Ustaritz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ustaritz
L'ancienne rue des Magistrats
L'ancienne rue des Magistrats
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Ustaritz
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Errobi
Maire
Mandat
Bruno Carrère
2014-2020
Code postal 64480
Code commune 64547
Démographie
Gentilé Uztariztar
Population
municipale
6 226 hab. (2011)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 01″ N 1° 27′ 19″ O / 43.4003, -1.4552777777843° 24′ 01″ Nord 1° 27′ 19″ Ouest / 43.4003, -1.45527777778  
Altitude Min. 0 m – Max. 143 m
Superficie 32,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ustaritz

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ustaritz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ustaritz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ustaritz
Liens
Site web www.mairie-ustaritz.fr

Ustaritz est une commune française, située à l’extrême ouest du département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine, et chef lieu du canton éponyme. Elle s’est développée sur la Nive, à la limite du cours navigable de cet affluent de l’Adour, et sur la route napoléonienne qui suit les crêtes entre Bayonne et Hasparren.

Au XIIe siècle, la commune devient la capitale du Labourd après l’expulsion de Bayonne du vicomte du Labourd par Richard Cœur de Lion et le restera jusqu’en 1790. Elle est à la fois le siège du biltzar, du bailliage et celui du tribunal du Labourd. S’ajoutant donc aux raisons géographiques qui font d’elle un nœud de transit des marchandises entre les royaumes de Navarre et de Castille, le Pays basque intérieur et la côte, cette prépondérance judiciaire et administrative assure la prospérité de la localité.

Las, le redécoupage administratif qui suit la Révolution provoque le transfert des sièges administratifs et judiciaire à Bayonne, alors que les guerres avec l’Espagne signent l’arrêt des échanges économiques. Il faudra attendre le début du XIXe siècle pour qu’un afflux de réfugiés fuyant les guerres carlistes, allié à l’installation d'un couvent religieux dynamique, et surtout au retour d’expatriés basques du Mexique et du Chili, riches et expérimentés, permette à Ustaritz de renouer avec la croissance économique.

De nos jours, Ustaritz a conservé une activité agricole importante, mais la proximité de l’agglomération qui réunit Bayonne, Anglet et Biarritz fait de la localité une commune rurbaine, influant sur son urbanisme. Son patrimoine culturel reflète la prééminence labourdine datant de l’Ancien Régime et le renouveau du XIXe siècle. De nombreuses maisons labourdines des XVII et XVIIIe siècles jalonnent ses rues et sa campagne, ainsi que des châteaux édifiés par les Américains, et les festivités tout comme l’enseignement en langue basque sont attachés aux valeurs régionalistes. Ustaritz concentre aujourd’hui des instances administratives et éducatives, des moyens médicaux et des pôles culturels, tel l’Institut culturel basque, qui refont d’elle une plaque tournante régionale.

Commune traditionnellement rurale, son territoire est couvert à près de 50 % par des bois ou des cultures et la localité, qui fait partie du site d’importance communautaire du bassin de la Nive, dont la biodiversité justifie son appartenance au réseau Natura 2000, accueille trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, qui recèlent une faune et une flore conséquentes.

Outre une tradition littéraire qui a fourni nombre d’écrivains, Ustaritz est la patrie d’hommes politiques marquants, comme ceux issus de la famille Garat, dont l’un deux, Dominique Joseph lira à Louis XVI sa sentence de mort.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire de la commune et les localités limitrophes.
Frontières d’Ustaritz avec les communes limitrophes. Le trait rouge dans le coin supérieur gauche de la carte indique la position de l’autoroute A63.

Ustaritz s’étend sur les deux rives de la Nive, à l’extrême ouest du département des Pyrénées-Atlantiques, et donc au sud-ouest de la France. Elle est distante de 25 km de la frontière entre l'Espagne et la France[Note 1], et est située à moins de 15 km de l’océan Atlantique à l’ouest[Note 2]. Elle est implantée sur la route des crêtes parallèles à la Nive, menant de Bayonne à Hasparren, voulue par Napoléon Ier.

En termes de géographie politique, Ustaritz est une commune de l’ancienne province basque du Labourd. Elle fait partie de l'aire urbaine de Bayonne, relevant également de l’unité urbaine de cette commune.

Communes limitrophes d’Ustaritz.
Bassussarry Villefranque
Arcangues
Saint-Pée-sur-Nivelle
Ustaritz. Jatxou
Souraïde
Espelette
Larressore

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La côte basque se situe à la jonction de la plaine landaise et l’extrémité ouest de la chaîne des Pyrénées, présentant une diversité géologique importante, qui va des formations triasiques du Keuper, aux plages et dunes landaises. Les plaques ibérique et européenne ayant convergé et étant entrées en collision entre le Crétacé supérieur et le Miocène, elles ont engendré une chaîne intracontinentale. Deux unités septentrionales affleurent sur la côte basque, regroupant l’unité de Sainte-Barbe à la limite d’Ustaritz avec Arcangues au nord-ouest, qui culmine à 150 m, et celle de la localité proprement dite. Elles se caractérisent par une « sédimentation gravitaire profonde à caractère distal » en une succession de systèmes turbiditiques gréseux ou carbonatés. Elles reposent en contact tectonique sur les unités méridionales de la Rhune[1]. Du fait d’une pluviométrie abondante, les alluvions des terrasses ainsi que les glacis du Quaternaire ancien sur de grandes surfaces ont subi une érosion récente. Ceci est particulièrement notable sur la partie ouest de la commune. La zone du flysch est relativement accidentée en raison des nombreux ravins aux méandres encaissés et sinueux[PLU2 1].

Le territoire de la commune est caractérisé par neuf types de formations géologiques. On distingue ainsi des alluvions fluviatiles actuelles, subactuelles et datant de la glaciation de Würm, constituées de galets, de cailloutis, de graviers et de sables. La glaciation de Riss a laissé des galets et des graviers dans une gangue sableuse ainsi que des lentilles d’argiles plastiques. De la glaciation de Mindel et du Pléistocène moyen résulte une formation comprenant essentiellement des galets dans une gangue sableuse brun-rouge. Le Ponto-Pliocène a généré des accumulations de matériaux détritiques presque exclusivement siliceux, sur des épaisseurs pouvant dépasser 50 mètres. Des calcaires et marnes de Bidache et des zones de flysch résultent du Turonien puis, plus tard, du Maastrichtien. Le Cénomanien, premier étage géologique du Crétacé supérieur, est à l’origine des calcaires d’Ablaintz, bleu-noir, en bancs séparés par des feuillets schisteux noirâtres. Des bancs de calcaires zoogènes proviennent de l’Aptien. Du Crétacé encore, mais de l’Albien, nous est parvenue une alternance d’argile et de grès, nommée « flysch de Mixe ». Enfin, une roche éruptive, l’ophite triasique primitive à tardive, caractérise également la géologie du territoire communal[PLU2 2].

Ustaritz s’étend sur les méandres de la Nive et offre des paysages de prairies et de champs de maïs qui montent vers les hauteurs boisées du quartier Hérauritz, avec comme horizon les montagnes basques des Pyrénées occidentales, Ursuya, Baïgura, Artzamendi et Mondarrain[2]. De nombreux versants, plus ou moins perpendiculaires à la Nive, accueillent les ruisseaux de Latsa, Antzara Erreka et d’Urdainz. Cette physionomie vallonnée caractérise les trois quarts du territoire communal[PLU2 3]. La vallée de la Nive, par contraste avec les reliefs irréguliers qui l’entourent, est une vaste plaine alluviale ouverte parfois sur plusieurs centaines de mètres[PLU2 3].

La superficie de la commune est de 3 275 hectares ; son altitude varie fortement, de 4 mètres NGF au niveau du lit mineur de la Nive, jusqu’à 350 mètres NGF sur les lignes de crêtes[PLU2 3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Ustaritz est située dans le bassin versant de la Nive ainsi que dans celui de l’Uhabia, sur la frontière ouest de son territoire[PLU2 4]. La commune est traversée par la Nive, célèbre rivière des vacances du petit Nicolas, et affluent gauche de l'Adour à Bayonne[3]. Ustaritz se trouve à la limite du cours navigable de la Nive[2].

Des affluents de la Nive, tels que les ruisseaux de la Tannerie, d'Urdainz et Latsa[4],[5],[6] (lui-même rejoint par le Mahatchuriérak erreka[7], qui marque la limite nord du territoire communal) ainsi que l'Hardako erreka[8], à la frontière nord avec Villefranque, et l'Antzara erreka — appelé également Ountzilarreko erreka[9] —, accompagné de son tributaire, l'Urloko erreka[10] (lui-même rejoint par le Lukuko erreka), serpentent eux aussi sur les terres d'Ustaritz[11].

L’Uhabia[12], sous le nom d'Apalagako erreka, marque la limite ouest du territoire de la commune[PLU2 5]. Enfin, un plan d’eau d’une superficie de 14 ha occupe le site d’une ancienne gravière[PLU2 5].

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique la plus proche est celle de Biarritz - Anglet[13].

Le climat d'Ustaritz est relativement semblable à celui de sa proche voisine Biarritz, décrit ci-dessous, avec des précipitations assez importantes ; le climat océanique est dû à la proximité de l'océan Atlantique. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de 8 °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été -12,7 °C le 16 janvier 1985, et la plus élevée, 40,6 °C le 4 août 2003[Note 3],[14]. Les pluies sur les côtes basques sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée. Les vents d’ouest sont dominants, tant par leur fréquence par leur intensité. Ils se caractérisent par une vitesse souvent supérieure à 4,5 m/s[PLU2 3]. Les vents d’est soufflent également fréquemment sur la zone de Biarritz. On observe rarement des pointes de vitesse supérieures à 8 m/s, générées par les vents d’ouest et sud uniquement[PLU2 3].

Relevé météorologique de Biarritz et sa région pour la période 1961-1990.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,8 5 7 8,5 11,6 14,6 16,7 17 14,5 11,9 7,7 5,5 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 12 12,8 15 16,2 19,6 22,1 24,1 24,7 23,2 20 15,1 12,5 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 0,8 −5,7 −8,5 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 28,6 34,8 38,7 39,8 37,3 37 32,2 26,1 25,1 39,8
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990).
« Infoclimat », sur infoclimat.fr et « Météo France », sur france.meteofrance.com
, consultés le 2 décembre 2014.


Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

Ustaritz est située sur la route départementale D932, entre Bayonne et Cambo-les-Bains, aux croisements avec la D137 (Ustaritz - Bayonne) et la D250 (Ustaritz - Saint-Pée-sur-Nivelle) et accessible à partir de la sortie Bayonne-Sud de l'autoroute A63 (9 km). La D932 est en 2 fois 2 voies jusqu’à l’entrée du quartier Arrauntz puis à 3 voies[PLU1 1]. Elle traverse le territoire communal du nord au sud. Deux routes départementales secondaires alimentent également le territoire communal, la D3 et la D350[PLU1 2]. Deux ponts franchissent la Nive, l'un en direction de Villefranque (D137) et l'autre en direction de Jatxou (D250).

Ustaritz rejoint Bayonne par le chemin de halage longeant la Nive. Anciennement utilisé pour le transport fluvial des marchandises, ce chemin de 15 kilomètres est à présent réservé aux vélocyclistes et aux promeneurs.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La ville est reliée quotidiennement à Bayonne et Cambo-les-Bains par le TER Aquitaine ; plusieurs allers-retours quotidiens sont assurés sur cette ligne. La gare d'Ustaritz se situe sur la ligne de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port . La gare de Jatxou est également située sur le territoire communal — il s’en faut de quelques mètres — et dessert principalement la commune de Jatxou sur la même ligne ferroviaire.

La ligne de car du réseau Transports 64 entre Espelette et Bayonne via Cambo-les-Bains propose en 2014 11 allers-retours quotidiens en semaine[15]. Cette ligne traversante ne dessert toutefois pas certains pôles d'intérêt, comme les quartiers ouest ou le centre sportif Landagoïen[PLU1 3].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Ustaritz est située à 14 km de l'aéroport de Biarritz-Bayonne-Anglet (code AITA : BIQ • code OACI : LFBZ)[16]. Le syndicat mixte pour l'aménagement et l'exploitation de l'aérodrome de Biarritz-Bayonne-Anglet, qui comprend la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque, l'agglomération Côte Basque-Adour, les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes ainsi que la commune de Saint-Jean-de-Luz, assure la gestion de l’aéroport. Celui-ci a accueilli près de 1 100 000 passagers en 2013[17]. Il assure de façon régulière des liaisons avec Paris-Orly, Paris-CDG, Lyon, Nice, Genève et Londres Stansted et a offert de mars à octobre 2014 des liaisons avec en autres, Marseille, Strasbourg, Lille, Charleroi-Bruxelles-Sud, Dublin, Stockholm-Skavsta et Stockholm-Arlanda, Londres, Copenhague, Oslo et Helsinki. Les compagnies desservant l’aéroport sont, au 1er novembre 2014, Air France, Etihad Regional, EasyJet, Finnair, Hop !, Ryanair, SAS, Twin Jet et Volotea[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Photographie d’une table d’orientation.
La table d’orientation du quartier Saint-Michel.

Ustaritz, ville intermédiaire entre l’agglomération de Bayonne et le Pays basque intérieur, fait partie aujourd’hui du bassin d’habitat rurbain de l’agglomération Côte Basque-Adour[Note 4],[PLU1 4], aussi nommée B.A.B., en référence à l’ancienne communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz. Le développement urbain d’Ustaritz s’est essentiellement accompli sur la rive gauche de la Nive[PLU1 3]. L’urbanisation occupe peu à peu l’ensemble de la plaine alluviale comprise entre la Nive et la route D932, qui mène de Bayonne à Cambo-les-Bains, et se caractérise par un habitat dispersé sous la double influence d’une tradition agricole ancienne, et la position de banlieue de Bayonne[PLU1 5].

La commune comprend aujourd’hui cinq quartiers[M 1]. Le Bourg Suzon (Purgoina) s’est développé sur la terrasse dominant la Nive[2] ; il présente des maisons des XVIe et XVIIe siècles, en particulier dans la rue Ferrondoa ; on y trouve également la mairie, haut lieu historique du Labourd, le centre Lapurdi (centre administratif et office du tourisme) et le châteaux Lota du XIXe siècle.

Ce quartier a rejoint peu à peu le quartier Saint-Michel, au sud en direction de Souraïde et Saint-Pée-sur-Nivelle, qui recèle le cimetière — singularisé par des stèles discoïdales et le monument funéraire Garat —, le château d’Haitze et le collège Saint-François-Xavier ; c'est un quartier forestier, agrémenté d'une table d'orientation et d'aires de pique-nique, qui a connu un fort développement commercial aux abords de la D932.

Le quartier Hiribehere au nord de la commune, est composé d’un habitat rural ancien et d’un ensemble conventuel ; on y trouve également la maison forte Sorhoeta qui date du XIIIe siècle ; le quartier s’est développé vers l’ouest par l’adjonction de lotissements[PLU1 5].

Hérauritz, le long de la Nive, s’est regroupé autour d’une place, où se font face le château Larreguienea du XVIIe siècle et la chapelle Sainte-Catherine d'origine médiévale, séparés par un fronton ; ce quartier s’est lui aussi étendu, notamment vers le sud, en bordure de la voie communale no 3.

Arrauntz, autrefois paroisse distincte en direction de Bayonne[PLU1 6], présente l'image d'un village basque typique, avec son église et son fronton ; on y trouve également la maison-musée Elizalderena, érigée en 1696, et un pressoir à pommes (bereterraenea) datant du XVIIe siècle ; son extension est très forte, sur près de 4 km sur un axe nord-est sud-ouest[PLU1 6].

Logement[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


L’évolution du nombre de logements de la localité est fortement influencée par l’accroissement démographique important des trente dernières années, qui a vu la population presque doubler. En parallèle le parc de logements a été multiplié par deux de 1982 à 2008, passant de 1 107 à 2 326[PLU1 7], la diminution de la taille des ménages entraînant une croissance plus rapide du parc de résidences principales que du nombre d’habitants[PLU1 8]. Le rythme de la croissance du nombre de logements s’est également intensifié durant cette période ; si durant les années 1968 - 1982 on constate une progression moyenne annuelle de trente logements, le rythme passe à quarante logements supplémentaires annuels durant la période 1982 - 1999, pour atteindre le niveau de cinquante à partir de 1999 et jusqu’en 2008[PLU1 7]. En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 524, alors qu'il était de 1 864 en 1999[Insee 1]. Selon le diagnostic du plan local d'urbanisme (PLU), exposé dans le rapport de présentation, « les résidences principales d’Ustaritz présentaient toutes les caractéristiques d’une commune périurbaine : d’âge récent, avec une prépondérance de maisons individuelles en accession à la propriété […] »[PLU1 8].

Parmi les logements étudiés par l’Insee en 2009, 91,0 % étaient des résidences principales, 4,4 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 25,4 % des appartements[Insee 2]. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,4 %, en légère baisse par rapport à 1999 (68,6 %). La part de logements HLM loués vides était de 8,1 % contre 5,7 %, leur nombre étant en forte augmentation, 185 contre 97[Insee 3]. Entre 1999 et 2008, le nombre de logements de type HLM qui représentait 6 % des résidences principales en 1999, soit 97 logements, avait cru de 147 % pour atteindre, en 2011, 240 logements, portant à près de 10 % le rapport HLM sur résidences principales[PLU1 9].

La communauté de communes Errobi est responsable de la création, de l'aménagement, et de la gestion des équipements d'accueil des gens du voyage. À ce titre, Ustaritz a aménagé deux aires d'accueil pour les gens du voyage, proposant 30 places chacune. Compte tenu de leur implantation en zone inondable, ces aires tolérées ne sont pas conformes à la législation[PLU1 10]. Un projet disposant de 100 places, au lieu-dit Itsu Lurrak en bordure de la D137, est en cours de réalisation. Il ne répond néanmoins qu’aux besoins temporaires hors saison et n’est pas destiné à ceux résultant d’une occupation sédentaire[PLU1 10].

Vue de deux murs à angle droit couverts des fresques représentant des personnages religieux.
Les fresques d’André Trébuchet, dans l’église Saint-Vincent.

La commune possède de nombreuses maisons des XVII et XVIIIe siècles reflétant le style labourdin[MD 1]. Il faut citer, entre autres, la maison Chokolatenea (quartier du Bourg - 1694), qui fut la demeure d'un chocolatier, les maisons de la rue de Ferrondoa (quartier du Bourg - 1572), anciennement rue des Magistrats, la maison Chachoenea, quartier Saint-Michel, datant de 1648, la maison Haroztegia (« maison du forgeron » - quartier du Bourg), qui est un exemple typique de la maison labourdine[19], et la maison Hoperena, quartier Saint-Michel, qui abrita le général anglais Hope, en guerre contre les armées napoléoniennes[MD 2]. Enfin la maison Mokopeita (quartier du Bourg), fut la demeure d'André Trébuchet, peintre qui y résida dès 1925 et qui participa en 1946 à la réfection en peinture de l'intérieur de l'église. Cette dernière date de 1601 et a été rénovée en 1673. André Trébuchet y travailla jusqu’en 1947[PLU2 6].

Suivant l'usage basque d'avant la Révolution, les maisons d'Ustaritz portent en majorité le nom, le prénom ou le surnom de leur propriétaire, ou encore son métier, suivi le plus souvent du suffixe ena ou enea, et plus rarement ea, beita ou tegia[MD 3]. Dans une moindre mesure, on trouve également des toponymes illustrant les particularités de la construction ou de l'environnement[MD 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le plan local d’urbanisme (PLU) d’Ustaritz a été approuvé le 21 décembre 2005 et a fait l’objet de plusieurs modifications dont la dernière révision a été approuvée par délibération du conseil municipal du 21 février 2013[PLU1 11]. Parmi les zones ouvertes à l’urbanisation, le PLU distingue les zones urbaines en développement de celles à urbaniser[PLU2 7]. Les zones urbaines en développement sont des « zones dans lesquelles les équipements publics (voiries, alimentation en eau potable, électricité, réseau public d’assainissement ou assainissement autonome, défense incendie …), existants ou en cours de réalisation, permettent d’admettre immédiatement des constructions ». Par cette désignation, la commune sous-entend que ces zones possèdent le niveau d’équipement nécessaire à une urbanisation immédiate[PLU2 8]. Outre le centre-bourg, une partie des quartiers de Hiribehere et Hérauritz sont concernés, englobant un secteur réservé aux activités à vocation médicosociales et un autre dédié à la création d’un équipement collectif de quartier. Viennent s’ajouter à cet ensemble une zone non équipée en réseau collectif d’assainissement, qui nécessite l’installation de systèmes d’assainissement autonome, ainsi qu’une autre principalement destinée aux établissements à usage commercial, artisanal et industriel[PLU2 8].

Les zones à urbaniser sont des « zones pour l’instant naturelles mais vouées à l’urbanisation dès lors qu’elles seront équipées (voirie, eau, électricité, assainissement, défense incendie…) »[PLU2 7]. Il s’agit dans ce cas de la zone d'aménagement concerté (ZAC) de Matzikoenia, de l’aménagement spécifique du site de Saint-François-Xavier, et de secteurs destinés à une implantation économique non industrielle c’est-à-dire « destinés à satisfaire les besoins à moyen et long termes en terrains urbanisables pour l’habitat, les commerces et les services et où l’ouverture à l’urbanisation »[PLU2 7].

Il faut également signaler l’affectation sous le statut d’emplacement réservé, c’est-à-dire inconstructibles sauf pour l’affectation prévue, de quatre secteurs. Il s’agit des emplacement réservés destinés au projet de la plaine sportive d’Etxéparéa, à la requalification de la gravière en zone de loisirs, et enfin à la création d’un parc relais destiné au stationnement lié à l’axe ferroviaire de la Nive, tous trois situés en zone inondable, au sein du périmètre Natura 2000 et au sein d’un périmètre de protection de captage. Vient s’y ajouter l’emplacement réservé destiné à la ZAC de Matzikoenia[PLU2 8].

Enfin, prenant en compte le risque d’inondation créé par la Nive et ses affluents, le périmètre de protection de captage et les enjeux environnementaux résultant de la zone Natura 2000, de nouvelles zones ont été classées « naturelles », c’est-à-dire « zones à protéger en raison, d’une part, de l’existence de risques ou de nuisances, d’autre part, de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique ou écologique »[PLU2 9]. Ces zones viennent s’ajouter à celles présentant des enjeux en matière de biodiversité, de prévention des risques ou de protection des ressources en eau, constituées par le secteur concerné par le site Natura 2000 de « La Nive » (FR7200786) et les habitats naturels d’intérêt communautaire associés, les zones inondables de la Nive et les territoires concernés par les périmètres de protection de captage d’Haitze[PLU2 9].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la part importante que représente la sylviculture sur le territoire de la localité, Ustaritz est sensible aux feux de forêts[20],[21]. Ustaritz est, d’autre part, concernée par un risque d’inondation lié aux crues de la Nive et de son affluent, l’Antzara Erreka[PLU2 10]. L'arrêté préfectoral du 9 juillet 2003 a d’ailleurs défini un plan de prévention du risque inondation pour la commune d’Ustaritz[22].

Les inondations et les coulées de boues de septembre 1995, mai 2007 et février 2009 ont justifié la publication d’arrêtés de catastrophe naturelle, datés respectivement du 18 mars 1996, du 12 juin 2007 et du 18 mai 2009[20]. La commune est également affectée par les effets des tempêtes océaniques, telles celles de novembre 1982, de décembre 1999 et de janvier 2009, qui ont donné à leur tour lieu à des arrêtés de catastrophe naturelle[20]. Enfin, l'arrêté du 2 mars 2006, portant à son tour reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, inclut Ustaritz au titre de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols de juillet à septembre 2003[20].

Ustaritz présente un risque lié au transport de matières dangereuses (TMD), en relation avec une canalisation de transport de gaz[21]. Trois établissements situés à Ustaritz ou à proximité immédiate, font l’objet d’une autorisation au titre des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE)[23].

La localité est située dans une zone de sismicité modérée de niveau 3 sur une échelle de 1 à 5[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ustaritz apparaît dès le XIIe siècle et on le trouve sous les formes Sanctus Vincentius de Ustariz et Ustaridz (respectivement 1186 et 1194, cartulaire de Bayonne[25],[Note 8]), Eustaritz (1242), Ustarydz, Utztaridz et Uztaritz (1249 pour les trois formes), Ustaritz (1322, rôles gascons[Note 9]) et Ustariz (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Ustarits (Carte des Pays Basques de France et d'Espagne). La commune porta brièvement le nom de Marat-sur-Nive à partir de 1793[Note 10].

Jean-Baptiste Orpustan analyse le nom d'Ustaritz comme étant la concaténation du radical urd- — comme dans Urdos — « plat, plateau » et d'haritz, « chêne pédonculé, grand chêne », par opposition au chêne tauzin ou petit chêne[26]. Hector Iglesias suggère, quant à lui, une origine germanique au toponyme Ustaritz, se basant sur la liste de toponymes galiciens se terminant en -riz — élément issu du gotique reiks [ri:ks], « latinisé » en -ricus — et propose l’anthroponyme Oste-ric(us)[27].

Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863 est assez disert sur les toponymes de la localité[28]. Ainsi Haitze apparaît sous les formes Hatze, Fathse, Hacha, Haïtce et Haisse (respectivement 1193, XIIIe siècle, 1233, 1249 et 1256, cités dans le cartulaire de Bayonne) et Haïtzéa (1863). De même Hérauritz est mentionné sous les graphies Harauriz et Farauriz (respectivement 1233 et XIIIe siècle, dans le cartulaire de Bayonne) et Hérorits en 1863. À leur tour, Hiribehere y apparaît sous la forme Hiribéhère et Sokorrondo en tant que Soclorondo.

Le nom basque actuel de la localité est Uztaritze et le gentilé est Uztariztar[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles ont permis d’identifier une activité humaine au Paléolithique en particulier aux lieux-dits Arrauntz, Haitzeko Ihara et Larrexuria, qui ont conduit la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Aquitaine à publier un arrêté préfectoral de zonage archéologique en date du 28 décembre 2009[30]. D’autres occupations préhistoriques sont attestées au lieu-dit Portougayna et au nord-ouest de Notre-Dame-de-la-Nive[30]. La Villa des chênes a également révélé une occupation datant des Paléolithique, Néolithique et âge du bronze[PLU2 11].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte du relief du sud-ouest de la France et du nord de l’Espagne et localisation des peuples connus à l’époque romaine.
Carte de la Novempopulanie indiquant la position du territoire des Tarbelles au nord-ouest des Pyrénées.

Les Tarbelles (Tarbelli en latin), peuple aquitain (proto-basque) dont le territoire était centré sur Aquae Tarbellicae (Dax) tout en s’étendant au Labourd et à la Basse-Navarre, ont occupé sous l’occupation romaine la zone où se trouve aujourd’hui Ustaritz[31]. Ustaritz se trouve sur la voie empruntée par les bandes de Celtes et de Germains, en route vers la péninsule ibérique, et eut sans doute à subir leurs pillages[32].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ustaritz ne fut pas épargnée par les multiples raids des Castillans et des Navarrais, et sans doute des Sarrasins[32]. Elle dut se défendre contre ces incursions, ce qui explique la construction du château fort de la Motte, sur l’emplacement duquel se situe la mairie actuelle, ainsi que des maisons fortes de Hirigoina, Mestepierresenea et Sorhoeta, et plus loin, sur la crête ouest, du château d’Haitze, que la tradition veut avoir été relié par un souterrain à la maison forte d’Hirigoina[32].

Le nom de l’église paroissiale aujourd’hui disparue, Saint-Vincent, atteste de l’ancienneté de la christianisation — saint Vincent, diacre de Saragosse, jouit d’un culte très ancien dans le Labourd[2].

La vicomté du Labourd fut créée en 1023 par Don Sanche le Grand, roi de Navarre. Le premier vicomte du Labourd fut Sanche 1er. En 1152, Aliénor d'Aquitaine, en se mariant avec Henri II, apporte l'Aquitaine à la couronne d'Angleterre lors de l'accession au trône de ce dernier (1155). Cette domination durera trois siècles. En 1174, Arnaud-Bertrand, vicomte du Labourd, est expulsé de Bayonne par Richard Cœur de Lion. En effet, le fils d'Aliénor et d'Henri II, chargé par son père de l'administration de l'Aquitaine à partir de 1170, doit assiéger Bayonne en 1174 pour affermir le droit des Plantagenêt sur la région. Il prend la ville en dix jours. Le vicomte Arnaud est contraint de se réfugier à Ustaritz, au château de la Motte — emplacement de la mairie actuelle. Il y demeurera jusqu'en 1193. Dès lors, et jusqu'en 1790, Ustaritz est la capitale du Labourd, succédant à Bayonne[2].

En 1193, Guillaume-Raymond de Sault, successeur d'Arnaud-Bertrand, vend ses droits sur la vicomté du Labourd au roi d'Angleterre pour 3 680 florins d'or[33]. En 1245 Henri III peut donc achever le projet de Richard Ier d'instituer un représentant permanent du roi auprès de l'administration locale. Cette charge de bailli, installée à Ustaritz, deviendra viagère à compter de 1337 — Auger de Sault en est le premier titulaire — puis héréditaire sous la domination des rois de France, à partir du XVe siècle[34].

Le tribunal d'Ustaritz existait depuis très longtemps, traitant presque tous les procès importants des 35 paroisses du Labourd[35]. Le livre d'or de la cathédrale de Bayonne (ou cartulaire de la cathédrale de Bayonne) mentionne en 1235 que les « antiqui probi homines et seniores terrae siégeaient in plena curia de Ustaritz ». Ustaritz gardera ce privilège jusqu'en 1790[36].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vue d’un champ de maïs.
Plaine maïsicole.

En 1523, des lansquenets allemands à la solde de Charles Quint incendient le village et massacrent ses habitants[AU 1]. Cette même année, pour la première fois au Pays basque, mais aussi en Europe occidentale, a lieu à Ustaritz la première expérimentation de culture de maïs[2].

Vue d’un édifice blanc de deux étages, surplombant une haie.
Le château de la Motte, actuelle mairie et ancienne demeure des vicomtes du Labourd et des ducs d'Aquitaine, siège du biltzar.

Ustaritz, comme bon nombre de communes du Labourd, eut à souffrir de la chasse aux sorcières orchestrée par Pierre de Lancre sur mandat d'Henri IV[Note 11]. En juillet 1611, trois fugitifs d'Ustaritz furent arrêtés par l'Inquisition de Logroño, sur dénonciation d'un enfant de la famille de Gorraiz d'Ustaritz également.

Le biltzar (ou bilçar) est la réunion des maires-abbés (baldam-apheza) de chacune des 35 paroisses labourdines, désignés dans chacune d’elles parmi les maîtres de maisons franches (c'est-à-dire ne dépendant d'aucune autre maison). Ces maires-abbés administraient les affaires communales — le plus souvent le dimanche après la messe en des lieux de nos jours encore nommés Kapitaleku, dans des cimetières ou comme à Ustaritz autour du Kapito-harri (« pierre du conseil »). Le biltzar se réunissait au château de la Motte à Ustaritz. La noblesse et le clergé en étaient exclus[37]. Le plus ancien procès-verbal du biltzar d'Ustaritz date du 24 janvier 1567, et rend compte des délibérations de l'assemblée présidée par Micheau de Sossiondo, lieutenant général du bailliage de Labourd[38]. Le biltzar tient sa dernière session le 18 novembre 1789. Les minutes font état de la demande à l'Assemblée nationale nouvellement constituée, issue des États généraux, du « maintien de la constitution actuelle[39] […] » ou au moins de la création d'un département réunissant les trois provinces basques françaises[40].

Si le biltzar et le tribunal du Labourd démontrent une activité tournée vers l’intérieur du Pays basque pour les affaires administratives et judiciaires, l’activité économique et commerciale d’Ustaritz est tout entière tournée vers Bayonne. En effet, la localité étant placée sur la route entre la côte et la Navarre ou la Castille, elle bénéficie d’un trafic de marchandises important, empruntant les chemins muletiers en provenance des cols d’Otchondo ou de Belate, qui subissent un transbordement en arrivant à Ustaritz, soit vers l’aval dans de grandes gabares, soit en amont des barrages, dans des chalantak, bateaux plats et étroits aptes à franchir les passelis des moulins[35]. D’Espagne, parvient la laine, l’huile et le vin, alors que de France transitent du grain, des tissus, du cuir, des articles coloniaux et des produits manufacturés[41].

On comprend à la lecture des lignes précédentes, qu’Ustaritz ait été un centre économique important, justifiant la présence d’hommes de loi (juges, avocats, notaires, greffiers et huissiers) et de toute une population participant au commerce, avec, outre les marchands et muletiers, des aubergistes, des artisans et des mariniers. Tout cet édifice s’écroulera avec l’avènement de la Révolution et le rétablissement de la primauté administrative et judiciaire de Bayonne, en parallèle des dommages subits durant les guerres de la Révolution avec l’Espagne. Il faudra attendre le début du XIXe siècle pour percevoir un renouveau économique[41].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La loi du 4 mars 1790, qui détermine un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décide de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts sont créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplace dès lors le bailliage du Labourd. Le district d'Ustaritz est alors composé des cantons de Bardos, Biarritz, Cambo, Espelette, Hasparren, Macaye, Mouguerre, Sare, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pée-sur-Nivelle, Urrugne, Ustaritz et Bayonne. Le canton d'Ustaritz est quant à lui constitué des communes d'Arbonne, Jatxou, Ustaritz et Villefranque[42]. Le siège d'Ustaritz est transféré presque immédiatement à Bayonne, la capitale historique de la province du Labourd dont elle avait été séparée par Richard Cœur de Lion à la fin du XIIe siècle. Son Directoire incite un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Ustaritz devient Marat-sur-Nive[38].

En 1813, Ustaritz est occupée par les troupes portugaises, s'opposant aux troupes napoléoniennes. L'occupation se déroule sans exaction. En mars 1815, durant le sursaut des Cent-Jours, un contingent espagnol sous les ordres du comte de Labisbal, franchit la Bidassoa et s’avance jusqu'à Anglet et Ustaritz. Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, intervient alors auprès du monarque espagnol, Ferdinand VII, et les troupes espagnoles battent en retraite pacifiquement[38].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue de l’intérieur d’une église, avec deux niveaux de galeries.
Intérieur de l’église Saint-Vincent. Les supports des galeries sont en fonte.

Le renouveau dont il a été fait mention plus haut, après la dépression liée à la perte du statut de capitale de la province et à la cessation du trafic commercial avec l’Espagne, se construit en trois étapes. En effet, la décadence générée par la Révolution avait ruiné la commune et entraîné le départ, voire l’expatriation d’une partie importante de la population uztariztare. Les deux guerres carlistes de la première partie du XIXe siècle poussent un grand nombre de réfugiés espagnols de langue basque vers la France, qui se fixent en particulier à Ustaritz[41]. D’autre part, à cette même époque — 1829[43] — les Filles de la Croix installent sur la commune la seconde maison de leur ordre, rue Hiribehere[2],[MD 4]. Le couvent amènera ensuite la création d’un pensionnat, d’un hospice et d’un orphelinat. Enfin, revenant principalement du Mexique et du Chili, ceux que l'on appellera les Américains, jeunes gens poussés à l’expatriation par la décadence de la commune, reviennent au pays, riches de leur expérience et de capitaux, qui stimulent l’économie locale. Ils sont à l’origine de la construction de nombre de villas, à l’architecture et au nom parfois insolites, tels la Guadeloupe, Lota, Aranco, Talcahuano ou encore Valparaiso[2]. On leur doit également la construction de l’église paroissiale néo-gothique, en remplacement de l’église primitive, la nouvelle église se caractérisant par une des toutes premières utilisations de la fonte en architecture[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Ustaritz est le chef-lieu du canton éponyme, qui compte 9 communes et 24 828 habitants au recensement de 2011. Depuis 2001, Bernard Auroy, ancien maire d'Ustaritz, est conseiller général du canton. La commune est rattachée à l'arrondissement de Bayonne et à la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, dont la députée est Sylviane Alaux (PS), depuis 2012[44].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Ustaritz présente un profil politique en évolution, privilégiant les candidats de gauche aux élections présidentielles et aux dernières élections législatives, alors que les élections législatives précédentes avaient vu la victoire d'un candidat de droite. De même, les éditions de 2010 et de 2004 des élections régionales voient la victoire d’un candidat de gauche, et en 2014, les élections municipales ont porté au pouvoir une liste Sans étiquette, alors qu’en 2008, l’électorat avait choisi une liste divers droite. Les électeurs ont plus voté pour le candidat de gauche que le reste du département lors des dernières élections régionales (50,77 % pour Alain Rousset dans les Pyrénées-Atlantiques[45] contre 52,56 % à Ustaritz). D’autre part, les partis politiques basques ne sont pas représentés lors des scrutins locaux.

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 48,69 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 51,31 % des suffrages ; le taux de participation était de 88,05 %[66].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait obtenu 56,26 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 43,74 % des suffrages ; le taux de participation était de 84,55 %[67].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants lors des derniers recensements étant compris entre 5 000 et 9 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[68].

Aux élections municipales de 2008, la liste de Dominique Lesbats, dont la liste LDVD avait obtenu 20 sièges sur 29, avait rassemblé au second tour 35,73 % des suffrages ; le taux de participation était de 76,79 %[69].

Aux élections municipales de 2014, la liste de Bruno Carrère, dont la liste LDIV avait obtenu 22 sièges sur 29, avait rassemblé au second tour 45,61 % des suffrages ; le taux de participation était de 74,35 %. La liste LDIV présentée obtient deux sièges au conseil communautaire, et la liste LDVD, un[70]. Bruno Carrère est élu à la tête de la municipalité.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[71].
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Duhalde l'aîné    
1790 1792 Martin-Isidore Dibarrart    
1792 1793 Mathieu Duhalde    
1793 1794 Jean-Baptiste Saint-Jean    
1794 1795 Jean Marithury    
1795 1796 André Haitze    
1796 1798 Dominique Garat    
1798 1801 Pierre Dassance    
1801 1803 Antoine Scholtus    
1803 1813 André Haitze    
1813 1821 Auger Dibasson    
1821 1825 Jean Novion    
1825 1826 Pierre Duhalde    
1826 1832 André Haitze    
1832 1836 Jean Duhart    
1836 1840 Martin Saint-Jean    
1840 1848 Paul Garat    
1848 1849 Lucien Novion    
1849 1852 Salvat Darmendrail    

Liste des maires successifs[71].
Période Identité Étiquette Qualité
1852 1865 Paul Garat    
1865 1869 Dominique Sescosse    
1869 1871 Laurent Sescosse    
1871 1878 Salvat Detchart    
1878 1879 Amédée de Laborde-Noguez    
1879 1884 Martin Darmendraïl    
1884 1888 Amédée de Laborde-Noguez    
1888 1898 Pierre Duhart    
1898 1904 Charles Duhart    
1904 1910 Bernard Olhagaray    
1910 1939 Maurice Souberbielle    
1939 1959 Louis Dassance    
1959 1977 Gilbert Auroy    
1977 1989 Bernard Dassance    
1989 1995 Bernard Auroy DVD  
1995 2001 Bernard Auroy DVD  
2001 2008 Bernard Auroy DVD  
2008 2014 Dominique Lesbats    
2014 en cours
(au 16 décembre 2014)
Bruno Carrère LDIV  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Pau, Ustaritz relève de Bayonne pour toutes les juridictions, à l'exception du tribunal administratif situé à Pau et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[72].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de Bayonne et la brigade de proximité la plus proche est établie dans la localité même[73].

Ustaritz accueille un service de police municipale et une trésorerie principale des impôts[M 2],[74].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ordures ménagères[modifier | modifier le code]

La compétence de collecte des ordures ménagères, des déchets recyclables et la gestion des déchèteries est de la responsabilité de la communauté de communes Errobi, qui adhère au syndicat mixte Bil Ta Garbi pour ce qui concerne le traitement et la mise en décharge des déchets ultimes. L’une des trois déchèteries de la communauté de communes est sise sur le territoire d’Ustaritz. La localité a mis en place un système volontaire de tri sélectif, par l’installation de conteneurs[PLU2 12].

Qualité de l’eau[modifier | modifier le code]

Ustaritz adhère au syndicat mixte de l’usine de la Nive (SMUN), auquel elle délègue la production d’eau potable. Ce syndicat délègue depuis 2009, la gestion et l’exploitation de l’eau potable à la Lyonnaise des Eaux dans le cadre d’un contrat d’affermage. Le syndicat mixte d’alimentation en eau potable URA assure la gestion de la totalité du réseau d’adduction en eau potable[PLU2 13].

Une station de captage d’eau est située sur le territoire communal (forage Errepira), sur la rive gauche de la Nive, à quelques dizaines de mètres en amont du seuil d’Haitze, assurant un débit nominal unitaire de 1 800 m3/h[PLU2 13]. Selon le bilan de la qualité des eaux établi en 2009 par la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS), l’eau issue de l’usine de traitement de la Nive est « de bonne qualité bactériologique, mais a présenté à deux reprises une teneur anormale de bromates […] »[PLU2 14]. Ustaritz est également alimentée par les eaux provenant de la source du Laxia située sur le territoire de Bayonne[PLU1 12].

La commune est en partie équipée d’un réseau public d’assainissement des eaux usées. La station d’épuration intercommunale (Halsou, Jatxou, Larressore et Ustaritz), est installée sur le territoire de la commune. Les eaux traitées sont ensuite redirigées vers la Nive[PLU2 14]. L’extension et la modernisation du réseau de collecte et de traitement des eaux usées sont également de la responsabilité du syndicat mixte d’alimentation en eau potable URA, qui a, là encore, délégué l’exercice de sa mission à la Lyonnaise des Eaux[PLU2 14].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Ustaritz appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 5 000 et 10 000 habitants. Le tableau ci-dessous montre le résultat comptable par habitant sur dix années (période 2004 - 2013), ainsi que le solde de financement des investissements, toutes données comparées à la moyenne de la strate.

Comptes de la commune d’Ustaritz de 2004 à 2013.
Résultats exprimés en €/habitant.

Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Ustaritz Moyenne de
la strate
Ustaritz Moyenne de
la strate
Ustaritz Moyenne de
la strate
2004
32 156 Capacité 16 Besoin 10 66 185
2005
42 163 Capacité 74 Besoin 3 73 200
2006
92 184 Besoin 71 Capacité 25 118 222
2007
45 170 Capacité 191 Capacité 1 75 206
2008
162 155 Besoin 157 Besoin 6 195 195
2009
108 153 Capacité 71 Capacité 29 133 195
2010
108 164 Besoin 303 Capacité 15 145 223
2011
21 160 Capacité 183 Capacité 3 61 200
2012
2 149 Besoin 61 Capacité 15 31 190
2013
78 137 Capacité 54 Besoin 28 112 181
Sources des données : les comptes des communes - Ustaritz[75].

Strate : communes de 5 000 à 10 000 habitants.

Taux de fiscalité directe en 2013.
Taxe Taux voté à Ustaritz Taux moyen de la strate
d'habitation 10,37 % 14,41 %
foncière sur le bâti 11,33 % 20,80 %
foncière sur le non-bâti 33,30 % 57,75 %
Sources des données : les comptes des communes - Ustaritz[75].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Strate : communes de 5 000 à 10 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.

Les remarques suivantes sont toujours faites en comparant Ustaritz aux autres communes de la même strate (communes de 5 000 à 10 000 habitants)[Note 12] :

  • la séquence des données montre une situation financière moins favorable que la moyenne de la strate à l'exception de 2008, le résultat comptable annuel se positionnant au-dessous du résultat moyen de la strate ;
  • le taux de la taxe d’habitation est significativement inférieur au taux moyen de la strate ;
  • le poids de l'impôt foncier, tant pour les propriétés bâties que non-bâties, est nettement inférieur à la moyenne ;
  • l'annuité de la dette par habitant (138 €) est supérieur à la moyenne de la strate (112 €).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ustaritz fait partie de neuf structures intercommunales[76] :

  • la communauté de communes Errobi ;
  • le syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte d'alimentation en eau potable URA ;
  • le syndicat mixte d'assainissement collectif et non collectif URA (à la carte) ;
  • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

La commune accueille le siège du syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi, ainsi que ceux du syndicat mixte d'alimentation en eau potable URA d'une part, du syndicat mixte d'assainissement collectif et non collectif URA (à la carte) d'autre part, et enfin du syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 18 décembre 2014, Ustaritz est jumelée avec Drapeau de l'Espagne Tolosa (Espagne) depuis 1989[77],[78].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 226 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 13],[Note 14].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 877 1 539 1 583 1 826 1 940 2 154 2 348 2 465 2 259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 424 2 272 2 327 2 265 2 342 2 453 2 590 2 514 2 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 485 2 399 2 322 2 105 2 062 2 546 2 505 2 508 2 754
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 393 2 477 2 841 3 353 4 263 4 984 5 458 5 576 6 226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[79] puis Insee à partir de 2004[80].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population a presque doublé sur les 30 dernières années, avec l’arrivée de 2 906 habitants entre 1982 et 2011, soit un accroissement moyen de près de 100 habitants par an. Cette forte croissance démographique est due au solde migratoire excédentaire important, conforté par un solde naturel globalement positif[PLU1 13]. Cette croissance témoigne d’une forte attractivité de cette commune résidentielle au caractère agricole, située à proximité de la bande littorale[PLU1 13].

Analyse des soldes de variation annuelle de la population[Insee 4].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009
Taux de variation annuel de la population + 2,0 + 2,4 + 3,0 + 1,8 + 1,8
Solde naturel + 0,1 + 0,3 + 0,0 - 0,1 + 0,2
Solde migratoire + 1,9 + 2,1 + 3,0 + 1,9 + 1,7

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue de deux corps de bâtiments sur le haut d’une colline.
Le collège Saint-François-Xavier.

La commune d’Ustartiz est rattachée à l’académie de Bordeaux, dans la zone C du calendrier scolaire[81]. Elle compte cinq écoles primaires, dont trois écoles publiques — Idekia (au centre d'Ustaritz), et dans les quartiers Hérauritz (Heraitze) et Arrauntz (Arruntza) — ainsi que deux écoles privées, Saint-Vincent et Uztaritzeko ikastola, au centre d'Ustaritz[M 3]. Les écoles privées ikastola Louis Dassance et Saint Vincent dispensent un enseignement bilingue basque et français ainsi que l'école publique d'Arrauntz. Les écoles publiques Idekia et Hérauritz dispensent un enseignement uniquement en français[M 3].

En ce qui concerne l'enseignement secondaire et supérieur, le collège privé Saint-François-Xavier, est un vénérable établissement qui a fêté ses 280 ans en 2013[82]. Le lycée privé Saint-Joseph, propose un brevet de technicien supérieur (BTS), en négociation relation clientèle[83],[84]. Le centre de formation d'apprentis (CFA) aux métiers commerciaux et financiers et le centre de formation pour adultes Etcharry, géré par l’association pour la formation en milieu rural, sont également présents sur le territoire de la commune[M 4],[85]. L’ensemble du secteur d’enseignement regroupe près de 1 300 élèves en 2013[PLU1 14].

Le centre de rééducation motrice d'Hérauritz accueille des élèves déficients moteur âgés de 12 à 20 ans[M 5].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Depuis 1985, dans le cadre du festival Hartzaro (« le réveil de l'ours »), qui rythme en février ou mars la fin de l’hiver, ont lieu en particulier des joutes de bertsolari, des concours gastronomiques ; des groupes musicaux et de danses ainsi que des ensembles de carnavaliers venus de tout le Pays basque s'y produisent[86].

Le carnaval (Ihauteria) d'Ustaritz célèbre chaque année l’arrivée du printemps et s’inscrit dans une tradition multiséculaire avec le défilé des kaskarots de maison en maison[87]. La tradition du Zanpantzar, immolé à la fin des fêtes, attire chaque année des milliers de spectateurs le jour du mardi gras[88].

Le premier dimanche du mois d'octobre, a lieu le Lapurtarren Biltzarra (« biltzar labourdin »), qui a fêté ses 35 ans en 2014. Cette fête rassemble tous les Uztariztars et les jeunes de l'ensemble de la province du Labourd, autour d'un défilé matinal de chars souvent utilisés comme moyens de contestation politique des élus, d’un repas organisé par l'ikastola Louis Dassance et de nombreuses animations musicales[89].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un environnement médical fourni. En février 2013, on dénombre en effet cinq médecins, quatre dentistes, deux pharmacies, neuf infirmières et cinq masseurs kinésithérapeutes[PLU1 15].

D'autre part, le centre d'Hérauritz est un centre médico-social qui comprend un centre de rééducation motrice pour des enfants et des adolescents et une maison d’accueil spécialisée (MAS) s'adressant à des adultes dépendants[90].

Enfin trois maisons de retraite ont ouvert leurs portes sur la commune[PLU1 15].

Sports[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Pelote basque[modifier | modifier le code]

La ville possède sept frontons, courts ou place libre, dont une place de rebot, au fronton de l'école Saint-Vincent. De plus la localité dispose d’un trinquet au quartier Hiribehere et de la salle multifonctions de Kiroleta qui permet d’organiser des compétitions importantes[PLU1 14].

En 1933, grâce à son trio Léon Hiribarren - Gaston Heuty - François Etcheverry, Ustaritz est championne de France de yoko garbi[Note 15],[AU 2],[91].

Autres sports[modifier | modifier le code]

Le complexe sportif Landagoyen accueille des activités multisport, des courts de tennis et une piscine couverte. Ustaritz compte également un stade de rugby Errobi et une école de football.

Diverses activités animent la vie sportive de la commune, tels le club hippique Aitz Zaixpy au centre équestre de Sokorondo, l'association sportive Kiroleta et le club de football Laburdins. D’autres salles sont ouvertes aux sports, telles Asca et Bilgune (danse, arts martiaux, gymnastique)[PLU1 14].

La révision du PLU de 2013 prévoit le développement d'une plaine sportive, au lieu-dit Etxeparea, qui regroupera notamment des terrains de football, de tennis, ainsi qu’un terrain de pétanque et une aire de jeux et de pique nique[PLU1 14].

Médias[modifier | modifier le code]

La radio Gure Irratia, radio de langue basque, a été créée en 1981 par l'association Entzun Ikus à Villefranque, et s'installe en avril 2006 à Ustaritz[92]. Elle développe un réseau à temps plein toute l'année avec un auditoire de 30 000 personnes sur les fréquences de 106.6 et 90.5. Depuis 1999 Gure Irratia rejoint la fédération Euskal Irratiak[93].

La radio Lapurdi Irratia, est une radio catholique des paroisses du Labourd (diocèse de Bayonne) ; elle appartient à la Fédération française des radios chrétiennes et émet à partir du collège Saint-François-Xavier sur la fréquence 96,8[94].

Cultes[modifier | modifier le code]

Ustaritz fait partie de la paroisse catholique Saint-Sauveur d’Errobi, qui dépend du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, suffragant depuis 2002 de l’archidiocèse de Bordeaux[43]. Mgr Marc Aillet est l’évêque de ce diocèse depuis le 15 octobre 2008. La paroisse regroupe les églises d’Halsou, Jatxou, Larressore et d’Ustaritz[43]. L’église du quartier d’Arrauntz et les chapelles d’Hérauritz et de Sainte-Madeleine d’Oxantz célèbrent également le culte catholique sur la commune d’Ustaritz[43].

Le petit séminaire d’Ustaritz est un héritier de celui de Larressore, propriété de l’État depuis 1905 et la loi de séparation avec les Églises. Le centre d’Ustaritz a ouvert ses portes en 1927 et son enseignement perdurera jusque dans les années 1980 avant que l’établissement ne devienne l’actuel collège[43].

Le couvent de la congrégation des Filles de la Croix (Seroren Komentua), dites sœurs de Saint-André, s’est installé sur les hauteurs d’Ustaritz dominant la Nive en 1829[43]. Sa maison-mère est située à La Puye (Vienne).

Services publics en place[modifier | modifier le code]

Vue de panneaux indiquant les administrations rassemblées dans le château Lota, en arrière plant.
Le château Lota, qui accueille l’Institut culturel basque et l’IKAS.

Le château Lota regroupe l'Institut culturel basque (Euskal kultur erakundea), créé en 1990[95], et l'IKAS, centre pédagogique basque (Euskal pedagogia zerbitzua) — association loi 1901 sous convention avec l’Office public de la langue basque et l’Éducation nationale[96].

Le centre Lapurdi, quant à lui, accueille la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), la caisse d'allocations familiales (CAF), une antenne de la caisse régionale d'assurance maladie (CRAM), la Mission avenir jeunes, l'ADL (aide à domicile du Labourd), un relais assistantes maternelles, un conciliateur, la bibliothèque municipale Osasuna, l'office de tourisme, le syndicat d'assainissement de d'eau potable URA, un bureau de l'inspection de l'Éducation nationale, un Point information jeunesse (PIJ) et enfin le Trésor public[M 6].

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Ustaritz fut très longtemps un centre d'activité important du Pays basque, et un nœud d'échanges économiques avec l'Espagne et le Pays basque français, départ de la route des muletiers vers Bayonne, Ainhoa, le Baztan et Pampelune, résultant d'une activité agricole dynamique et de sa situation privilégiée de port fluvial sur la Nive. Négociants et gens de robes constituèrent sa bourgeoisie aux XVIIe et XVIIIe siècle[MD 5]. En 1245, le cidre est la principale production du village, provenant de l'exploitation des nombreux vergers de la localité. En 1523, Ustaritz expérimente la première culture du maïs en Europe[2].

La culture de la vigne est relativement tardive dans la commune, son introduction datant du milieu du XVIIIe siècle. Les premiers vignerons venaient de Gascogne, et leur activité connut rapidement un grand succès puisqu'en 1807, Dominique Joseph Garat écrivait : « Imagine la vallée la plus fraîche, la plus riante et la plus féconde, coupée au milieu par une rivière navigable dont les eaux toujours bleues réfléchissent l'azur du plus beau ciel, encadrée par des collines couvertes de vignes et de bois, et par une partie de la chaîne des Pyrénées […] »[AU 1]. Il faut noter que cet engouement a également influencé le style architectural local, puisqu'au moins trois maisons de gardiens de vigne ont été répertoriées[MD 6]. Il s'agit de tours carrées, percées à l'étage de quatre fenêtres, permettant au gardien de surveiller les cultures dans toutes les directions.

La production de chocolat est également une activité prééminente au XIXe siècle et au moins trois ateliers s'activaient dans la localité. Citons, par exemple, la chocolaterie Haïra, active jusque dans les années 1950, qui appartint à la famille Dunatte. Elle doit son essort à Jeanne-Marie Dunatte, qui sut faire apprécier la qualité de la production de la maison à la cour impériale en villégiature à Biarritz[MD 4].

Enfin, au titre de l'industrie locale aujourd'hui quasiment disparue, il faut citer la meunerie. Ustaritz a compté six moulins sur la Nive ou ses affluents, et la minoterie d'Arquie demeure la seule en activité. Il faut également citer Ibara zabarra, le plus ancien de ces moulins, situé au pied de l’actuelle mairie, Haitzeko ibara à Hérauritz, Chopoloko ibara sur la route de Jatxou et enfin Latseko ibarra et Tantonako ibarra situés derrière le château d’Haitze[MD 7].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 703 €, ce qui plaçait Ustaritz au 9 682e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[97]. En 2009, 42,2 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 4 065 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,1 % d'actifs dont 67,9 % ayant un emploi et 7,2 % de chômeurs[Insee13 1].

On comptait 1 571 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 409 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 786, l'indicateur de concentration d'emploi est de 56,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi par habitant actif[Insee13 2],[Note 16].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L’activité économique d’Ustaritz est historiquement agricole. Sous l’influence du dynamisme de l’agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz, son activité se modifie fortement et se diversifie, enregistrant des mutations importantes. En parallèle d'un développement du secteur tertiaire, l’activité industrielle subit un tassement, et l’agriculture voit son importance diminuer[PLU1 4].

Au 31 décembre 2011, Ustaritz comptait 611 établissements : 91 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 32 dans l'industrie, 96 dans la construction, 293 dans le commerce-transports-services divers et 99 étaient relatifs au secteur administratif[Insee13 3]. En 2013, 43 entreprises ont été créées à Ustaritz[Insee13 4], dont 32 par des autoentrepreneurs[Insee13 5].

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee13 6] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 611 100,0 455 127 12 12 5
Agriculture, sylviculture et pêche 91 14,9 86 4 1 0 0
Industrie 32 5,2 21 8 2 1 0
Construction 96 15,7 63 28 1 3 1
Commerce, transports, services divers 293 48,0 214 75 2 1 1
dont commerce et réparation automobile 53 8,7 37 15 0 0 1
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 99 16,2 71 12 6 7 3
Champ : ensemble des activités.

L'examen de ce tableau amène quelques remarques[Note 12] : l'essentiel de l'activité économique est assuré par des entreprises du secteur tertiaire ; l'agriculture (et pour mémoire, la pêche, compte tenu de la localisation d’Ustaritz), jadis activité dominante de la localité, représente encore aujourd’hui une part importante de la vie économique de la localité (près de 15 %) ; un peu plus de 5 % de l'activité est assuré par des entreprises du secteur industriel, qui reste concentré sur des structures de moins de dix salariés, tout comme les activités liées à la construction ; l'administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale forment une activité qui regroupe plus de 15 % des entreprises.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vue d’une assiette blanche contenant une tranche de tomme de fromage et des biscuits rectangulaires.
Tomme d’ossau-iraty.

L'activité de la commune est traditionnellement et en grande part agricole. L’utilisation des prairies pour les bovins et l’exploitation de forêts représentent à elles seules près de 70 % de l’occupation du territoire communal. Selon le recensement agricole de 2010, la surface agricole utile (SAU) représente 23 % de la surface de la commune (758 ha sur un total de 3 275 ha)[PLU2 15]. Un tiers seulement de la SAU concerne des terres labourables — maïs (Zea mays) destiné à l’alimentation animale en particulier —, le reste étant consacré au fourrage ou au pâturage[PLU1 16]. La SAU est en baisse sensible depuis 2000 : - 23 % en 2010 par rapport aux 988 ha de 2000[PLU2 15]. De même, si le nombre d’exploitations agricoles avait augmenté entre 1988 et 2000, atteignant le nombre de 116, il est depuis en constante régression, descendant à 88 exploitations, la tendance étant supérieure à la moyenne départementale sur la même période (- 24 % vs. - 18 %)[PLU2 15]. En février 2013, 25 % des surfaces exploitées le sont par des agriculteurs de plus de 55 ans sans succession[PLU2 15].

On compte, en 2013, 13 bâtiments d’élevage soumis soit au règlement sanitaire départemental, soit, pour l’un d’entre eux destiné à l’élevage de gibier à plumes (faisanderie), au régime des installations classées pour la protection de l’environnement[PLU2 15]. Ustaritz fait d’autre part partie de l’appellation d'origine contrôlée (AOC) du piment d'Espelette, et en 2011, cinq exploitants cultivaient le piment sur une surface totale de 5,6 ha[98],[PLU2 15]. La commune appartient également à la zone AOC de l'ossau-iraty[99]. En février 2013, on compte deux exploitations ovines dont la production bénéficie de cette AOC[PLU1 17].

Deux zones sont plus particulièrement dédiées à l’agriculture. Il s’agit de la vallée de la Nive, aux terres fertiles répondant aux besoins hydriques du maïs, et de l’ouest de la localité dont les lisières boisées sont favorables à l’élevage extensif[PLU1 16].

L’exploitation des forêts concerne, en 2013, 1 632 ha, soit près de la moitié de la surface du territoire communal (49,8 %)[PLU2 16]. Elle se répartit sur trois massifs boisés principaux, dont la forêt communale (Uztaritzeko Oihana) qui couvre 650 ha au sud-ouest de la commune et dont la gestion est confiée à l’Office national des forêts (ONF) ; les deux autres parcelles boisées sont situées au lieu-dit Kapito-Harri et le long la D137[PLU2 16].

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune accueille la meunerie Émile Larroulet SA, héritière de la tradition locale, au moulin d'Arquie (ou Arki) et elle-même créée en 1926[100].

Le groupe industriel Alain Toffolo a son siège social à Ustaritz. Il regroupe cinq entreprises dont les activités sont essentiellement dédiées aux métiers du bâtiment, et emploie près de 60 personnes[101]. De même les éditions Harfang, créées en 1998, sont installées à Ustaritz, quartier Arruntz[102].

Une gravière (carrière à ciel ouvert de matériaux alluvionnaires) est exploitée sur la Nive par l'entreprise Duhalde Locatrans — qui exerce également une activité de fabrication d’éléments en béton pour la construction[103] — au lieu-dit Errepigaraya, sur 28,3 ha[PLU2 17].

Artisanat, commerces et services[modifier | modifier le code]

Ustaritz voit son activité artisanale et commerciale se développer. Elle fait partie d’un programme du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC), afin d’améliorer l’attractivité touristique et économique de la commune. Le développement de la zone d'aménagement concerté (ZAC de Matzikoenea, le long de la RD 932, répond à cette logique[PLU1 4].

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, l'offre touristique proposée sur Ustaritz se répartit entre deux hôtels et onze restaurants[M 7]. Onze Gîtes de France[104] viennent compléter les capacités d’accueil de la localité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ustartiz compte 4 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[105] et 2 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[106]. Par ailleurs, elle compte 18 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[107].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune d'Ustaritz compte plusieurs châteaux sur son territoire. Le château de la Motte, qui est l'actuelle mairie, connu autrefois sous le nom de Gaztelua, est l'ancienne demeure des vicomtes du Labourd et des ducs d'Aquitaine. Son aspect féodal — le château possédait à chaque angle une tour en poivrière — a disparu au XIXe siècle. Une inscription, gravée dans une plaque en pierre, rappelle aujourd’hui le passé historique de la bâtisse : « Hemen Lapburtarrek beren Biltzarrak egiten zituzten » (« Ici, les Labourdins tenaient leurs assemblées »[MD 8].

À l'ouest d'Ustaritz, le château d’Haitze (XVIIe siècle), surplombant une colline est la demeure d’une des plus anciennes familles de nobles du Labourd. Maison noble citée en 1193 (Hatze), le château fut reconstruit sur l'emplacement d'une maison forte du Moyen Âge, et est classé au patrimoine national[108]. Les Haitze sont connus depuis 1168, Bonnet de Haitze est cité par les gentilshommes Labourdins en 1193. Parmi les plus illustres membres de la famille Haitze se trouvent Sanz d’Haitze, évêque de Bayonne au XIIIe siècle, et André de Haitze, maire d’Ustaritz durant seize années entre 1795 et 1832. Pierre de Haitze, fils de Bernard et de Placide, seigneur d’Haitze et de Berriots, meurt sans descendance en 1798. Son frère André de Haitze, ancien gouverneur de Socoa, devient seigneur d’Haitze et Berriots. Mort sans postérité en 1838, il légua ses biens à son neveu André de Laborde Noguez dont les descendants s’attachent aussi à valoriser ce lieu[MD 9].

Enfin, le château Larreguienea, du XVIIe siècle, se dresse au quartier Hérauritz. Le 19 juillet 1838, Joachim Turmann, propriétaire du château fait donation du sol et du mur de la chapelle ancienne de Sainte-Catherine aux habitants du quartier d’Hérauritz par acte passé devant Maître Pascal Dassance, notaire à Ustaritz, charge pour les habitants de reconstruire cet immeuble dans un délai d’un an[MD 10]. Le 30 septembre 1786, le chanteur Pierre-Jean Garat, encore peu connu, s’y produit[AU 3].

Vue d’un château du XIXe siècle.
Le château Lota (XIXe siècle).
Vue d’une croix blanche, portant la date 1713.
La croix des Anglais.

D'autres châteaux, plus récents, sont dus aux Américains, basques expatriés, revenus d'Amérique au XIXe siècle, et plus particulièrement, du Chili et du Mexique.

Le château Lota, propriété communale, occupe une place centrale dans le village, entre Bourg Suzon et quartier Hiribehere, à proximité de l’église Saint-Vincent, construite en 1864. Les commanditaires en étaient Bernard dit Baptiste Duhart et son épouse Dominique-Rosalie Ainciondo. Ils firent construire en 1873 cette demeure, de style néo-Renaissance, dans leur village natal d’Ustaritz après avoir fait fortune au Chili et lui donnèrent le nom d'un port houiller chilien, centre de leur activité commerciale. Les façades extérieures à la modénature raffinée sont insolites, le faisant ressembler à un château de la Loire en miniature, la qualité de la décoration intérieure et extérieure est rare et dénote dans le paysage local[MD 11].

Le château Haltya, dans le quartier Hérauritz, fut quant à lui, construit par Sauveur Halty, à son retour du Mexique en 1874. Sa silhouette néo-Renaissance domine le quartier de la Guadeloupe à l’extrémité d’un parc qui longe la côte qui sépare Hiribehere de Hérauritz. Côté Hérauritz, la grille d’entrée majestueuse laisse la place à une allée bordée de chênes centenaires (espace boisé classé). Il fut la demeure du Dr Souberbielle, maire d’Ustaritz de 1910 à 1939. Il a connu brièvement une activité d’hôtel-restaurant dans les années 2000[MD 12].

Le château Arkiberria, dans le quartier Elizahegi, est un manoir de style écossais construit en 1860 par Jean Olhagaray, un entrepreneur originaire de Villefranque parti exploiter la mine d’argent de Sinaloa au Mexique. On peut d’ailleurs toujours voir sur la façade du château l’écusson portant l’équipement avec lequel il a construit sa richesse : un pic, une masse, une pelle et un panier d’osier. L’écrivain Philippe Jullian en fait une description dans son ouvrage Château-Bonheur en 1960[MD 13],[Note 17].

La commune présente d'autres monuments civils intéressants, tels que le cromlech de Kapito Harri, œuvre du sculpteur Christiane Giraud, constitué de neuf pierres dressées en cercle et d'une dalle gravée indiquent avec précision les positions du soleil au lever et au coucher, lors des solstices et équinoxes. La neuvième pierre indique la direction du lever du soleil le jour de la Saint-Martin. Kapito Harri désigne le lieu où se tenaient les assemblées plénières des habitants d’Ustaritz sous l’Ancien Régime[MD 14].

La croix des Anglais (Harrisko Kurutzea), dans la forêt qui longe la D250, porte la date de 1713. D’une hauteur de 2,5 mètres, elle fut sans doute dressée, en cet endroit à l'écart du village, en mémoire des soldats anglais faits prisonniers durant la guerre de succession d'Espagne, puisque les non-catholiques ne pouvaient être ensevelis dans le cimetière du village[AU 4].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


L'église Saint-Vincent, datant du XIXe siècle — la construction débuta en 1859, sous la direction de l’architecte Charles Besoin — et édifice protégé du patrimoine national, se caractérise par une structure en fonte utilisée pour les galeries en bois[109]. Ce fut un des premiers bâtiments construit avec ce matériau, d'avant-garde pour son époque. Elle est construite sur un plan en croix latine, avec une nef flanquée de deux bas-côtés, qui s’achève par un chevet pentagonal encadré de deux sacristies. Elle possède un clocher porche carré surmonté d’une flèche[PLU2 6]. Les peintures du chœur sont l’œuvre d’André Trébuchet et datent de 1946[PLU2 6].

L'église Notre-Dame-de-la-Purification, au lieu-dit Arrauntz, date du XVIIe siècle, son clocher ayant été rajouté à la fin du XIXe siècle et modifié au XXe siècle[110]. Comme dans beaucoup d’églises du Labourd, deux étages de galeries en bois ont permis d’augmenter la capacité d’accueil de l’édifice religieux[AU 5]. L’écrivain et auteur dramatique Jean-Joseph Ader repose dans son cimetière[AU 6].

Le cimetière contient de nombreuses stèles discoïdales[107], datant pour certaines d'entre elles des XIIe et XIIIe siècles. Elles furent regroupées et mises en valeur près de l'emplacement de l'ancienne église, à l'initiative de l'association Lauburu, à la fin des années 1970. Le cimetière recèle également une croix inventoriée par le ministère de la Culture[111].

Ustaritz est située sur la voie du Baztan, une voie du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse les Pyrénées le plus à l'ouest et par le col le plus bas (col de Belate, 847 m). C'est la voie antique qu'empruntaient les pèlerins descendus à Bayonne, soit le long de la côte sur la voie de Soulac, soit parce qu'ils y débarquaient, pour rejoindre le Camino francés le plus rapidement possible.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire de la localité est dominé par la présence de bois et de prairies, aux côtés de cultures agricoles, les zones urbaines représentant en 2012 moins de 15 % de la surface communale (14,07 %), alors que les bois et la ripisylve de la Nive s’étendent sur près de 50 % du territoire (49,84 %), les prairies sur 24,18 % et les cultures sur 9,0 %[PLU2 18]. Le bassin de la Nive est classé « site d’importance communautaire » dans le réseau Natura 2000 comme réservoir de la biodiversité[112]. La trame verte et bleue, issue du Grenelle Environnement de 2007, se résume, dans le cas d’Ustaritz, à la Nive et à ses berges, qui constituent des lieux de transit pour de nombreuses espèces[PLU2 19].

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


La flore qui s’est développée sur la zone d’Ustaritz correspond à des biotopes très divers, allant de la lande sèche, caractérisée par une flore mésophile ou xérophile et dominées par des Éricacées et des Fabacées, aux aulnaies marécageuses et aux roselières, en passant par des zones de transitions caractéristiques de la mégaphorbiaie en parallèle des cours d’eau[PLU2 20]. L’étendue des représentants végétaux est donc très importante, et pour n’en citer que quelques spécimens, il faut retenir la présence d’Ajoncs d’Europe (Ulex europaeus), de la Fougère-Aigle (Pteridium aquilinum), de colonies de Joncs (Juncaceae), de la Renouée du Japon (Reynoutria japonica), du Chêne pédonculé (Quercus robur) ou sessile (Quercus petraea), dont les vieux sujets favorisent la nidification, du Merisier (Prunus avium), du Frêne élevé (Fraxinus excelsior), de l’Aulne glutineux (Alnus glutinosa) et des Saules roux et marsault. Ces milieux naturels sont complétés par des plantations d’Érables negundo (Acer negundo)[PLU2 20].

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Le territoire communal recèle en outre trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II[Note 18]. Il s’agit d’une part de la zone « bois et landes de Faldaragon-Eguralde » qui s’étend sur la partie est du territoire. L’ouest accueille la ZNIEFF « bois et landes d’Ustaritz de Saint-Pée ». Enfin le « réseau hydrographique des Nives » constitue la troisième zone naturelle[PLU2 21]. Ces classements en ZNIEFF ont été justifiés par l’existence d’une faune et d’une flore variées. Les ornithologues ont en effet la possibilité d’observer localement un nombre conséquent de rapaces tels l’Autour des palombes (Accipiter gentilis), la Bondrée apivore (Pernis apivorus), l’Épervier d'Europe (Accipiter nisus), l’Aigle botté (Hieraaetus pennatus), le Milan noir (Milvus migrans), la Buse variable (Buteo buteo), le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), le Faucon hobereau (Falco subbuteo) et le Vautour fauve (Gyps fulvus). S’y ajoutent deux rapaces nocturnes, la Chouette hulotte (Strix aluco) et la Chouette effraie (Tyto alba). Des passereaux sont également présents, comme la Mésange bleue (Parus caeruleus), la Mésange huppée (Parus cristatus), la Mésange charbonnière (Parus major) et la Mésange nonnette (Parus palustris), ou encore la Sittelle torchepot (Sitta europaea), l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla). le Pipit des arbres (Anthus trivialis), le Grand Corbeau (Corvus corax) ou le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla). Enfin, le Pic épeiche (Dendrocopos major) et le Pic vert (Picus viridis) font retentir la forêt de leur tambourinages sonores[PLU2 22].

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Des mammifères ont également justifié le classement de ces zones en ZNIEFF de type II. Il s’agit du chevreuil (Capreolus capreolus), du chat sauvage (Felis sylvestris), de la genette commune (Genetta genetta), du blaireau européen (Meles meles), du vison d'Europe (Mustela lutreola), du ragondin (Myocastor coypus) et du putois (Mustela putorius)[PLU2 23]. La zone « bois et landes d’Ustaritz de Saint-Pée » est particulièrement riche de nombreuses espèces de poissons telles la Grande alose (Alosa alosa) et l’Alose feinte (Alosa fallax), la Loche franche (Barbatula barbatula) et la Loche de rivière (Cobitis taenia), le Mulet porc (Liza ramada) et le Mulet cabot (Mugil cephalus), la Truite de rivière (Salmo trutta fario) ou de mer (Salmo trutta trutta), ou encore le Saumon atlantique (Salmo salar)[PLU2 23]. Enfin, on trouve sur le territoire communal quelques reptiles tels que la Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus), le Lézard des murailles (Podarcis muralis) et le Lézard à deux bandes (Lacerta bilineata)[PLU2 24].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

L'Institut culturel basque (Euskal kultur erakundea) est une association qui œuvre pour la promotion de la culture basque au Pays basque français, fondée en 1990. L'institut a été dirigé par Txomin Héguy depuis sa fondation jusqu'à 1997, puis par Pantxoa Etchegoin. L'association mène une importante activité de traduction, en collaboration avec Euskaltzaindia, publiant des annuaires à destination des différentes administrations, travaillant sur la toponymie et la signalisation publique bilingue. Elle est à l'origine de divers publications enfantines telles que Xirrita et Kometa. Dans le domaine du théâtre, en collaboration avec EATB, fédération de théâtre basque, elle soutient des groupes comme Bordaxuri, Xirritxi Mirritxi et Oztibarreko antzerki. Active dans le domaine du bertsolarisme, elle collabore étroitement avec Bertsularien Lagunak. Dans celui de la danse contemporaine, elle soutient le groupe Ekarle. Dans le domaine de la défense du patrimoine, l'institut publie depuis 1992 un guide du patrimoine, récapitulant les ressources culturelles du Pays basque français ; il patronne la création de la commission permanente du Patrimoine basque, ainsi qu'un projet de création d'un centre d'éducation du patrimoine à Irissarry[113].

Le centre pédagogique basque IKAS (euskal pedagogia zerbitzua), fondé en 1996, association loi de 1901 sous convention avec l'Éducation nationale et l'Office public de la langue basque, est un organisme exerçant une mission de service public en matière de production, d'édition et de diffusion de matériel pédagogique et une structure fédérative de proximité des quatre filières d'enseignement (filière publique, privée confessionnelle, ikastolas, et enseignement aux adultes)[114].

La maison musée labourdine (Etxe-moseoa) Elizalderena, quartier Arrauntz, date de 1696. Elle invite à la découverte de la maison et du mode de vie basques[115].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Philippe Veyrin note que le basque parlé à Ustaritz est plus proche du navarrais que du labourdin[38]. Dans sa Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863, le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre en effet que le dialecte basque parlé à Ustaritz est le bas-navarrais occidental. Cependant la classification a changé. Grâce aux nouveaux critères méthodologiques, la dialectologie basque s'est considérablement développée au cours des dernières années. Et selon les derniers travaux réalisés par le philologue Koldo Zuazo, le dialecte basque utilisé à Ustaritz est le navarro-labourdin avec un sous-dialecte est-ouest. C'est un sous-dialecte intermédiaire combiné entre le sous-dialecte navarro-labourdin de l'est et de l'ouest[116].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Ustaritz.
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Ustaritz.

Ustaritz, ancienne capitale du Labourd, et centre culturel basque, a vu la naissance ou a été la résidence d’écrivains tels André Baratciart (1743 - 1826), vicaire d’Ustaritz et auteur en 1784 de Guiristinoqui bicitceco eta hiltceco moldea[117], ou Martin Duhalde, né à Ustaritz en 1733 et mort à Bayonne en 1804, qui publie en 1809 à Bayonne Meditacioneac gei premiatsuen gainean, cembait abisuekin, othoitcekin eta bicitceco erregela batekin Arima Jaincotiarren oneraco[118]. On peut citer également le pédagogue A. Hiriart, précurseur du bilinguisme, qui écrit en 1840 Introduction à la langue française et à la langue basque[2], ou encore Pierre-Nérée Dassance, né à Ustaritz le 21 mai 1801 et mort le 25 janvier 1858, ecclésiastique basque, professeur en 1824 au séminaire de Larressore, nommé en 1852 chanoine de la cathédrale de Bayonne ; on lui doit la traduction en français de L'Imitation de Jésus-Christ qu'il publie en 1856 ; il édite également une traduction en basque labourdin des quatre évangiles, écrite par Haraneder, prêtre de Saint-Jean-de-Luz[119]. Jean-Baptiste Darricarrère est également issu de la tradition uztariztare ; il vient au monde à Ustaritz le 24 janvier 1842 et est un philologue basque ; il considére que le basque est issu des langues indo-européennes et se passionne pour la phonétique, l'étymologie et l'orthographe du basque. Il commence un dictionnaire basque-français qu'il ne peut achever, faute de moyens financiers suffisants. Il meurt en 1925[120].

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Le séminaire Saint-François-Xavier d’Ustaritz continuera la tradition et fournissant des professeurs et hommes de lettres qui sont restés célèbres, tel le chanoine Pierre Lafitte Ithurralde (1901 - 1985), membre de l'Académie de la langue basque dès 1952 et nommé docteur honoris causa par l'université du Pays basque en 1982[121].

La famille des frères Garat Hiriarte, députés aux États généraux, est issue de la bourgeoisie de la commune ; le père y était médecin[MD 15]. L'aîné, Dominique, né à Ustaritz en 1735, est député à l'Assemblée constituante et maire d'Ustaritz entre 1796 et 1798[122]. Le cadet, Dominique Joseph, né à Bayonne en 1749, est ministre de la Justice de la Convention — en remplacement de Danton, il lit sa sentence de mort à Louis XVI — successeur de Roland de la Platière au ministère de l'Intérieur en 1793, puis sénateur et comte de l'Empire[122]. Il est également membre de l’Académie française[AU 7]. Sur le fronton de la chapelle funéraire où il repose, dans le quartier Saint-Michel, on peut lire : « Ci-gît, le comte Joseph Dominique Garat, né le 9 décembre 1749, membre de l'Académie française dans les plus hautes fonctions de l'État il servit sa Patrie par ses talents et son exemple. Recommandable par la noble simplicité de ses mœurs, il chérissait, comme sa famille, les Basques, ses compatriotes. Son épouse et son fils s'interdisent tout éloge de ses éminentes qualités qu'il couvrit du voile de la modestie durant sa longue mais trop courte carrière. Qu'il repose dans l'éternité »[2].

Fils de Dominique Garat, le baryton Pierre-Jean Garat semble être lui aussi né à Ustaritz. Doué d’une incroyable mémoire musicale — il pouvait répéter un oratorio quasi entier, entendu une seule fois[MD 16] — il est l’exemple type de l’Incroyable, et il est vraisemblable qu’il créât cette mode car on parla alors de « garatisme »[123]. Cependant, il observait la pureté de la prononciation française et la justesse des accents quand il chantait, « signes distinctifs de l’école formée par lui[124] ».

Louis Dassance, né en 1888 à Ustaritz et décédé en 1976, est un homme politique, maire d'Ustaritz de 1939 à 1959 après avoir été adjoint au maire pendant les 20 années précédentes. Il est l'un des fondateurs de Gure Herria en 1921, journal dans lequel il a publié de nombreux articles ainsi que dans Eskualduna Herria, le Bulletin du Musée basque et Gure Almanaka. Élu en 1926, il est pendant 33 ans président de Eskualtzaleen Biltzarra. À partir de 1949, il est vice-président du Conseil national pour la défense des Cultures et des Langues régionales à Paris. Il est nommé président d'honneur de l'association des études pédagogiques en 1957[125]. Il inspire Eugène Goyheneche, né à Ustaritz en 1915 et décédé en 1989, historien, archiviste-paléographe, diplômé de l'École des chartes, basque engagé, connu pour ses travaux historiques sur le Pays basque ; il est consacré docteur honoris causa de l'université du Pays basque et reçoit le prix Manuel Lekuona en 1989 pour l'ensemble de ses travaux[126].

D’autres hommes politiques, né à Ustaritz, se sont distingués, tel Joseph Garat (1911-1990), élève au collège d'Ustaritz, député des Basses-Pyrénées de 1956 à 1958[127]. Enfin Michel Labéguerie, né en 1921 à Ustaritz et décédé à Toulouse en 1980, est un homme politique de tendance démocrate-chrétienne, joueur de txistu, initié par le padre Hilario de Olazaran venu de la province voisine de Navarre (Baztan) ; il est également considéré comme le père de la nouvelle chanson basque[128].

Ustaritz est également la patrie de deux joueurs de rugby à XV, qui ont fait partie de l'équipe de France, Jean-Baptiste Amestoy, né en 1935[129], et Jean-Martin Etchenique, né en 1954[130].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au premier d'or, au lion de gueules tenant en sa dextre un dard de harpon du même, posé en barre, la pointe en haut ; au second d'azur à fleur de lys d'or.
Commentaires : Le blason d'Ustaritz est identique à celui du Labourd[131].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud,‎ 1975 (ISBN 2-7003-0038-6) ;
  • Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, SNERD,‎ 1979 ;
  • Michel Duhart, Le vieil Ustaritz, Éditions Atlantica, juin 2004 (ISBN 2 84394 190 3) ;
  • Michel Duhart & José Saplairoles, Autrefois Ustaritz, Éditions Atlantica, septembre 2005 (ISBN 2 84394 838 X) ;
  • Association Lauburu, Etxea ou la maison basque, Les cahiers de la culture basque, 1980.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’orthodromie considérée, séparant Ustaritz de la ville frontalière Hendaye, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Ustaritz et Hendaye », sur le site Lion 1906 (consulté le 1er décembre 2014).
  2. L’orthodromie considérée, séparant Ustaritz de la ville côtière Guéthary, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Ustaritz et Guéthary », sur le site Lion 1906 (consulté le 1er décembre 2014).
  3. Ce record de chaleur n’apparaît donc pas dans le tableau suivant, qui couvre la période 1961-1990.
  4. Rurbain : mot-valise créé à partir de rural et d'urbain, apparu en France en 1976 d'après le titre de l'ouvrage de G. Bauer et J-M. Roux, La rurbanisation ou la ville éparpillée, Seuil, Paris 1976.
  5. La maison Ganibetcharbeita, est sise rue de la Ferrondoa, anciennement rue des Magistrats.
  6. La maison Filiperenea date de 1760 et s’appelait autrefois Marthiabeita.
  7. La maison Senkastenea date de 1572 et tient son nom de la famille Saint-Castet qui l'occupa au XVIIe siècle.
  8. Le Livre d’or de Bayonne ou cartulaire de Bayonne, ouvrage de l’abbé Jean Bidache publié en 1896, consiste en une sélection de textes sur une période qui s’étale du Xe siècle au XIVe siècle.
  9. Les archives de Bayonne sont regroupées en deux recueils, l’un nommé Registres gascons et l’autre Registres français.
  10. Les informations relatives aux années 1186, 1194, 1322 et 1793 sont mentionnées par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2), p. 172, celles concernant 1242 et 1249 sont données par Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux, 2006 (ISBN 2 86781 396 4), p. 40.
  11. En 1609 le conseiller de Lancre intervient au Pays basque, à la tête de la commission d'enquête demandée par Henri IV. Cette commission devait « purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons », faire la lumière, en particulier à Saint-Jean-de-Luz, sur les actes des réfugiés juifs et mauresques expulsés d'Espagne et du Portugal. La chasse aux sorcières est terrible. Du château de Saint-Pée-sur-Nivelle le conseiller Pierre de Lancre instruit les procès en sorcellerie du Labourd et fait « arder et brancher » près de six cents prétendus sorciers. De Lancre envoie au bûcher, après les avoir torturés, des femmes, des enfants, mais aussi des prêtres.
  12. a et b Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  13. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  14. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  15. Le Yoko garbi, ou joko garbi, est un petit chistera au panier peu profond, qui se joue en fronton mur à gauche ou en place libre, en particulier durant la Grande Semaine des Sports basques.
  16. L'indicateur de concentration d’emploi est égal au nombre d’emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone.
  17. Philippe Jullian, Château-Bonheur, Plon, 1960.
  18. Les ZNIEFF de type II sont caractérisées par de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T2M - Indicateurs démographiques.
  5. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  1. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  2. EMP T5 - Emploi et activité.
  3. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
  4. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013.
  5. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  6. CEN T1 — Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Michel Duhart et José Saplairoles, Autrefois Ustaritz, Éditions Atlantica - septembre 2005 (ISBN 2 84394 838 X). La référence est notée « AU » dans le texte.

  1. a et b op. cit, p. 6.
  2. op. cit, p. 112.
  3. op. cit, p. 202.
  4. op. cit, p. 20.
  5. op. cit, p. 222.
  6. op. cit, p. 220.
  7. op. cit, p. 132.

Michel Duhart, Le vieil Ustaritz, Éditions Atlantica - juin 2004 (ISBN 2 84394 190 3). La référence est notée « MD » dans le texte.

  1. op. cit, p. 9.
  2. op. cit, p. 18.
  3. a et b op. cit, p. 10.
  4. a et b op. cit, p. 36.
  5. op. cit, p. 7.
  6. op. cit, p. 19.
  7. op. cit, p. 30.
  8. op. cit, p. 54.
  9. op. cit, p. 22.
  10. op. cit, p. 85.
  11. op. cit, p. 50.
  12. op. cit, p. 24 et 25.
  13. op. cit, p. 24.
  14. op. cit, p. 23.
  15. op. cit, p. 40.
  16. op. cit, p. 41.

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

La référence est notée « M » dans le texte.

  1. « Les cinq quartiers d’Ustaritz » (consulté le 2 décembre 2014).
  2. « La police municipale à Ustaritz » (consulté le 16 décembre 2014)
  3. a et b « Enseignement » (consulté le 18 décembre 2014).
  4. « Le CFA aux métiers commerciaux et financiers » (consulté le 18 décembre 2014).
  5. « Le centre de rééducation motrice d'Hérauritz » (consulté le 18 décembre 2014).
  6. « Le centre Lapurdi » (consulté le 20 décembre 2014).
  7. « Les entreprises d’Ustaritz » (consulté le 20 décembre 2014).

Le rapport de présentation du plan local d’urbanisme - « Partie 1, notée « PLU1 » dans le texte » [PDF] (consulté le 10 décembre 2014).

  1. op. cit, p. 45.
  2. op. cit, p. 44.
  3. a et b op. cit, p. 46.
  4. a, b et c op. cit, p. 16.
  5. a et b op. cit, p. 48.
  6. a et b op. cit, p. 50.
  7. a et b op. cit, p. 33.
  8. a et b op. cit, p. 35.
  9. op. cit, p. 37.
  10. a et b op. cit, p. 38.
  11. op. cit, p. 3.
  12. op. cit, p. 42.
  13. a et b op. cit, p. 11.
  14. a, b, c et d op. cit, p. 40.
  15. a et b op. cit, p. 39.
  16. a et b op. cit, p. 20.
  17. op. cit, p. 24.

Le rapport de présentation du plan local d’urbanisme - « Partie 2, notée « PLU2 » dans le texte » [PDF] (consulté le 10 décembre 2014).

  1. op. cit, p. 77
  2. op. cit, p. 77 et 78
  3. a, b, c, d et e op. cit, p. 72.
  4. op. cit, p. 83.
  5. a et b op. cit, p. 87.
  6. a, b et c op. cit, p. 272.
  7. a, b et c op. cit, p. 54.
  8. a, b et c op. cit, p. 55.
  9. a et b op. cit, p. 63.
  10. op. cit, p. 241.
  11. op. cit, p. 274.
  12. op. cit, p. 236.
  13. a et b op. cit, p. 211.
  14. a, b et c op. cit, p. 231.
  15. a, b, c, d, e et f op. cit, p. 215.
  16. a et b op. cit, p. 216.
  17. op. cit, p. 221.
  18. op. cit, p. 107.
  19. op. cit, p. 207.
  20. a et b op. cit, p. 109 à 114.
  21. op. cit, p. 99.
  22. op. cit, p. 99 et 100.
  23. a et b op. cit, p. 101.
  24. op. cit, p. 121.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Étude géologique simplifiée de la côte basque » [PDF], sur le site du BRGM (consulté le 2 décembre 2014).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711), p. 655 à 657.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Nive (Q9--0250) » (consulté le 30 novembre 2014).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le ruisseau de la Tannerie (Q9330560) » (consulté le 11 décembre 2014)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le ruisseau d’Urdainz (Q9340500) » (consulté le 11 décembre 2014).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Latsa (Q9330500) » (consulté le 11 décembre 2014).
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Mahatchuriérak erreka (Q9330530) » (consulté le 11 décembre 2014).
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - l’Hardako erreka (Q9330550) » (consulté le 11 décembre 2014).
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Antzara erreka (Q9330570) » (consulté le 11 décembre 2014)
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Urloko erreka (Q9330580) » (consulté le 2 décembre 2014).
  11. Carte hydrologique d'Ustaritz sur Géoportail. Consulté le 2 décembre 2014..
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Uhabia (S50-0400) » (consulté le 11 décembre 2014).
  13. « Normes et records 1961-1990 — Biarritz-Anglet (64) — altitude 69 m », sur le site de l’association Infoclimat (consulté le 2 décembre 2014).
  14. « Records de température pour Biarritz », sur le site de Météo-Biarritz (consulté le 14 septembre 2014).
  15. « Réseau interurbain », sur le site du conseil général (consulté le 15 décembre 2014).
  16. « Calcul de la distance du centre bourg à l’aéroport de Biarritz-Bayonne-Anglet », sur viamichelin.fr (consulté le 10 décembre 2014).
  17. « Record d’accueil de passagers en 2013 pour l’aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne », sur le site du journal Sud-Ouest du 1er octobre 2013 (consulté le 10 décembre 2014).
  18. « Aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne », sur le site de l’aéroport (consulté en 10 décembre).
  19. Élie Lambert (docteur de l'Institut d'histoire de l'art de la Sorbonne) - citation dans les deux tomes de La Maison basque de Soupre.
  20. a, b, c et d « Prévention des risques », sur communes.com (consulté le 16 décembre 2014).
  21. a et b « Dossier départemental des risques majeurs » [PDF], sur le site de la préfecture (consulté le 16 décembre 2014).
  22. « Plan de prévention du risque inondation dans les Pyrénées-Atlantiques » [PDF], sur pyrenees-atlantiques.gouv.fr (consulté le 16 décembre 2014).
  23. « Installations classées pour la protection de l’environnement », sur diagnostic-ernt.info (consulté le 16 décembre 2014).
  24. « Sismicité des Pyrénées-Atlantiques » [PDF], sur pyrenees-atlantiques.gouv.fr (consulté le 16 décembre 2014).
  25. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  26. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux, 2006 (ISBN 2 86781 396 4), p. 40 et 41.
  27. Hector Iglesias, 2006, « De Biarritz à Ustaritz en passant par Gasteiz, Auritz et Munarritz : origine et signification de quelques toponymes basques » [PDF], sur le site du CNRS (consulté le 14 décembre 2014).
  28. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2).
  29. « Euskaltzaindia - Académie de la langue basque », sur euskaltzaindia.net (consulté le 14 décembre 2014).
  30. a et b « Arrêté de zonage archéologique » [PDF], sur le site de la DRAC Aquitaine (consulté le 14 décembre 2014).
  31. Jean-Louis Davant (préf. Lorea Uribe Etxebarria), Histoire du peuple basque, Bayonne; Donostia, Elkar argitaletxea, coll. « Collection Histoire »,‎ octobre 2009, 11e éd. (1re éd. 1970), 352 p. (ISBN 9788497835480 et 8497835484, OCLC 49422842), p. 32-33.
  32. a, b et c Michel Duhart, Le vieil Ustaritz, Éditions Atlantica - juin 2004 (ISBN 2 84394 190 3), p. 6.
  33. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 117.
  34. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 118.
  35. a et b Michel Duhart, Le vieil Ustaritz, Éditions Atlantica - juin 2004 (ISBN 2 84394 190 3), p. 7.
  36. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 158.
  37. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 155.
  38. a, b, c et d Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 148.
  39. Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - La Révolution de 1789, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), p. 149.
  40. Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - La Révolution de 1789, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), p. 190.
  41. a, b et c Michel Duhart, Le vieil Ustaritz, Éditions Atlantica - juin 2004 (ISBN 2 84394 190 3), p. 8.
  42. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2), p. 172.
  43. a, b, c, d, e et f « Paroisse Saint-Sauveur d’Errobi », sur egliseinfo.catholique.fr (consulté le 20 décembre 2014).
  44. « Résultats des élections législatives 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 décembre 2014).
  45. « Résultats de l’élection régionale 2010 dans les Pyrénées-Atlantiques », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 16 décembre 2014).
  46. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  47. Résultats des élections présidentielles de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  48. Résultats des élections présidentielles de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  49. Résultats des élections législatives de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  50. Résultats des élections législatives de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  51. Résultats des élections législatives de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  52. Résultats des élections européennes de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  53. Résultats des élections européennes de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  54. Résultats des élections européennes de 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  55. Résultats des élections régionales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  56. Résultats des élections régionales de 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  57. [xls] Résultats des élections cantonales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  58. Résultats des élections cantonales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  59. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  60. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  61. [xls] Résultats des élections municipales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  62. Résultats de l’élection municipale de 2008 sur le site du Figaro.
  63. Résultats des élections référendaires de 1992 sur le site PolitiqueMania.
  64. Résultats des élections référendaires de 2000 sur le site PolitiqueMania.
  65. Résultats des élections référendaires de 2005 sur le site PolitiqueMania.
  66. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 décembre 2014).
  67. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 décembre 2014).
  68. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  69. « Résultats de l'élection municipale 2008 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 décembre 2014).
  70. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 décembre 2014).
  71. a et b François Lafitte-Houssat, Municipalité et pouvoir municipal à Ustaritz de 1840 à 1919, Université de Pau et des Pays de l'Adour, mémoire de maîtrise d'histoire,‎ 1988.
  72. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 16 décembre 2014).
  73. « Brigade la plus proche / Ustaritz », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 16 décembre 2014).
  74. « La trésorerie principale d’Ustaritz », sur calcul-impots.com (consulté le 16 décembre 2014).
  75. a, b et c « Les comptes de la commune d’Ustaritz », sur le site de la Direction de la Comptabilité publique au sein du ministère des Finances (consulté le 18 décembre 2014).
  76. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014).
  77. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 18 décembre 2014).
  78. Annuaire des villes jumelées.
  79. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  80. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  81. « Ustaritz », sur le site de l’académie de Bordeaux (consulté le 20 décembre 2014).
  82. « Le collège Saint-François-Xavier », sur le site du collège (consulté le 20 décembre 2014).
  83. « Le lycée Saint-Joseph », sur le site du lycée (consulté le 20 décembre 2014).
  84. « Le BTS du lycée Saint-Joseph », sur le site du lycée (consulté le 20 décembre 2014).
  85. « Le centre de formation Etcharry », sur le site de l’établissement (consulté le 14 décembre 2014).
  86. « Le festival Hartzaro », sur aquitaineonline.com (consulté le 20 décembre 2014).
  87. « Le carnaval d’Ustaritz », sur dantzan.eus (consulté le 20 décembre 2014).
  88. « Le carnaval d’Ustaritz, édition 2013 » [PDF], sur le site de l’institut culturel basque (consulté le 20 décembre 2014).
  89. « L’édition 2014 du Lapurtarren Biltzarra », sur le site du journal Sud-Ouest,‎ du 27 septembre 2014 (consulté le 20 décembre 2014).
  90. « Le centre médico-social d’Hérauritz », sur sanitaire-social.com (consulté le 20 décembre 2014).
  91. « Le club de pelote basque Kapito harri », sur le site du club (consulté le 20 décembre 2014).
  92. « La radio Gure Irratia », sur schoop.fr (consulté le 20 décembre 2014).
  93. (eu) « La radio Gure Irratia », sur le site de la radio (consulté le 20 décembre 2014).
  94. « La radio Lapurdi Irratia », sur Le site de la radio (consulté le 20 décembre 2014).
  95. « L’Institut culturel basque », sur le site de l’établissement (consulté le 20 décembre 2014).
  96. « Le centre pédagogique IKAS », sur le site de l’établissement (consulté le 20 décembre 2014).
  97. « Fichier RFDM2011COM : revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 décembre 2014).
  98. « L’AOC piment d’Espelette », sur le site de l’INAO (consulté le 14 décembre 2014).
  99. « l’AOC ossau-iraty », sur le site de l’INAO (consulté le 14 décembre 2014).
  100. « La SA Émile Larroulet », sur infogreffe.fr (consulté le 19 décembre 2014).
  101. « Le groupe Toffolo », sur le site de l’entreprise (consulté le 19 décembre 2014).
  102. « Les éditions Harfang », sur le site de l’entreprise (consulté le 19 décembre 2014).
  103. « Duhalde Locatrans », sur infogreffe.fr (consulté le 19 décembre 2014).
  104. « Location de vacances à Arbonne - Gîtes de France® Arbonne », sur le site de la SAS Gîtes de France (consulté le 20 décembre 2014).
  105. « Liste des monuments historiques de la commune d’Ustaritz », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  106. « Liste des lieux et monuments de la commune d’Ustaritz à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  107. a et b « Liste des objets historiques de la commune d’Ustaritz », base Palissy, ministère français de la Culture.
  108. « Le château d'Haitze », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  109. « L’église Saint-Vincent », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  110. « L'église Notre-Dame-de-la-Purification », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  111. « La croix du cimetière », base Palissy, ministère français de la Culture.
  112. « Réseau Natura 2000 (FR7200786) - La Nive », sur le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 11 décembre 2014).
  113. « L’Institut culturel basque », sur le site de l’institut (consulté le 20 décembre 2014).
  114. « Le centre pédagogique basque IKAS », sur le site de l’établissement (consulté le 20 décembre 2014).
  115. « Elizalderena, la maison musée labourdine », sur le site du musée (consulté le 20 décembre 2014).
  116. (eu) (eu) « Atlas des dialectes basques publié par Koldo Zuazo » [PDF], sur elkarlanea.com (consulté le 20 décembre 2014).
  117. « André Baratciart » [PDF], sur euskomedia.org (consulté le 15 décembre 2014).
  118. (eu) « Martin Duhalde », sur literaturaren zubitegia (consulté le 15 décembre 2014).
  119. « Pierre-Nérée Dassance » [PDF], sur euskomedia.org (consulté le 15 décembre 2014).
  120. « Jean-Baptiste Darricarrère » [PDF], sur euskomedia.org (consulté le 15 décembre 2014).
  121. (eu) « Pierre lafitte Ithurralde », sur gipuzkoakultura.net (consulté le 15 décembre 2014).
  122. a et b Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 181 à 183.
  123. Jules Trousset, Histoire d’un siècle : la Révolution française, le Consulat, l'Empire, les deux Restaurations, la Monarchie parlementaire, la deuxième République, le Second Empire, la troisième République, p. 310.
  124. « Dominique Garat », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition].
  125. (eu) « Louis Dassance » [PDF], sur euskara.euskadi.net (consulté le 15 décembre 2014).
  126. « Eugène Goyhenèche » [PDF], sur euskomedia.org (consulté le 15 décembre 2014).
  127. « Garat (Joseph) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1940-1958), La Documentation française, 1988-2005 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
  128. (es) « Hommage à Michel Labéguerie », sur le site du journal El País,‎ 31/07/1980 (consulté le 15 décembre 2014).
  129. (en) Jean-Baptiste Amestoy sur espnscrum.com (biographie, images, statistiques en équipe nationale détaillées, actualités).
  130. (en) Jean-Martin Etchenique sur espnscrum.com (biographie, images, statistiques en équipe nationale détaillées, actualités).
  131. « Le blason d’Ustaritz », sur armorial-communes-basques.com (consulté le 20 décembre 2014).