Esquiule

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Esquiule
L’église de l’Immaculée-Conception
L’église de l’Immaculée-Conception
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Oloronais
Maire
Mandat
Jean Bedecarrax
2014-2020
Code postal 64400
Code commune 64217
Démographie
Gentilé Esquiulais
Population
municipale
537 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 41″ N 0° 42′ 25″ O / 43.1947, -0.706944444444 ()43° 11′ 41″ Nord 0° 42′ 25″ Ouest / 43.1947, -0.706944444444 ()  
Altitude Min. 190 m – Max. 661 m
Superficie 28,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Esquiule

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Esquiule

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Esquiule

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Esquiule

Esquiule est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Esquiulais[1] (ou Eskiulatar[2] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[3] par des affluents du gave d'Oloron, la rivière le Vert (et par le tributaire de celle-ci, le ruisseau le Littos et son affluent, le ruisseau Gorria) et le ruisseau le Joos (et par les affluents de celui-ci, les ruisseaux le Josset et de Cambillou, l'erreka Oyhanart et le Bouhatéko erreka et son tributaire l'arrèc Dragon),

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • le Bourg
  • Bervielle
  • Barrenne
  • Narbe de Bas
  • Narbe de Haut
  • Oscaby
  • Ibar de Haut
  • Ibar de Bas
  • Canbillon

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Esquiule apparaît[4] sous les formes Esquiula, Squiule et Esquiulle (respectivement 1542 pour les deux premiers, et 1548, réformation de Béarn[5]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Jean-Baptiste Orpustan, Esquiule provient du basque ezkiola, « la cabanne des tilleuls » avec assimilation vocalique romane -iola > -iule. Le nom basque moderne a été calqué sur le nom roman[6].

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Eskiula[2] et Esquiula en occitan gascon.

Panneau de signalisation bilingue

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la seigneurie d'Esquiule dépendait de la baronnie de Mesplès[7].

Esquiule est souvent énuméré dans les listes de communes souletines. Pourtant ce village, de création relativement récente (au milieu du XVe siècle), a bien été fondé sur des terres béarnaises —même si sa population a été constituée de colons venus des les terres basques situées plus à l'ouest. De langue basque, la paroisse n'en est pas moins demeurée sous juridiction béarnaise (dépendant tant de la subdélégation que de la sénéchaussée d'Oloron[8]), et a été rattachée au canton d'Aramits à la départementalisation en 1790. On peut d'ailleurs préciser que le 23 janvier 1796, la population a réclamé par référendum son rattachement au canton basque de Barcus, ce qui ne lui a pas été concédé[9]. On a donc affaire ici à une commune de culture basque en terres béarnaises. En matière pastorale, Esquiule n'est d'ailleurs pas membre de la commission syndicale du Pays de Soule, propriétaire des terres de pacage indivises, mais a conclu deux accords (le premier en 1456 et le second en 1652) pour l'utilisation de certains terrains d'altitude de la province historique[10].

L'attachement à la culture basque et souletine est toujours ancré de nos jours. Esquiule a notamment organisé la pastorale souletine de 2000 et possède même une association de danses souletines. Esquiule est également membre du syndicat intercommunal de soutien de la culture basque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Joseph Murcuillat    
1791 1792 Pierre Andère-Hagolabustan    
1792 1805 Pierre Lepphaille    
1805 1812 Jean Pierre Castillon    
1812 1813 Joseph Poutchoue    
1813 1815 Martin Castège    
1815 1831 Jean Pierre Castillon    
1831 1837 Jean Pierre Quintaburu    
1837 1848 Alexis Castéjurry    
1848 1871 Simon Etchanchu Espelet    
1871 1876 Pierre Narbéburu    
1876 1881 Pierre Legris    
1881 1892 Jean Etchégorry    
1892 1896 Pierre Narbéburu    
1896 1901 Simon Augé Eyheralt    
1901 1904 Pierre Berho    
1904 1925 Thomas Solougaray    
1925 1945 Pierre Etchart Bichar    
1945 1949 Armand Berdot    
1949 1959 Albert Lepphaille    
1959 1969 André Orgambide    
1969 1983 Jean-Pierre Rousseu    
1983 1995 Jean Berdot    
1995 2008 Laurent Chabalgoity    
2008 2014 Jean Bedecarrax    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[11] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 513 1 274 1 382 1 362 1 382 1 410 1 390 1 320 1 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 281 1 236 1 221 1 169 1 117 1 089 1 057 1 012 1 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
966 975 918 814 836 804 808 741 639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
617 538 497 474 523 500 541 548 534
2011 - - - - - - - -
537 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture, vigne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Eskiulako bestak : les fêtes du village ont lieu fin août, avec au programme tradition et modernité dans un esprit festif : chant, danses, concert, bal, bandas
  • Eliza bestak (littéralement fête de l'église) a lieu à la mi-décembre
  • Tournoi de pala : de fin mars à début juillet
  • Tournoi tête à tête de pala sur le fronton de Peko Plaza (Juillet - Août).
  • Course à la montagne en septembre.
  • Passage du rallye des cimes
  • Pastorale Maddalena De Jauréguiberry en 2000
  • Mascarade en 1983, 1992 et 2002
  • Association Eskiularra : chants et de danses souletins
  • Dinbili Danbala : création artistique de Catherine Arçanuthurry sur le thème des Quatre Saisons de Vivaldi ainsi que sur les danses traditionnelles de la Soule (danse du verre, etc.) en 2007
  • Oroitzapenak - Création de danses et chants souletins. Spectacle joué essentiellement par les enfants de l'association Aintzina Eskiula. en 2012

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Immaculée-Conception[14] date du XIXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Esquiule
  4. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Jean-Baptiste Orpustan, Toponymie Basque : noms des pays, communes, hameaux et quartiers historiques de Labourd, Basse-Navarre et Soule, Centre d'études linguistiques et littéraires basques, Presses Universitaires de Bordeaux,‎ 1997, 194 p. (ISBN 2867810957 et 9782867810954)
  7. La baronnie de Mesplès fut établie en 1633. Elle comprenait Esquiule, Berbielle et Illiasse. Elle dépendait de la vicomté de Béarn. Mesplès est le nom de la famille pour laquelle la baronnie fut érigée.
  8. Voir l'article « Oloron » du dictionnaire topographique de Paul Raymond.
  9. Un historique sommaire d'Esquiule est disponible sur le site Pastorale de l'an 2000 (consulté le 28 décembre 2006)
  10. Selon Jean-Louis Etchecopar-Etchart, la communauté syndicale de Soule « considère cette faculté comme une simple tolérance », voir Histoire du Pays de Soule, recueil de références, Mauléon, 1989.
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 6 juin 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église de l'Immaculée-Conception

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fêtes d'Esquiule

Sur les autres projets Wikimedia :