Sainte-Suzanne (Mayenne)

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Sainte-Suzanne
Vue de Sainte-Suzanne, depuis le Tertre Ganne.
Vue de Sainte-Suzanne, depuis le Tertre Ganne.
Blason de Sainte-Suzanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Sainte-Suzanne (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Jean-Pierre Morteveille
2014-2020
Code postal 53270
Code commune 53255
Démographie
Gentilé Suzannais
Population
municipale
977 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 54″ N 0° 21′ 06″ O / 48.0983, -0.3516 ()48° 05′ 54″ Nord 0° 21′ 06″ Ouest / 48.0983, -0.3516 ()  
Altitude Min. 86 m – Max. 220 m
Superficie 23,14 km2
Localisation

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Sainte-Suzanne
Liens
Site web www.ste-suzanne.fr

Sainte-Suzanne est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire. C'est un chef-lieu de canton, appartenant à la communauté de communes des Coëvrons. Elle fait historiquement partie du Maine et l'écrivain Amand Dagnet la présentait comme la perle du Maine.

La commune est peuplée de 977 habitants[Note 1] (les Suzannais).

Sainte-Suzanne, classée Commune touristique par arrêté préfectoral le 27 juin 2011, est la seule commune de France[1] à détenir à la fois les labels : plus beaux villages de France, petite cité de caractère, station verte, Commune touristique et pays d'art et d'histoire. Elle a reçu par ailleurs en 2009 le diplôme de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, en mai 2011 le label européen des architectures de terre remarquables Terra incognita décerné par l'Icomos, et en novembre 2011 le Prix régional du Patrimoine du concours des villes et villages fleuris. En 2013, la commune a été classée troisième sur vingt-deux dans l'émission de France 2 présentée par Stéphane Bern Le village préféré des Français.

La forteresse de Sainte-Suzanne.

Le château, qui abrite le CIAP (Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine) du Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne, déjà labellisé Tourisme et handicap pour les quatre types de handicaps, a été cofinaliste en 2011 du concours du ministère de la Culture et de la Communication Patrimoine pour tous, patrimoine pour chacun relatif à l’accessibilité aux handicapés dans les musées et monuments historiques, et a reçu en 2013 le premier prix national des Trophées de l'accessibilité pour les équipements recevant du public, délivré par le Conseil national du handicap.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le château, construit sur un promontoire rocheux près d'un bourg dont l'église portait jadis le nom de Saint-Jean de Hautefeuilles, tient son nom, au moment de la christianisation, de sainte Suzanne (Sancta Suzanna, Sanctae Suzannae oppidum), vierge et martyre (fête le 11 août). Des reliques de la sainte auraient été rapportées au Xe siècle. Quand le bourg fut réuni au château, la nouvelle enceinte, comportant château et cité, prit le nom unique de Sainte-Suzanne. Ce fut la première cité de France à prendre ce nom[2].

Selon d'autres hypothèses, d'ailleurs pas nécessairement incompatibles, le nom de « Suzanne » pourrait provenir des origines celtiques de la cité, qui ont laissé leur empreinte à travers un mur vitrifié (env. IXe-Ve siècle avant notre ère). Ainsi, ana signifie déesse et suze, source , suze-ana pourrait ainsi signifier la déesse de la source, la cité intra-muros comptant 21 puits. Plusieurs noms propres dans la proche région sont issus de cette même période : le nom de la rivière l'Erve, vient du gaulois erva ou arva (eau courante) ; le site du Tertre Ganne, signifie mont boisé ; Evron vient du celtique eburo, if ou sanglier, suivi du suffixe -o / -one de localisation. La Suze-sur-Sarthe peut être issu d'un primitif *Segontia, nom également prélatin, basé sur seg-, hauteur[réf. nécessaire].

Sans qu'une preuve puisse en être apportée, l'étymologie de Suzanne semble plus naturellement conduire à la source biblique.

Géographie[modifier | modifier le code]

La cité médiévale de Sainte-Suzanne, surnommée la « perle du Maine », se situe au sommet d'une colline isolée dominant d'un à-pic de 70 mètres la rive droite de l'Erve. Sa situation géographique a longtemps été stratégique au cœur du Maine car elle se situe en lisière des monts des Coëvrons (Alpes mancelles, extrémité sud de la Normandie) et de la plaine d'Anjou, sur laquelle s'ouvre un très vaste panorama. La cité est bâtie à 170 mètres d'altitude mais son point culminant se situe au Mont-Noir (222 mètres).

Au nord, on découvre les collines des Coëvrons, depuis la carrière de la Kabylie (Voutré) jusqu'à Bais, par le bois de Crun, le Mont Rochard (350 m) et le Montaigu (291 m). Dans la même direction, les hauteurs du Haut-Rocher (141 m), de Changemer (135 m), puis, à l'ouest, le Montis (130 m) qui séparent le bassin de l'Erve de celui de la Jouanne.

Ces hauteurs, en direction d'Évron, sont séparées de la cité par une partie basse, une sorte de vaste cuvette qui formait autrefois le Grand étang, aujourd'hui asséché. À l'est, le site du Tertre Ganne, d'où l'on jouit d'un magnifique panorama sur la cité médiévale. Si l'on regarde vers le sud-est, on découvre la forêt de la Charnie qui sépare Sainte-Suzanne de ses voisines Blandouet, Thorigné-en-Charnie, Saint-Jean-sur-Erve. Vers Chammes et Vaiges, s'ouvre une immense plaine, au sud vers la Mayenne angevine, à l'ouest vers Laval et les confins de la Bretagne.

Communes limitrophes de Sainte-Suzanne[3]
Évron Évron Voutré
Châtres-la-Forêt Sainte-Suzanne[3] Torcé-Viviers-en-Charnie
Chammes Chammes Blandouet

Sainte-Suzanne est à 7 km d'Évron, 16 km de Montsûrs, 21 km de Sillé-le-Guillaume, 28 km de Conlie, 32 km de Sablé-sur-Sarthe, 35 km de Laval, 48 km du Mans et 88 km d'Angers.

La grande maison de l'Aubépin, quartier de La Rivière à Sainte-Suzanne

Plusieurs quartiers et hameaux composent la commune de Sainte-Suzanne : la Cité intra-muros, la Taconnière, les Grands-jardins, la Boulière, la Croix-Couverte, la Rivière, le Gohard, le Pont-Neuf, le Grand-Moulin, la Madeleine et les Granges.

Les communes limitrophes sont Blandouet, Chammes, Châtres-la-Forêt, Évron, Torcé-Viviers-en-Charnie et Voutré.

Petite cité de caractère, station verte de vacances, Sainte-Suzanne appartient au Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne, dont elle abrite le CIAP (Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine).

Climat[modifier | modifier le code]

De type océanique, le climat de la région de Sainte-Suzanne, au centre-est du département, est proche de celui du reste du département ; la pluviosité et l'ensoleillement ne sont ainsi pas éloignés du climat de la Mayenne et particulièrement de la région de Laval[4].

Bocage, faune, flore[modifier | modifier le code]

Dans la région d'Erve et Charnie, les prairies couvrent de grandes superficies. Entre les parcelles se dressent des haies qui forment un maillage : c'est le bocage, qui s'étend au nord de Sainte-Suzanne jusqu'aux collines des Coëvrons (hauteurs supérieures à 290 mètres).

Ces reliefs sont couverts d'un manteau bocager. Le paysage représente encore les caractères essentiels des vieux bocages créés au Moyen Âge (essentiellement à partir du Xe siècle - XIe siècle) et nés de défrichements individuels. Chaque défricheur entourait la nouvelle parcelle conquise d'un fossé et d'un talus sur lequel il plantait une haie, en signe d'appropriation. Il donnait le plus souvent son nom à sa maison établie en un point isolé (ex. : Hamard > La Hamardière). Aujourd'hui, les haies n'entourent plus toutes les parcelles, agrandies pour permettre le travail à la machine, mais sont souvent conservées celles qui bordent les routes et chemins et celles perpendiculaires à la pente. Jusqu'au XIXe siècle, les labours dominaient ; ils ont fait place aujourd'hui à un des pôles herbagers où sont élevés des bovins de la race Rouge des prés et des charolaises. Après une phase où l'herbe a tenu beaucoup de place, les labours regagnent les terrains sur les replats, pour des raisons économiques. Les prés occupent toujours les pentes et le fond de la vallée de l'Erve.

Malgré la pauvreté floristique de la strate herbacée des champs, les haies constituent un milieu protecteur et nourricier pour de nombreuses espèces animales. On y retrouve aussi bien des oiseaux propres aux habitats ouverts (alouettes, bruants…) que des oiseaux des milieux forestiers plus fermés (pie, mésanges…). De plus, certains prédateurs (faucons crécerelles, Buses variables…) viennent chasser sur ces terrains riches en petits vertébrés. Les insectes, nombreux eux aussi, attirent les hirondelles, les gobe-mouches… C'est dans ce type de zone de contact écologique que la flore et la faune atteignent leur plus grande diversité.

Principales plantes constituant les haies bocagères à Sainte-Suzanne : Arbres : chêne rouvre, érable champêtre, frêne, orme (rejets), merisier (« guignier » = cerises sauvages), sycomore… Arbustes : acacia, aubépine monogyne, aubépine à deux styles, cornouiller sanguin, églantier des champs, fusain d'Europe, houx, noisetier, prunellier (baies), sureau (baies), troène… Plantes « lianes » : Bryone dioïque (toxine), chèvrefeuille, clématite, cucubale des haies, églantier des champs, genêt à balais, liseron des haies, tamier (« herbe aux femmes battues »)… Bourrage : ajonc d'Europe, églantier « rose de chien », ronce commune (mûres); symphorine « échappée de jardin »…

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le flanc nord du synclinal de Laval. Aux schistes précambriens (moulin de La Liaudière) succèdent les poudingues pourprés, base du Cambrien, puis les schistes et calcaires magnésiens (autrefois exploités au Moulin des Erves). Une vaste région schisteuse, également cambrienne, s'étend jusqu'à la crête gréseuse de Sainte-Suzanne. Toute cette partie de la commune, profondément creusée à l'époque éocène, a été remplie par des argiles qui couronnent des grès « à Sabalite » (dont les blocs abondent sur le plateau de La Touche-Piquet).

La crête des grès de Sainte-Suzanne, dans laquelle l'Erve s'est déblayé un étroit et pittoresque passage, traverse la cité de l'est à l'ouest, et, venant du Mont-Noir (222 m), se dirige en s'abaissant graduellement vers la limite occidentale de la commune (121 m).

Le grès rose extrait à Sainte-Suzanne

Au sud du bourg, sur le flanc méridional de la commune, on retrouve une série identique à celle des Coëvrons (schistes pétrosilicifiés, brèches éruptives et orthophyres), formant une traînée intercalée au milieu des couches cambriennes, et qui s'observe également sur la rive droite de l'Erve, à La Pierre, à Beausoleil et au Coq-hardi. À ces couches succèdent, toujours en suivant la ligne régulière, des grès feldspathiques, et enfin des grès ferrugineux en plaquettes avec Lingulella Nicholsoni (= grès de Blandouet). Cette dernière assise, qui occupe le sommet du Cambrien, se montre bien développée dans le bois de Thorigné.

Transports[modifier | modifier le code]

Sainte-Suzanne est principalement traversée par trois routes départementales :

Par ailleurs, la D143 relie Sainte-Suzanne à Assé-le-Bérenger, Saint-Georges-sur-Erve et Vimarcé, la D 156 à Saint-Denis-d'Orques et Brûlon (D49 en Sarthe), et la D560 à Saint-Léger.

La commune est située à 8 km de la route nationale 157 (RD 57 (ex-RN 157), Orléans - Rennes, carrefour des Poteaux).

Sainte-Suzanne, dont le site est signalé sur l'autoroute, se trouve à 18 km de l'échangeur 01 (Joué-en-Charnie) et à 13,5 km de l'échangeur 02 (Vaiges) de l'autoroute A81 (E50) (Le Mans - La Gravelle).

Sainte-Suzanne est à 7 km de la gare d'Évron sur la ligne Le Mans - Laval : TER Pays de la Loire.

Gares TGV à Laval (34 km) et au Mans (48 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dotée du plus ancien monument de la Mayenne, le dolmen des Erves, la cité a connu une histoire particulièrement riche. Seul donjon à avoir résisté victorieusement à Guillaume le Conquérant, invaincu ensuite pendant plus de trois siècles, le château de Sainte-Suzanne tombe aux mains des Anglais en 1425 et reste anglais quatorze ans avant d'être repris par les Français du sire de Bueil. Un ministre de Henri IV, Fouquet de la Varenne, premier gouverneur général des Postes, construit « le logis » en 1608. En 1661, des lettres patentes signées de Louis XIV confèrent à la cité six foires et marchés annuels qui vont en faire une bourgade économiquement prospère durant deux siècles. Au XVIIIe siècle, l'établissement d'un grenier à sel lui confère un rôle administratif et fiscal sur 26 paroisses de la région. La ville connaît aussi un sursaut économique grâce aux 17 moulins installés sur l'Erve, ses papeteries et carteries ; elle compte plus de 1 800 habitants au milieu du XIXe siècle, avant de revenir à une économie agricole. Aujourd'hui, l'agriculture, l'artisanat et l'animation touristique constituent les principaux atouts de la commune. Le site et les bases des murailles du château sont internationalement connus dans le monde des archéologues pour les vestiges de murs vitrifiés qu'ils présentent, en commun avec quelques autres sites en France et ailleurs.

Les articles suivants détaillent l'histoire de la cité et son contexte :

Article détaillé : Histoire de Sainte-Suzanne.
Article détaillé : comté du Maine.

Les personnages historiques liés à l'histoire du château sont détaillés dans les articles ci-dessus.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason sainte suzanne mayenne.svg

Les armes de Sainte-Suzanne portent en écartelé les armes des quatre principales familles qui ont fait l'histoire de la cité[5].

Les armes des principaux chevaliers et des familles qui ont pris part à l'histoire de la cité figurent ci-dessous :

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Panoramique de Sainte-Suzanne, côté nord

La cité a connu nombre de personnages célèbres parmi les propriétaires successifs du château :

Les deux personnages les plus célèbres de Sainte-Suzanne sont Hubert II de Beaumont qui résista victorieusement à Guillaume le Conquérant, et Guillaume Fouquet de la Varenne constructeur du château actuel, mais d'autres personnages ont aussi marqué son histoire :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avant l'époque révolutionnaire, peu de paroisses avaient un hôtel de ville. Généralement, les réunions de la communauté des habitants se faisaient dans l'église ou devant la porte de l'église ; les curés tenaient les registres de l'État civil. Cependant, dès 1770, la ville de Sainte-Suzanne organise, d'après les édits de 1764 et 1765, une administration municipale sous le nom d’Hôtel de ville, composée de deux échevins, trois conseillers, cinq notables, un procureur du roi et un greffier. Les habitants des faubourgs de la Taconnière, de la Rivière et les autres habitants, réunis séparément, nomment alors trois délégués par quartier, lesquels élisent six notables, un ecclésiastique[Note 3], deux officiers, un bourgeois, un marchand, un laboureur ou artisan. Ceux-ci procèdent enfin à l'élection des échevins, qui sont : Jacques Aveneau[Note 4], contrôleur du grenier à sel, et Olivier Provost, avocat. Ils ont pour conseillers : René Coutelle de la Houssaye, président du grenier à sel depuis 1764, Jean-Baptiste Coignard, seigneur du Tertre, et René Provost de Brée, négociant. Le syndic est François Coutelle, et le greffier Antoine de Bert.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 - Jacques-François Aveneau   Notaire, Conseiller au grenier à sel[6]
Mai 1794 (Floréal an II) 1798 Charles Coutelle de la Tremblaye (~1733-1812)   Médecin, procureur de la charité en 1789 venu de Brûlon à Sainte-Suzanne
1798 (an V) - Gervais Pômier   Notaire
Juin 1800 (Prairial an VIII) Janvier 1803 Julien François Ollivier (1758-1803 mort par chute dans un puits)   Notaire, chargé des affaires des propriétaires du château Antoine-César de Choiseul-Praslin puis Ange Hyacinthe Maxence, baron de Damas
Janvier 1803 Avril 1807 Charles Coutelle de la Tremblaye (~1733-1812)   Médecin, propriétaire du manoir
Avril 1807 1813 Jacques Charles Pavet (~1746-1818)   Procureur du roi à Sainte-Suzanne en 1789, commissaire du peuple à la fin de la Révolution, commissaire du "directoire exécutif près l'administration municipale du canton de Sainte-Suzanne vers 1796, commissaire du gouvernement en 1800, grande rue
Février 1813 juillet 1815 Édouard Delespinasse (1779-1844)   Régisseur du château, gendre de Julien François Ollivier; "homme d'affaires" d'Antoine-César de Choiseul-Praslin puis de Mme de Hautefort pour les affaires extra-notariales relatives au château[7]
Juillet 1815 1818 Jacques Marquis-Ducastel (1748-1822)[8]   Écuyer, ancien officier de la Maison du roi. Conseiller d'arrondissement de 1816 à 1819
Mars 1818 Janvier 1826 Charles Coutelle de La Houssaye (1764- )   Commandant de la place de Sainte-Suzanne en 1799; propriétaire du manoir, conseiller d'arrondissement en 1822
Février 1826 Août 1830 Pierre Bourdin (1764-1831)   Marchand d'étoffes, drapier grande rue
Septembre 1830 Mai 1834 Hippolyte Messant (1791-1876)   Percepteur rue du château
Mai 1834 Mars 1835 Julien Pierre Ollivier (1789-1866)   Notaire, maire délégué, propriétaire du manoir de la Butte-Verte, conseiller d'arrondissement de 1833 à 1836
Mars 1835 Février 1840 Jean Jacques Dumoulinet (1787-1850)[9]   Juge de paix de 1830 à 1833, propriétaire "La Fousillère", conseiller d'arrondissement de 1831 à 1833, conseiller général de 1833 à 1848
Février 1840 Décembre 1842 Raphaël Jouennault (1793-1860)   Propriétaire
Décembre 1842 Mai 1848 Jean Jacques Dumoulinet (1787-1850)   Juge de paix, propriétaire "La Fousillère", conseiller général de 1833 à 1848
Mai 1848 Octobre 1848 Gervais Michel Pômier (1804-1892)   Maire délégué. Notaire, propriétaire
Octobre 1848 Février 1860 Raphaël Jouennault (1793-1860)   ancien Soldat de l'Empire, propriétaire
Février 1860 Avril 1860 Gervais Michel Pômier (1804-1892)   Maire délégué
Avril 1860 Février 1865 Julien Pierre Ollivier (1789-1866)   Notaire
Février 1865 Mars 1878 Théodore-Jean Couléard-Julliettrie (1802-1881)   Propriétaire "le Champatoire", conseiller d'arrondissement de 1864 à 1865, conseiller général de 1865 à 1874
Avril 1878 Septembre 1879 Auguste Le Bail (1842-1879)   Médecin
Juillet 1879 Décembre 1883 René Dodier (1814-1893)   Ferblantier, maire délégué de juillet 1879 à février 1881, grande rue
Janvier/Mai 1884 Juin 1897 Charles Nory (1852-1899)   Médecin. Conseiller d'arrondissement de 1895 à 1899. Les Granges
Juillet 1897 Octobre 1904 Louis Maline (1825-1904)   Clerc de notaire, greffier du juge de paix, rue du grenier à sel
Novembre 1904 Août 1905 Alexandre Ledeul (1857-1905)   Sabotier rue de l'Étoile
Octobre 1905 Janvier 1911 Célestin Lecomte (1856-1933)   Médecin, Les Granges puis rue de l'Étoile
Février 1911 Juillet 1911 Louis Lecomte (1868-1938)   Notaire. Délég. spéciale
Juillet 1911 Mai 1918 Édouard Perrot (1850-1918)   Propriétaire du manoir de la Butte-Verte
Mai 1918 Décembre 1919 Joseph Mauny (1857-1928)   Meunier au Pont-neuf, maire délégué
Décembre 1919 Août 1923 Auguste Le Baillif (1877- )   Pharmacien rue du grenier à sel
Août 1923 Mai 1925 Joseph Mauny (1857-1928)   Meunier au Pont-neuf
Mai 1925 Mars 1943 Pierre Morteveille (1871-1943)   Hôtelier au Lion d'Or puis fermier à Clairbois, puis retraité rue de la Libération
Avril 1943 Octobre 1944 Georges Barrier (1890-1974)   Quincailler rue de la cité
Octobre 1944 Février 1955 Joseph Létard (1894-1955)   Garagiste motoriste route d'Évron
Octobre 1955 Mars 1965 Roger Lépine (1898-1988)   Menuisier place Ambroise de Loré
Mars 1965 Mars 1977 Louis Morteveille (1909-1999)   Administrateur civil, président du syndicat intercommunal à vocation multiple(SIVM) du canton de Sainte-Suzanne, vice-président du SVET; rue du camp des Anglais
Mars 1977 Avril 1977 Claude Fontaine (1934- )   Receveur des PTT, rue de la Libération
Avril 1977 Août 1981 André Davoust (1941- )   Entrepreneur en maçonnerie, grande rue
Août 1981 Mars 1983 Paul Dézélé (1917-2010)   Agriculteur, la pierre
Mars 1983 Juin 1997 Christiane Ligot (1932-1997)   Sans profession, le pré aux granges
Juin 1997 Mars 2001 Pierre Demeulemeester (1931- )   Inspecteur d'assurances, rue de la Libération
Mars 2001 Mars 2008 Daniel Dutertre (1942- )   Technicien agricole, vice-président de la communauté de communes d'Erve et Charnie, rue des Coëvrons
Mars 2008 en cours Jean-Pierre Morteveille[10] (1948- )   Administrateur civil, vice-président de l'ex-SVET, président de la communauté de communes d'Erve et Charnie puis de la communauté de communes des Coëvrons, rue du camp des Anglais
Les données manquantes sont à compléter.
(Source : registres du conseil municipal de Sainte-Suzanne).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 977 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

On dispose de quelques éléments sur la démographie à partir du XVIIe siècle. Ainsi la moyenne des naissances est de 37 par an de 1600 à 1610, 52 par an de 1700 à 1710. 200 feux habitent la commune en en 1696, 229 en 1700, 227 en 1726 ; on compte 1 200 communiants en 1780; 50 feux en ville en 1789, 1 200 habitants en 1771, 1 700 en l'an VI.

Au XIXe siècle, la cité connaît une certaine prospérité économique au début du XIXe siècle grâce aux activités agricoles, commerciales (foires et marchés), meunières et papetières. La difficulté des papeteries à se reconvertir en termes de procédés industriels aboutit à un lent déclin démographique dans la deuxième moitié du siècle.

Au XXe siècle, la guerre de 1914-1918 provoque une saignée dans la population (61 « morts pour la France ») et le déclin progressif de la cité. L'arrivée du chemin de fer à Évron (7 km) accélère le dépérissement de la vie économique et notamment des foires et marchés. Après une longue stagnation au milieu du siècle, un redressement s'amorce en fin de période avec l'arrivée de nouveaux habitants résidant dans la cité mais travaillant à Évron ou Laval, de résidents secondaires et la naissance d'une activité touristique.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 302 1 412 1 417 1 483 1 619 1 722 1 749 1 754 1 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 811 1 793 1 741 1 666 1 631 1 610 1 542 1 504 1 448
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 387 1 372 1 328 1 090 1 059 1 023 956 973 937
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
901 888 853 925 935 1 020 960 977 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie et services[modifier | modifier le code]

Sainte-Suzanne est le siège de la direction des affaires sociales de la communauté de communes des Coëvrons. Elle est également le siège de l'office de tourisme des Coëvrons, établissement public industriel et commercial regroupant les cinq offices de tourisme - syndicats d'initiatives d'Évron, Bais, Montsûrs, Saulges et Sainte-Suzanne, qui relève également de la 3C (communauté de communes des Coëvrons.

On y trouve : la maison de Pays d'Erve et Charnie, une bibliothèque, deux écoles : Perrine-Dugué (publique), Sainte-Marie (privée) avec cantine et garderie (en période scolaire) ; un relais assistantes maternelles ; un EHPAD, la Résidence du Petit-Rocher.

L'Espace loisirs de la Croix-Couverte comprend : la salle des fêtes Fernand-Bourdin, le camping caravaning ** Les sports, un mini-golf, une aire de jeux pour enfants, la piscine Jean-Taris (deux bassins extérieurs, chauffés, toboggan), une salle socio-culturelle Maxime-Létard, un terrain de sports (football, tennis).

La commune est par ailleurs dotée d'un centre de secours, de maisons pluridisciplinaires de santé (maison médicale, pharmacie, cabinet d'infirmières, kinésithérapeute, vente et location de matériel médical), de services tertiaires (La Poste, La Banque postale, distributeur de billets, office notarial).

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Sainte-Suzanne est située dans une région d'élevage, essentiellement bovin, et compte une dizaine de grandes exploitations. C'est la race Rouge des prés qui est la plus présente ; le lait est traité essentiellement (fabrication du Babybel) par une fromagerie du Groupe Bel située à Évron, distante de 7 km. Les volailles fermières Label rouge sont élevées selon un cahier des charges officiel homologué dans le cadre de l'Indication géographique protégée des volailles de Loué.

La commune ne comporte pas d'industrie mais plusieurs artisans travaillent dans le domaine du bâtiment et les domaines connexes (construction, agencement, maisons bois, électricité menuiserie plomberie charpente couverture, électricien, maçon, carreleur, plâtrier, restauration vieilles demeures - maçonnerie à l'ancienne, paysagiste, entretien espaces verts…). De nombreux actifs résidant à Sainte-Suzanne travaillent quotidiennement à Évron dans l'agroalimentaire, particulièrement dans les usines Bel et Socopa, ou à Laval (dans l'industrie ou les services).

Les services représentent l'essentiel de l'activité économique avec des commerces traditionnels (marché; boulangerie-pâtisserie ; supérette, traiteur, coiffeur mixte), un soldeur, vente par correspondance sur catalogue général, une société de services de transports (ambulances, taxis, VSL, minibus).

Le tourisme constitue la principale activité de la cité : Sainte-Suzanne est classée parmi les plus beaux villages de France, labellisée Commune touristique, Petite cité de caractère, commune fleurie * (prix régional du patrimoine 2011) et station verte de vacances. Elle appartient au Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne dont elle constitue le pôle majeur avec le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP). Plusieurs activités sont directement liées au patrimoine touristique : Centre d'interprétation de l'Architecture et du Patrimoine de la Mayenne, visite de plusieurs monuments historiques donjon, logis, dolmen des Erves, Camp des anglais, visite de trois musées : le musée de l'auditoire, le Grand-moulin (seul moulin de France qui produit avec le même mécanisme de la farine, du papier et de l'électricité), et le musée du jouet et de la plaque émaillée. Village de vacances VVF Villages ***, Hôtel-restaurant Logis de France ** , plusieurs gîtes **** et chambres d'hôtes, camping, piscine et aire de campings-cars, restaurants, café, brasserie, supérette, bar-tabac, boutiques d'artisanat-souvenirs, galerie, antiquaire, brocanteur. Le siège du Territoire d'action touristique des Coëvrons y est installé depuis janvier 2009.

Les indications économiques chiffrées les plus récentes sont consultables via les fiches de l'INSEE.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage depuis 1967

Drapeau de l'Allemagne Sulzheim (Allemagne) depuis 1967.

Le jumelage du canton de Sainte-Suzanne / communauté de communes d'Erve et Charnie, avec Sulzheim (Rhénanie-Palatinat) a été initié en 1966 par Victor Julien, conseiller général, maire de Thorigné-en-Charnie, et Adam Becker, dans la famille duquel Victor Julien avait été prisonnier de guerre de 1940 à 1945. Le premier groupe de jeunes Allemands fut reçu à Sainte-Suzanne du 15 juillet au 23 juillet 1967, et l'acte officiel de jumelage fut signé à Sulzheim le 14 juillet 1968. Près de cinquante échanges et manifestations officielles (municipalités, groupes de jeunes, de clubs du troisième âge, gendarmes, pompiers, chorales, musiques municipales…) ont eu lieu depuis. Ce fut le premier jumelage franco-allemand en Mayenne ; son quarantième anniversaire a été célébré à Sainte-Suzanne en avril 2007 et à Sulzheim le 10 mai 2008. À cette occasion, l'harmonie de Sainte-Suzanne a joué conjointement avec celle de Sulzheim. Le Comité d'échanges Sulzheim-Erve et Charnie a été renouvelé en 2009. En 2013, l'Harmonie de Sainte-Suzanne a participé à un concert international à Wörrstadt avec les communes jumelées de la Verbandsgemeinde Wörrstadt (VGW), à l'occasion du 40e anniversaire de cette Communauté de communes.

Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

L'ancienne place du pilori, emplacement des anciennes halles, la Mairie (1884) et l'entrée du manoir de la Butte-verte
Château de Sainte-Suzanne
Musée de Sainte-Suzanne
Donjon du Centre médiéval de Clairbois

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Sainte-Suzanne est de culte catholique. Sainte-Suzanne, comme les communes environnantes, appartient aujourd'hui à la communauté paroissiale de Saint-Barnabé-en-Charnie.

Croix-Boissée et chapelle de la Madeleine au cimetière ; chapelle Saint-Eutrope à la Croix-couverte ; statue de la Vierge de Beausoleil dite « la Vierge des bois » en forêt de Charnie.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le château avec son donjon, son pont-levis, ses remparts et son logis XVIIe, propose un parcours complet sur le patrimoine local et mayennais (Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine).
  • Le musée de l'auditoire : mille ans de l'histoire de Sainte-Suzanne et du Pays d'Erve et Charnie, avec exposition de la plus ancienne armure de France (1410-1420), contemporaine d'Ambroise de Loré (Association des Amis de Sainte-Suzanne).
  • La Ferté-Clairbois est un centre culturel et médiéval. Une ferté du XIIIe siècle y est reconstituée, avec donjon, pont-levis, jardin médiéval, lices, restauration médiévale… De nombreux spectacles y sont donnés (Association Spectacle et chevalerie).
  • Le musée du jouet et de la plaque émaillée propose une collection privée de milliers de jouets des XIXe et XXe siècles et plusieurs centaines de publicités sur plaques émaillées. Reconstitution d'une salle de classe (Association Il était une fois le XXe siècle).
  • Nombreuses animations culturelles : théâtre (les Nuits de la Mayenne), fêtes et spectacles médiévaux, concerts, journée des peintres et arts de la rue…

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Vestiges celtes et romains
La cité de Sainte-Suzanne

L'ancien statut de ville royale de Sainte-Suzanne se remarque encore de nos jours par la présence de bâtisses de caractère dans la partie intra-muros de la cité (ancienne résidence des Procureurs du Roi début XVIe siècle, grenier à sel XVIIIe siècle, ancienne carterie (fabrique de cartes à jouer), ancien auditoire de Justice (façade XVIIIe siècle), deux manoirs et nombreuses maisons anciennes du XVe siècle au XIXe siècle).

Le logis est un château du XVIIe siècle, monument historique. Il a été construit entre 1608 et 1610-1613 par Guillaume Fouquet de la Varenne. Il est aujourd'hui la propriété du conseil général de la Mayenne. Le château possède des fenêtres à meneaux, des frontons, une superposition des ordres (dorique en bas, ionique au premier étage, corinthien en haut) ; son style annonce le classicisme : sobriété du décor, atténuée par un perron en loggia menant à l'escalier intérieur. Le château contient une ancienne boulangerie et une ancienne écurie, devenue ensuite bergerie.

Les autres monuments et sites
  • La mairie (1884), est bâtie là où s'élevaient les anciennes halles (mentionnées en 1528), dont l'emplacement est matérialisé au sol place Hubert II. De même que les combles des halles abritèrent l'auditoire de justice, le premier étage de la mairie abritait le juge de paix et la salle du tribunal. Des éléments de la charpente des halles ont été réutilisés pour construire celle de la mairie actuelle. La cloche qui surmonte le toit porte l'inscription : « L'oreille est attentive / À ma voix claire et nette / En dépit des bourdons / Qui m'appellent clochette ».
  • Le site du Tertre Ganne (accès par le CD 9, route de Torcé-Viviers-en-Charnie), offre des traces de retranchements anciens (siège du XVe siècle) et une vision panoramique sur la cité et le château.
  • Nombreux anciens moulins sur l'Erve : à blé, à foulon, à papier, à tan. Faubourg de La Rivière.
Article détaillé : Papeteries de Sainte-Suzanne.

La promenade de la Poterne offre un panorama sur les Coëvrons, la vallée de l'Erve, la forêt de la Charnie et la plaine d'Anjou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Le comté de Richmond se trouve dans le nord du Yorkshire.
  3. En septembre 1772, le curé de Sainte-Suzanne, Jean-François Marquis-Ducastel, est nommé Conseiller.
  4. Jacques Aveneau, qui succéda à son père François Aveneau (seigneur de la Durairie − hameau de Chémeré-le-Roi, licencié ès lois (1712), mari de Marguerite Pélisson), comme contrôleur du grenier à sel, fut premier échevin. Il est issu d'une famille répandue dans le comté de Laval et notamment à Saulges qui semble avoir été son lieu d'origine, à Laval, Évron et Sainte-Suzanne.
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  7. Une voie antique de Montsûrs, une autre de Sablé par Thorigné, sont toujours apparentes. La carte de Jaillot indique les chemins de Sillé, Le Mans, Sablé, Saulges, Évron ; la carte de Cassini, ceux du Mans, Sablé, Laval, Évron (source : Abbé Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne).
  8. « L'enceinte de la ville », nous dit l'Abbé Angot, « formant avec celle du château un triangle dont la base est au nord-ouest, et qui est peut-être construite sur d'anciennes fondations, date du XIVe siècle et du XVe siècle. Elle avait 800 m de circonférence et comprenait trois portes : la Porte-murée au midi, la Porte-du-pont (ou du Guichet) au nord, la Porte-de-fer à l'est, de 11 pieds de largeur sur 12 de haut avec pont-levis, herses et barbacanes. Les murs avaient 36 pieds, sans compter les meurtrières et le parapet. Il y avait 7 tours sur le côté nord-ouest, l'une de 40 m de tour à l'angle sud-ouest, l'autre à cinq pans, aussi grosse, au milieu, et les autres de 10 à 12 m de circonférence. En 1772, il ne subsistait plus que six tours dans le reste du circuit (4 carrées et 2 rondes), mais la construction du château neuf et de nombreuses maisons à côté de la Porte-murée et de la Porte-du-pont en avaient fait disparaître plusieurs. À la même date, il n'y avait presque plus trace des meurtrières et des parapets; seule la Porte-de-fer conservait sa herse suspendue. Entre la ville et le château, le mur de clôture était protégé par le donjon et appuyé de 5 tours, mais la partie voisine du château était de construction moderne et les tours avaient été supprimées. Vers 1830, on a pratiqué dans le côté nord-ouest de l'enceinte de la ville une ouverture de 40 m pour l'accès en ville des routes diverses. La ville murée, outre l'église et les halles, ne renfermait qu'une soixantaine de maisons des moins confortables, et était traversée, de la Porte-murée à la Porte-du-pont, par de misérables ruelles. Le surplus de la population se groupait au faubourg de la Taconnière et au village de la Rivière. »

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[13].
  1. Comparaison des listes de villages détenant un label touristique : Liste des plus beaux villages de France ; Petites cités de caractère ; [1] ; Villes et pays d'art et d'histoire ; Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne; Liste des communes touristiques françaises
  2. R. de Sancta Suzanna, 1076 (Cartulaire de la Couture p. 26), 1080 (cartulaire de Saint-Vincent ch. 827); Furnum Sancte Suzanne, 1109 (Archives de la Sarthe, fonds d'Étival-en-Charnie); Decanus de Sancta Suzanna, env. 1120 (Hist. de la Mayenne, pr. VII) ; Castrum quod Sancta Suzanna vocatur, XIIe siècle (Orderic Vital, Hist. eccl., t. III p. 200); Senescallus de Sancta Suzanna, XIIe siècle (cartulaire de Perseigne p. 164); Vicecomes Sancte Suzanne, 1208 (cartulaire de Vivoin p. 225); Turris in castro Sanctæ Suzannæ, 1218 (cartulaire d'Évron); Vigeria Sancte Susanne, XIIIe siècle (rev. du Maine, t. XLVII p. 170); Sainte Suzenne, 1312 (Bibl. nat., fr. 8736); Castrum et fortalicium Sancte Suzanne 1396 (Arch. nat. X/1a 43, f.197); Ès mètes de nostre chastellenie et terre de Sainte Susenne 1431 (P. de Cagny, p. 181).
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Voir Météo-France : région de Sainte-Suzanne
  5. D'après Gilles Raab, 1994, La Ferté-Clairbois et Projet Blasons Wikipédia
  6. L'Oribus n° 86, Laval, janvier 2013 p.49.
  7. Edouard Delespinasse, (° 23 septembre 1779 Ingrandes - 24 février 1844 Sainte-Suzanne), était le fils de Jacques Delespinasse, régisseur des biens des héritiers Choiseul-Praslin (°1746 Candé - 17 août 1815 La Flèche), et d'Anne Bertrand de la Chesnaye.
  8. Jacques-Marie Marquis, écuyer, sieur du Castel, ancien officier de la maison du roi, arrivé à Sainte-Suzanne en 1781. Frère de Jean-François Marquis-Ducastel, curé de Sainte-Suzanne de 1771 à 1785, et doyen rural d'Évron, réfugié clandestinement à la Taconnière de 1792 à 1795.
  9. IJean-Jacques Dumoulinet a publié dans le Bulletin de la Société d'agriculture de la Sarthe en 1834 une étude intitulée : "Moyen employé dans quelques localités du département de la Mayenne pour faciliter l'écoulement des eaux" ; il a fourni au Journal de la langue française divers articles sur les difficultés du français.
  10. Réélection 2014 : « Jean-Pierre Morteveille est réélu », sur Ouest-france.fr (consulté le 5 avril 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Sainte-Suzanne sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

La liste ci-dessous constitue la bibliographie exhaustive des ouvrages et articles de qualité parus sur Sainte-Suzanne, à partir desquels cet article a été rédigé ; il faut y ajouter les registres d'état civil et du conseil municipal de la commune, consultables en mairie, de même que les articles de presse pour les données électorales. Il n'est pas apparu pertinent de rappeler la référence et la pagination concernée plusieurs fois par ligne : toutes les données sont vérifiables dans les ouvrages ci-dessous, la plupart étant consultables au musée de l'auditoire à Sainte-Suzanne.

  • « Sainte-Suzanne (Mayenne) », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910 [détail de l’édition]
  • Orderic Vital, Histoire de Normandie[Laquelle ?]
  • Jean Chartier, Chronique de Charles VII, Godefroy,‎ 1661
  • Pierre Renouard, Essais historiques et littéraires sur la ci-devant province du Maine, Le Mans, Impr. Fleuriot,‎ 1811
  • Adolphe Joanne, Géographie du département de la Mayenne
  • Bulletin de la Société d'anthropologie de Paris, 1868.
  • Le Magasin pittoresque, dir. Édouard Charton (1807-1890), 1875.
  • Recherches historiques sur la ville de Sainte-Suzanne, du Dr Charles Nory. - Sillé-le-Guillaume : Impr. Veau-Bernard, 1888
  • Notice historique sur Sainte-Suzanne et son ancien château, de François-Augustin Gérault, 1840. - Laval : Impr. Auguste Goupil, 1896
  • Les Seigneurs de la baronnie de Sainte-Suzanne, du marquis de Beauchêne. - Le Mans : Société historique et archéologique du Maine, 1906
  • Sainte-Suzanne, Son histoire et ses fortifications. - Mayenne : Éditions régionales de l'Ouest, 1996, préface de Gérard Morteveille. Réédition de l'ouvrage de Robert Triger. - Mayenne : Société historique et archéologique du Maine, Impr. de la Manutention, 1907 (ISBN 2-85554-077-1)
  • Bulletin monumental de la Société française d'archéologie, 1907.
  • Sainte-Suzanne en chansons, vieilles silhouettes, vieux airs, vieux chants, d'Amand Dagnet. - Laval : Impr. Auguste Goupil, 1929
  • Perrine Dugué, la Sainte aux ailes tricolores, 1777-1796 de l'abbé Augustin Ceuneau. - Laval : Impr.-Librairie Goupil, 1947
  • Sainte-Suzanne au XIXe siècle, de Louis Morteveille. - Laval : Impr. René Madiot, 1975.
  • Sainte-Suzanne contre Guillaume le Conquérant, BD de S. Legrand et L. Robene. - Association pour la mise en valeur de la Cité et du château de Sainte-Suzanne, 1987.
  • Sainte-Suzanne et le Pays d'Erve et Charnie, de Gérard Morteveille. - Joué-lès-Tours : Éd. Alan Sutton, 1998. - (Mémoire en images). (ISBN 2-84253-169-8)
  • Les châteaux du Moyen Âge en Mayenne, (article d'Anne Bocquet, archéologue départementale), dossier no 27 (2004) de la revue de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Mayenne, Impr. de la manutention, Mayenne, juin 2005 (ISSN 0243-6396)
  • Archives départementales de la Mayenne : État-civil, recensements
  • Archives municipales de Sainte-Suzanne : État-civil, Conseil municipal
  • Archives de la paroisse de Ste-Suzanne : chroniques des abbés Le Dauphin et Monguillon
  • Publications de l’Association des Amis de Sainte-Suzanne, musée de l'auditoire :
    • Sainte-Suzanne (Mayenne) cité médiévale, mille ans d'histoire, de Gérard et Jean-Pierre Morteveille, 1988.
    • Moulins à Sainte-Suzanne, de Gérard Morteveille, 1995.
    • Les Moulins à papier et les cartes à jouer à Sainte-Suzanne, de Gérard Morteveille et Hélène Cahierre, 1999.
    • Sainte-Suzanne, cité médiévale, de la motte féodale au château de pierre, de Gérard Morteveille, 1999.
    • L'Occupation et la libération à Sainte-Suzanne et dans les environs proches, 1940-1944, de Gérard Morteveille, 2004.
    • L'Occupation et la libération à Sainte-Suzanne et dans le Pays d'Erve et Charnie, 1940-1944 (supplément à l'édition 2004), de Gérard Morteveille, 2006.
    • Sainte-Suzanne 1900-1930, de Jean-Pierre Morteveille, 2006.
  • Sainte-Suzanne au XXe siècle, de Gérard et Jean-Pierre Morteveille, tome I 1880-1947, imp. Jouve à Mayenne, nov.2012 (ISBN 978-2-9543103-0-5); tome II 1948-1980, imp. Jouve à Mayenne, nov.2013 (ISBN 978-2-9543103-1-2).
  • Les Maires de l'arrondissement de Laval depuis 1800, de Bruno Poirier (imp. Bardon-Véron, Grez-en-Bouère, Octobre 2013) (ISBN 978-2-9539871-2-6)
  • Sainte-Suzanne, un territoire remarquable en Mayenne, de Christian Davy et Nicolas Foisneau, service de l'inventaire général du patrimoine culturel du Conseil régional des Pays de la Loire, en collaboration avec le service du patrimoine du conseil général de la Mayenne, Cahiers du patrimoine n°106, revue 303, imp. Jouve à Mayenne, avril 2014 (ISBN 978-2-917895-14-6).
  • Nombreux articles de Gérard Morteveille et Anthony Robert dans la revue Maine découvertes (le magazine Sarthe-Mayenne, éditions de la Reinette, Le Mans) : N° spécial Guerre de Cent Ans, Le Chemin des moulins de Sainte-Suzanne (2005), Le Mur vitrifié de Sainte-Suzanne (2005-2006), Perrine Dugué, la "Sainte Tricolore" (2005-2006), L'éditeur de cartes postales Gervais Pavy (2006), Les folkloristes Joseph Jouet et Fernand Bourdin (2007), Pleins feux sur Sainte-Suzanne (2007), Provost-Dubois, maître cartier du Bas-Maine installé à Sainte-Suzanne (2008).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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