Ascain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ascain
Image illustrative de l'article Ascain
Blason de Ascain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Jean-de-Luz
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Louis Fournier
2014-2020
Code postal 64310
Code commune 64065
Démographie
Gentilé Azkaindar
Population
municipale
4 079 hab. (2011)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 48″ N 1° 37′ 12″ O / 43.3467, -1.62 ()43° 20′ 48″ Nord 1° 37′ 12″ Ouest / 43.3467, -1.62 ()  
Altitude Min. 5 m – Max. 883 m
Superficie 19,27 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ascain

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ascain

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ascain

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ascain
Liens
Site web mairie-ascain.fr

Ascain est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire de la commune et les localités limitrophes.
Frontières d’Ascain avec les communes limitrophes. Le trait rouge dans le coin inférieur gauche définit la frontière avec l’Espagne. Celui du coin supérieur gauche indique la position de l’autoroute A63.

Localisation[modifier | modifier le code]

Ascain est une commune de la province basque du Labourd. Elle est frontalière, au sud de son territoire, avec l’Espagne, en un point unique et à peu de distance du sommet de la Rhune culminant à 905 mètres, qu’elle partage avec, outre la comarque navarraise de Cinco Villas (Bera), les communes françaises de Sare et d’Urrugne[1]. Le village lui-même s’étend à une altitude moyenne de 30 mètres[Lamant 1]. Sa frontière nord est formalisée par le cours de l’Etxeberriko erreka, un affluent droit de la Nivelle[1]. La commune est distante de six kilomètres du littoral atlantique.

La localité fait partie de l'aire urbaine de Bayonne et est située dans l’unité urbaine de cette commune.


Communes limitrophes d’Ascain.
Ciboure Saint-Jean-de-Luz
Urrugne Ascain. Saint-Pée-sur-Nivelle
Bera (Navarre) Sare

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La localité est située aux pieds de la Rhune, partie occidentale extrême de la chaîne des Pyrénées. Le cycle hercynien dont cette dernière est issue date de la fin du Paléozoïque (plus précisément, entre 285 et 225 millions d’années[Antz 1]). Au dépôt des argiles de base s’ajoutent au Mésozoïque (plus précisément, entre 225 et 190 millions d’années[Antz 1]) ceux de poudingue, amalgame de galets de quartzite soudés entre eux par un ciment gréseux, de grès et de basalte[Note 1]. Il y a 200 millions d’années, en effet, la divergence de la plaque ibérique du reste de l’Europe provoque la naissance d'une vallée volcanique. L’affleurement de basalte le plus important se trouvant au sommet de la Rhune, alors que les autres, de moindre conséquence se dispersent dans un rayon de 20 km, il semble probable que le cratère principal corresponde à l’actuel sommet[Bost 1]. Des sédiments rouges, résultant du climat semi-aride régnant alors, s’accumulent également. La semi-aridité du climat est confirmée par la présence, quoique éparse, de fossiles[Bost 1],[Note 2]. À la fin de l’ère secondaire, entre 135 et 65 millions d’années, des plissements disloquent les couches de sédiments à plusieurs reprises, provoquant les reliefs connus aujourd’hui[Antz 1]. La Rhune nous apparaît en effet comme un vaste anticlinal, accumulation de couches montrant une convexité vers le haut, résultat de poussées latérales orientées du sud au nord[Bost 2].

La superficie de la commune est de 1 927 hectares ; son altitude varie entre 5 et 883 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées par la Nivelle et ses affluents, le ruisseau d’Ibardin, d’Arraio, d’Etxeberri et de Galardi ainsi que par le tributaire de ce dernier, le ruisseau des Trois fontaines[3].

La Nivelle est un petit fleuve de 45 km qui prend sa source en Espagne et qui, après 39 km de cours parfois tumultueux en France, se jette dans le golfe de Gascogne, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz[4]. Elle est enregistré Site d’intérêt communautaire par le réseau Natura 2000 depuis le 7 novembre 2013 sous l’intitulé « La Nivelle (estuaire, barthes et cours d'eau) »[5]. La protection, sous la responsabilité locale de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Aquitaine, vise essentiellement la faune. Elle concerne en particulier deux mammifères, le Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) et le vison d'Europe (Mustela lutreola) ; un reptile, la Cistude (Emys orbicularis) ; six poissons, la Grande alose (Alosa alose), les Lamproies de rivière (Lampetra fluviatiles), marine (Petromyzon marinus) et de Planer (Lampetra planeri), le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma) et le Saumon atlantique (Salmo salar) ; deux invertébrés, l’écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et la moule perlière d'eau douce (Margaritifera margaritifera). La seule plante protégée est l’Angélique des estuaires (Angelica heterocarpa)[5]. Ascain présente la particularité d’être en aval du fleuve et donc en contact avec les deux environnements, fluvial et marin, concernés par la protection. Les marées sont perceptibles au niveau de la localité, entrainant des prescriptions techniques particulières lors des travaux effectués sur les berges du fleuve[6].

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique la plus proche est celle de Biarritz - Anglet, à 20 km à vol d’oiseau[7]. La proximité des reliefs et l’éloignement relatif de la côte atlantique impliquent des différences notoires en termes de précipitation, d’ensoleillement direct et de variation de températures, mais les données de la station de Biarritz - Anglet permettent de se faire une idée assez précise du climat de la localité. Les précipitations sont assez importantes : le climat océanique est dû à la proximité de l'océan Atlantique. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été −12,7 °C le 16 janvier 1985, et la plus élevée, 40,6 °C le 4 août 2003[Note 3]. Les pluies sur les côtes basques sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée. Le sommet de la Rhune peut être recouvert de neige plusieurs jours de suite.

Relevé météorologique de Biarritz et sa région pour la période 1961-1990.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,8 5 7 8,5 11,6 14,6 16,7 17 14,5 11,9 7,7 5,5 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 12 12,8 15 16,2 19,6 22,1 24,1 24,7 23,2 20 15,1 12,5 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 0,8 −5,7 −8,5 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 28,6 34,8 38,7 39,8 37,3 37 32,2 26,1 25,1 39,8
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990).
« Infoclimat » et « Météo France »
, consultés le 1er septembre 2014.


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L’ancienne route vers la côte passait par la rive gauche de la Nivelle, pour aboutir à Saint-Jean-de-Luz. Elle porte encore le nom de « chemin de halage », la voie d’eau ayant longtemps été utilisée pour le transport des marchandises vers l’aval[Pialloux 1]. Longtemps inutilisable, elle est rendue à la circulation dans les années 1960 grâce à la réouverture du pont métallique de Loya, à proximité du moulin éponyme[Pialloux 1].

La route utilisant la rive gauche, ancien projet de communication formulé dès 1846 pour relier Saint-Jean-de-Luz à Bardos, est l’actuelle route départementale D918 entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Saint-Jean-de-Luz[Pialloux 2]. La D504, longue de quelques centaines de mètres, assure la liaison entre la D4, qui relie Sare à Urrugne, et la D918, en empruntant un pont reconstruit après 1878, une crue de la Nivelle ayant emporté l’ouvrage initial en bois[Pialloux 3]. Entre Ascain et Sare, la D4 serpente jusqu’au col de Saint-Ignace (altitude 169 mètres), point de départ du petit train de la Rhune, l'un des rares chemins de fer à crémaillère de France encore en service, qui relie le col au sommet de la Rhune.

Le réseau basque de la compagnie des Voies ferrées départementales du Midi ouvrit en 1924 une ligne menant de Bayonne à Biarritz, qui, reliant ensuite Ciboure et empruntant le chemin de halage jusqu’à Ascain, gagnait le col de Saint-Ignace par l’ancienne voie romaine pour s’arrêter à Sare. La ligne cessa de fonctionner en 1937 pour des raisons de rentabilité[Pialloux 4]. Le petit train de la Rhune utilise l’unique tronçon encore en activité.

Le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques possède deux arrêts à Ascain, l'un sur la ligne 863, qui mène d'Hasparren à Saint-Jean-de-Luz, et l'autre, sur la ligne 868, entre Sare et Saint-Jean-de-Luz.

Panneau bilingue à Ascain
Couleurs d'automne sur la Nivelle à Ascain
Le pont romain
Maison labourdine
Vue sur la Rhune
Partie de pala féminine
Pierres de la Rhune clôturant un pré

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La partie urbanisée du territoire est partagée entre sept quartiers : Aldagaray[Note 4], Arania[Note 5], Mendixka, Morzelay[Note 6], Plazza, Portua et Serres[Lamant 1]. Près de 40 lieux-dits sont identifiés sur les cartes IGN, de la borne frontière avec l’Espagne à proximité du sommet de la Rhune, à la redoute de Bizkarzun qui fait l’objet d’une inscription par le ministère de la Culture[8], en passant par l’ancienne localité de Serres, supprimée en 1845 et dont le territoire a été partagé entre Ascain et Saint-Jean-de-Luz[9],[1].

Plan de prévention du risque inondation (PPRI)[modifier | modifier le code]

La zone inondable développée par la Nivelle fait, depuis 1997, l’objet d’un plan de prévention du risque inondation. Ce plant a fait l’objet d'une mise à jour en 2014, à la suite des inondations et coulées de boues survenues le 4 mai 2007[10]. Depuis 1982, six arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris. Ils concernent la tempête de novembre 1982, les inondations et chocs mécaniques liés à l’action des vagues de décembre 1999 et de janvier 2009, les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols de juillet 2003, et enfin les inondations et coulées de boues de mai 2007 et de juin 2013[10].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 930, alors qu'il était de 1 503 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 78,2 % étaient des résidences principales, 17,7 % des résidences secondaires et 4,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23,2 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 77,9 %, en hausse par rapport à 1999 (74,2 %). La part de logements HLM loués vides était de 2,3 % contre 0,0 %, leur nombre étant en forte augmentation, 35 contre 0[Insee 3].

Le style architectural est celui du Labourd, avec des fermes dont l’entrée est orientée à l’est, alors que leur façade ouest n’est percée que de petites fenêtres pour la protéger des pluies maritimes, et avec des maisons traditionnelles aux murs blancs appareillés de pans de bois apparents, peints le plus souvent en rouge brun ou en vert, qu’elles soient situées dans le bourg ou éparpillées dans la lande.

Projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

Le plan local d’urbanisme (PLU) de la commune a été adopté par le conseil municipal du 27 février 2014[11]. Son préambule définit pour orientations générales la nécessité de « respecter un équilibre entre les secteurs de l’économie, du social et de l’environnement, les 3 socles du développement durable. Les zones constructibles devront également tenir compte des zones inondables et celles qui disposent de l’assainissement collectif et autonome »[12]. Il met en exergue l’accélération de la croissance démographique qui était en moyenne de 50 habitants supplémentaires par an entre 1990 et 1999, passant à 80 personnes annuelles pour la période 1999 - 2011, et prévoit de maintenir ce rythme de croissance pour parvenir à 5 000 habitants au terme des 10 prochaines années[12].

L’adaptation doit se faire dans le respect du PPRI et de l’environnement naturel et agricole. Les deux derniers axes correspondent à des orientations à la fois économiques et écologiques. Ces objectifs, visant à optimiser la consommation de l'espace et l'étalement urbain, se traduiront à terme par une amélioration des possibilités de stationnement le long de la rue principale ainsi que la rationalisation des transports et des déplacements, le regroupement des établissements scolaires et l’agrandissement des structures d’accueil (maison de retraite, maison des associations) et enfin l’amélioration des réseaux numériques et le développement de l’assainissement collectif[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Azkaine[13]. Le gentilé est Azkaindar[14],[13].

Le toponyme Ascain apparaît pour la première fois en 1125[15] sous la graphie Escan, reprise ensuite vers 1140[16],[17] dans le cartulaire de Bayonne puis sous les formes Scain (1235[16],[17], cartulaire de Bayonne, feuillets 7 et 29[18]), Ascayn (1302[17]), Scainh et Ascaing (respectivement 1450[16],[17] et 1552[16], titres du Labourd, E 426[19]), Sancta Maria d'Ascaing (1691[16], collations du diocèse de Bayonne[20]) et Askaine[21] au XIXe siècle. Selon Jean-Baptiste Orpustan, Ascain vient probablement de haitz gain : « dessus du tertre » ou « hauteur rocheuse »[17].

La maison Olhaberrieta (« lieu de cabane neuve »), située à mi-chemin entre le quartier d’Olhette sur la commune d’Urrugne et le bourg d’Ascain, est mentionnée en 1568[17].

Le quartier Portua doit son nom à sa situation portuaire sur la Nivelle. Au XVIIe siècle, il y régnait une intense activité de construction navale, protégée par une tour, devenue de nos jours la maison Dorrea, près de laquelle Winston Churchill fit une aquarelle[15].

Le toponyme Serres (qui se prononce Serrés[Lalanne 1]) apparaît sous les formes Villa quœ dicitur Asseres (1083[17] et vers 1140[16], cartulaire de Bayonne, feuillet 8[18]), serres (1193[17]) et Sanctus-Jacobus de Serres (1691[16], collations du diocèse de Bayonne[20]). Il s’agit au XIe siècle d’un domaine rural, propriété du vicomte du Labourd[18], situé sur la rive droite de la Nivelle, dominant Ascain, situé sur la rive gauche, d’où l’étymologie prélatine serra (« hauteur non rocheuse, colline allongée »)[17]. De par sa position, Serres devient une étape sur le chemin de Compostelle, en provenance de Saint-Pée-sur-Nivelle ou Ahetze, vers Bera en passant par Ascain ou Sare[Lalanne 2]. Elle offre aux pèlerins une église (Sanctus-Jacobus de Serre) et un hôpital. La loi du 12 juillet 1792 unit Serres, ainsi que certains quartiers de Sare, à Saint-Pée-sur-Nivelle, sous le nom de Beauregard. L’histoire marque encore la commune, redevenue entretemps indépendante, lors du passage des troupes napoléoniennes qui y établissent le « camp de la réserve » en novembre 1813, lors des batailles de la guerre d'indépendance espagnole (bataille de la Nivelle[Lalanne 2]). La commune est partagée entre Ascain et Saint-Jean-de-Luz, par ordonnance du roi Louis-Philippe Ier, datée du 19 juillet 1845[Lalanne 3].

La croix d’Urumendy désignait un lieu de pèlerinage[16], tout comme Xeruenborda, porté sous la graphie Chérumborda dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[16]. Au sommet de la Rhune, la chapelle du Saint-Esprit et de la Trinité faisait au XVIIIe siècle l’objet de pèlerinages des paroissiens d’Urrugne, Bera, Ascain et Sare qu’il fallut organiser à des dimanches et des mois différents pour éviter l’affluence[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La Rhune recèle un nombre important de monuments mégalithiques, qui sont les témoins d'une activité humaine au Néolithique[Antz 2]. On trouve en effet des cromlechs et des dolmens provenant de l’âge du bronze et de l’âge du fer et reflétant une activité funéraire importante. La tourbière des Trois fontaines est par exemple dominée par la colline de Gorostia, où une nécropole montrant neuf cercles de pierres a été découverte[Antz 2]. De même les deux dolmens d’Altsan s’offrent encore à la vue des promeneurs, tout comme le monolithe d’Athekalegun et celui de Gastainbakar[Antz 2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En dehors des traces de rites funéraires laissées par les bergers de la Protohistoire, il n’existe pas de document connu à ce jour qui relate l’histoire d’Ascain, jusqu’à la mention dans le Livre d’Or de Bayonne d’un Loup Aner d’Ascain vers 1130, témoin d'une donation par le vicomte du Labour, Bertrand, en faveur de l’Église de Bayonne. Ce personnage fait partie des conseillers du vicomte[Lamant 2]. Il faut ensuite attendre 1235 pour voir apparaître un Salomon de Scain, caution lors d’une cession de biens à l’Église[18],[Lamant 2].

La paroisse Santa-Maria de Dascain est mentionnée en 1341[15], au même siècle où apparaît le premier seigneur d’Ascain, Martin Otxoa de Gaztelu, seigneur du palacio de Ascanio[Lamant 3]. Marié avec Maria Garcia de Narbart, dame d’Agorreta, il a un fils, Juan Martinez de Agorreta Ascanio, dont les armoiries (« d’or au chêne de sinople arraché de trois pièces du même, au sanglier passant sur le fût de l’arbre ; à la bordure de gueules chargée de huit croix de saint André d’or ») ont été adoptées depuis par le conseil municipal du 26 juin 1988, une fois modernisées[Lamant 3]. Son arrière-petite-fille, Maria, dame des maisons nobles d’Ascain et d’Agorreta, épouse Philippe de Beaumont, neveu du connétable de Navarre. Cette union décida du futur de la maison d’Ascain, lors des conflits entre Beaumont et Gramont[Lamant 4].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1609 le conseiller de Lancre intervient au Pays basque, à la tête de la commission d'enquête demandée par Henri IV. Cette commission devait purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons. Le curé d'Ascain fut dégradé puis brûlé[23].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[24]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[25]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres[Note 7]. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.
Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[26]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères »[27].

En 1813, durant la guerre d'indépendance espagnole, les troupes commandées par le duc de Wellington, pénètrent en France par la Rhune et menacent Ascain de leurs 25 canons du haut de la montagne[Pialloux 5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1808 1813 Michel Monségur    
1813 1814 Pierre Theillary    
1814 1828 Michel Monségur    
1828 1837 Jean Pagès    
1837 1844 Jean Gracy    
1844 1848 Raymond Monségur    
1848 1856 Dominique Hirigoyen    
1856 1864 Gustave Hillaire Argelliès    
1864 1867 Raymond Monségur    
1867 1877 Dominique Hirigoyen    
1877 1883 Jean dit 'Ganich' Gracy    
1883 1891 Jean Etcheverry    
1891 1900 Jean Larralde    
1900 1904 Dominique Berho    
1904 1906 René Minier    
1906 1912 Jean Gracy    
1912 1919 Jean Leholaberry    
1919 1924 René Minier    
1924 1941 Pierre Pinatel    
1941 1945 Jean-Baptiste Gracy    
1945 1946 Charles Minier    
1946 1953 Jean Baptiste Aspirot    
1953 1963 Jean Baptiste Gracy    
1963 1971 Robert Minier    
1971 1977 Jean Sauvé    
1977 2001 André Luberriaga DVD  
2001 2014 Jean-Louis Laduche DVD  
2014 en cours Jean-Louis Fournier DIV  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ascain fait partie de six structures intercommunales[28] :

  • l’agglomération Sud Pays Basque ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal du centre de secours de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le SIED Côte Basque Sud ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 6 avril 2012, Ascain est jumelée avec[29] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1670, la commune comptait 300 feux et, en 1718, 1560 habitants[Lamant 1].

En 2011, la commune comptait 4 079 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 8],[Note 9].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
688 766 820 833 1 014 1 041 1 132 1 297 1 272
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 113 1 162 1 116 1 171 1 173 1 212 1 225 1 150 1 128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 157 1 178 1 240 1 216 1 354 1 510 1 460 1 376 1 474
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 605 1 683 1 876 2 159 2 653 3 097 3 598 3 669 4 079
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires, une publique, une privée catholique (l'école Sainte-Marie) et une ikastola (école où l'enseignement se fait en basque)[32].

Une école de musique (Kornelio), sous forme d'association, propose des formations classique et traditionnelles[33]. La batterie-fanfare Larrundarrak, la chorale Larrun Kanta et l'association Martintxo-Altxalili complètent l'offre musicale sur la commune[33].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Des associations animent la vie sportive de la commune, apportant des structures dans les domaines de l'athlétisme, du basket-ball, du cyclisme, de la danse traditionnelle, de la gymnastique, de la pelote basque, de la randonnée pédestre, du rugby à XV et du tennis[33].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'activité, principalement agricole, est également tournée vers le tourisme. Une carrière de grès est active sur le territoire de la commune.

Ascain fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Deux brasseries (Akerbeltz et Oldarki) sont présentes sur la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Ascain est le labourdin.

Le film La Danseuse Orchidée, du cinéaste Léonce Perret, fut en partie tourné à Ascain en 1928, avec Chiquito de Cambo[réf. nécessaire].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un ensemble de neuf cromlechs[34] se dresse au lieu-dit Aïra-Harri, classé monument historique par arrêté du 13 octobre 1956.

Le pont sur la Nivelle dit pont romain[35] date du Ve siècle, monument historique inscrit par arrêté du 19 mai 1925. Il a été reconstruit à la suite de l'effondrement de la pile centrale provoqué par la crue de la Nivelle en décembre 1994.

Les redoutes d'Esnaur[36] et de Biscarzoun[8],[37] sont les témoignages de la défense par le maréchal Soult de la frontière franco-espagnole face à l'armée britannique (Wellington) en 1813.

La maison de Ferdinand Pinney Earle, sise au lieu-dit Muga[38] a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 13 janvier 2000.

Le village a érigé en 1947 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

Le fronton place libre
Le lavoir

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église dite de l'Assomption[39], qui conserve des vestiges médiévaux fut agrandie aux XVIe et XVIIe siècles, elle fut inaugurée sous Louis XIII en 1626. En 1605, Mgr Bertrand d'Etchaux, évêque de Bayonne, visitant la paroisse d'Ascain, permit « auxdits paroissiens de ladite paroisse de vendre et aliéner les sépultures que bon semblera et en faveur de qui leur plairont pour le produit de la vente (destiné à) être employé à la faction, réparation et parachèvement de l'œuvre de l'église »[40].

Elle recèle une Vierge à l'Enfant[41] qui est un moulage d'une statue du XIVe siècle ; l'original en marbre, connu sous le nom de "Vierge de Longchamp" est conservé au Musée de Cluny, à Paris. Des pierres tombales en grès rose de la Rhune recouvrent le sol.

L'église d'Ascain dédiée à Notre Dame de l’Assomption
Vierge moderne
Plaque en grès rose de la Rhune datant de 1648

La chapelle de Serres, dédiée à saint Jacques et récemment restaurée, a été au Moyen Âge un relais actif pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle[42].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune présente partiellement un intérêt écologique reconnu par un classement en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de 1re et de 2e générations[43].

La ZNIEFF de 1re génération et de classe 1 s’adresse aux petits espaces homogènes, qui couvrent 10 % du territoire de la localité. Elle décrit en particulier les barthes de la basse vallée de la Nivelle, la tourbière dite des « Trois fontaines » ainsi que les landes de Suhamendi-Azkaine[44],[45],[46]. Outre à de nombreuses espèces d’arbres, plantes et fleurs, cette protection s’applique au Vautour fauve (Gyps fulvus), au Milan noir (Milvus migrants) et au Vautour Percnoptère (Neophron percnopterus).

La ZNIEFF de 1re génération et de classe 2 concerne les grands espaces naturels riches, qui représentent 39 % de la surface communale. Elle s’adresse au mont Choldokogagna, à la Rhune et au fond du bassin de Sare ainsi qu’au réseau hydrographique de la Nivelle[47],[48]. Elle protège des arachnides, des gastéropodes, des insectes, des oiseaux, des poissons, des reptiles, des champignons et une flore variée.

La ZNIEFF de 2e génération et de classe 1 (petits espaces homogènes) couvre 1 % de la zone communale (5,3 ha). Elle élargit le champ de la tourbière des Trois fontaines et y inclut un ruisseau[49]. Elle souligne la présence du rare Licopode des tourbières (Lycopodiella inundata), des Droséra intermédiaire (Drosera intermedia) et à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) ainsi que de sphaignes menacées (Sphagnum fallax et Sphagnum molle).

Dans son palmarès 2014, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au concours des villes et villages fleuris[50] (première attribution en 2004[51]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Ascain.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Ascain.

Naissance au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Naissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Naissance au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Jean Hirigoyen Larroque, né à Ascain en 1788, fut père de Martin Hirigoyen Dolagaray (1821-1888), qui émigra en Argentine et fut le père d'Hipólito Yrigoyen Alem, deux fois président de l'Argentine.
  • José Revilla Haya, né à Madrid de famille basque en 1864 et mort à Ascain en 1955, ingénieur des mines et géologue.
  • Jean-Pierre Borda, dit « Otharré », né à Ascain en 1866 et mort en 1922, est un joueur de pelote basque au rebot et à main nue. Ami de Pierre Loti, il lui inspira l'un des personnages de Ramuntcho, roman qui fut écrit à l'hôtel de la Rhune.
  • Ernest Fourneau, né à Biarritz en 1872, mort à Ascain en 1949, est le fondateur de la chimie thérapeutique française.
  • Ferdinand Pinney Earle (1878 - 1951) est un décorateur de cinéma célèbre à Hollywood dans les années 1910 à 1920. En 1930, il s'installe à Ascain et fait construire une maison en forme de revolver qui rappelle les maisons en adobe bâties à Santa Fe vers 1920.
  • Jean Élissalde, né à Ascain en 1883 et mort à Gréciette en 1961, est un écrivain, prêtre, poète et académicien basque français de langue basque.
  • Fiodor Alexandrovitch, prince de Russie, né le 23 décembre 1898 à Saint-Pétersbourg (Russie), est mort le 30 novembre 1968 à Ascain. Il est inhumé dans le cimetière d'Urrugne.
  • Marie-Louise Osorio, d'Ascain, est une bertsulari, célèbre pour son duo avec Pierre Ibarrart en 1869[53].

Naissance au XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Joseph Laduche, né à Ascain en 1919, père de Jean, Philippe, Jean Michel, Marie Jo, Pampi et Martine Laduche, devint champion de France en fronton (pelote basque) en 1941 ;
  • Maurice Abeberry né à Biarritz en 1926 et mort à Ascain en 1988, est un docteur en droit, avocat, dirigeant sportif et mélomane ;
  • Léon Berho né le 4 juin 1932 à Ascain et mort à Dax en octobre 2011, est un joueur de rugby à XV, finaliste du championnat de France de rugby à XV en 1961, 1963 et 1966 avec Dax ;
  • Philippe Laduche, né à Ascain en 1946, devint champion du monde de pelote basque en trinquet en 1970 à Saint-Sébastien ;
  • Pampi Laduche, né en 1955 à Ascain, est un joueur de pelote basque, champion du monde en trinquet en 1974 à Montevideo (Uruguay).
  • Martine Laduche, né en 1960 à Ascain, est une joueuse de pelote basque à panla ancha et main nue, championne de France.
  • Jacques Chaban-Delmas, né en 1915 à Paris et décédé en 2000 à Paris, qui fut maire de Bordeaux, Premier ministre, président d'honneur de l'Assemblée nationale, général de la Résistance, repose dans le cimetière d'Ascain où il possédait une résidence secondaire.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au chêne de sinople terrassé du même, fruité d'or, fûté au naturel et au sanglier de sable brochant sur le fût ; à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or.
Commentaires : armes adoptées le 26 juin 1988[54].

Ces armoiries furent enregistrées pour la première fois le 5 juillet 1505 par Juan de Agorreta Ascanio, seigneur d'Agorreta et Ascain[51].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bost mentionne en particulier des affleurements d’orthoalbitophyre à proximité du sommet de la Rhune.
  2. Jacques Antz mentionne des forêts marécageuses peuplées de grandes fougères, telles le Pecoperis arborescents.
  3. Ce record de chaleur n’apparaît donc pas dans le tableau suivant, qui couvre la période 1961-1990.
  4. Aldagaray est noté sous la graphie Aldagarai par l’IGN.
  5. Arania est orthographié Harania en 1863, dans l’ouvrage de Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2).
  6. Morzelay est noté sous la graphie Morzelai par l’IGN.
  7. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pages 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :

    « 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? »

  8. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  9. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Ouvrage collectif, sous la direction de Hubert Lamant-Duhart, Ascain, Ekaina,‎ 1991.

  • Jean Bost
  1. a et b op. cit, p. 34.
  2. op. cit, p. 31.
  • Guy Lalanne
  1. op. cit, p. 251.
  2. a et b op. cit, p. 252.
  3. op. cit, p. 261.
  • Hubert Lamant-Duhart
  1. a, b et c op. cit, p. 15.
  2. a et b op. cit, p. 281.
  3. a et b op. cit, p. 282.
  4. op. cit, p. 283.
  • Georges Pialloux
  1. a et b op. cit, p. 53.
  2. op. cit, p. 54.
  3. op. cit, p. 55.
  4. op. cit, p. 57.
  5. op. cit, p. 67.

Jacques Antz & Isabelle Fleury, La Rhune - Larrun, Éditions Sud Ouest 2009 (ISBN 978 2 87901 978 9).

  1. a, b et c op. cit, p. 8.
  2. a, b et c Op. cit, p. 10.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 31 août 2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. SANDRE, « Fiche fleuve la nivelle (S52-0400) » (consulté le 31 août 2014)
  4. « Crue de la Nivelle en mai 2007 », sur le site de Météo-France (consulté le 31 août 2014).
  5. a et b « La Nivelle dans le réseau Natura 2000 FR7200785 », sur de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 31 août 2014).
  6. « Travaux de restauration de la Nivelle sur les communes de Saint-Pée-sur-Nivelle et Ascain », sur le site de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques (consulté le 1er septembre 2014).
  7. « La station météorologique de Biarritz - Anglet », sur le site de l’association Infoclimat (consulté le 2 septembre 2014).
  8. a et b « La redoute de Biscarzoun (également sur commune de Saint-Pée-sur-Nivelle) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « L'ancienne commune de Serres », sur le site du projet Cassini de l'EHESS (consulté le 31 août 2014).
  10. a et b « Le plan de prévention du risque inondation », sur le site Prévention risques majeurs (consulté le 1er septembre 2014).
  11. « PLU de la commune », sur le site de la commune (consulté le 1er septembre 2014).
  12. a, b et c « Projet d'aménagement et de développement durable (PADD) », sur le site de la commune (consulté le 1er septembre 2014).
  13. a et b « Euskaltzaindia - Académie de la langue basque », sur le site euskaltzaindia (consulté le 31 août 2014).
  14. « Gentilé », sur le site habitants.fr.
  15. a, b et c Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711), p. 583.
  16. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 37.
  18. a, b, c et d Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIV siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  19. Titres du Labourd - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  20. a et b Manuscrits des XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  21. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926.
  22. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 245.
  23. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 249.
  24. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 187.
  25. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 300.
  26. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 309.
  27. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, année 1935, pages 67 à 70, et Les paroisses du Pays basque, page 263, Gure Herria, années 1930-1932 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 310.
  28. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 25 mai 2014).
  29. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 6 avril 2012).
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  32. « L’enseignement à Ascain », sur le site de la commune (consulté le 31 août 2014).
  33. a, b et c « Présentation des principales associations d'Ascain », sur le site de la commune (consulté le 31 août 2014).
  34. « Les cromlechs d'Ascain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Le pont romain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « La redoute d'Esnaur », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « La redoute de Biscarzoun (également sur commune d'Ascain) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « La maison de Ferdinand Pinney Earle », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « L'église de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, III E 9744, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 116.
  41. « La Vierge à l'Enfant », base Palissy, ministère français de la Culture.
  42. Fascicule Ascain - Azkaine préfacé par Léon Labayen.
  43. « Classement en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique », sur le site Aquitaine - Mon environnement (consulté le 1er septembre 2014).
  44. « ZNIEFF 720008867 - Barthes de la basse vallée de la Nivelle », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er septembre 2014).
  45. « ZNIEFF 720008883 - Tourbière des Trois fontaines », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er septembre 2014).
  46. « ZNIEFF 720010805 - Landes de Suhamendi-Azkaine », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er septembre 2014).
  47. « ZNIEFF 720009370 - Mont Choldokogagna, Larroun et fond du bassin de Sare », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er septembre 2014).
  48. « ZNIEFF 720012969 - Réseau hydrographique de la Nivelle », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er septembre 2014).
  49. « ZNIEFF 720008883 - Tourbière et ruisseau des Trois fontaines », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er septembre 2014).
  50. « Villes et villages Fleuris », sur le site du Conseil national des villes et villages fleuris de France (consulté le 21 février 2013).
  51. a et b « Histoire d’Ascain », sur le site de la commune.
  52. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 113.
  53. Gérard Moutche, Que disent les maisons basques ?, Paris, Atlantica 2010,‎ 2010 (ISBN 978-2-7588-0177-1), pages 58 et 59.
  54. « Blason d’Ascain », sur le site OLDJP la banque du blason 2 (consulté le 31 août 2014).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]