Bonneval-sur-Arc
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| Bonneval-sur-Arc | ||
Vue panoramique du village de Bonneval-sur-Arc |
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Logo |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Savoie | |
| Arrondissement | Saint-Jean-de-Maurienne | |
| Canton | Lanslebourg-Mont-Cenis | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Haute Maurienne-Vanoise | |
| Maire Mandat |
Marc Konareff 2008-2014 |
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| Code postal | 73480 | |
| Code commune | 73047 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
241 hab. (2010) | |
| Densité | 2,1 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 759 m — Max. 3 642 m | |
| Superficie | 112,55 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Bonneval-sur-arc.com | |
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Bonneval-sur-Arc est une commune française, située dans le département de la Savoie et la région Rhône-Alpes. Ce village savoyard situé au fin fond de la vallée de la Haute-Maurienne dans le parc naturel de la Vanoise a été classé parmi les 151 plus beaux villages de France.
L'authenticité des lieux est un merveilleux exemple de ce que fut et de ce qu'est la vie dans les Alpes. L'architecture traditionnelle, l'urbanisme et la disposition de la commune est un témoin rare de la vie d'antan et encore préservé de toute influence contemporaine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Localisation [modifier]
D'après l'IGN, Bonneval-sur-Arc est la plus haute commune de France, en considérant l'altitude moyenne, qui est de 2 713 m. Le village en lui-même se situe à une altitude de 1 850 m.
Bonneval-sur-Arc est également la commune la plus à l'est de Rhône-Alpes. C'est également la dernière commune de Haute-Maurienne à traverser avant d'entamer l'ascension du col de l'Iseran pour redescendre sur Val d'Isère et la Haute-Tarentaise.
Les habitations occupées à l'année se répartissent sur « le vieux village » et le hameau de « Tralenta » qui se jouxtent et qui abritent à l'année une population d'environ 250 âmes. D'autres hameaux, non occupés en hiver, se répartissent sur le territoire de la commune, le plus connu étant celui de l'« Ecot ».
Les habitants de Bonneval-sur-Arc sont appelés les Bonnevalaines et les Bonnevalains.
Climat [modifier]
Le climat y est de type montagnard.
Urbanisme [modifier]
La commune offre le visage d'un village alpin authentique qui se répartit principalement sur le « vieux village » et « Tralenta». La majorité des bâtiments, trapus, sont en pierres de taille, liées par de la chaux, et les fenêtres sont étroites et verticales, sans volet. Sur la façade exposée au soleil court bien souvent un balcon de bois appelée aussi « galerie » ; sur certains d'entre eux sont encore exposés des grebons, briquettes de fumier de moutons qu'on utilisait comme combustible pour se chauffer. Les toits à deux pans sont couverts de lauzes (des ardoises de pierre épaisse) pour résister au poids de la neige, sur une charpente de mélèzes. On dénombre de nombreuses ruelles. Bonneval-sur-Arc, afin de préserver son aspect originel, n'offre à la vue de ses visiteurs et habitants aucune parabole ou antenne de télévision. L'électricité, les télécoms et autres aménagements sont majoritairement en réseau souterrain afin qu'aucun câble aérien et pylône ne soit apparent. À noter aussi le hameau de l'Ecot, dont plusieurs maisons ont été rénovées ces dernières années, et sa chapelle Sainte Marguerite (XIIe siècle).
Économie [modifier]
L'économie du village est liée depuis longtemps à l'agriculture de montagne, et notamment à l'élevage de vaches, de moutons et de chèvres, mais aussi au tourisme familial, certains bonnevalains ayant un double emploi lié à ces deux domaines. Bonneval-sur-Arc dispose en effet d'activités touristiques en lien avec ce milieu montagnard : ski de piste, randonnées pédestre, parapente, ... auquel se prête tout particulièrement son superbe environnement.
Histoire [modifier]
Les premiers habitants de ce qui constituent aujourd'hui le territoire de la commune de Bonneval-sur-Arc auraient été des pâtres piémontais qui amenaient leur troupeaux pour les faire paître l'été avant de retourner chez eux pour l'hiver. C'est vers le Ve ou VIe siècle que ces pâtres se seraient installés à l'année dans deux villages : Faudan et l'Ecot. Au VIIIe siècle, arrivent également des barbares refoulés par les chrétiens dans la plaine de Bessans ; sur place, ces nouveaux habitants exploitèrent alors les grandes forêts existantes, ainsi que des mines de métaux (notamment de fer) qu'ils découvrirent au-delà du hameau actuel de l'Ecot.
À compter du Xe siècle, la population s’accroît et deux nouveaux villages sont construits : Bonneval-sur-Arc (le village) et Tralenta.
C'est en 1562 que Bonneval-sur-Arc devient une commune à part entière. Précédemment, elle était rattachée à la commune proche de Bessans avant qu'un premier pas vers son autonomie soit franchie en 1532, lorsque l'Église a consacré Bonneval-sur-Arc comme une paroisse distincte.
Plus tard, en 1967, les premières remontées mécaniques sont construites : Bonneval-sur-Arc choisit alors de se tourner vers le ski de piste à taille humaine tandis que la commune voisine de Bessans s'oriente elle vers le ski de fond.
Aujourd'hui, Bonneval-sur-Arc vit notamment de l'agriculture de montagne et du tourisme familial, tout en conservant son identité, son authenticité, et son attrait.
- La légende de Faudan
Au Xe siècle existait le hameau de « Faudan ». En Haute Maurienne, ses habitants étaient connus pour leur égoïsme mais aussi leur grande richesse due à l'exploitation ancienne par les Sarrazins de mines de fer. La légende dit en effet que tous les dimanches, les habitants du village jouaient aux boules, utilisant des boules en or pur. De tels comportements amenèrent le père supérieur de l'abbaye de Novalaise, en Piémont, à envoyer le moine Landry à « Faudan » afin de ramener à la raison (et à Dieu) ces habitants. Ceux-ci, non seulement refoulèrent le Saint Homme, mais le tuèrent en le précipitant dans la rivière, l'Arc. Un an plus tard, un vieillard se présenta à « Faudan » au début de la nuit. Affaibli par le froid et la faim, il frappa à toutes les portes du village, et à chaque fois, se fit éconduire, ne demandant qu'à manger et un endroit pour dormir. À l'écart du village vivait une femme, Marguerite, dans une modeste maison. Malgré sa pauvre condition, Marguerite accueillit le vieil homme, le nourrit, et lui offrit sa grange pour logement. Après avoir mangé, le vieillard quitta toutefois son hôte, prévenant cette femme que dans le courant de la nuit, elle entendrait un grand bruit, lui recommandant de ne pas avoir peur et de prier pour les gens de « Faudan ». Quelques heures plus tard, Marguerite fut brusquement réveillée : la montagne s'écroulait. Au lever du jour, elle constata que le village de « Faudan » et ses habitants avaient disparu, enseveli sous un immense éboulis de rochers. Seule sa maison avait été épargnée ...
Galerie [modifier]
Politique et administration [modifier]
Les maires de Bonneval-sur-Arc [modifier]
Trouvez dans la liste ci-dessous l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Bonneval-sur-Arc :
Population et Société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 241 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Bonneval-sur-Arc, comparaison entre l'année 1999 et 1982[3] :
Le nombre total de ménages à Bonneval-sur-Arc est de 98. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
Les Ménages
| Ménages de : | 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Bonneval-sur-Arc | 31,6 % | 24,5 % | 23,5 % | 10,2 % | 9,2 % | 1 % |
| Moyenne Nationale | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
| Sources des données : INSEE[4] | ||||||
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Personnalités locales
- Valérien Culet, berger et « guide à touristes ». En 1911, il accompagne le baron Pierre Decouz aux Îles Kerguelen, pour y mettre en place, à la demande des frères Bossières, personnalités havraises concessionnaires des îles australes françaises, un élevage de moutons en liberté. Il y restera six mois et notera tous les détails de son séjour dans son petit carnet noir.
- Charles Blanc dit Carling, René Alexandre dit Papoling, Pierre Blanc dit Le Pape, guides de montagne qui participèrent au développement du village.
Lieux et monuments [modifier]
- Le vieux village
- Le village de l'Ecot avec sa chapelle Sainte Marguerite (XIIe siècle)
- La fromagerie et le musée
- La Grande Maison (expositions)
- L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
Notes et références [modifier]
- Notes
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Références
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
- Données démographiques compulsées par le JDN d'après l'INSEE
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean Gottar, Bonneval-sur-Arc : les seigneurs de l'Alpe, p. 123-126, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2005 (ISBN 2-84206-283-3) Extraits
- Jean-Philippe MASSERANN, "Les Princes de Bonneval et le Citadin", Editions Thot, Grenoble, 2006
Articles connexes [modifier]
- Communes de la Savoie
- Maurienne
- Liste des localités adhérant à l'association Les Plus Beaux Villages de France
Liens externes [modifier]
- Site de l'office du Tourisme de Bonneval-sur-Arc.
- Bonneval-sur-Arc sur le site de l'Association Les Plus Beaux Villages de France
