Franz Xaver Winterhalter

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Winterhalter

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Franz Xaver Winterhalter, photo sur papier albuminé, vers 1865

Nom de naissance Franz Xaver Winterhalter
Naissance
Menzenschwand, grand-duché de Bade
Décès (68ans)
Francfort-sur-le-Main, Hesse-Nassau
Activités Portraitiste et lithographe
Maîtres Joseph Karl Stieler
Élèves Charles Edouard Boutibonne
Mouvement artistique Peinture académique
Mécènes reine Marie-Amélie
Récompenses Médaille de deuxième classe au salon de Paris en 1837
Médaille de première classe à l'Exposition universelle de 1855
Chevalier de la légion d'honneur en 1839, officier en 1857

Œuvres réputées

Franz Xaver Winterhalter (Menzenschwand, grand-duché de Bade, le 20 avril 1805Francfort-sur-le-Main, Hesse-Nassau, 8 juillet 1873) est un peintre académique et lithographe allemand.

Il fut le portraitiste attitré du gotha européen de son époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Forêt-Noire dans le grand-duché de Bade, après avoir étudié la gravure chez son oncle à Fribourg-en-Brisgau, il part en 1823 travailler à l'institut lithographique de Piloty de Munich, capitale du Royaume de Bavière. Il reçoit à cette époque les conseils du portraitiste Joseph Karl Stieler.

De retour dans le pays de Bade, établi à Karlsruhe, il réalise avec talent et succès un portrait de grande-duchesse Sophie (1828). La consécration est totale quand il reçoit du gouvernement la commande du portrait officiel de son souverain, le grand-duc Léopold Ier de Bade Ayant donné entière satisfaction, il est nommé peintre de la cour.

En 1834, il se rend à Paris où il bénéficie de la protection de la reine Marie-Amélie, dont il réalise le portrait. Il devient un peintre recherché, non seulement en France mais à travers toute l'Europe. Ses admirateurs voient en lui le successeur de sir Thomas Lawrence, mort quelques années plus tôt.

Winterhalter, grâce à son talent mais aussi à sa « diplomatie », est le peintre attitré des membres du Gotha. Il prend part à diverses expositions : au salon de Paris de 1835 à 1838, obtenant une médaille de deuxième classe en 1837, une de première classe à l'Exposition universelle de 1855, au salon de la Royal Academy de Londres, de 1852 à 1867.

Il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1839 par Louis-Philippe, promu officier en 1857 par Napoléon III.

En 1865, il peint le portrait devenu célébrissime de l'impératrice d'Autriche en robe de bal.

Il décède en 1873 du typhus lors d'un séjour à Francfort-sur-le-Main. Il est enterré, au cimetière principal de la ville.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Statue d'un ange sur la tombe de Winterhalter, Francfort, cimetière principal

Formé au style français, il vécut à Paris le plus clair de sa carrière et peint les portraits de la plupart des têtes couronnées européennes. Il exécuta ainsi des portraits d'État des membres des Maisons souveraines belges (le roi Léopold), anglaises (la reine Victoria, le Prince Consort Albert)- Il avait la réputation d'être le peintre préféré de la reine Victoria-, autrichiennes (l'impératrice Elisabeth) et françaises (aussi bien le roi Louis-Philippe que l'empereur Napoléon III, l'impératrice Eugénie ou le Prince impérial), et des portraits mondains (Édouard André).

Il avait la réputation d'être si habile dessinateur qu'il pouvait peindre directement sur la toile sans étude préliminaire.

Cependant, son style, considéré comme romantique, coloré et superficiel ne lui valut qu'un intérêt artistique mineur, ses œuvres présentant plus un intérêt d'ordre historique.

Une exposition majeure de ses tableaux à la National Portrait Gallery de Londres et au Petit Palais à Paris en 1987 le remirent plus récemment sur le devant de la scène.

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Historique du tableau Jeune fille sabine[modifier | modifier le code]

  • Ce tableau fit partie du stock du galeriste Max Stern. En 1937, une vente forcé de son stock (400 tableaux et objets d'art) fut organisée à Dusseldorf (cf. Spoliation des Juifs). La Jeune fille sabine fut achetée à cette vente par Morsey Pickard. En 2005, la fille de ce dernier tenta de vendre le tableau, mais les légataires universels de Max Stern: l'université Concordia et l'université McGill de Montréal ainsi que l'université hébraïque de Jérusalem, prévenues, firent obstacle à la négociation. Le juge Lisi de la cour du district de Rhode Island (USA) a ordonné le transfert de propriété aux universités citées, considérant que l'achat en 1937 était assimilable à un vol, source: Philippe Dagen, Un tableau issu des spoliations nazies restitué, Le Monde du 18 janvier p. 23.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]