Auvillar

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Auvillar
La tour de l'horloge.
La tour de l'horloge.
Blason de Auvillar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Auvillar
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Rives
Maire
Mandat
Michel Delrieu
2008-2014
Code postal 82340
Code commune 82008
Démographie
Gentilé Auvillarais et Auvillaraises
Population
municipale
954 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 13″ N 0° 54′ 02″ E / 44.0702777778, 0.900555555556 ()44° 04′ 13″ Nord 0° 54′ 02″ Est / 44.0702777778, 0.900555555556 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 166 m
Superficie 15,6 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Auvillar (Altivillare au Moyen Âge) est une commune française du département de Tarn-et-Garonne et de la région Midi-Pyrénées, située à la limite de la Lomagne et au bord de la Garonne. Auvillar est depuis 1994 l'un des « plus beaux villages de France » avec son quartier du port et des monuments remarquables comme la halle circulaire, la tour de l'horloge et l'église Saint-Pierre. Auvillar est une étape pour les touristes et les pèlerins du chemin de Compostelle.

Gentilé[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Auvillarais et Auvillaraises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama sur la vallée de la Garonne avec en arrière plan la centrale nucléaire de Golfech.

Le village d'Auvillar est situé sur la Garonne, entre les villes d'Agen et de Montauban. Il est situé sur un éperon rocheux dominant le fleuve. La vue s'étend des portes de l'Aquitaine aux côtes du Quercy. Au bout de la longue plaine, un pont suspendu franchit la Garonne entre Espalais et le port d'Auvillar. Il fait partie des « plus beaux villages de France ».

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord connue comme cité gallo-romaine (Alta Villa), Auvillar était un oppidum fixé sur un éperon rocheux. Elle fut victime de nombreuses invasions, particulièrement celle des Normands, jusqu'au XIe siècle. Au XIIe siècle, la ville devient chef-lieu d'une vicomté puis propriété des comtes d'Armagnac aux XIVe et XVe siècles avant de devenir, au XVIe siècle, fief des rois de Navarre. Auvillar est rattachée à la couronne de France à l'avènement d'Henri IV en 1589. Sa situation de place forte soumet la cité à tous les conflits qui ravagent la région, depuis la croisade contre les Albigeois, la guerre de Cent Ans, les guerres de religion puis la Ligue. Du XVIIe au XIXe siècle, Auvillar doit sa prospérité à deux industries, la faïence, dont une usine était située au lieu dit Lance, et la préparation des plumes d'oie utilisées en calligraphie, ainsi qu'au transport fluvial. Au début du XIXe siècle, le trafic batelier atteignait 3 000 bateaux par an.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Auvillar

Son blasonnement est : d'azur aux deux tours cousues de gueules, ouvertes et crénelées de cinq pièces d'argent, posées sur leur base talutée aussi de gueules, le tout maçonné de sable, soutenu de l'inscription ALTA VILLA en lettres capitales cousues du même, chaque tour essorée de trois pièces pointues aussi de sable flammées d'or, celle du milieu plus haute.

Le blason d'Auvillar date du Moyen Âge.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 2020 Olivier Renaud    
mars 2008 2014 Michel Delrieu    
mars 1995 2008 Alain Sautedé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 954 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 220 1 900 2 169 2 508 2 302 2 275 2 178 2 189 1 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 080 1 863 1 805 1 744 1 706 1 642 1 455 1 319 1 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 142 1 076 1 015 825 870 841 832 824 884
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
806 837 873 807 921 876 994 985 959
2011 - - - - - - - -
954 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

Centre historique[modifier | modifier le code]

Par une ruelle, bordée de vieilles maisons du XVe au XVIIIe siècle, dont celles des Consuls et de la chapelle, désaffectée, des Carmes, on arrive sur une place à couverts où trône une halle circulaire sur colonnes, construite en 1825 sur les restes d’une ancienne halle quadrangulaire, et véritable leçon d'architecture et d'urbanisme.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La tour de l'horloge surplomble la porte Arnaud Othon, du nom d'un vicomte d'Auvillar. Elle marque aussi l'entrée de la vieille ville. La construction de l'époque de Louis XIV est en pierre et briques. Les portes et les fenètres sont en plein cintre et chaque étage est agrémenté de moulures fouillées dans la brique. La place de la halle est constituée de nombreuses demeures des XVIIe et XVIIIe siècles.

Musées[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre est un ancien prieuré bénédictin des XIIe et XIVe siècles. Elle fut restaurée aux XVIIe et XIXe siècles. Longue de 43 m, elle conserve une partie romane, aux pierres claires et sombres alternées et une voûte gothique à liernes et tiercerons. Un trésor est conservé dans la crypte de l'église.

Sur les anciens quais, la chapelle Sainte Catherine du Port date du XIVe siècle siècle. Sainte Catherine était la patronne des mariniers. Sur sa façade, un chrisme de l’époque mérovingienne est visible.

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Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle[modifier | modifier le code]

Auvillar est située sur le trajet de la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape précédente est la ville de Moissac et la prochaine commune est Saint-Antoine-sur-l'Arrats.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcabrun, célèbre troubadour du Moyen Âge : né vers 1100 à Auvillar, Marcabrun fut, alors qu'il était enfant, abandonné à la porte d'un riche personnage qui prit en charge son éducation. Il demeura ensuite avec un troubadour nommé Cercamon, et c'est à son contact qu'il se mit à chanter. Marcabrun débute comme jongleur professionnel et vers 1140, sa renommée commence à croître. Il s'adonne ensuite à l'écriture et se révèle comme étant un poète très doué. On le compte donc aujourd'hui parmi les troubadours. Il est l'auteur de la plus ancienne pastourelle que nous connaissions. Ce troubadour enchanta les cours de France et de Castille. Surtout grâce à un air, célèbre dans les années quarante (du XIIe siècle) et intitulé Le Chant du lavoir, dont l’air et les paroles sont une exhortation à partir en croisade ;
  • Guillaume de Contensous : né à Auvillar le 13 janvier 1641 de Jean Contenson, docteur en droit, lieutenant en la juridiction royale d'Auvillar et de Perrette Vilatte, fille d'un consul d'Auvillar, il était neveu de Philippe Contenson, prévôt du chapitre de Montauban et vicaire-général de Jean de Berlier, évêque de cette ville. En 1655, il entre comme novice chez les Dominicains du couvent de Montauban et, deux ans plus tard, fait profession à Toulouse. À 24 ans, il est professeur de philosophie à Albi, puis à Toulouse, enfin à Paris. Prédicateur de grand renom, il prêche avec succès à Toulouse, Rennes, Bordeaux, Beauvais. Epuisé par tous ses travaux, il meurt le 26 décembre 1674, à 33 ans, à Creil, dans l'Oise, où il venait de prêcher l'Avent et où ses supérieurs l'avaient envoyé se reposer. Il a son tombeau dans l'église de Creil. Il reste de Contenson un seul ouvrage : Theologia mentis et cordis, en deux gros in-folio, théologie affective contenant des méditations de pensée très élevée, mais de doctrine rigoriste[3] ;
  • Jacques Ducros, né le 1er juillet 1772 à Auvillars (Lot-et-Garonne), entra comme caporal, le 1er octobre 1792, dans le 23e bataillon de volontaires, incorporé dans la 36e demi-brigade de ligne. Tambour-major le 1er novembre suivant, il fit les guerres de 1792 à l'an IV à l'armée du Nord. Sergent-major le 1er floréal an V, il servit de cette époque à l'an IX aux armées de Sambre-et-Meuse, d'Allemagne, du Danube et du Rhin. Sous-lieutenant sur le champ de bataille le 22 messidor an VII, il délivra, à l'affaire de Molis (Helvétie), le 12 thermidor, une compagnie de son corps qui avait été coupée par l'ennemi. Le 11 floréal an VIII, il passa le Rhin à la tête d'un détachement sous le feu le plus meurtrier, et se maintint assez de temps pour faciliter l'établissement d'un pont de bateaux sur lequel devait passer le corps d'armée dont il faisait partie. Lieutenant le 1er pluviôse an IX, membre de la Légion-d'Honneur le 25 prairial an XII, il fit les campagnes des ans XII et XIII au camp de Saint-Omer, celles de l'an XIV à 1807 à la grande armée, en Autriche, en Prusse et en Pologne, se signala à la bataille d'Austerlitz le 11 frimaire an XIV, et nommé capitaine le 1er février 1806, il reçut à Eylau un coup de feu qui lui fractura la main droite et l'avant-bras. Admis à la retraite par suite de ces blessures le 27 juillet 1808, il fut remis en activité dans la garde nationale active du département de Tarn-et-Garonne en 1814, et rentra dans la position de retraite le 19 août 1814. [réf. nécessaire]
  • Antoine de Beauquesne (1724-1811) : capitoul de Toulouse né à Auvillar.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune d'Auvillar de l'École maternelle à l'École élémentaire[4]

Sports[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. Sources : Abbé Paul Lasserre en 1947
  4. Les écoles d'Auvillar


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