Ustaritz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ustaritz
L'ancienne rue des Magistrats
L'ancienne rue des Magistrats
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Ustaritz
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Errobi
Maire
Mandat
Bruno Carrère
2014-2020
Code postal 64480
Code commune 64547
Démographie
Gentilé Uztariztar
Population
municipale
6 226 hab. (2011)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 01″ N 1° 27′ 19″ O / 43.4003, -1.45527777778 ()43° 24′ 01″ Nord 1° 27′ 19″ Ouest / 43.4003, -1.45527777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 143 m
Superficie 32,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ustaritz

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ustaritz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ustaritz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ustaritz
Plaine maïsicole
Pont sur la Nive (D250)
Barrage de Xopolo sur la Nive
Reflets dans la Nive

Ustaritz est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Ancienne capitale de la province du Labourd, Ustaritz fait partie du Pays basque français.

Le gentilé est Uztariztar[1].

Iduridu herriak cenbeit erreguina,
Ohe guri batean loriaz etzana
Ce bourg ressemble à quelque reine allongée
sur un moelleux lit de fleurs.

(J.M. Hiribarren)

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine entre Bayonne13 km) et Cambo-les-Bains (7 km) sur la route construite à la demande de Napoléon, menant de Bayonne à Hasparren en suivant le cours de la Nive.

La commune fait partie de la province basque du Labourd, dont elle a été la capitale jusqu'à la Révolution.

Accès[modifier | modifier le code]

Par route

Ustaritz est située sur la route départementale D932, entre Bayonne et Cambo-les-Bains, aux croisements avec la D137 et la D250 et accessible à partir de la sortie Bayonne-Sud de l'autoroute A63 (9 km).
Deux ponts franchissent la Nive, l'un en direction de Villefranque (D137) et l'autre en direction de Jatxou (D250)

Transports en commun

La ville est reliée quotidiennement à Bayonne et Cambo-les-Bains par le réseau ferré de la SNCF (TER Aquitaine - Ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port) depuis le gare d'Ustaritz et par autocar (société Miral / Le Basque Bondissant).

Voies piétonnes

Ustaritz rejoint Bayonne par le chemin de halage longeant la Nive. Anciennement utilisé pour le transport fluvial des marchandises, ce chemin de 15 kilomètres est à présent réservé aux vélocyclistes et aux promeneurs.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée[2] par la Nive, célèbre rivière des vacances du petit Nicolas, et affluent de l'Adour à Bayonne. Ses terres sont également arrosées par l'Uhabia, petit fleuve côtier qui se jette dans l'océan à Bidart.

Des affluents de la Nive, tels que les ruisseaux de la Tannerie, d'Urdainz et Latsa (lui-même rejoint par le Mahatchuriérak erreka) ainsi que l'Hardako erreka et l'Antzara erreka, accompagné de son tributaire, l'Urloko erreka (lui-même rejoint par le Lukuko erreka), serpentent eux aussi sur les terres d'Ustaritz.

Nature des paysages[modifier | modifier le code]

« Imagine la vallée la plus fraîche, la plus riante et la plus féconde, coupée au milieu par une rivière navigable dont les eaux toujours bleues réfléchissent l'azur du plus beau ciel, encadrée par des collines couvertes de vignes et de bois, et par une partie de la chaîne des Pyrénées » écrivait au début du XIXe siècle Dominique Joseph Garat[3].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La mairie d'Ustaritz découpe[Quand ?] la commune en cinq quartiers :

  • Le Bourg, vieux quartier présentant des maisons des XVIe et XVIIe siècles dans la rue Ferrondoa, la mairie, haut lieu historique du Labourd, le centre Lapurdi (centre administratif et office du tourisme) et le châteaux Lota du XIXe siècle ;
  • Hiribehere entre Le Bourg au sud et Herauritz au nord, où sont construits le moulin Arkia, et le lycée Saint-Joseph. On y trouve également la maison forte "Sorhoeta" (XIIIe siècle)
  • Saint-Michel, au sud en direction de Souraïde et Saint-Pée-sur-Nivelle, qui recèle le cimetière (stèles discoïdales et monument funéraire Garat), le château de Haitze (classé au patrimoine national), le collège Saint-François-Xavier (Art déco) / Les Bois (qui s'étend sur 650 hectares, au sud-ouest, sur la route de Saint-Pée-sur-Nivelle. C'est un quartier forestier, agrémenté d'une table d'orientation et d'aires de pique-nique. On y trouve les lieux-dits : Amestsia, Amestsi Handia, Apalaga, Hardoia, Larregi, Luxoki, Mindegitikia, Untzilarre. "La croix des Anglais" et "la chapelle Sainte-Madeleine d'Otsantz" (en cours de réhabilitation) sur un chemin de Saint-Jacques) ;
  • Hérauritz le long de la Nive, orné de châteaux - Larreguienea (XVIIe siècle) et Haltya (XIXe siècle) - le château Arkia (XIXe siècle) d'une chapelle (Sainte-Catherine) d'origine médiévale ;
  • Arrauntz en direction de Bayonne. Ce quartier présente l'image d'un village basque typique, avec son église et son fronton. On y trouve également la Maison labourdine (maison-musée Elizalderena 1696), un pressoir à pommes (bereterraenea) datant du XVIIe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ustaritz apparaît sous les formes Sanctus Vincentius de Ustariz et Ustaridz (respectivement[4] 1186 et 1194, cartulaire de Bayonne[5]), Eustaritz (1242[6]), Ustarydz, Utztaridz et Uztaritz (1249[6] pour les trois formes), Ustaritz (1322[4], rôles gascons), Ustariz (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Ustarits (Carte des Pays Basques de France et d'Espagne) et Marat-sur-Nive (1793[4]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Orpustan[6] analyse le nom d'Ustaritz comme étant la concaténation du radical urd- (comme dans Urdos), 'plat, plateau' et d'haritz, 'chêne pédonculé, grand chêne", par opposition au chêne tauzin ou petit chêne.
  • L'existence du toponyme galicien Ustariz découvert en 1998 par Hector Iglesias éclaire la question. Ce toponyme, figurant dans l'encyclopédie intitulée Geografía General del Reino de Galicia[7], est un des trente-cinq mille toponymes qu'on trouve en Galice, un de ces nombreux toponymes galiciens finissant en -riz (élément issu du gotique reiks [ri:ks], « latinisé » en -RICUS), un nom galicien dont l'origine germanique est totalement assurée. Cette découverte a pour principale conséquence de clore définitivement, semble-t-il, le débat concernant l'origine et la signification du toponyme labourdin Ustaritz (autrefois Eustaridz, 1304, molendini Ustarici, 1311) et celles des toponymes navarrais Osteritz (esp. Ostériz, autrefois Ostariz, 1280, vallée d'Esteribar, Sangüesa) et Ustaize (esp. Ustés, Navascués, Sangüesa) qui dès lors ne peuvent être, eux aussi, issus, à l'instar du toponyme galicien, que de l'anthroponyme germanique, attesté au cours du Moyen Âge sous une forme « latinisée », austericus, var. oste- / ostoricus. Mais elle renforce également l'hypothèse faisant du toponyme Biarritz un anthroponyme d'origine germanique. La forme basque Uzta(r)itze est une forme plus ou moins récente, et en tout état de cause, secondaire, issue d'une forme étymologique. Ustaritz conservée dans la forme officielle française, les deux sifflantes dorsales qu'on trouve de nos jours dans la forme basque labourdine (U-z-tarit-z-e) résultant en effet d'une assimilation consonantique relativement récente (U-s-tarit-z > U-z-tarit-z-e où apparaît en outre un -e dit paragogique). Si la forme populaire basque et salazaraise Ustaize n'a pas connu cette assimilation des sifflantes qu'on constate dans le toponyme labourdin, c'est parce que cette dernière ne se produit pas à chaque fois. Celle-ci peut en effet avoir lieu ou non. C'est également parce que, à la suite d'un phénomène bien connu des spécialistes, certains toponymes, fussent-ils français, espagnols, basques ou autre, des noms dont l'origine sera pourtant à l'origine identique, peuvent, au sein d'un même territoire, connaître à un moment donné une évolution phonétique divergente dépendant souvent, entre autres, de la date de leur création, laquelle aura pour conséquence de les différencier. C'est cela qui explique que l'anthroponyme d'origine germanique OSTE-RIC(US) aboutit, selon les cas, soit à Ustés après une étape Usta(r)ize, soit à Osteritz / esp. Ostériz, après une étape Ostariz, soit à Ustariz en Galice et à Ustaritz / Uzta(r)itze en Labourd[8].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Haitze apparaît sous les formes Hatze, Fathse, Hacha, Haïtce et Haisse (respectivement 1193, XIIIe siècle, 1233, 1249 et 1256, cartulaire de Bayonne[5]) et Haïtzéa (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Herauritz apparaît sous les formes Harauriz et Farauriz (respectivement[4] 1233 et XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne[5]) et Hérorits (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Hiribehere apparaît sous la forme Hiribéhère (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Sokorrondo apparaît sous la forme Soclorondo (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Saint-Michel est mentionné au XIXe siècle (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Uztaritze[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ustaritz succéda à Bayonne comme capitale du Labourd, lorsque cette dernière fut détachée de la province par Richard Cœur de Lion. Elle a été le siège du vicomte du Labourd, puis du Bailli, et enfin lieu de réunion du Biltzar avant la Révolution.

Ce fut l'une des premières plaines maïsicole du Pays basque, et plus largement d'Europe. La première expérimentation eut lieu en 1523.

Ustaritz a changé son nom pour Marat-sur-Nive quelques années suivant la Révolution de 1789.

Ustaritz fut, en 1790[4], le chef-lieu d'un district comprenant les cantons de Bardos, Biarritz, Cambo-les-Bains, Espelette, Hasparren, Macaye, Mouguerre, Sare, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pée-sur-Nivelle, Urrugne, Ustaritz et la ville de Bayonne. Le canton d'Ustaritz réunissait alors les communes d'Arbonne, Jatxou, Ustaritz et Villefranque.

La capitale du Labourd[modifier | modifier le code]

La vicomté du Labourd fut créée en 1023 par Don Sanche le Grand, roi de Navarre. Le premier vicomte du Labourd fut Sanche 1er.
En 1152, Aliénor d'Aquitaine, en se mariant avec Henri II, apporte l'Aquitaine à la couronne d'Angleterre lors de l'accession au trône de ce dernier (1155). Cette domination durera trois siècles.

En 1167, puis en 1174, plusieurs hauts seigneurs aquitains se soulèvent contre la prise de pouvoir anglaise. Arnaud-Bertrand, vicomte de Labourd est de ceux-là. Richard Cœur de Lion (ou Richard Ier d'Angleterre), fils d'Aliénor et d'Henri II, chargé par son père de l'administration de l'Aquitaine à partir de 1170, doit assiéger Bayonne en 1174 pour affermir le droit des Plantagenêt sur la région. Il prend la ville en dix jours. Le vicomte Arnaud est contraint de se réfugier au château de la Motte (emplacement de la mairie actuelle). Il y demeurera jusqu'en 1193. Dès lors, et jusqu'en 1790, Ustaritz devient la capitale du Labourd.

De 1193 à 1451, Ustaritz fut en outre une résidence des ducs d'Aquitaine.

Le Bailli[modifier | modifier le code]

En 1193, Guillaume-Raymond de Sault, successeur d'Arnaud-Bertrand vend ses droits sur la vicomté du Labourd au roi d'Angleterre pour 3 680 florins d'or. En 1235 Henri III peut donc achever le projet de Richard Ier d'instituer un représentant permanent du roi auprès de l'administration locale. Cette charge de bailli, installée à Ustaritz, deviendra viagère à compter de 1337 (Auger de Sault), puis héréditaire sous la domination des rois de France (à partir du XVe siècle).

Le Biltzar[modifier | modifier le code]

Le château de la Motte, actuelle mairie et ancienne demeure des vicomtes du Labourd et des ducs d'Aquitaine

Le Biltzar est la réunion des maires-abbés (baldam-apheza) de chacune des 35 paroisses labourdines, désignés dans chacune d’elles parmi les maîtres de maisons franches (c'est-à-dire ne dépendant d'aucune autre maison), qui administraient les affaires communales (le plus souvent le dimanche après la messe en des lieux de nos jours encore nommés Kapitaleku, dans des cimetières ou comme à Ustaritz autour du Kapito-harri (pierre du conseil)). Le Biltzar se réunissait au château de la Motte à Ustaritz. La noblesse et le clergé en étaient exclus.

Le plus ancien procès-verbal du biltzar d'Ustaritz date du 24 janvier 1567, et rend compte des délibérations de l'assemblée présidée par Micheau de Sossiondo, lieutenant général du bailliage de Labourd[9].

Le Biltzar tint sa dernière session le 18 novembre 1789. Les minutes font état de la demande à l'Assemblée nationale nouvellement constituée, issue des États généraux, du « maintien de la constitution actuelle (…) » ou au moins de la création d'un département réunissant les trois provinces basques françaises.

Le tribunal d'Ustaritz existait depuis très longtemps, traitant presque tous les procès importants du Labourd. Le livre d'or de la cathédrale de Bayonne (ou cartulaire[5] de la cathédrale de Bayonne) mentionne en 1235 que les antiqui probi homines et seniores terrae siégeaient in plena curia de Ustaritz. Ustaritz gardera ce privilège jusqu'en 1790[9].

L'ombre du Conseiller de Lancre[modifier | modifier le code]

Ustaritz, comme bon nombre de communes du Labourd, eut à souffrir de la chasse aux sorcières orchestrée par Pierre de Lancre[10] sur mandat d'Henri IV. En juillet 1611, trois fugitifs d'Ustaritz furent arrêtés par l'Inquisition de Logroño, sur dénonciation d'un enfant de la famille de Gorraiz d'Ustaritz également.

Les frères Garat[modifier | modifier le code]

La famille des frères Garat Hiriarte (députés aux États généraux) est issue de la bourgeoisie de la commune, le père y était médecin. L'aîné, Dominique, né à Ustaritz en 1735 fut député à l'Assemblée constituante et maire d'Ustaritz entre 1796 et 1799.
Le cadet, Joseph Dominique, né à Bayonne en 1749, fut ministre de la Justice de la Convention (en remplacement de Danton - Il lut sa sentence de mort à Louis XVI), successeur de Roland de la Platière au ministère de l'Intérieur en 1793, puis sénateur et comte de l'Empire.
Sur le fronton de la chapelle funéraire où il repose, dans le quartier Saint-Michel, on peut lire : « Ci-gît, le comte Joseph Dominique Garat, né le 9 décembre 1749, membre de l'Académie française dans les plus hautes fonctions de l'État il servit sa Patrie par ses talents et son exemple. Recommandable par la noble simplicité de ses mœurs, il chérissait, comme sa famille, les Basques, ses compatriotes. Son épouse et son fils s'interdisent tout éloge de ses éminentes qualités qu'il couvrit du voile de la modestie durant sa longue mais trop courte carrière. Qu'il repose dans l'éternité ».

Marat-sur-Nive[modifier | modifier le code]

La loi du 4 mars 1790, qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd.
Le district d'Ustaritz était composé des cantons de Bardos, Biarritz, Cambo, Espelette, Hasparren, Macaye, Mouguerre, Sare, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pée-sur-Nivelle, Urrugne, Ustaritz et Bayonne.
Le canton d'Ustaritz était quant à lui constitué des communes d'Arbonne, Jatxou, Ustaritz et Villefranque[11].
Le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne la capitale historique de la province du Labourd dont elle avait été arbitrairement séparée par Richard Cœur de Lion à la fin du XIIe siècle. Son Directoire[9] incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Ustaritz devint Marat-sur-Nive, Itxassou s'appela Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Palais Mont-Bidouze, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche, Louhossoa Montagne-sur-Nive, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, Ainhoa Mendiarte et Souraïde Mendialde.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

En 1813, Ustaritz fut occupée par les troupes portugaises, s'opposant aux troupes napoléoniennes. L'occupation se déroula sans exaction.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au premier d'or, au lion de gueules tenant en sa dextre un dard de harpon du même, posé en barre, la pointe en haut ; au second d'azur à fleur de lys d'or.
Commentaires : Le blason d'Ustaritz est identique à celui du Labourd.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ustaritz est le chef-lieu du canton éponyme, qui compte 9 communes et 19 192 habitants au dernier recensement. Depuis 2001, Bernard Auroy, ancien maire d'Ustaritz, est conseiller général du canton.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Duhalde l'aîné    
1790 1792 Martin-Isidore Dibarrart    
1792 1793 Mathieu Duhalde    
1793 1794 Jean-Baptiste Saint-Jean    
1794 1795 Jean Marithury    
1795 1796 André Haitze    
1796 1798 Dominique Garat    
1798 1801 Pierre Dassance    
1801 1803 Antoine Scholtus    
1803 1813 André Haitze    
1813 1821 Auger Dibasson    
1821 1825 Jean Novion    
1825 1826 Pierre Duhalde    
1826 1832 André Haitze    
1832 1836 Jean Duhart    
1836 1840 Martin Saint-Jean    
1840 1848 Paul Garat    
1848 1849 Lucien Novion    
1849 1852 Salvat Darmendrail    

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1852 1865 Paul Garat    
1865 1869 Dominique Sescosse    
1869 1871 Laurent Sescosse    
1871 1878 Salvat Detchart    
1878 1879 Amédée de Laborde-Noguez    
1879 1884 Martin Darmendraïl    
1884 1888 Amédée de Laborde-Noguez    
1888 1898 Pierre Duhart    
1898 1904 Charles Duhart    
1904 1910 Bernard Olhagaray    
1910 1939 Maurice Souberbielle    
1939 1959 Louis Dassance    
1959 1977 Gilbert Auroy    
1977 1989 Bernard Dassance    
1989 1995 Bernard Auroy DVD  
1995 2001 Bernard Auroy DVD  
2001 2008 Bernard Auroy DVD  
2008 2014 Dominique Lesbats    
2014 en cours Bruno Carrere DIV  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ustaritz fait partie de neuf structures intercommunales[12] :

  • la communauté de communes Errobi ;
  • le syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte d'alimentation en eau potable URA ;
  • le syndicat mixte d'assainissement collectif et non collectif URA (à la carte) ;
  • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

La commune accueille le siège du syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi, ainsi que ceux du syndicat mixte d'alimentation en eau potable URA d'une part, du syndicat mixte d'assainissement collectif et non collectif URA (à la carte) d'autre part, et enfin du syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Tolosa (Espagne) depuis 1989[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 226 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 877 1 539 1 583 1 826 1 940 2 154 2 348 2 465 2 259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 424 2 272 2 327 2 265 2 342 2 453 2 590 2 514 2 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 485 2 399 2 322 2 105 2 062 2 546 2 505 2 508 2 754
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 393 2 477 2 841 3 353 4 263 4 984 5 458 5 576 6 226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Catégorie d'âge Hommes Femmes Total  %
Moins de 20 ans
712
665
1 377
25,4}
20 à 44 ans
814
839
1 653
30,2
45 à 59 ans
612
650
1 262
23,1
60 à 74 ans
351
376
727
13,3
Plus de 75 ans
141
297
438
8,0
Total
2 630
2 828
5 458
100,0
INSEE - recensement 2006

Entre les recensements de 1999 et 2006, le taux moyen de variation de la population s'est élevé à + 1,3 % dont + 0,2 % dus au solde naturel des naissances et des décès, et + 1,1 % au solde migratoire.

En 2006, la commune comptait 2263 logements dont 4,3 % de résidences secondaires[16].

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Ustaritz fut depuis très longtemps un centre d'activité important du Pays basque, et un nœud d'échanges économiques avec l'Espagne et le Pays basque, départ de la route des muletiers vers Ainhoa, le Baztan et Pampelune, résultant d'une activité agricole dynamique et de sa situation privilégiée de port fluvial sur la Nive. Négociants et gens de robes constituèrent sa bourgeoisie aux XVIIe et XVIIIe siècles.

  • 1245 : le cidre est la principale production du village
  • 1523 : Ustaritz expérimente la première culture du maïs en Europe

La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty.

L'activité de la commune est en grande part agricole. La forêt couvre 900 des 3 275 ha qui constituent le territoire de la commune. En 2000, 988 ha étaient cultivés ou à vocation agricole - élevage[17].

Tissu économique actuel

La commune accueille la société Larroulet SA (meunerie) qui fait partie des cinquante premières[18] entreprises agroalimentaires du département.

Le groupe industriel Toffolo a son siège social à Ustaritz, tout comme les éditions Harfang.

Une gravière est exploitée sur la Nive par l'entreprise Duhalde.

Données statistiques

Sur le territoire de la commune ont été recensés au 1er janvier 2008[19] : 22 établissements liés à l'industrie, 68 à la construction, 48 au commerce et réparations et 152 aux services. 28 d'entre eux comptaient 10 salariés et plus.

Au recensement de 2006[16], 1 409 emplois (1 181 salariés et 228 non salariés) étaient décomptés.
Au 31 décembre 2008 le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 151[20].

Comptes 2005 de la commune[21]
Chiffres clés En milliers d'euros En euros/habitant
Total des produits de fonctionnement
3 719
644
Total des charges de fonctionnement
3 477
602
Résultat comptable de fonctionnement
242
42
Total des ressources d'investissement
2 465
427
Total des emplois d'investissement
2 037
353
Capacité de financement des investissements
428
74
Capacité d'autofinancement
424
73
Fonds de roulement
653
113
Endettement (encours au 31/12)
4 566
791
Annuité de la dette
528
91
Éléments de fiscalité En milliers d'euros En euros/habitant
Potentiel fiscal (population = 5 919 hab.)
2 357
398
Produits : foncier bâti
392
68
Produits : foncier non bâti
27
5
Produits : taxe d'habitation
567
98
Produits : taxe professionnelle
403
70

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

Philippe Veyrin[9] note que le basque parlé à Ustaritz est plus proche du navarrais que du labourdin. Dans sa Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863, le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre en effet que le dialecte basque parlé à Ustaritz est le bas-navarrais occidental. Cependant la classification a changé. Grâce aux nouveaux critères méthodologiques, la dialectologie basque s'est considérablement développée au cours des dernières années. Et selon les derniers travaux réalisés par le philologue Koldo Zuazo, le dialecte basque utilisé à Ustaritz est le navarro-labourdin avec un sous-dialecte est-ouest. C'est un sous-dialecte intermédiaire combiné entre le sous-dialecte navarro-labourdin de l'est et de l'ouest[22].

Musée[modifier | modifier le code]

  • Maison musée labourdine (Etxe-moseoa) Elizalderena, quartier Arrauntz, datant de 1696

Festivités[modifier | modifier le code]

Ustaritz est réputé pour ses fêtes animées et joyeuses (Uztaritzeko Pestak).

Le carnaval (Ihauteria) d'Ustaritz, a une tradition multiséculaire avec le défilé des kaskarots de maison en maison. La tradition du Zanpantzar, recréé en 1985, attire chaque année des milliers de spectateurs le jour du mardi gras. C'est assurément l'un des plus pittoresques du Labourd. Depuis 1985, dans le cadre du festival Hartzaro - le réveil de l'ours - qui rythme le retour du printemps, ont lieu en particulier des joutes de bertsolari, des concours gastronomiques et des groupes musicaux, de danses et carnavaliers venus de tout le Pays basque s'y produisent. La dernière édition a eu lieu du 26 février au 4 mars 2014; la prochaine aura lieu du 12 au 17 février 2015.

Le premier dimanche du mois d'octobre, a lieu Lapurtarren Biltzarra. Cette fête rassemble tous les Uztariztars et les jeunes de l'ensemble de la province basque du Labourd, le matin autour d'un défilé de chars souvent utilisés comme moyens de contestation politique des élus, un repas organisé par l'ikastola Louis Dassance et de nombreuses animations musicales.

Culture[modifier | modifier le code]

La particularité d’Ustaritz tient à sa position tant historique que géographique : ancienne capitale du Labourd et siège du Biltzar jusqu’en 1789, autrefois d’importance supérieure à Bayonne en nombre comme en fonction, avec une présence affirmée de notables, liée à sa position de siège du Tribunal traitant tous les procès importants du Labourd jusqu’en 1790. De cette histoire, Ustaritz garde encore aujourd’hui une force certaine : un terreau culturel vivant, un patrimoine bâti de qualité et un important patrimoine naturel et foncier.

Située à 10 minutes de Bayonne vers l’intérieur du Pays basque, Ustaritz connaît actuellement un regain d’intérêt démographique et culturel certain face à une Côte Basque saturée. Par son emplacement  dans la zone intermédiaire, à proximité de l'agglomération des villes du BAB, proche des principaux moyens de communication (autoroute, gares, aéroport), voie d’accès du Pays basque intérieur, Ustaritz occupe une position stratégique qui en fait le véritable centre de gravité démographique du Pays basque français.

De nombreuses personnalités telles les frères Garat et l'écrivain Martin Duhalde au 18° siècle, Pierre Dassance et Jean-Baptiste Darricarrère au 19° siècle, plus récemment Louis Dassance, Michel Labèguerie, l’historien Eugène Goyheneche, les abbés Elizalde, Léon Léon, Piarres Lafitte, l’écrivain Marie-Jeanne Minaberry, et de nos jours les écrivains Michel Duhart, Eric Mailharrancin et Daniel Landart, également comédien et metteur en scène de théâtre… ont contribué à lui forger une identité de bastion de la culture basque, image récemment renforcée par l’accueil d’organismes culturels d’importance comme Euskal Kultur Erakundea (Institut Culturel Basque), le centre de documentation pédagogique basque IKAS, la radio en langue basque Gure Irratia. La présence de nombreux établissements scolaires et centres de formation ont conforté cette image « culturelle et intellectuelle ».

De cette double évolution, découle un besoin de services à la personne et de construction de nouveaux équipements dans une dynamique de développement territorial local : la culture devient un besoin fort et constitutif de lien entre nouveaux et anciens habitants, ainsi qu’entre générations. Le profil démographique d’Ustaritz fonde la nécessité d’une action culturelle publique et de proximité, avec une population relativement jeune, et un niveau social moyen. Ainsi, le faible taux de 4% de résidences secondaires permet de jauger la force et le dynamisme de la commune.

Autre atout unanimement reconnu et mis en exergue par les différentes études culturelles menées sur le territoire : la présence de nombreuses associations artistiques et culturelles pour la plupart regroupées autour de l'association Herri Soinu, organisatrice de festivals et d'actions spécifiques sur l'EAC (Education artistique et Culturelle) et les Arts de la Rue. Elles témoignent de la vitalité des pratiques amateurs, particulièrement actives dans les domaines de la musique et de la danse traditionnelles, mais aussi des arts plastiques. Ustaritz bénéficie également de la présence d'une population importante d’artistes ou de professionnels de la culture.

Créée en 1992, l'association Herri Soinu prend en charge l'organisation de festivals et d'actions plus spécialement engagées sur la médiation culturelle (EAC - Education artistique et Culturelle) et les arts de la rue (Zanpantzar depuis 1985 - Tutak création 2013 - Mutxikoaren Eguna). Créé en 1996 sur le thème du carnaval (ihauteria), le festival Hartzaro pilote ainsi depuis 2005 un jumelage culturel intercommunal auprès des enfants. Depuis 2011 le festival Herri Uzta a étendu son action sur l’ensemble du territoire de la communauté de Communes Errobi, preuve qu’une intercommunalité culturelle structurée peut fonctionner. Herri Soinu a également engagé une démarche de classification au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO des Kaskarots et  des pratiques carnavalesques en Labourd.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les châteaux

La commune d'Ustaritz compte plusieurs châteaux sur son territoire. Le château de la Motte, qui est l'actuelle mairie (sous le nom de Gaztelua), est l'ancienne demeure des vicomtes du Labourd et des ducs d'Aquitaine. Son aspect féodal - le château possédait à chaque angle une tour en poivrière - disparut au XIXe siècle.

Le château de Haitze[23] (XVIIe siècle), reconstruit sur l'emplacement d'une maison forte du Moyen Âge, est classé au patrimoine national.

Enfin, le château Larreguienea, du XVIIe siècle, se dresse au quartier Herauritz.

Le château Lota (XIXe siècle)
Le château Haltya (XIXe siècle)

D'autres châteaux, plus récents, sont dus aux « Américains », basques revenus d'Amérique au XIXe siècle. Le château Lota (1873), dans le quartier du Bourg, témoigne du retour au pays d'un basque ayant fait fortune aux Amériques. Dans ce cas précis, cette construction de style néorenaissance fut bâtie par Jean-Baptiste Duhart, qui lui donna le nom d'un port houiller chilien, centre de son activité commerciale. Le château est à présent propriété de la commune et le siège de l'Institut culturel basque.

Le château Haltya, dans le quartier Herauritz, fut quant à lui, construit par Sauveur Halty, à son retour du Mexique.

Maisons traditionnelles basques

La commune possède de nombreuses maisons reflétant le style labourdin. Il faut citer, entre autres, la maison Chokolatenea (quartier du Bourg - 1694), qui fut la demeure d'un chocolatier, les maisons de la rue de Ferrondoa (quartier du Bourg - 1572), anciennement rue des Magistrats, la maison Chachoenea, quartier Saint-Michel, datant de 1648, la maison Haroztegia (maison du forgeron - quartier du Bourg), qui est un exemple typique de la maison labourdine[24], et la maison Operena, quartier Saint-Michel, qui abrita le général anglais Hope, en guerre contre les armées napoléoniennes. Enfin la maison Mokopeita (quartier du Bourg), fut la demeure d'André Trébuchet, peintre qui y résida dès 1925 et qui participa en 1946 à la réfection en peinture de l'intérieur de l'église.

Maisons Luisenea et Senkastenea (1572) du nom de la famille Saint-Castet qui l'occupa au XVIIe siècle
Maison Ganibetcharbeita, anciennement rue des Magistrats et actuelle rue de Ferrondoa
Maison Filiperenea (1760), autrefois appelée Marthiabeita
La maison Mokopeïta
Autres centres d'intérêt

La commune présente d'autres monuments civils intéressants, tels que le cromlech de Kapito Harri, œuvre du sculpteur Christiane Giraud, constitué de neuf pierres dressées et d'une dalle gravée indiquent avec précision les positions du soleil au lever et au coucher, lors des solstices et équinoxes. La neuvième pierre indique la direction du lever du soleil le jour de la Saint-Martin.

La croix des Anglais (Harrisko Kurutzea), dans la forêt qui longe la D250, porte la date de 1713, et fut sans doute dressée en mémoire des soldats anglais faits prisonniers durant la guerre de succession d'Espagne, en cet endroit à l'écart du village, puisque les non-catholiques ne pouvaient être ensevelis dans le cimetière du village.

Une promenade dans Ustaritz révèle également un pressoir à pommes du XVIIe siècle, des lavoirs (quartier Hérauritz et quartier du Bourg), un four à chaux (quartier Hérauritz) et de nombreux frontons et trinquets.

De 1929 à 1932 l'architecte décorateur peintre: Louis Süe réalisa la villa de Jean Patou.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vincent (XIXe siècle)
Le collège Saint-François-Xavier
Anciennes stèles autour de la croix du nouveau cimetière
Un autre coin du cimetière où sont regroupées d'anciennes stèles discoïdales

Ustaritz recèle un riche patrimoine religieux. L'église Saint-Vincent[25], datant du XIXe siècle et édifice protégé du patrimoine national, se caractérise par une structure en fonte utilisée pour les galeries. Ce fut un des premiers bâtiments construit avec ce matériau, d'avant-garde pour son époque.

L'église Notre-Dame-de-la-Purification[26] date du XVIIe siècle, son clocher ayant été rajouté à la fin du XIXe siècle et modifié au XXe siècle.

La chapelle funéraire de Dominique-Joseph Garat (1749-1833) dans le cimetière du quartier Saint-Michel, est la plus ancienne chapelle funéraire du Pays basque.

Le collège Saint-François-Xavier, appelé le petit séminaire, date de 1926 et est l'œuvre Art déco de l'architecte Joseph Hiriart.

Le couvent des Filles de la Croix (Seroren Komentua) qui accueille la communauté du même nom, établie à Ustaritz depuis 1829, en bordure de la Nive.

Le cimetière contient de nombreuses stèles discoïdales[27], tabulaires[28] et autres dalles funéraires[29], datant pour certaines d'entre elles des XIIe et XIIIe siècles. Elles furent regroupées et mises en valeur près de l'emplacement de l'ancienne église, à l'initiative de l'association Lauburu, à la fin des années 70. Le cimetière recèle également une croix[30] inventoriée par le ministère de la Culture.

Ustaritz est située sur la voie du Baztan, une voie du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse les Pyrénées le plus à l'ouest et par le col le plus bas (col de Belate, 847 m). C'est la voie antique qu'empruntaient les pèlerins descendus à Bayonne, soit le long de la côte sur la voie de Soulac, soit parce qu'ils y débarquaient, pour rejoindre le Camino francés le plus rapidement possible.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Ustaritz possède un riche patrimoine environnemental constitué autour du bassin de la Nive (site d'importance communautaire Natura 2000) et de la forêt d'Ustaritz (650 hectares). Celle-ci est composée principalement de chênes, hêtres, bouleaux et merisiers. On y rencontre entre autres des sangliers, des chevreuils, ainsi que des blaireaux. Elle possède aussi des zones palombières.

Les voies sur berges, ancien chemin de halage menant à Bayonne, ont été conservées et sont entretenues pour permettre les promenades à pied ; elles sont également ouvertes aux cyclistes.

Table d'orientation à la lisière de la forêt sur la D250
La croix des Anglais

Autres vecteurs culturels[modifier | modifier le code]

La Radio Lapurdi Irratia, radio catholique des paroisses du Labourd (diocèse de Bayonne), appartient à la Fédération française des radios chrétiennes et émet à partir du collège Saint-François-Xavier sur FM 96,8.

L'institut culturel basque (Euskal kultur erakundea) est une association qui œuvre pour la promotion de la langue et de la culture basque en Iparralde et qui fut fondée en 1990. Dès 1997, elle comptait plus de deux cents membres (143 communes et 79 associations). L'institut a été dirigé par Txomin Héguy depuis sa fondation jusqu'à 1997, puis par Pantxoa Etchegoin. L'association mène une importante activité de traduction, en collaboration avec Euskaltzaindia, publiant des annuaires à destination des différentes administrations, travaillant sur la toponymie et la signalisation publique bilingue. Elle est à l'origine de divers publications enfantines telles que Xirrita et Kometa. Dans le domaine du théâtre, en collaboration avec EATB, fédération de théâtre basque, elle soutient des groupes comme Bordaxuri, Xirritxi Mirritxi et Oztibarreko antzerki. Active dans le domaine du bertsolarisme, elle collabore étroitement avec Bertsularien Lagunak. Dans celui de la danse contemporaine, elle soutient le groupe Ekarle. L'institut projette également la création d'un réseau qui rassemblerait les groupes musicaux et de danse d'Euskal Herria, les associations chorales, et favoriserait les relations entre les écoles de musique et le conservatoire de Bayonne. Dans le domaine de la défense du patrimoine, l'institut publie depuis 1992 un guide du patrimoine, récapitulant les ressources culturelles du Pays basque français ; il patronne la création de la commission permanente du Patrimoine basque, ainsi qu'un projet de création d'un centre d'éducation du patrimoine à Irissarry.

Le centre pédagogique basque IKAS[31] (euskal pedagogia zerbitzua), fondé en 1996, association loi de 1901 sous convention avec l'Éducation nationale et l'Office public de la langue basque, est un organisme exerçant une mission de service public en matière de production, d'édition et de diffusion de matériel pédagogique et une structure fédérative de proximité des quatre filières d'enseignement (filière publique, privée confessionnelle, ikastolas, et enseignement aux adultes).

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

pelote basque

En 1933, grâce à son trio Léon Hiribarren - Gaston Heuty - François Etcheverry, Ustaritz est championne de France de yoko garbi (ou joko garbi : petit chistera au panier peu profond, qui se joue en fronton mur à gauche ou en place libre) durant la Grande Semaine des Sports basques.

Infrastructures
Petit fronton place libre
Partie de pala en place libre
Partie de chistera en place libre
Stade Errobi (Errobi kirol Zelaia)

La ville possède 7 frontons, courts ou place libre. Dont une place de Rebot, au fronton de l'École des Frères (école Saint-Vincent).

Le complexe sportif Landagoyen accueille des activités multisport, des courts de tennis et une piscine couverte. Ustaritz compte également un stade de rugby Errobi et une école de football

Clubs et associations

Diverses activités animent la vie culturelle et sportive de la commune, tels que le club hippique Aitz Zaixpy, l'association sportive et culturelle d'Arrauntz ASCA, l'association sportive Kiroleta, le club de football Laburdins et l'association culturelle "Ur Begi".

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 1833, Ustaritz possédait une école, pour garçons uniquement.

Aujourd'hui, la commune compte une crèche halte-garderie (Urraska) et cinq écoles primaires, dont trois écoles publiques : Idekia, d'Herautitz et d'Arrauntz, et deux écoles privées : Saint-Vincent et Uztaritzeko Ikastola. En 1992, l'enseignement primaire public comptait 31 élèves. De son côté, l'ikastola accueillait 28 élèves en maternelle et 41 en primaire.

Le collège et lycée privé Saint-François-Xavier, allié à l'IFCAM (institut de formation du Crédit agricole mutuel - centre de formation des apprentis aux métiers de la banque) et à l'AFMR Etcharry[32] (Centre de formation pour adultes) sont également présents sur le territoire de la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un environnement médical fourni (cinq médecins, cinq dentistes, deux pharmacies, six infirmières, quatre masseurs kinésithérapeutes, trois orthophonistes, un diététicien, un podologue et un praticien de médecine physique de réadaptation).

D'autre part, le centre d'Hérauritz est un centre médico-social qui comprend un centre de rééducation motrice (CRM) pour des enfants et des adolescents et une maison d'accueil spécialisée (MAS) s'adressant à des adultes dépendants.

Enfin deux maisons de retraite ont ouvert leurs portes (Eliza-Hegi et Le Caducée).)

Administrations sur place[modifier | modifier le code]

Le château Lota regroupe l'Institut culturel basque (Euskal kultur erakundea), l'IKAS, centre pédagogique basque (Euskal pedagogia zerbitzua) et le Conseil de la langue basque.

Le centre Lapurdi, quant à lui, accueille la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie), la CAF (Caisse d'allocations familiales), la CRAM Aquitaine (Retraite de régime général), la Mission avenir jeunes, l'ADL (Aide à domicile du Labourd), un relais assistantes maternelles, un conciliateur, la bibliothèque municipale Osasuna, l'office de tourisme, le syndicat d'assainissement de d'eau potable, l'inspection de l'Éducation nationale, un PIJ (Point information jeunesse) et le Trésor public.

Le château Lota accueille des administrations
Blason du centre Lapurdi

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Ustaritz.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Ustaritz.
nées au XVIIIe siècle
  • Martin Duhalde, né à Ustaritz en 1733 et mort à Bayonne en 1804, est un écrivain de langue basque ;
  • Léon Garat Hiriarte, né à Ustaritz après 1750, est le moins connu des trois frères Garat. Il fut avocat au barreau de Bordeaux et à Ustaritz, où son implication dans la résolution des problèmes juridiques de ces compatriotes était célèbre.
nées au XIXe siècle
  • Pierre-Nérée Dassance, né à Ustaritz le 22 floréal an IX (21 mai 1801) dans le quartier Bourg-Suzon d'Ustaritz (maison Papiabeita) et décédé le 25 janvier 1858, est un ecclésiastique basque. Après des études de théologie à Paris (Saint-Sulpice), il est nommé en 1824 professeur au séminaire de Larressore. Ordonné prêtre en 1825, il fait un long séjour à l'archevêché de Paris. Il refuse l'évêché de Pamiers et rentre à Ustaritz. En 1852, il est nommé chanoine de la cathédrale de Bayonne. Il traduit en français L'Imitation de Jésus-Christ qu'il publie en 1856. Il édite une traduction en basque labourdin des quatre évangiles, écrite par Haraneder, prêtre de Saint-Jean-de-Luz ;
  • Jean-Baptiste Darricarrère, né à Ustaritz le 24 janvier 1842, est un philologue basque. Il considérait que le basque était issu des langues indo-européennes. Il se passionna pour la phonétique, l'étymologie et l'orthographe du basque. Il commença un dictionnaire basque-français qu'il ne put achever ;
  • Louis Dassance, né en 1888 à Ustaritz et décédé en 1976 est un homme politique. Il fut adjoint au maire durant 20 ans, puis maire d'Ustaritz pendant 20 autres années (1939 - 1959). Il fut l'un des fondateurs de Gure Herria. Il y publia de nombreux articles ainsi que dans Eskualduna Herria, le Bulletin du Musée basque et Gure Almanaka. Élu en 1926, il fut pendant 33 ans président de Eskualtzaleen Biltzarra. À partir de 1949, il fut vice-président du Conseil national pour la défense des Cultures et des Langues régionales à Paris. Il fut nommé président d'honneur de l'association des études pédagogiques en 1957.
nées au XXe siècle

Divers[modifier | modifier le code]

Mythes et anecdotes

Le poète Francis Jammes, lorsqu'il entra dans la maison Mendibela (le voile de la montagne) du quartier Hiribehere, se serait accidentellement étalé sur le sol en pierre de la Rhune de l'entrée de la demeure…

On dit que Dominique Joseph Garat devint, après avoir notifié à Louis XVI la sentence de mort le 20 janvier 1793, de plus en plus grognon et renfermé et que ses lunettes d'or qui servirent ce 20 janvier 1793, ne sortirent plus d'un tiroir auquel il était interdit de toucher. Familier de la maison de Dominique Joseph Garat, le curé d'Ustaritz les utilisa un jour pour lire son bréviaire et lorsque Dominique Joseph Garat revenant d'une visite les aperçut, il s'écria : « Les lunettes de la sentence » et tomba foudroyé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Ustaritz
  3. Cité par Michel Duhart et José Saplairoles dans l'ouvrage Autrefois Ustaritz
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c et d Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a, b et c Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux, 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  7. Geografía General del Reino de Galicia
  8. Iglesias, H., 2006, « De Biarritz à Ustaritz en passant par Gasteiz, Auritz et Munarritz : origine et signification de quelques toponymes basques », p. 1-26, article publié dans la Bibliothèque numérique Artxiker du CNRS (article consultable sur artxiker@ccsd.cnrs.fr et L'archive ouverte HAL-SHS - Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société).
  9. a, b, c et d Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6)
  10. En 1609 le conseiller de Lancre intervient au Pays basque, à la tête de la commission d'enquête demandée par Henri IV. Cette commission devait « purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons », faire la lumière, en particulier à Saint-Jean-de-Luz, sur les actes des réfugiés juifs et mauresques expulsés d'Espagne et du Portugal. La chasse aux sorcières est terrible. Du château de Saint-Pée-sur-Nivelle le conseiller Pierre de Lancre instruit les procès en sorcellerie du Labourd et fait « arder et brancher » près de six cents prétendus sorciers. De Lancre envoie au bûcher, après les avoir torturés, des femmes, des enfants, mais aussi des prêtres.
  11. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  13. Annuaire des villes jumelées
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  16. a et b Insee 2006 - Recensements de la population (exploitation principale)
  17. AGRESTE. Recensement agricole (2000)
  18. Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
  19. Insee - Répertoire Sirène - Champs ICS
  20. DARES, statistiques du marché du travail - 31 décembre 2008 - DEFM catégories 1-2-3-HAR
  21. Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie
  22. (eu) Atlas des dialectes basques publié par Koldo Zuazo.
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château d'Haitze
  24. Élie Lambert (docteur de l'Institut d'histoire de l'art de la Sorbonne) - citation dans les deux tomes de La Maison basque de Soupre.
  25. [1][2] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur l'église Saint-Vincent]
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame-de-la-Purification
  27. [3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles discoïdales du cimetière
  28. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la stèle tabulaire du cimetière
  29. [16][17][18] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les dalles funéraires du cimetière
  30. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la croix du cimetière
  31. IKAS euskal pedagogia zerbitzua
  32. Site de l'AFMR Etcharry

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :