Bonneval-sur-Arc

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Bonneval-sur-Arc
Vue panoramique du village de Bonneval-sur-Arc
Vue panoramique du village de Bonneval-sur-Arc
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Lanslebourg-Mont-Cenis
Intercommunalité Communauté de communes Haute Maurienne-Vanoise
Maire
Mandat
Marc Konareff
2008-2014
Code postal 73480
Code commune 73047
Démographie
Population
municipale
238 hab. (2011)
Densité 2,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 20″ N 7° 02′ 50″ E / 45.3722222222, 7.04722222222 ()45° 22′ 20″ Nord 7° 02′ 50″ Est / 45.3722222222, 7.04722222222 ()  
Altitude Min. 1 759 m – Max. 3 642 m
Superficie 112,55 km2
Localisation

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Liens
Site web Bonneval-sur-arc.com

Bonneval-sur-Arc est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Ce village savoyard situé au fin fond de la vallée de la Haute-Maurienne dans le parc naturel de la Vanoise a été classé parmi les 151 plus beaux villages de France.

L'authenticité des lieux est un merveilleux exemple de ce que fut et de ce qu'est la vie dans les Alpes. L'architecture traditionnelle, l'urbanisme et la disposition de la commune est un témoin rare de la vie d'antan et encore préservé de toute influence contemporaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

D'après l'IGN, Bonneval-sur-Arc est la plus haute commune de France, en considérant l'altitude moyenne, qui est de 2 713 m. Le village en lui-même se situe à une altitude de 1 850 m.

Bonneval-sur-Arc est également la commune la plus à l'est de Rhône-Alpes. C'est également la dernière commune de Haute-Maurienne à traverser avant d'entamer l'ascension du col de l'Iseran pour redescendre sur Val d'Isère et la Haute-Tarentaise.

Les habitations occupées à l'année se répartissent sur « le vieux village » et le hameau de « Tralenta » qui se jouxtent et qui abritent à l'année une population d'environ 250 âmes. D'autres hameaux, non occupés en hiver, se répartissent sur le territoire de la commune, le plus connu étant celui de l'« Ecot ».

Les habitants de Bonneval-sur-Arc sont appelés les Bonnevalaines et les Bonnevalains.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune offre le visage d'un village alpin authentique qui se répartit principalement sur le « vieux village » et « Tralenta». La majorité des bâtiments, trapus, sont en pierres de taille, liées par de la chaux, et les fenêtres sont étroites et verticales, sans volet. Sur la façade exposée au soleil court bien souvent un balcon de bois appelée aussi « galerie » ; sur certains d'entre eux sont encore exposés des grebons, briquettes de fumier de moutons qu'on utilisait comme combustible pour se chauffer. Les toits à deux pans sont couverts de lauzes (des ardoises de pierre épaisse) pour résister au poids de la neige, sur une charpente de mélèzes. On dénombre de nombreuses ruelles. Bonneval-sur-Arc, afin de préserver son aspect originel, n'offre à la vue de ses visiteurs et habitants aucune parabole ou antenne de télévision. L'électricité, les télécoms et autres aménagements sont majoritairement en réseau souterrain afin qu'aucun câble aérien et pylône ne soit apparent. À noter aussi le hameau de l'Ecot, dont plusieurs maisons ont été rénovées ces dernières années, et sa chapelle Sainte Marguerite (XIIe siècle).

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du village est liée depuis longtemps à l'agriculture de montagne, et notamment à l'élevage de vaches, de moutons et de chèvres, mais aussi au tourisme familial, certains bonnevalains ayant un double emploi lié à ces deux domaines. Bonneval-sur-Arc dispose en effet d'activités touristiques en lien avec ce milieu montagnard : ski de piste, randonnées pédestre, parapente, ... auquel se prête tout particulièrement son superbe environnement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants de ce qui constitue aujourd'hui le territoire de la commune de Bonneval-sur-Arc auraient été des pâtres piémontais qui amenaient leur troupeaux pour les faire paître l'été avant de retourner chez eux pour l'hiver. C'est vers le Ve ou VIe siècle que ces pâtres se seraient installés à l'année dans deux villages : Faudan et l'Ecot. Au VIIIe siècle, arrivent également des barbares refoulés par les chrétiens dans la plaine de Bessans ; sur place, ces nouveaux habitants exploitèrent alors les grandes forêts existantes, ainsi que des mines de métaux (notamment de fer) qu'ils découvrirent au-delà du hameau actuel de l'Ecot.

À compter du Xe siècle, la population s’accroît et deux nouveaux villages sont construits : Bonneval-sur-Arc (le village) et Tralenta.

C'est en 1562 que Bonneval-sur-Arc devient une commune à part entière. Précédemment, elle était rattachée à la commune proche de Bessans avant qu'un premier pas vers son autonomie soit franchie en 1532, lorsque l'Église a consacré Bonneval-sur-Arc comme une paroisse distincte.

Plus tard, en 1967, les premières remontées mécaniques sont construites : Bonneval-sur-Arc choisit alors de se tourner vers le ski de piste à taille humaine tandis que la commune voisine de Bessans s'oriente elle vers le ski de fond.

Aujourd'hui, Bonneval-sur-Arc vit notamment de l'agriculture de montagne et du tourisme familial, tout en conservant son identité, son authenticité, et son attrait.

La légende de Faudan

Au Xe siècle existait le hameau de « Faudan ». En Haute Maurienne, ses habitants étaient connus pour leur égoïsme mais aussi leur grande richesse due à l'exploitation ancienne par les Sarrazins de mines de fer. La légende dit en effet que tous les dimanches, les habitants du village jouaient aux boules, utilisant des boules en or pur. De tels comportements amenèrent le père supérieur de l'abbaye de Novalaise, en Piémont, à envoyer le moine Landry à « Faudan » afin de ramener à la raison (et à Dieu) ces habitants. Ceux-ci, non seulement refoulèrent le Saint Homme, mais le tuèrent en le précipitant dans la rivière, l'Arc. Un an plus tard, un vieillard se présenta à « Faudan » au début de la nuit. Affaibli par le froid et la faim, il frappa à toutes les portes du village, et à chaque fois, se fit éconduire, ne demandant qu'à manger et un endroit pour dormir. À l'écart du village vivait une femme, Marguerite, dans une modeste maison. Malgré sa pauvre condition, Marguerite accueillit le vieil homme, le nourrit, et lui offrit sa grange pour logement. Après avoir mangé, le vieillard quitta toutefois son hôte, prévenant cette femme que dans le courant de la nuit, elle entendrait un grand bruit, lui recommandant de ne pas avoir peur et de prier pour les gens de « Faudan ». Quelques heures plus tard, Marguerite fut brusquement réveillée : la montagne s'écroulait. Au lever du jour, elle constata que le village de « Faudan » et ses habitants avaient disparu, enseveli sous un immense éboulis de rochers. Seule sa maison avait été épargnée ...

Galerie[modifier | modifier le code]

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Bonneval-sur-Arc[modifier | modifier le code]

Trouvez dans la liste ci-dessous l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Bonneval-sur-Arc :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Marc Konareff ... Agent du Parc de la Vanoise
Les données manquantes sont à compléter.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 238 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1901
542 304 286 390 407 421 351 349 342
1911 1921 1936 1946 1962 1968 1975 1982 1990
305 233 191 164 131 139 149 211 216
1999 2006 2011 - - - - - -
239 239 238 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Bonneval-sur-Arc, comparaison entre l'année 1999 et 1982[3] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
75 à plus
10 
11 
60 à 74
37 
40 à 59
32 
35 
20 à 39
33 
35 
0 à 19
33 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
75 à plus
60 à 74
10 
17 
40 à 59
16 
41 
20 à 39
40 
38 
0 à 19
38 

Le nombre total de ménages à Bonneval-sur-Arc est de 98. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Bonneval-sur-Arc 31,6 % 24,5 % 23,5 % 10,2 % 9,2 % 1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[4]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités locales
  • Valérien Culet, berger et « guide à touristes ». En 1911, il accompagne le baron Pierre Decouz aux Îles Kerguelen, pour y mettre en place, à la demande des frères Bossières, personnalités havraises concessionnaires des îles australes françaises, un élevage de moutons en liberté. Il y restera six mois et notera tous les détails de son séjour dans son petit carnet noir.
  • Charles Blanc dit Carling, René Alexandre dit Papoling, Pierre Blanc dit Le Pape, guides de montagne qui participèrent au développement du village.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  4. Données démographiques compulsées par le JDN d'après l'INSEE
  5. Article de Christian Sorrel, « Une nouvelle montagne sacrée ? Catholicisme, tourisme et sports d'hiver en Savoie », p. 374, paru dans Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d'Europe : Actes du colloque "Religion et Montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002, vol. 49, Publications de la Sorbonne,‎ 2005, 427 p. (ISBN 978-2-85944-516-4).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Gottar, Bonneval-sur-Arc : les seigneurs de l'Alpe, p. 123-126, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2005 (ISBN 2-84206-283-3) Extraits
  • Jean-Philippe MASSERANN, "Les Princes de Bonneval et le Citadin", Editions Thot, Grenoble, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]