Monestiés

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Monestiés
Mairie de Monestiés
Mairie de Monestiés
Blason de Monestiés
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Monestiés
Intercommunalité Communauté de communes du Carmausin - Ségala-Carmausin
Maire
Mandat
Denis Marty
2014-2020
Code postal 81640
Code commune 81170
Démographie
Population
municipale
1 421 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 19″ N 2° 05′ 52″ E / 44.0719444444, 2.0977777777844° 04′ 19″ Nord 2° 05′ 52″ Est / 44.0719444444, 2.09777777778  
Altitude 200 m (min. : 190 m) (max. : 437 m)
Superficie 26,83 km2
Localisation

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Monestiés (en occitan Monestièr) est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Monestiés est situé à quelques kilomètres de Carmaux près d'Albi dans le département du Tarn. C'était la capitale de la vallée du Cérou sur la ligne de Carmaux à Vindrac en Albigeois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monestiés
Le Ségur Montirat Trévien
Salles Monestiés Almayrac
Virac
Labastide-Gabausse
Combefa Carmaux
Saint-Benoît-de-Carmaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par Cérou, le Céret et le Candour, ainsi que par le lac de la Roucarié formé par un barrage sur le Céret.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du Xe siècle, le lieu de culte et ce qui l’entoure sont donnés à Déodat, abbé de Saint Salvy, collégiale d’Albi, par Louis IV d’Outremer. Le nom de village " Monasterio" apparait pour la première fois dans les textes. Il rappelle cette appartenance monastique, peut-être aussi l’existence d’un petit monastère qui aurait pu être construit sur l’ordre de l’abbé pour abriter quelques moines chargés du culte.

L’occupation du site est plus ancienne encore : à 600 mètres du village, un oppidum établi à la confluence du Cérou et du Céret montre qu'à l'âge de fer, des hommes vivaient déjà dans la vallée. Quelques siècles plus tard, ils quitteront les hauteurs pour s'installer sur le site, près de la voie romaine reliant Rodez à Toulouse.

En 1229, à la fin de la Croisade des Albigeois, le site devient fief des évêques d'Albi. Un co-seigneur est chargé de sa protection. Contrairement au développement des bastides caractéristiques de cette époque, le village se construit de manière concentrique autour de son église.

Au XIIIe siècle un hôpital est construit en dehors des fortifications pour abriter les pèlerins de St Jacques, dont une voie secondaire passe par la ville. L'église est reconstruite en 1550 sur un plan gothique, sur les fondations de l'ancienne église romane.

L'essor économique régional du XVIIIe siècle amène le développement du village. Des écrits indiquent qu'il compta jusque 23 marchands et 13 marchés par an. Le village se développe essentiellement autour du tissage du chanvre et du commerce des ânes. À cette époque les douves sont comblées et les remparts détruits pour permettre l'extension du village.

Au XIXe siècle l'arrivée de cotonnades importées et le développement de la production du charbon dans le bassin de Carmaux vont faire péricliter les tisserands locaux et amener le déclin du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Monestiés

Son blasonnement est : De gueules à la tour accostée de deux étoiles, surmontée de deux clefs passées en sautoir, cantonnées à dextre d'un soleil et à senestre d'une lune, le tout d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours[1] Denis Marty PS Conseiller général depuis 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 421 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 243 1 210 1 334 1 447 1 467 1 499 1 564 1 587 1 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 555 1 596 1 627 1 568 1 545 1 499 1 487 1 388 1 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 349 1 324 1 289 1 205 1 298 1 264 1 215 1 195 1 437
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 322 1 234 1 222 1 304 1 361 1 362 1 310 1 421 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

mise au tombeau, groupe de droite

Le village est ceinturé par les lices – promenades occupant l’emplacement des fossés et des anciens remparts – les maisons se tassent autour de l’église Saint-Pierre, dans une boucle de la rivière, sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

  • L’église Saint Pierre : construite en 1550, elle appartient au groupe des édifices gothiques méridionaux, avec son chevet à 5 pans, 3 travées et 5 chapelles latérales entre les contreforts. Elle a été édifiée sur les vestiges d’une église romane qui aurait été détruite lors des guerres de Religion. Flanqué d’une tourelle, le clocher abritant une cloche coulée en 1599, s’élève à 20 mètres.
  • Le musée Bajen-Vega : cette ancienne maison seigneuriale, siège de l'office de Tourisme, abrite les œuvres d'un couple de peintres espagnols ayant fui le franquisme.
  • La chapelle Saint-Jacques : cette ancienne chapelle de l'hôpital abrite une mise au tombeau en pierre sculptée réalisée pour les évêques d'Albi au XVe siècle, ainsi que le mobilier (stalles) qui ornaient la chapelle du Château de Combefa.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Festival Pause Guitare

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Office du Tourisme, Monestiés, plan de la cité médiévale
    source ayant servi pour l'historique de la commune

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.ladepeche.fr 3 avril 2014
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011