Sainte-Agnès (Alpes-Maritimes)

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Sainte-Agnès
Sainte-Agnès
Sainte-Agnès
Blason de Sainte-Agnès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Menton-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Albert Filippi
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06113
Démographie
Gentilé Agnésois
Population
municipale
1 183 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 05″ N 7° 27′ 44″ E / 43.80139, 7.4622243° 48′ 05″ Nord 7° 27′ 44″ Est / 43.80139, 7.46222  
Altitude Min. 66 m – Max. 1 238 m
Superficie 9,37 km2
Localisation

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Sainte-Agnès est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Agnésois.

Sainte-Agnès, village de littoral le plus haut d'Europe à une altitude de 800 mètres, est classé parmi les plus beaux villages médiévaux de France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vivaroalpin de la commune est « Sant Anh » (graphie occitane), « Sant Agn » (graphie mistralienne), le gentilé correspondant est Gaines (graphie occitane) ou Gaïnés (graphie locale).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de trois secteurs géographiques distincts :

  • le village datant du XIe siècle ;
  • la vallée (les Castagnins, le Pescaïre, le Figourne...) : route d'accès au village (RD 22) ;
  • les Cabrolles au sud-est, attenant à Menton.

Accès : depuis Menton, prendre la RD 22, rejoindre la vallée du Borrigo qui mène à Sainte-Agnès.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende, une princesse italienne en voyage, dénommée « Agnès », fuyant un violent orage, aurait trouvé refuge dans une grotte du village.

Perché à 800 m sur un piton rocheux, le château pourrait dater de 1180. Après les découvertes des fouilles de 1993, les assises de la tour remontent à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle. Les Agnésois ayant encouragé à la résistance leur bourg voisin de Peille, le chevalier de la Fare, gouverneur du comté de Louis XIV, fit détruire le château en 1691. Mais cette destruction ne fut pas totale et la forteresse joua de nouveau un rôle dans la guerre de Succession d'Autriche de 1744 à 1749[Note 1].

Il a aussi été l'objet de nombreuses convoitises de la part des comtes de Vintimille, des comtes de Provence, de la Maison de Savoie et même des Grimaldi.

Dépendant du royaume de Piémont-Sardaigne, Sainte-Agnès ne fut rattachée à la France qu'en 1860.

En 1932, débute la construction de l'ouvrage de Sainte-Agnès, creusé dans le rocher et doté d'une redoutable artillerie. Ultime maillon de la ligne Maginot, sa force de feu permit de stopper les troupes italiennes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Agnès Blason D’azur aux trois étoiles d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Roger Valetta    
1989 2008 Michel Revel    
2008   Albert Filippi[1] UMP[2]  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 183 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
378 393 420 533 568 621 583 551 516
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
534 539 547 547 532 525 525 519 527
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
371 368 372 409 305 278 312 304 361
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
455 944 1 094 1 179 1 191 1 183 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Population[modifier | modifier le code]

Sainte-Agnès est très prisée des citadins qui font le choix de venir vivre à la campagne. Ces néoruraux y achètent de jolies maisons en pierre. La flambée des prix est telle qu'elles peuvent se vendre jusqu'à 7 000 euros le mètre carré.

Économie[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La fête de la lavande : deux jours de festivités en costume folklorique avec distillation de lavande sauvage qui ont lieu l'avant dernier week-end du mois de juillet (annulée pour 2008).
  • Le critérium des randonneurs chaque 1er mai.

Galerie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Ouvrage de Sainte-Agnès : surplombant la baie de Menton et creusé profondément dans la falaise, il faisait partie de la ligne Maginot et a été construit dans la montagne entre 1932 et 1936. Il occupe une surface de 2 000 m² et pouvait héberger 300 à 400 hommes de troupes pendant trois mois en complète autarcie. Le fort concentrait une très puissante artillerie bien conservée.
  • Les ruines du château : situé sur le pic rocheux au-dessus du village, le château a été rasé sur ordre de Louis XIV, construit sur l'emplacement d'un castrum romain.
  • L'église Notre-Dame-des-Neiges aux tuiles en écailles vernissées.
  • Le jardin médiéval créé par l'association des « Peintres du Soleil ». Superbe panorama sur la mer Méditerranée[5].
  • L'espace culture et tradition présente de nombreuses toiles des « Peintres du Soleil », une collection d'outils et d'ustensiles anciens et une autre des céramiques trouvées lors des fouilles archéologiques.
  • Droukgon Djangchoub Ling, un centre Drukpa du bouddhisme tibétain[6] est situé 2347 route de l'Armée des Alpes[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Panneau d'information sur place
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. « Sainte-Agnès », sur http://www.acteurspublics.com/, Acteurs Publics (consulté le 28 septembre 2013)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. CG06 : Le jardin médiéval de Saint-Agnès
  6. cf. Remerciements in Milarépa, Les cent mille chants, 3e tomes, rédigé et traduit par Marie-José Lamothe, Fayard, 1993, (ISBN 2213030944)
  7. XIX - PROVENCE-CÔTE D'AZUR-CORSE