Ordiarp

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Ordiarp
La mairie d’Ordiarp
La mairie d’Ordiarp
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Mauléon-Licharre
Intercommunalité Communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Arnaud Berrogain
2014-2020
Code postal 64130
Code commune 64424
Démographie
Gentilé Urdiñarbetar
Population
municipale
528 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 11″ N 0° 56′ 34″ O / 43.1864, -0.94277777777843° 11′ 11″ Nord 0° 56′ 34″ Ouest / 43.1864, -0.942777777778  
Altitude Min. 131 m – Max. 1 239 m
Superficie 29,71 km2
Localisation

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Ordiarp est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Urdiñarbetar[1].

L'école
Le pont routier sur l'Arangorena
Le pont piéton sur l'Arangorena menant à l'église Saint-Michel
Stèles discoïdales contre le mur du cimetière

Géographie[modifier | modifier le code]

Ordiarp fait partie de la Soule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le Saison, et par son affluent, le ruisseau Arangorena (12,5 km) et l'affluent de celui-ci, le ruisseau Abarakia (lui alimenté par le ruisseau Lachartia sur le territoire de la commune).
Le ruisseau Quihilliri, affluent du Pagolako uraitza (16,2 km), traverse également la commune.
Un affluent de la Bidouze, l'Ihityko erreka, arrose également le territoire.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Ahetzia (Ahetxiri)
  • Garraibi
  • Larhunzun (Larhunsune, Laursun, Larransun) quartier de la maison Jentein.
  • Ibar eskuina
  • Jauregi
  • Khalbegi
  • Lambarre
  • Larregi
  • Lartzabal
  • Miranda
  • Napal ou Naphal
  • Salharranka
  • « Petit Bayonne »
  • Bouillon

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ordiarp apparaît sous les formes Urdiarb (1375[2], contrats de Luntz[3]), Hospitau de Urdiarp (1421[2], chapitre de Bayonne[4]), Sent-Miqueu d'Urdiarp (vers 1460[2], contrats d'Ohix[5]) et Sent-Miguel de Urdiarbe (1479[2], chapitre de Bayonne[4]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Ahetzia est un ancien fief[2] d'Ordiarp relevant de la vicomté de Soule, mentionné sous les formes Ahedce et Hetse (1375[2] pour les deux formes, contrats de Luntz[3]), Ahetsa (1385, collection Duchesne volume CXIV[6]), Hahetza de Peyriède (1479[2], chapitre de Bayonne[4]) et Ahetze (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).

Jean-Baptiste Orpustan[7] indique qu'Ahetze provient d'aiz, « pierre » et par extension « hauteur rocheuse ».

Le toponyme Garraibi apparaît sous les formes Garraibie (1422[2], chapitre de Bayonne[4]), Guarraybie et Garraybie (respectivement vers 1460[2] et en 1747[2], contrats d'Ohix[5]), Garrabia (1479[2], chapitre de Bayonne[4]) et Garraïbe (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Urdiñarbe[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ordiarp est une ancienne commanderie qui dépendait de l'abbaye de Roncevaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Anso    
2001 2008 Arnaud Berrogain    
2008 2014 Arnaud Berrogain    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ordiarp appartient à sept structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le syndicat AEP de l’Ostabarret ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d’assainissement du pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de transport de Musculdy - Ordiarp ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 528 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
925 985 979 1 010 1 225 1 074 1 058 1 057 984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 008 893 905 870 843 854 821 831 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
790 801 781 668 675 702 702 685 639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
642 643 671 584 555 544 554 537 537
2011 - - - - - - - -
528 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage de béliers Manech tête noire et rousse et pâturages). La commune abrite le Centre départemental de l'élevage ovin et fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Une ancienne source thermale était exploitée à Garraibi.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

On peut lire dans un dénombrement de la commanderie d'Ordiarp datant de 1479[11] que lorsqu'il meurt quelque paroissien en l'église Saint-Michel d'Ordiarp, il a accoutumé de donner, si c'est un homme un mouton, si c'est une femme une brebis, et les pôvres une poule.

Festivités[modifier | modifier le code]

Les trois quartiers principaux ont leur propres comités de fêtes. Ainsi, chacun de ces trois quartiers organisent ses propres fêtes à des dates distinctes :

  • Fêtes et refêtes d'Ordiarp (bourg) : 3e et 4e week-ends de septembre
  • Fêtes de Garaybie : 3e week-end du mois d’octobre
  • Fêtes de Lambarre : week-end du 11 novembre
  • Müsikaren egüna : tous les deuxièmes weeks-ends de mai de chaque année. Il réunit artistes locaux, français et étrangers. Aujourd'hui, budget serré oblige, le festival ne fonctionne qu'avec une centaine de bénévoles. Ces derniers assurent aussi bien la préparation des concerts et l'intendance technique que le service des 800 repas d'agneaux cuits au feu de bois. Grâce à leur dévouement, les concerts du dimanche ont pu rester gratuits.
  • Ordiarp possède également sa propre fête de la musique avec le festival Müsikaren egüna (« jour de la musique » en souletin).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le camp protohistorique fortifié dit de Gastelusare a été inscrit aux monuments historiques en 1980[12]
  • Nombreuses maisons médiévales dans le bourg du village.
  • Linteau exceptionnel sur la porte d'entrée d'une maison aux volets verts située derrière l'église.
  • Château d'Ahetzia

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église romane du XIIe siècle (église Saint-Michel), a été classée aux monuments historiques en 1922[13].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard de Goyenetche dit Matalas, curé de Moncayolle, prit en 1661 la tête d'une révolte de paysans souletins contre l'accroissement des impôts royaux. Il fut arrêté à Ordiarp et décapité[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  3. a et b Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. a, b, c, d et e Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a et b Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. Philippe Veyrin, Les Basques, page 269 - Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 2700300386)
  12. Ministère de la culture - Base Mérimée - Notice sur le camp protohistorique
  13. Ministère de la culture - Base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Michel
  14. Philippe Veyrin, Les Basques, page 163 - Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 2700300386)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel de la Mairie d'Ordiarp

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