Bardos

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne une commune française. Pour le compositeur hongrois éponyme, voir Lajos Bárdos.
Bardos
L’église de l'Assomption de la Bienheureuse-Vierge-Marie et le château de Salha
L’église de l'Assomption de la Bienheureuse-Vierge-Marie et le château de Salha
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bidache
Maire
Mandat
Jean-Paul Diribarne
2014-2020
Code postal 64520
Code commune 64094
Démographie
Gentilé Bardoztar
Population
municipale
1 621 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 32″ N 1° 12′ 09″ O / 43.4756, -1.202543° 28′ 32″ Nord 1° 12′ 09″ Ouest / 43.4756, -1.2025  
Altitude Min. 0 m – Max. 183 m
Superficie 42,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bardos.fr

Bardos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Ses 1 621 habitants (en 2011), sont appelés Bardoztars[1].


Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bardos est situé à 22 km à l'est de Bayonne[2]. La commune qui fait partie de la province basque du Labourd est limitrophe du département voisin des Landes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bardos
Guiche Hastingues
Urt Bardos Bidache
Hasparren La Bastide-Clairence Orègue

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 253 hectares ; l'altitude maximale est de 186 m, sur la butte de Miremont, où se trouvent un ancien manoir du XIVe siècle ainsi qu'un château d'eau aménagé en belvédère surplombant la vallée de l'Adour.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées[3] par trois affluents de l'Adour : la Joyeuse, la Bidouze et l'Arriougrand.

Deux ruisseaux tributaires de la Joyeuse traversent également la commune : la Bardolle et le ruisseau du Termi.

Enfin, deux ruisseaux tributaires de la Bidouze, le Lihoury et le ruisseau d'Armoun, sont aussi présents sur le territoire de Bardos.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Bardos, localité située à une vingtaine de kilomètres de la côte basque, est relativement semblable à celui de Biarritz, ci-dessous, avec des précipitations assez importantes : le climat océanique est dû à la proximité de l'océan Atlantique. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été −12,7 °C le 16 janvier 1985, et la plus élevée 40,6 °C le 4 août 2003. Les pluies sur la côte basque sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bardos - - 3 34 30
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Biarritz et sa région
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,5 5,3 6,1 8,2 10,9 13,7 16 16,1 14,3 11,5 7,3 5,1 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,6 13,8 15,3 18,3 20,9 23,5 23,7 22,9 19,7 14,7 12 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 −0,6 −5,7 −8,9 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 32,1 34,8 39,2 39,8 40,6 37 32,2 26,1 25,1 40,6
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990) Infoclimat et Météo France


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bardos est reliée par la route départementale 936 entre Bayonne et Oloron-Sainte-Marie, ainsi que par les départementales 10, 123, 253 et 653. La commune est desservie par le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, sur sa ligne 870, menant de Bayonne à Tardets-Sorholus.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lieux-dits et hameaux de Bardos.
Article détaillé : Ibarre.

Sur le cadastre napoléonien de 1818, la commune est divisée en quatre sections[4] :

Aujourd'hui, bien que le découpage des quartiers ne soit pas précis, on en compte généralement sept :

  • Arbinoritz
  • le Bourg
  • Ibarre
  • Lambert
  • Lassarrade
  • Miremont
  • les Tisserands

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 716, alors qu'il était de 611 en 2006[5].

Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 6.6 % des résidences secondaires et logements occasionnels et 6.3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 69.4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 29.6 % des appartements[6].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 74 %. La part de logements HLM loués vides était de 1.3 %.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom de la commune[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bardos est mentionné au XIIIe siècle[7] (cartulaire de Bayonne[8]), et apparaît sous la forme Bardos (1203[9], 1249[9], 1305[9]), Sancta Maria de Bardos (1693[7], collations du diocèse de Bayonne[10]) et Bardoze[11] au XIXe siècle.

Il est composé d'une racine bard- ou bart-, désignant les terrains bas et argileux des abords de cours d’eau (barthe d’après l’anthroponyme gaulois bardus[12]) et du suffixe basco-aquitain -os. Jean-Baptiste Orpustan propose donc « lieu où abonde la terre argileuse ».

Son nom basque actuel est Bardoze[13] et son nom occitan gascon est Bardòs.

Micro-toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Armendarits apparaît sous la forme Armendariz (1249[7]).
Ascarat est une ferme déjà mentionnée en 1502[7] (titres de Bardos[14]) sous la graphie Escaratz.
Le dictionnaire de 1863 cite la ferme Berhabe[7] ainsi que la redoute Castella.
Gelos est un hydronyme, porté par un ruisseau qui arrose Bardos et Bidache, affluent du Lihurry. On le trouve mentionné sous les graphies l'ostau de Gelos en 1502[7] (titres de Navarre[15]) et le Gélous en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[7]).
Le toponyme Haristoy apparaît sous la forme Haristoy (1249[7]).
La ferme Jauréguy est mentionnée en 1756[7] dans les collations du diocèse de Bayonne[10].
Le toponyme Lichabe apparaît sous la forme Lizabe (1194[7]), Lissaber (1266[7]), l'ostau de Lissabe (1502[7], titres de Navarre[15]), Lissave (1594).
La ferme Paloumères apparaît en 1502 dans les titres de Navarre[15] sous la graphie l'ostau de las Paloumeres.
Plaçoo est un hameau cité par le dictionnaire de 1863[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Bardos, paroisse du Labourd[modifier | modifier le code]

La relation de Bardos au Labourd présente quelques particularités (partagées avec les villages voisins de Guiche et Urt).

Pendant l'Ancien Régime, ces trois paroisses ne dépendaient pas judiciairement des institutions judiciaires labourdines, mais de la sénéchaussée de Came[18]. Alors qu'elles avaient cessé de participer aux travaux du biltzar du Labourd, elles sont admises de nouveau dans cette assemblée en 1763, à charge de contribuer désormais aux travaux de celle-ci[19]. Ces péripéties semblent à Anne Zink de peu de signification : même avant ce rattachement, les trois paroisses étaient fiscalement labourdines, et c'était la coutume de la province du Labourd qui y régissait le droit civil[20].

De 1770 à 1771, le Biltzar a pour syndic général le bardoztar Pierre Damestoy, notaire de la maison Etxebeheiti.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 90,97 % Jacques Chirac RPR 9,03 % Jean-Marie Le Pen FN 84,96 % [21]
2007 55,84 % Nicolas Sarkozy UMP 44,16 % Ségolène Royal PS 89,96 % [22]
2012 50,95 % François Hollande PS 49,05 % Nicolas Sarkozy UMP 88,24 % [23]
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 63,64 % Jean Grenet UMP 36,36 % Jean Espilondo PS 63,88 % [24]
2007 64,93 % Jean Grenet UMP 35,07 % Jean Espilondo PS 64,85 % [25]
2012 50,07 % Colette Capdevielle PS 49,93 % Jean Grenet PRV 61,96 % [26]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 24,27 % Jean-Marie Cavada UDF 19,33 % Alain Lamassoure UMP 45,39 % [27]
2009 31,51 % Dominique Baudis UMP 16,39 % Robert Rochefort MoDem 51,43 % [28]
2014 23,99 % Michèle Alliot-Marie UMP 16,05 % Louis Aliot FN 48,46 % [29]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 41,85 % Alain Rousset PS 52,35 % Xavier Darcos UMP 66,80 % [30]
2010 36,39 % Alain Rousset UG 41,15 % Jean Lassalle MoDem 57,76 % [31]
Élections cantonales, résultats du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Bardos est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de .
2001 54,96 % Jean-Jacques Lasserre UDF 16,44 % Jean-Claude Barroumes DVG 83,04 % [32]
2004  %  %  % [33]
2008 76,79 % Jean-Jacques Lasserre MoDem 13,53 % Jean-Claude Barroumes DVG 85,62 % [34]
2011  %  %  % [35]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001  %  %  % [36]
2008  % Jean-Paul Diribarne  % Pierre Laborde 86,06 % [37]
2014 63,91 % Jean-Paul Diribarne DIV 36,08 % Jean-Claude Mailharrancin DIV 84,69 % [38]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992  % (51,04 %)  % (48,96 %)  % [39]
2000  % (73,21 %)  % (26,79 %)  % [40]
2005  % (45,33 %)  % (54,67 %)  % [41]


Administration municipale[modifier | modifier le code]

Bardos ayant entre 1500 et 2499 habitants, le conseil municipal est constitué de 19 conseillers dont le maire[42].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1789 Jean Casenave    
1789 1790 Pierre Darricau   Cultivateur
1790 1792 Gabriel Detchart    
1792 1795 Pierre Darricau   Cultivateur
1795 1795 Gabriel Detchart    
1795 1797 Pierre Darricau   Cultivateur
1797 1798 François Larre   Cultivateur
1798 1816 Etienne Damestoy   Notaire
1816 1827 Jean-Baptiste Duclercq   Rentier
1827 1848 Etienne Damestoy   Notaire
1848 1849 Mathieu Chapa   Médecin
1849 1878 Pierre Darricau   Laboureur
1878 1881 Bernard Celhabe   Notaire
1881 1919 Pierre Damestoy   Instituteur
1919 1960 Pierre-Louis Damestoy   Vétérinaire
1961 1977 Jean-Marcel Damestoy   Agriculteur
1977 2008 Pierre Laborde   Instituteur
2008 en cours
(au avril 2014)
Jean-Paul Diribarne DIV Cadre en métallurgie
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Bardos relève des juridictions des tribunaux d'instance et de grande instance de Bayonne, dans le ressort de la cour d'appel de Pau[43].

Bardos fait partie du canton de Bidache, lui-même situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. La commune appartient à la cinquième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à neuf structures intercommunales[44] :

  • la communauté de communes du pays de Bidache ;
  • le syndicat AEP de la région de Bidache ;
  • le syndicat d'assainissement Adour-Ursuia ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents (SIPBAMA) ;
  • le syndicat intercommunal pour la zone artisanale d'Ayherre ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Erreka Berriak ;
  • le syndicat pour la zone artisanale Etxecolu à Bardos.

Bardos ne faisait partie d'aucune communauté de communes jusqu'au 1er janvier 2010, date à laquelle elle rejoignit la communauté de communes du pays de Bidache[45]. Bardos est le siège du syndicat mixte Erreka Berriak et du syndicat pour la zone artisanale Etxecolu à Bardos.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La compétence "Environnement et déchets" étant du ressort intercommunal, la collecte des déchets ménagers ainsi que le tri sélectif de la commune sont assurés par la Communauté de communes du pays de Bidache[46].

Le traitement lui-même est ensuite assuré par le syndicat mixte Bil Ta Garbi[47].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 novembre 2014, Bardos n'est jumelée avec aucune commune[48].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 451 2 283 2 418 2 300 2 468 2 641 2 612 2 660 2 612
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 586 2 518 2 542 2 304 1 912 1 733 1 805 1 708 1 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 675 1 662 1 519 1 520 1 514 1 535 1 280 1 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 091 1 031 1 005 1 093 1 188 1 271 1 421 1 528 1 608
2011 - - - - - - - -
1 621 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2004[50].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Bardos est située dans l'académie de Bordeaux[51].

Deux écoles primaires sont présentes à Bardos : l'Ecole privée Sainte-Marie et l'Ecole publique[52]. Aucun enseignement en basque n'est présent sur la commune[53].

Le collège de secteur de la commune est le collège du Pays de Bidache à Bidache (distant de 5,6 km).

Le lycée de secteur est le lycée général René-Cassin situé à Bayonne (distant de 28,7 km).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le premier événement de l'année à noter sur la commune est le carnaval labourdin qui s'étale sur trois weekends comprenant visite des maisons dans les quartiers et journée puis soirée festive sur la place du village. Il est organisé par le Foyer de Bardos, association culturelle locale[54].

Le festival Xarnegu Eguna qui mêle cultures basque et gasconne est organisé par l'association éponyme chaque année aux alentours du 1er mai[55].

Depuis plus de 30 ans, le Foyer de Bardos organise une exposition d'art contemporain afin de diversifier l'offre culturelle en milieu rural. Elle se déroule chaque été entre le 15 juin et le 15 juillet[56].

Les fêtes de Bardos sont organisées par le Comité des Fêtes de Bardos tous les étés autour du 15 août[57]. Elles rassemblent une grande part des villageois.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une maison de retraite médicalisée appelée Albodi[45].

Sports[modifier | modifier le code]

Les différents clubs et associations sportives du village ont à leur disposition plusieurs équipements : fronton, trinquet et mur à gauche pour la pelote basque, deux courts de tennis et un stade de rugby.
En 2011 a été créé face au stade un bâtiment d'évolution sportive doté d'un équipement de musculation et d'une salle de danse : Erdizka. En 2012, c'est un boulodrome qui a vu le jour près d'Erdizka.

Plusieurs associations sportives sont présentes sur la commune et permettent aux habitants une pratique régulière physique et sportive : ball-trap, gymnastique, remise en forme, randonnée, marche, pelote basque, rugby, tennis, judo, pilates[58].

Médias[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de média local traitant uniquement de Bardos, excepté le Bardos-Info, bulletin municipal édité par la mairie et agrémenté de divers articles provenant des associations locales[59].

Trois chaînes de télévision traitent de l'actualité de la commune à date plus ou moins fréquente : Euskal Telebista[60], (chaîne publique du Gouvernement Basque traitant l'ensemble du Pays basque), France 3 Euskal Herri[61] (décrochage local du média national) et TVPI[62] (chaîne locale couvrant Pays basque, Landes et Béarn).

L'actualité du village est également relayée dans la presse écrite par des correspondants locaux à travers trois journaux : Herria (journal hebdomadaire en langue basque), La Semaine du Pays Basque (journal hebdomadaire en langue française) et Sud Ouest Pays basque (journal quotidien en langue française).

Cultes[modifier | modifier le code]

Bardos relève de la paroisse Notre Dame du Chemin de Saint-Jacques au sein du diocèse de Bayonne[63] dont dépend l'église de l'Assomption.

Le cimetière de la commune est situé en bordure de la RD 936. Il se trouvait jadis autour de l'église et a été transféré à cet emplacement au mois de mai 1861.

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIXe siècle, Bardos était renommée pour son activité lapidaire[64].

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La commune dispose de deux zones artisanales, Etxekolu et Saint-Martin. La brasserie du Pays basque EKI est installée à Bardos.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 753 €, ce qui plaçait Bardos au 11 125e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[65].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'office de tourisme du Pays de Bidache couvre l'ensemble des sept communes de l'intercommunalité dont Bardos fait partie. Il est situé à Bidache.

Le Pays de Bidache est quant à lui membre du PAT Nive-Adour-Ursuia avec le Pays de Hasparren[66].

La commune accueille sur son territoire deux gîtes ruraux / meublés[67].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil
Façade nord du château de Salha

La redoute Napoléon est un gaztelu zahar (enceinte à parapets de pierre).

Le château de Salha[68] fut construit au XVIIe siècle (1655).

Bardos possède des fermes datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[69] telles que Arotxetxe[70], Arribit[71] et Leizarraga Behere[72].
On trouve également des maisons de maître des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : Casanava[73], Etxebeheiti[74], Lichabe[75], Lurberrieta[76] et Sorhoeta[77].

L'ancienne mairie[78], en activité jusqu'en 1982, date du XVIIIe siècle.

Le manoir dit château de Miremont[79] fut érigé au XVe siècle. Le site Miremont, à 188 mètres d'altitude, offre une vue panoramique sur l'Adour, les Landes et les Pyrénées.
Le moulin d'Ermont ou du Bosc[80] date, quant à lui, du XVe siècle.

Patrimoine religieux

L'église de l'Assomption de la Bienheureuse-Vierge-Marie[81] a été reconstruite à la fin du XIXe siècle mais elle a conservé le porche roman du XIIIe siècle.

Elle possède de nombreuses pièces répertoriées par le ministère de la Culture à l'Inventaire général du patrimoine culturel[82] telles que du mobilier (Christ en croix[83], fonts baptismaux[84], une chaire à prêcher[85], une croix de chaire à prêcher[86], des confessionnaux[87],[88], l'ensemble du maître-autel[89],[90], l'ensemble de l'autel de la Vierge[91], l'ensemble de l'autel de saint Joseph[92] et des sculptures[93]), des objets (chandeliers d'autel[94],[95]), des statues (un ensemble de quatre statues représentant saint Pierre, le Sacré-Cœur, une Vierge à l'enfant et saint Jean[96]) et des peintures (peinture monumentale sur bois[97] et le tableau du maître-autel[98]).

Elle est située à l'endroit le plus élevé du bourg, à 128 mètres d'altitude. Le cimetière, qui se trouvait autrefois autour de l'église comme dans de nombreux villages du Pays basque, a été déplacé le 21 mai 1861 à son actuelle place au bord de la route départementale 936.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques du prince Louis-Lucien Bonaparte datant de 1863, le dialecte basque parlé à Bardos est le bas-navarrais oriental. Le village disposait d'une variété propre dite variété de Bardos parlée également sur la commune voisine d'Orègue. Il faut aussi noter que bien que le basque était majoritaire, le gascon était jadis parlé par une partie non négligeable de la population, souvent en plus du basque.

Dictons et proverbes

Que bas entau Bidache ? Pot de grache.
Que bas entau Bardos ? Chuque aquét os.
A Bardos que minjà la carne e que dachen lous os.

Tu vas à Bidache ? Pot de graisse.
Tu vas à Bardos ? Suce l'os.
À Bardos, mange la viande et laisse les os.

Surnoms

Les habitants de Bardos, appelés bardoztar, disposaient, comme la plupart de leurs voisins, de surnoms cocaces, en basque comme en gascon[99]:

  • "xarnegu arraza" (en basque, race métisse)
  • "los sents" (en gascon, les saints)

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Deux zones Natura 2000 se situent partiellement sur le territoire de la commune : « la Joyeuse (cours d'eau) » (ou Aran)[100] et « la Bidouze (cours d'eau) »[101].

De plus, trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont situées partiellement ou entièrement sur le territoire de la commune[102] : les « Landes de l'Arberoue » ; le « Réseau hydrographique de la Bidouze et de l'Arberoue » et la « Vallée de la Joyeuse ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Bardos.
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Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois pals d'or, aux 2 et 3 de gueules au chêne arraché d'argent et un ours d'or passant sur le fût de l'arbre [103].

Armes adoptées par la commune en 1982.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  103. Guy Ascarat