | 56220 | |
| Code commune | 56196 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Rochefortais, Rochefortaises | |
| Population municipale |
660 hab. (2010) | |
| Densité | 541 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 22 m — Max. 80 m | |
| Superficie | 1,22 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.rochefort-en-terre.com/ | |
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Rochefort-en-Terre [ʁɔʃfɔʁ ɑ̃ tɛʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune de Rochefort-en-Terre est bâtie sur une crête rocheuse bordée au Nord par les Landes de Lanvaux. Elle est entourée par les communes de Pluherlin et de Malansac. La rivière du Gueuzon, affluent de l'Arz, passe sur son territoire.
Histoire [modifier]
La cité est dotée au XIIe siècle d'un château construit sur l'éperon rocheux par les Seigneurs de Rochefort. Il a été construit selon un plan pentagonal[1] et prend la place d'anciennes fortifications gallo-romaines. Le bourg se développe à partir du château et son nom apparait en 1260 sous la forme de Rupes castris[2]. Il comporte de nombreux services administratifs et est le siège d'une seigneurie puissante: dès le XIIe siècle la châtellenie de Rochefort figure parmi les principales seigneuries du pays vannetais[3]. Le domaine seigneurial s'étendait sur plus de 5 000 hectares[4].
La châtellenie s'étendait sur une dizaine de paroisses; au sud celles de Limerzel, Questembert, Péaule, Caden fournissaient les ressources issues de la culture et de l'élevage; au nord celles de Pluherlin et Malansac le bois des Landes de Lanvaux; au centre se situait le bourg aux fonctions artisanales et commerçantes[5]
En mars 1793, le château fut pris par les chouans. Trois patriotes moururent au cours de la bataille. La commune a pris les noms de Rochefort-des-Trois et de Roche-des-Trois pendant quelques années[6].
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
En 1800, Rochefort est chef lieu de canton. Une activité industrielle s'y développe autour des ardoisières, des clouteries et tanneries. En 1892, la commune prend le nom de Rochefort-en-Terre. En 2009, la commune entre dans la communauté de communes de Questembert. À partir de 1903, Alfred Klots, propriétaire du château, invite des peintres dans la cité et met en place les activités touristiques.
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Rochefort-en-Terre se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 660 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
La croissance de la population de Rochefort-en-Terre entre 1990 et 2007 est dû à son solde migratoire. Le solde naturel négatif (- 3,8 %) a été compensé par le solde migratoire positif (+ 4 %). Cette tendance a commencé entre 1975 et 1982 en s'accentuant de recensement en recensement : 75/82 - 1 % et + 1,3, 82/90 - 2 % et 2,7 %, 90/99 - 2,7 % et + 3,5 %. Ainsi la population se renouvelle par un apport de population. Au recensement de 2007, 57,2 % de la population habitait la commune depuis plus de 5 ans. Les nouveaux arrivants venant en majorité du département du Morbihan (30,3 %), 1,9 % de la Bretagne, 8,1 % d'une autre région de la France métropolitaine, 0,8 % d'un Département d'Outre Mer et 1,7 % d'un autre lieu.
La commune abrite, en 2007, 378 logements soit 68 de plus qu'en 1999 : 77,, 6 % de maisons et 21,8 % d'appartements. Ce sont principalement des résidences principales (73,1 %), avec une petite part de logements secondaire (20,1 % et quelques logements vacants (6,8 %). Le parc immobilier comprend une majorité de logements anciens (50,2 % achevé avant 1949). La cité s'est dotée régulièrement de nouveaux logements, principalement des maisons, : 11,2 % entre 1949 et 1975, 27,5 % entre 1975 et 1989 et 11,2 % entre 1990 et 2004. 45,6 % des logements principaux ont plus de cinq pièces.
Lieux et monuments [modifier]
La cité comporte de nombreux monuments historiques :
- plusieurs maisons anciennes dans la grande rue dont le Café Breton, une maison du XVIe siècle possédant une tourelle, [9]
- entre la collégiale et les halles, quatre immeubles du XVIe siècle et XVIIe siècle [10].
- Église collégiale Notre-Dame-de-la-Tronchaye du XIIe siècle avec retable classé monument historique, stalles du XVIe siècle classées monument historique[11] et jubé.
Une chapelle est mentionnée au XIIe siècle à Rochefort. Elle était de style roman comme le montre l'empreinte dans le mur Nord du transept et le clocher. L'église actuelle a été en grande partie construite au XVe siècle: église paroissiale, elle est érigée en collégiale par le maréchal Jean de Rieux en 1498. Elle se dote alors de stalles et s'orne d'un jubé qui a été déplacé à la tribune. Agrandie et restaurée en 1533 par le Seigneur de Rochefort, elle est dotée d'une façade gothique flamboyant.
Au XVIIe siècle siècle, le chœur où officiaient les chanoines est fermé par un retable de pierre. La collégiale est agrandie d'une nouvelle nef au sud pour accueillir les paroissiens. La collégiale est restaurée et accueille deux retables venant de l'ancien couvent de Bodélio en Malansac. En 1802, Rochefort devient paroisse et doyenné.
En 1925, la collégiale est classée monument historique. De grands travaux ont été entrepris pour cela. Le chœur est réaménagé par l'enlèvement du retable de pierre qui est placé dans l'arrière chœur. deux vitraux sont composés : un au chevet et un au transept sud représentant la découverte de la statue de Notre-Dame-de-la-Tronchaye. La collégiale abrite, sans doute depuis le XIIe siècle siècle, la statue de Notre Dame-de-la-Tronchaye trouvée dans un arbre par une bergère. Rochefort est devenue depuis ce temps là un lieu de pèlerinage. En 1925, le pape a autorisé de couronner la statue de la Vierge Marie.
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Statue de Françoise d'Amboise
- Un calvaire est situé sur le parvis de l'église. Bible des pauvres, il présente trois étages de sculptures, notamment la passion et l'Ascension du Christ.
- Le château de Rochefort a été construit au XIIIe siècle. Ce château primitif a été ruiné pendant les guerres de la Ligue et une seconde fois en 1793.
- Un vieux puits.
- Une maison de retraite a été construite au XVIIIe siècle.
École [modifier]
La commune compte une école primaire de 60 élèves : l'école Sylvain Pradeau.
Distinctions touristiques [modifier]
La commune a obtenu différents labels. Elle fait partie des petites cités de caractère et des plus beaux villages de France. La commune est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006. Quatre communes du Morbihan ont ce label en 2009[Note 3].
- Une glycine de couleur mauve, plus que centenaire, recouvre la façade et le pignon ouest de la mairie.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le peintre suisse Marius Borgeaud y a peint durant une dizaine d’années, à partir de 1909.
- Françoise d'Amboise aurait séjourné à Rochefort-en-Terre où habitait son oncle de Rieux vers 1460. C'est dans la collégiale qu'elle aurait fait le serment solennel de ne pas se remarier. Elle a sa statue dans l'église.
- Marie-Louise Trichet est venu a Rochefort-en-Terre au XVIIIe siècle pour signer l'acte de fondation de la maison de retraite.
- Le peintre américain Alfred Klots, à l'origine du renouveau de la cité.
- Naïa la sorcière
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Rochefort-en-Terre sur le site de l'Institut géographique national
- Site de l'Office de Tourisme Rochefort-en-Terre Tourisme, Pays de Questembert
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Palmarès des villages fleuris
Références [modifier]
- www.culture.gouv.fr./public/merimee_fr
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, 1990, n 1598
- A. Chédeville, N-Y Tonnerre, La Bretagne féodale XIe-XIIIe siècle, Rennes, 1987, p. 124.
- J-P Leguay, Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, 1982, p. 213.
- A. Chédeville...op. cit. , p. 170.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Châteauneuf-du-Faou », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 2 décembre 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- www.culture.gouv/public/mistral/ merime
- www.gouv.fr/public/mistral/merime
- www.culture.gouv.fr/public/mistral/merime
