Louis-Lucien Bonaparte

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Louis Lucien Bonaparte

Louis-Lucien Bonaparte, prince français en 1815, puis prince Bonaparte (par Napoléon III) (né le 4 janvier 1813[1] à Thorngrove (Worcestershire), Angleterre, mort le 3 novembre 1891 à Fano, Italie)[2] fut député puis sénateur du Second Empire et philologue, spécialiste de la langue basque.

Famille[modifier | modifier le code]

Louis-Lucien Bonaparte était le fils de Lucien Bonaparte et le neveu de Napoléon Ier. Il naquit pendant la captivité de son père en Angleterre.

Il épousa, à Florence, le 4 octobre 1833, en premières noces Maria Anna Cecchi, fille d'un sculpteur florentin, dont il se sépara en 1850.

Sa femme étant décédée à Ajaccio, le 17 mars 1891, il se remaria le 15 juin à Clémence Richard, native de Larrau en Soule avec qui il eut un fils, Louis-Clovis (1859-1894).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député conservateur de Corse puis de la Seine sous la Seconde République, il soutint la politique de son cousin Louis-Napoléon Bonaparte[2].

À l'avènement de l'Empire, il en fut récompensé par sa nomination au Sénat.

Comme les autres descendants de Lucien Bonaparte, il fut autorisé à porter le titre de « Prince Bonaparte ». Cependant, les descendants de Lucien Bonaparte ne prenaient pas place dans l'ordre de succession à l'Empire et n'étaient pas Princes français.

En tant que sénateur, il a été fait Grand-officier puis Grand-croix de la Légion d'honneur en 1863[1].

Travaux linguistiques[modifier | modifier le code]

Louis-Lucien Bonaparte parlait couramment l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien et le basque.

Carte des sept provinces basques par L.-L. Bonaparte (1869)

L'étude de la langue et des dialectes basques[modifier | modifier le code]

S'il étudie des langues régionales parlées en Italie et en Angleterre, la majeure partie de ses travaux linguistiques porte sur l'étude de la langue basque (euskara) avec notamment une classification des différents dialectes du basque qui est toujours utilisée.

En 1856, le prince L.-L. Bonaparte avec la publication de la traduction de saint Mathieu par E. Inchauspé en souletin et Sallaberry Ibarrola en bas-navarrais inaugure une nouvelle période de la littérature en basque. En arrivant au Pays basque, le prince constitue une équipe de collaborateurs dont en premier lieu Jean-Pierre Duvoisin qui avait déjà traduit les textes bibliques et préparait un dictionnaire. Les autres collaborateurs ont été : Jose Antonio Uriarte (1812-1869) d'Arrigorriaga, Klaudio Otaegi (1836-1890) de Zegama, Emmanuel Inchauspé (1815-1902) de Zunharreta, M. Salaberry d'Ibarrola, Etxenike Bruno (1820-1893) d'Urdax, l'abbé Casenave, Jose Antonio Azpiazu de Segura, Juan Eloi Udabe de Tolosa, Mariano Mendigatxa de Bidango, Prudentzio Hualde (1823-1879) de Bidango, Pedro José Samper de Jaurrieta, l'abbé Ibarnegarai, J.-B. Archu (1811-1881) d'Altzürükü. De tous ces collaborateurs, les deux premiers réalisent les premières traductions intégrales de la Bible, la première publiée en labourdin par les soins du prince (chronologiquement, il y a d'abord eu une traduction de la Bible par Joannes Leizarraga (La Rochelle, 1571) puis celle du capitaine Duvoisin suivie de celle de J.A. Uriarte)[3].

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Carte des sept provinces basques, 1863 ;
  • Le verbe basque en tableaux, 1869 ;
  • Etudes sur les trois dialectes basques des vallées d'Aezcoa, de Salazar et de Roncal, 1873 ;
  • Observations sur le basque de Fontarabie, d'Irun, etc., 1877.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b son dossier sur la base LEONORE
  2. a et b sa fiche sur le site de l'Assemblée Nationale
  3. Jesus M. Zabaleta, 2002 - La traduction de la Bible au Pays Basque. Aperçu historique [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]