Talmont-sur-Gironde

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Talmont-sur-Gironde
Vue aérienne de l'ancienne bastide de Talmont-sur-Gironde, presqu'île entourée par l'estuaire de la Gironde.
Vue aérienne de l'ancienne bastide de Talmont-sur-Gironde, presqu'île entourée par l'estuaire de la Gironde.
Blason de Talmont-sur-Gironde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Cozes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Stéphane Loth
2014-2020
Code postal 17120
Code commune 17437
Démographie
Gentilé Talmonais
Population
municipale
96 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 10″ N 0° 54′ 24″ O / 45.5361, -0.9066745° 32′ 10″ Nord 0° 54′ 24″ Ouest / 45.5361, -0.90667  
Altitude Min. 0 m – Max. 24 m
Superficie 4,44 km2
Localisation

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Liens
Site web www.talmont-sur-gironde.fr

Talmont-sur-Gironde est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Talmonais et les Talmonaises[1].

Ancienne bastide fondée par le roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine Édouard Ier en 1284, cette petite cité campée sur un promontoire dominant l'estuaire de la Gironde fut autrefois une redoutable place-forte, dont ne subsistent désormais que quelques pans de remparts et les vestiges d'une tour médiévale à demi-ruinée (tour blanche).

Les rues du bourg, qui se coupent à angle droit, sont bordées de maisons anciennes, volontairement très basses afin de limiter la prise au vent, couvertes de tuiles roses et presque toutes blanchies à la chaux. En été, de nombreuses roses trémières apportent une touche colorée à cet ensemble[2]. Au bord de la falaise, l'église Sainte-Radegonde, construite au XIIe siècle, surplombe les flots de sa silhouette caractéristique. Ancienne étape du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle est entourée d'un cimetière marin envahi de passeroses et de fleurs sauvages. Enfin, Talmont est également un petit port où on pêchait autrefois l'esturgeon pour ses œufs (caviar), et désormais le maigre, l'alose, la lamproie et les pibales.

Cité à vocation touristique et artisanale, aux portes de la côte de Beauté, Talmont appartient à la communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale regroupant 79 441 habitants (2011).

La commune est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360. Elle a reçu le label des plus beaux villages de France[3] et appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang…)[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

« En guise de trottoirs, une rangée de roses trémières élève des hampes vertes et des petits bouquets devant les murs crépis de blanc. »

— Jacques Chardonne, Attachements, 1943 —

Carte de la commune de Talmont-sur-Gironde au sein de la Charente-Maritime
Position de Talmont-sur-Gironde en Charente-Maritime.

La commune de Talmont-sur-Gironde est située dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de la Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[5], elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

D'une superficie de 444 hectares, le territoire communal est occupé aux deux tiers par une plaine marécageuse bordant l'estuaire de la Gironde, laquelle s'étend jusqu'à Meschers-sur-Gironde au nord et jusqu'aux collines d' Arces à l'est. Plusieurs chenaux tributaires de la Gironde serpentent à travers les marais.

Soir sur l'estuaire et la falaise du Caillaud depuis la cale Léon-Bonnin.

Le tiers restant du territoire communal est constitué d'un plateau calcaire formant dans la partie littorale une série de falaises partiellement érodées. Le bourg, fortifié depuis le Moyen Âge, est établi sur l'une d'entre elles. Une conche la sépare de la falaise du Caillaud, faisant de la cité de Talmont une presqu'île.

Si les marais sont utilisés comme zone de pacage, le sud de la commune est principalement occupé par des exploitations agricoles (cultures céréalières) et viticoles.

La présence de plusieurs zones propices à la reproduction ou à l'hivernage de certaines espèces d'oiseaux migrateurs a conduit à l'intégration du territoire communal à la zone de protection spéciale des Marais de la rive nord de l'estuaire de la Gironde[6] et au site d'importance communautaire des Marais et falaises des coteaux de Gironde[7] dans le cadre du réseau Natura 2000.

La commune est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Photographie d'une baie à marée basse avec en arrière plan un éperon entouré de remparts et surmonté du village et de l'église de Talmont
La baie de Talmont.

Talmont-sur-Gironde est une commune située à 19 kilomètres de Royan et à 36 kilomètres de Saintes, ancienne capitale de la province de Saintonge et troisième agglomération du département de la Charente-Maritime, dans l'arrondissement de Saintes. Le réaménagement de certaines portions du réseau routier entre Royan et Rochefort (D 733), puis Rochefort et La Rochelle (N 137) place la commune à environ 1 heure 30 du chef-lieu départemental, situé à 85 kilomètres plus au nord[8].

Seuls deux axes routiers importants traversent le territoire communal : le premier est la route départementale 145, une voie touristique reliant les villes de Royan et de Bordeaux. Également connue sous le nom de « Route verte », elle prend localement le nom de boulevard du Marais. Un rond-point marque l'intersection de cette dernière et de la route départementale 114e9, une voie secondaire reliant Talmont-sur-Gironde à la commune voisine d'Arces. La portion de route située sur le territoire communal est appelée route de Cozes jusqu'au hameau des Mottes-Gachins, puis rue des Bironnes.

Un réseau de rues et de chemins vicinaux fait la liaison entre le bourg médiéval et le faubourg du Caillaud. Les plus importants sont appelés avenue de l'Estuaire ou rue de la Fond.

La commune est située à une vingtaine de kilomètres de l'aérodrome de Royan-Médis, lequel n'accueille toutefois aucun vol commercial. Les aéroports les plus proches sont ceux de Rochefort-Saint-Agnant, à 55 kilomètres au nord de la commune, et Bordeaux - Mérignac, à 105 kilomètres.

La construction d'un réseau de chemin de fer reliant la commune au chef-lieu du canton, Cozes, fut envisagée durant la Première Guerre mondiale. Ce projet de voie ferrée à vocation exclusivement militaire fut cependant rapidement abandonné à l'issue du conflit. La gare de Royan est actuellement la plus proche de la commune à demeurer en activité.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Talmont-sur-Gironde est bordée dans sa partie septentrionale par la commune d'Arces. À l'ouest, un corridor de quelques kilomètres a été détaché du territoire de la commune de Talmont-sur-Gironde au profit de la commune d'Arces, afin que cette dernière puisse avoir un accès à l'estuaire. À l'opposé, dans sa partie orientale, le territoire communal est limité par la commune de Barzan.

L'estuaire de la Gironde borde la partie méridionale de la commune. Au-delà s'étendent les communes de Jau-Dignac-et-Loirac et de Saint-Vivien-de-Médoc, toutes deux situées dans le département de la Gironde et la région Aquitaine.

Rose des vents Arces Arces,
Les Mottes-Gachins
Barzan,
Site gallo-romain de Barzan
Rose des vents
Arces N Barzan,
Le Caillaud
O    Talmont-sur-Gironde    E
S
Estuaire de la Gironde,
Au large, Jau-Dignac-et-Loirac
Estuaire de la Gironde,
Au large, Saint-Vivien-de-Médoc
Estuaire de la Gironde,
Au large, Saint-Vivien-de-Médoc

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.
Le tilleul de la Place de la Priauté, planté vers 1895.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6° C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39° C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[9].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par l'ouragan Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Une partie du village fut inondée par les eaux déchaînées de l'estuaire, tandis que de violentes rafales de vents mirent à bas une partie de la « falaise du Caillaud ». De nombreux dégâts furent relevés sur les habitations et les infrastructures publiques[10].

Au total, la commune de Talmont-sur-Gironde a fait l'objet de quinze arrêtés de catastrophe naturelle[11] entre 1982 et 2007. Parmi ceux-ci, treize concernaient des inondations (submersion marine, coulées de boue, marées de tempête ou crues) et deux étaient relatifs à des mouvements de terrain consécutifs à des périodes de sécheresse[12].

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Talmont-sur-Gironde[13] 2 250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[14].


Environnement[modifier | modifier le code]

La commune de Talmont-sur-Gironde est constituée à 99 % de territoires agricoles, des prairies pour l'essentiel. L'ensemble du territoire est classé en Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) depuis le 2 avril 1998[15], afin de conserver au bourg un environnement d'eau et de marais[16].

Plusieurs espaces naturels de la commune sont protégés dans le cadre du réseau Natura 2000. Ainsi, 93 % du territoire communal est protégé par la directive habitats, tandis que 85 % l'est par la directive oiseaux[17].

De fait, la commune est incluse dans la zone de protection spéciale des Marais de la rive nord de l'estuaire de la Gironde, créée afin de protéger cette zone de halte migratoire et de reproduction de plusieurs espèces patrimoniales, parmi lesquelles figurent le Busard cendré, la Spatule blanche ou le Faucon pèlerin.

Les falaises de La Roche sont quant à elles classées zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, et l'essentiel de la commune est classé en ZNIEFF de type 2.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les textes anciens mentionnent indistinctement Talamundus, Talamone, Talamo du XIIe au XIVe siècle, puis Tallemond ou Talmond dans certains écrits du XVIIe[18].

Dans un rapport rédigé en 1699 par l'intendant de la généralité de La Rochelle Michel Bégon, ce dernier écrit que « Cette petite ville (Talmont) est ainsi nommée parce qu’elle est située sur une hauteur qui forme le talon ou la frontière de Saintonge[19] ».

Cette étymologie est reprise en 1799 dans un ouvrage écrit par l'érudit saintais François-Marie Bourignon intitulé les Recherches topographiques historiques, militaires et critiques, sur les antiquités gauloises et romaines de la province de Saintonge ». L'auteur y indique que le village de Talmont tirerait son nom du latin talum mundi « talon du monde », du fait de sa situation de promontoire.

En réalité, ces hypothèses sont conjecturelles et ne reposent pas sur l'étude systématique des formes anciennes, ni sur la connaissance des règles des changements phonétiques, qui n'ont été découvertes qu'au XIXe siècle par les premiers linguistes et appliquées à la toponymie par les spécialistes à partir de la fin du même siècle jusqu'à aujourd'hui. La forme *talum mundi doit comporter une astérisque, car elle n'est pas attestée et ne présente qu'une vague ressemblance avec les formes anciennes réellement mentionnées.

Selon les linguistes et les toponymistes, il peut s'agir d'un composé à partir de l'élément Tal-, bien identifié dans les langues celtiques, tal signifiant « front » (cf. breton tal « front »), dans un emploi imagé au sens de « pente » et qui a donné le mot talutium, d'où talus[20], à moins d'y voir un élément pré-celtique, identifié par Albert Dauzat et Charles Rostaing[21] au sens de « terre, argile » (reconnu dans Tallard, Tauves, Taloire).

Il a pu être effectivement associé au bas latin monte, basé sur l'accusatif montem, du latin classique mons (avec passage régulier de [t] à [d], lénition, et désinence -us, conséquence d'une latinisation médiévale), qui désigne parfois une colline ou un simple monticule[22]. Cependant, vu la nature de la plupart des formes anciennes, il s'agit plutôt de -mon, d'origine gauloise également et second élément du composé *talamon- « front, surface » (celtique *talamu(n))[23]. Il a subi l'attraction graphique (voire phonétique) des produits médiévaux en -mont. Même chose pour Talmont (Vendée Talamun XIe siècle) et Talamone, Toscane[23], qui correspond mot pour mot à une forme ancienne du XIIe siècle. Cette petite ville d'Italie est construite sur une presqu'île présentant une troublante ressemblance topographique avec Talmont[24].

Les mentions du type Talamundus sont sans doute liées à l'attraction de l'anthroponyme germanique Talamund que l'on retrouve dans Talmont (Vienne, Willelmus de Thalemundo en 1229, Talemont en 1309, Thalmont en 1458, Thallemond en 1547). Ce nom de personne d'origine germanique est généralement latinisé en Talamundus. On rencontre un Talamundus comme témoin, vers 1060, dans la région de Lusignan[25], ville située à 150 km de Talmont-sur-Gironde.

C'est un décret du 7 août 1996, publié au Journal Officiel le 10 août de la même année[26], qui attribue à Talmont la nouvelle appellation de Talmont-sur Gironde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'occupation du site pourrait remonter à l'antiquité, la présence d'un hameau plus ou moins dépendant de l'importante métropole romaine de Novioregum étant une hypothèse envisageable. En 1876, une équipe menée par l'historien local Eutrope Jouan identifie un massif de maçonnerie gallo-romain dans le centre du village.
De fait, les indices retrouvés jusqu'à présent laissent à penser que c'est après l'abandon de Novioregum que Talmont commence à prendre de l'importance, les vestiges de la métropole antique toute proche servant de carrière de pierre à l'embryon du village actuel. Cette thèse est accréditée par la découverte de trois fûts de colonnes romaines dans l'église en 1888.

Une bastide anglaise[modifier | modifier le code]

Édouard Ier, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, fondateur de la ville en 1284.

Durant le haut Moyen Âge, Talmont devient un poste militaire, puis une seigneurie, sous le nom de Talamo. Celle-ci est acquise en 1284 par Édouard Ier d’Angleterre, duc d'Aquitaine, qui la fait fortifier, créant ainsi une ville close au plan comparable aux bastides qui fleurissent alors dans tout le sud-ouest de la France. De là le plan en damier, dans lequel les rues se coupent à angle droit afin de faciliter la défense et rendre plus difficile une éventuelle intrusion de l'ennemi. La tradition rapporte qu'il s'inspire pour cette entreprise du plan de la ville de Winchelsea, une place forte de l'est du Sussex, en Angleterre.

Dès cette époque, la ville est également entourée de remparts, dont il est encore possible de voir quelques vestiges au-delà de l'église. Ainsi par exemple d'un pan de mur qui est l'unique vestige d'une tour carrée baptisée « tour Blanche ».

Durant la guerre de Cent Ans, Talmont est âprement disputée entre Français et Anglais.

Place forte militaire importante, Talmont est aussi un lieu de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Après avoir fait leurs dévotions à sainte Radegonde, la sainte patronne de l'église, les pèlerins pouvaient choisir, soit de traverser l'estuaire de la Gironde pour rejoindre la basilique de Soulac, soit de continuer leur périple en passant par Blaye et Bordeaux.

Talmont retourne à la couronne de France à la fin du XIVe siècle. Les textes anciens mentionnent un Mondisson la Chassaigne comme gouverneur de la ville, lequel est remplacé en 1410 par Renaud VI de Pons sur l'ordre du prince Louis de Guyenne, fils du roi Charles VI. Dans une lettre dûment scellée, le prince de Guyenne fait parvenir la nouvelle en Saintonge :

«  Nostre cher et feal cousin, messire Regnault, seigneur de Ponts, ycelui avons aujourd'uy fait, ordonné et establi et par la teneur de ces presentes, faisons, ordonnons et establissons garde et cappitaine (sic) de nostre ville et forteresse de Talemond sur Gironde (…)[27]  »

En 1440, le roi Charles VII fait don de la viguerie de Talmont à l'amiral Prigent de Coëtivy[28].

Le temps des troubles[modifier | modifier le code]

Gravure représentant le plan de Talmont s'avançant dans l'estuaire de la Gironde en 1706
Plan des fortifications de la bastide de « Tallemont » en 1706
(œuvre de l'ingénieur et cartographe royal Claude Masse).

Durant les Guerres de religion, alors qu'une grande partie de la région passe à la réforme, les Talmonais restent en majorité fidèles au catholicisme. La ville est prise par les armées calvinistes au printemps 1563, mais repasse dans le camp catholique peu après. L'année suivante, des mercenaires basques pillent les villes de Talmont et de Cozes avant de se retirer[29].
Cependant, à défaut de l'être par la force, la ville est prise par la ruse. En 1574, alors que le carnaval bat son plein, des soldats huguenots déguisés parviennent à pénétrer la forteresse, ouvrant les portes à leurs coreligionnaires. Durant deux ans, la ville reste aux mains du parti protestant, avant que la paix de Beaulieu ne la fasse de nouveau passer aux mains des catholiques.

Le 11 novembre 1611, Gilles du Breuil, seigneur de Théon, vient prendre le commandement de la place au nom du comte de Jonzac, lieutenant-général du roi en Saintonge. Il en informe le maire de la ville, Nicollas Detaste, en présence d'un notaire et des curés de Talmont, Arces et Médis[30].
En 1652, lors de la Fronde des Princes, des troupes espagnoles alliées aux frondeurs occupent la ville dont ils détruisent la plupart des défenses avant de l'évacuer :

« Les espagnols qui estoyent dans Talmont ayant appris que le rendés-vous (sic) de toute l'armée du Roy y estoyt au mercredy suivant, l'abandonnèrent et mirent en partant le feu dans la tour (…)[31] »

Des textes anciens donnent pour premier ministre du culte protestant le pasteur Des Chauves, lequel exerce ses fonctions à Talmont vers 1576[32]. La relative tolérance à l'égard des religionnaires se heurte cependant bien vite à la politique de contre-réforme menée par le roi Louis XIII et poursuivie par son successeur Louis XIV. L'exercice du culte est officiellement interdit en 1682, soit trois ans avant la promulgation de l'édit de Fontainebleau par lequel le roi révoque officiellement l'édit de Nantes. L'arrêt de 1682 consacre le début de la période dite de « l'église du désert » qui se traduit par des prêches clandestins, souvent dans des granges transformées en « maisons d'oraison », parfois sur des bateaux.

Vestiges des remparts, réparés en 1706 par Claude Masse.

À la fin du XVIIe siècle, la ville appartient à la Généralité de La Rochelle. Elle est une enclave relevant de l'élection de Marennes. Lorsqu'il rédige son mémoire en 1699, l'intendant Michel Bégon indique que les paroisses de la « châtellenie de Talmont » sont abonnées à hauteur de 1450 livres, au bénéfice de Julie de Sainte-Maur, fille du duc de Montausier Charles de Sainte-Maur, décédé en 1690. Les abords de la ville produisent alors principalement blé, vin et foin.

Quelques années plus tard, Julie de Sainte-Maur épouse Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès, lequel préside alors aux destinées de la place-forte[33].

Les fortifications de la ville ayant été endommagées lors des conflits successifs, la réparation des remparts est confiée en 1706 à l'ingénieur Claude Masse. Dans ses mémoires, ce dernier décrit la cité comme : « Une peine insule qui a esté autrefois d'assée bonnes murailles mais a present presqu'toutes ruynées sur tout celles du costé de l'oüeste et du sud »[34]

Une batterie de six « meschants canons » est placée pour protéger les côtes. Cependant, faute de moyens, les travaux ne sont pas conduit à leur terme.

Un port de pêche et de commerce[modifier | modifier le code]

Le port, à marée basse.

Durant les XVIIIe et XIXe siècles, Talmont est un bourg relativement prospère, vivant principalement de son port de commerce. De nombreux bateaux en route vers Bordeaux s'arrêtent dans son port. La plupart des maisons médiévales sont reconstruites, sans pour autant remettre en cause le plan en damier d'origine.

Tentant de réorganiser la défense des côtes charentaises, l'empereur Napoléon Ier envoie en mission à Talmont l'un de ses officiers d'ordonnance, le capitaine Christin. Dans une missive datée du 14 septembre 1811, l'empereur confie à son officier la tâche de reconnaître les rades de Talmont et de Jau afin d'étudier la possibilité d'y mettre à l'abri des vaisseaux.

Talmont et les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

L'église et les remparts de Talmont-sur-Gironde en 1920.

Pendant la Grande Guerre, en 1917, les Américains choisissent le site de Talmont pour aménager un port militaire destiné au transbordement du matériel nécessaire à leurs troupes. Les travaux préliminaires sont réalisés en juillet 1917 : ainsi est dynamité le « rocher du sphinx », un îlot situé à l'ouest de l'église que l'érosion avait façonné depuis plusieurs siècles. Une voie ferrée est mise en chantier, tandis que 6000 hommes du génie maritime américain et 1500 prisonniers de guerre allemands sont logés dans des baraquements en dehors du village[35].

L'armistice de 1918 à beau sembler sonner le glas de cette entreprise, l'idée d'aménager un port industriel refait surface quelques années plus tard. Plusieurs délégations ministérielles se rendent dans le village entre 1923 et 1924 à l'invitation du maire Paul Métadier afin d'étudier la possibilité de créer l'avant-port de Bordeaux à Talmont. Chantre du modernisme, le peintre Gaston Balande imagine le futur du village avec enthousiasme :

« Le ciel sera sillonné d'innombrables fils, de pylônes, de cheminées ; d'énormes lampes à arc jetteront d'éblouissant éclairs de lumière brutale là où jadis, les maigres lumières pâlottes du village troublaient à peine l'opacité de la nuit[36]. »

Une « société des entrepôts et ports de Talmont », dont le siège est à Paris, est créée dans le même temps. Seul le spectre de la guerre avec l'Allemagne freine le projet, lequel est gelé à la fin des années 1930.

Le 10 juin 1940, le cargo à vapeur « l'Amiénois », tout juste rendu au service civil après avoir été brièvement réquisitionné pour participer à la campagne de Norvège — durant laquelle il a gagné la croix de guerre — quitte le port du Havre menacé par l'envahisseur allemand. On charge en toute hâte des effets de toute sortes, allant des spiritueux aux uniformes militaires, en passant par une batterie de canons antiaériens de 90 mm toute neuve[réf. nécessaire]. À cela s'ajoutent de nombreux réfugiés, embarqués au Havre ou recueillis ultérieurement lors d'une escale à Cherbourg. Des avaries causées par un accrochage avec un navire militaire nécessitent leur débarquement à Brest, tandis que l' « Amiénois » poursuit sa route vers le sud.

Le 16 juin, le navire fait halte au port du Verdon, avant d'entamer sa remontée de la Gironde trois jours plus tard. Arrivé à Pauillac en fin de journée, l'équipage se voit refuser le droit de débarquer les canons, l'appontement n'étant pas jugé assez solide pour supporter le poids de ces pièces d'artillerie. De ce fait, le navire reprend son chemin en direction de Bordeaux, où il arrive le lendemain. L'imminence de la défaite induit une désorganisation totale et une succession d'ordres contradictoires que seuls viennent interrompre la signature de l'armistice. L'équipage refusant de quitter la France, il est interné, de même que son commandant, le capitaine Avril, et remplacé par un équipage militaire placé sous le commandement du lieutenant de vaisseau Farcy. Quittant le port de Bordeaux dans la soirée, le navire est sabordé à hauteur de Talmont le 25 au petit matin. Durant tout l'été, des fûts de rhum et de porto vinrent s'échouer sur les côtes charentaises et médoquines[37].

En 1942 et 1943, l’occupant tente vainement de récupérer les canons.

Après-guerre, les hunes de mâts émergeant de l'eau servent d'abri à des colonies de cormorans, avant que l'épave ne soit malmenée par plusieurs tempêtes dans les années 1980. De nos jours, seules quelques parties de l'épave sont encore visibles. Bien que située hors du chenal de grande navigation, son caractère potentiellement dangereux pour les plaisanciers et les pêcheurs a nécessité la mise en place d'une bouée cardinale Nord afin qu'elle n'entrave pas la circulation des navires remontant l'estuaire.

Talmont aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'ancienne bastide de Talmont, entourée par les flots de l'estuaire.

Au début de l'année 1990, le conseil général lance une vaste consultation concernant la construction d'un viaduc reliant les deux rives de l'estuaire. Le projet initial prévoyant un pont de 11 kilomètres entre Arces et Talais, une association baptisée Les amis de Talmont se place d'emblée en tête des opposants au viaduc, surnommé par dérision « l'éléphant blanc ».

Le 2 août 1990, le conseil municipal refuse à l'unanimité de cautionner le projet, tout en acceptant quelques jours plus tard d'adhérer au « Syndicat mixte pour le pont sur la Gironde ».
Devant la levée de boucliers suscitée par le projet, celui-ci est finalement gelé ultérieurement.

Le 31 octobre 2003, un violent orage touche la région. Un éclair frappe la croix surmontant la façade de l'église, occasionnant quelques dégâts matériels[38].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1er d’azur semé de fleurs de lis d’or, au 2e coupé au I de gueules au château d’or, ouvert et ajouré d’azur, au II d’argent au lion de pourpre armé et lampassé d’or.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

La mairie de Talmont.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[39]. De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 9 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[40]).

Les élections municipales de 2008 ont conduit à l'élection de François Lo Duca au poste de maire de la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 1995 Suzanne Lardenois    
1995 2001 Bernard Mounier   Producteur audiovisuel
2001 2008 Lina Régnier    
2008 2014 François Lo Duca    
2014 en cours Stéphane Loth   Vice-président des PBVF
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Le village de Talmont-sur-Gironde est l'une des quatorze communes appartenant au canton de Cozes. Ses 96 habitants en font la plus petite commune du canton après Saint-Romain-sur-Gironde.
Le conseiller général du canton élu en 2006 est le divers droite Daniel Hillairet.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Talmont-sur-Gironde appartient à la communauté d'agglomération Royan Atlantique, laquelle regroupe 31 communes de la région royannaise.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'analyse du résultat des élection présidentielle de 2007 laisse apparaître une forte inclinaison des électeurs vers la droite : totalisant 75,27 % des suffrages, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy obtient ainsi des résultats sensiblement supérieurs à la moyenne régionale (48,74 %)[41], départementale (51,93 %)[42] ou nationale (53,06 %)[43].

Après avoir obtenu 47,96 % des suffrages lors du premier tour des élections le 22 avril 2007, loin devant ses adversaires du MoDem François Bayrou (21,43 %) et de la socialiste Ségolène Royal (9,18 %), il consolide encore sa position au second tour, obtenant 75,27 % des suffrages exprimés, soit un total de 70 voix sur 98 votants. Parallèlement, Ségolène Royal totalisait 23 bulletins en sa faveur, tandis que 5 bulletins étaient décomptés comme blanc ou nuls[44].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 et 2002 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2004

Démographie[modifier | modifier le code]

Talmont-sur-Gironde est une commune rurale située en marge de l'aire urbaine de Royan et intégrée à un bassin de vie faiblement autonome centré sur la ville de Cozes[50].

La population de la commune s'élève à 79 habitants en 2006 (source Insee), soit une densité de population de 18 habitants au mètre carré.

La population communale est estimée à 444 habitants lors du recensement de 1793. Restée relativement stable dans le premier quart du XIXe siècle, elle s'établit à 439 habitants en 1821. Le recensement de 1831 laisse entrevoir les premiers effets de l'exode rural, lequel conduit à une décroissance démographique constante depuis lors. En 1901, la commune ne compte plus que 179 habitants, ce chiffre passant à 120 au sortir de la seconde guerre mondiale. En 1975, la population passe pour la première fois sous la barre des 100 habitants pour atteindre 79 habitants en 1982. Après une brève période de croissance très modérée à partir de 1990, la population atteignant alors 83 habitants, la publication des statistiques de 2006 indique une nouvelle baisse de la population, laquelle est désormais de 79 habitants, faisant de la commune l'une des moins peuplées du canton de Cozes et de la communauté d'agglomération Royan atlantique.

Les statistiques publiées en 1999 par le ministère du logement et de la ville indiquent une part des moins de 25 ans dans la population de l'ordre de 15,7 %, tandis que celle des non-diplômés atteint 15,1 %.
La part des étrangers dans la population est relativement faible : elle est actuellement de l'ordre de 1,2 %[51].

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 96 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
444 409 360 439 388 389 351 378 377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
288 261 253 215 208 236 238 216 183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
179 185 142 120 124 106 134 120 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
128 115 92 79 83 83 79 78 96
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Talmont-sur-Gironde en 1999[54] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
Avant 1904
0,0 
23,3 
1905-1924
30,0 
14,0 
1925–1939
12,5 
23,3 
1940-1954
27,5 
14,0 
1955-1969
22,5 
7,0 
1970-1984
5,0 
18,6 
1985-1999
2,5 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 1999[55] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,4 
8,2 
1905-1924
12,0 
16,6 
1925–1939
17,8 
19,4 
1940-1954
18,9 
20,5 
1955-1969
19,8 
18,6 
1970-1984
16,3 
16,6 
1985-1999
14,8 

La commune présente une pyramide des âges atypique, laissant apparaître trois tranches d'âges dominantes dans la population : les seniors (plus de 75 ans au moment de l'enquête, en 1999), les actifs compris dans la tranche d'âge 45-59 ans et dans une moindre mesure, les jeunes hommes âgés de moins de 14 ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Les vignobles de la commune servent à la production de Cognac. Ils sont classés dans les « bons bois ».

L'économie communale est longtemps marquée par la pêche, l'agriculture et la viticulture. En 1835, la municipalité fait ériger les quais de pierre et les pontons de bois du port de pêche, qui sert d'abri aux nombreuses yoles qui sillonnent l'estuaire de la Gironde. C'est la grande époque de la pêche au maigre, un poisson à chair ferme pouvant atteindre 60 kilos et dont l'une des zones de reproduction est le banc des marguerites, au cœur de l'estuaire. Les pêcheurs à pied récoltent « chancres » (crabes), « jhambes » (berniques) ou « boucs » (crevettes) qu'ils s'en vont revendre sur les marchés de Cozes ou de Meschers-sur-Gironde.

À la même époque, quelques familles de viticulteurs prospèrent grâce à la culture de la vigne, laquelle sert à la production de l'eau de vie de Cognac (la commune est toujours classée dans les « Bons bois ») ou à son dérivé, le pineau. Une distillerie érigée dans le faubourg du Caillaud témoigne de cette activité qui se perpétue de nos jours. De même, des vins de pays charentais sont produits dans la commune sous le nom de « Vins du Talmondais »[56].

Les années 1920 voient les débuts de la pêche intensive du « créa » (esturgeon), poisson auquel les œufs donnent toute sa valeur : c'est le début de la production du caviar de gironde, dont l'une des capitales est Saint-Seurin d'Uzet. Talmont devient un centre de production de ce mets recherché et ce n'est pas sans fierté que la presse locale annonce la capture à Talmont d'un esturgeon de 300 kilos le 17 avril 1944 : ce dernier contenait à lui seul 80 kilos de caviar[57]. Cette activité est mise à mal par la surpêche et en 1982, les autorités interdisent pour de bon la pêche de ce poisson.

Parallèlement à ces activités, le tourisme prend une place de plus en plus importante dans l'économie communale. Dès la fin du XIXe siècle, des écrivains comme Émile Zola viennent découvrir le village. Talmont devient un lieu d'excursion pour les membres de la haute-société en villégiature à Royan. C'est cependant dans le courant des années 1960 qu'une grande campagne de restauration est entamée dans le village à l'instigation du ministre de la culture d'alors, André Malraux, et que Talmont entame sa reconversion en village touristique et artisanal.

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du Pays Royannais[58]), forte de 27 753 emplois en 2008[59]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[59]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires.

La population active de la commune était estimée à 36 personnes sur un total de 79 habitants en 1999, soit un taux d'activité des personnes âgées de 20 à 59 ans de 85 % (82,2 % dans le reste de l'hexagone à cette date). Les actifs formaient 43,4 % de la population, suivis des retraités (38,6 %) et des jeunes scolarisés (9,6 %).

Parmi les actifs, quatre catégories socio-professionnelles dominaient : les commerçants et les artisans (33,3 %) et les employés (33,3 %) arrivaient ex-æquo en tête des actifs, suivis par les professions intermédiaires (16,7 %) et les ouvriers (16,7 %), ex-æquo eux aussi, qui fermaient la marche. Les cadres ou les agriculteurs ne sont plus représentés[60].

En 1999, le taux de chômage était inférieur au reste de l'hexagone, soit 11,1 % contre 12,9 % au niveau national. Sur les 79 habitants de la commune, 4 étaient ainsi en recherche d'emploi à cette date[61].

Immobilier[modifier | modifier le code]

Rue du Port.

D'une manière générale, la population de la commune a des revenus plus élevés que dans le reste de l'hexagone : la moyenne des revenus par an et par ménage y est de 15 171 € (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage).
Le prix moyen de l'immobilier est de 3 197 € / m² (vente) et 12,22 € / m² / mois (location)[62]

Les personnes propriétaires de leur logement représentent une large majorité de la population. Ces dernières sont 83,7 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; parallèlement, 14 % des habitants de la commune sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 2,3 % logés gratuitement (moyenne nationale : 4,9 %).

Le parc immobilier de la commune est constitué de 119 logements. Les résidences secondaires prédominent, atteignant 57,1 % pour 36,1 % de résidences principales. 6,7 % des logements de la commune sont vacants[63].

Les maisons individuelles représentent l'écrasante majorité des logements, soit 95,3 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

Église romane Sainte-Radegonde.

L'église de Talmont est un édifice de style roman consacré à sainte Radegonde.
Campée sur une falaise dominant l'estuaire de la Gironde, elle a longtemps présenté un plan en forme de croix latine, jusqu'à ce qu'une violente tempête ne fasse s'effondrer un pan de falaise, entraînant dans sa chute le narthex, une travée de la nef et une importante partie de la crypte.

Le sanctuaire, bâti entre les XIe siècle et XVe siècle par les bénédictins de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély, présente à la fois des influences cisterciennes (qui se retrouvent dans un décor intérieur très sobre) et clunisiennes, d'où une ornementation extérieure particulièrement riche, en particulier pour ce qui est de l'abside et du porche Est. La nef, réduite à deux travées, se prolonge par un transept sur lequel sont greffées deux absidioles, et par une abside de pur style roman saintongeais. Un clocher carré s'élevait autrefois sur le carré du transept, mais il n'en reste plus que la base.

L'église aurait été autrefois une étape pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice.

Elle est classée monument historique depuis le 30 août 1890[64].

Cimetière marin[modifier | modifier le code]

Cimetière marin de Talmont-sur-Gironde.

Le cimetière marin borde l'église sur son flanc septentrional. Héritier de l'ancien « Clouzit » médiéval (cimetière clos entourant traditionnellement les églises saintongeaises), il conserve des tombes datant du XVIIIe siècle.

Jusqu'au début des années cinquante, le cimetière était divisé en deux enclos distincts, l'un pour les catholiques, l'autre pour les protestants. Faisant la jonction entre les deux parcelles, une ancienne rue baptisée « Rue des canons » débouchait sur le parvis de l'église.

Le cimetière abrite toujours de nombreux cénotaphes, témoignages d'un renouveau de l'art funéraire dans le courant du XVIIIe siècle. L'un d'entre-eux a été déplacé dans la cour du musée en 1996. L'épitaphe latine qui y est gravée célèbre la mémoire de l'épouse d'un capitaine de navire décédée en 1845[65].

Comme l'ensemble du village, le cimetière marin se pare de nombreuses roses trémières durant la saison estivale.

Musée de Talmont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée de l'histoire de Talmont.

Le musée de Talmont est aménagé dans une maison traditionnelle située non loin de l'église et dont les origines semblent remonter au XVIIIe siècle, période au cours de laquelle plusieurs demeures du village ont été rebâties sur les fondations de maisons antérieures. En 1830, elle est la propriété du charpentier Pierre Soulisse. Elle change deux fois de propriétaire avant d'être finalement acquise par la commune en 1859, dans le but d'y aménager l'école élémentaire du village[66].

Elle conserve cette fonction jusqu'en 1970, avant que le faible nombre d'élèves scolarisés dans la commune n'entraîne la fermeture de l'école. Le bâtiment est alors acquis par la société des amis de Talmont dans le but de créer un musée consacré à l'histoire locale auquel est adjoint en 1992 un musée de la pêche. Les deux entités sont finalement municipalisées en 1998 puis réhabilitées par un syndicat mixte regroupant le conseil général et la commune[67].

Le musée de Talmont est divisé en plusieurs sections consacrées à la paléontologie, à l'histoire de l'église et de la ville close ainsi qu'aux techniques de pêche traditionnelle. Parmi les collections exposées se trouvent des fossiles, des poteries ou des objets de la vie courante, tandis que des maquettes, photos et diaporamas présentent l'histoire de la bastide. Dans la cour du musée est exposé une yole, embarcation traditionnelle des pêcheurs de l'estuaire de la Gironde.

Domaine de la Fond[modifier | modifier le code]

Ce logis datant de la fin du XIXe siècle est construit pour les membres de la famille Pélisson, négociants enrichis dans la vente du cognac.

Le domaine comprend un corps de bâtiment en double profondeur cantonné d'un pavillon et d'une tour cylindrique, auxquels viennent s'ajouter une série de dépendances séparées du bâtiment central par un jardin.

La partie orientale du domaine abrite une fuie rectangulaire. Un puits creusé devant le logis est l'un des seuls du village d'où l'on peut extraire de l'eau douce et non de l'eau saumâtre[Note 3].

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Équipements et Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Talmont-sur-Gironde dépend de l'académie de Poitiers.

L'école élémentaire ayant fermé ses portes en 1970, les élèves fréquentent généralement les établissements scolaires des communes voisines. Les écoles primaires les plus proches du village sont situées à Arces et à Meschers-sur-Gironde.

Un collège public est implanté à Cozes, à 9 kilomètres au nord de Talmont-sur-Gironde, tandis que la ville de Royan accueille un lycée d'enseignement général et un lycée professionnel.

Santé[modifier | modifier le code]

Médecins généralistes et pharmacies sont localisés à Cozes, le chef-lieu du canton, ainsi qu'à Meschers-sur-Gironde. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Royan et de Saintes.

Les villes voisines de Cozes et de Meschers-sur-Gironde abritent également des centres de secours des sapeurs-pompiers[68].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Talmont-sur-Gironde appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même rattaché à la province ecclésiastique de Poitiers[69] depuis 2002. La paroisse Sainte-Radegonde est rattachée au doyenné de Royan et au secteur pastoral Notre-Dame-L'Assomption[70] qui regroupe neuf paroisses de la proche périphérie royannaise.

Pour l'église réformée, Talmont-sur-Gironde appartient au consistoire de Charente-Maritime et à la paroisse de Cozes. Si aucun lieu de culte protestant n'existe dans le village, des temples sont en activité à Cozes et Meschers-sur-Gironde.

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Aire linguistique du Saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 2004, a été tourné dans la commune le téléfilm La Battante de Didier Albert.

Personnages liés à l'histoire de la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis d’Espagne de La Cerda, amiral de France, fait comte de Talmont par Philippe VI en 1339.
  • Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier (homme de guerre, gouverneur du Grand Dauphin), et Julie d’Angennes (qu’il épousa après une cour assidue de huit ans et à laquelle il dédiera le célèbre ouvrage La Guirlande de Julie : comte et comtesse de Talmont, de 1656 à 1690.
  • Zog Ier, roi d’Albanie, réfugié quelques jours à Talmont en juin 1940, avant de passer en Angleterre pour échapper aux nazis.
  • Bernard Mounier : Maire de Talmont de 1995 à 2001, producteur audiovisuel, ancien directeur des maisons de la Culture du Havre et de La Rochelle, puis directeur régional de France 3, a écrit Talmont & Merveilles sur la Gironde aux éditions Bonne Anse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages d’érudition et de référence
  • Dangibeaud CharlesTalmont-sur-Gironde à travers les siècles – Saintes, Laborde, 1936
  • Digard JeanneL’Église Sainte-Radégonde de Talmont-sur-Gironde – Paris, PUF, 1934
  • Mingasson-Gillet Anne et Tribondeau JacquesTalmont jadis et aujourd’hui – La Rochelle, Rupella, 1991
  • Tonnellier Paul (Chanoine)Talmont-sur-Gironde – Saintes, Delavaud, nombreuses rééditions jusqu’en 1976
  • Tribondeau AlineSainte-Radegonde de Talmont – Cognac, Le Temps qu’il fait, 1986
Littérature, romans, poésie
  • Chardonne JacquesAttachements - Paris, Albin Michel, 1943 et Le Ciel par la fenêtre, id. 1959
  • Haury MartheSérénités – Paris, Georges Girard, 1930 et Ombre – La Rochelle, Pijollet, 1935
  • Gillette Ozanne-Penaud, Talmont, le bonheur d'une famille : Souvenirs d'enfance 1946-1956, Vaux-sur-Mer, Éditions Bonne-Anse,‎ juin 2009, 57 p. (ISBN 978-2-916470-06-1)
  • Bernard Mounier, Talmont & Merveilles sur la Gironde, Vaux-sur-Mer, Éditions Bonne-Anse,‎ juin 2004, 78 p. (ISBN 2-914463-11-1)
  • Simon Pierre-HenryL’Affût – Paris, Seuil, 1946 et Figures à Cordouan, tome 3 – id., 1971, réédition Le Croît Vif, 2007
  • Trilby T.Monique, poupée française – Paris, Flammarion, 1926
Musique, opérette
  • Christophe Vallantin Dulac - Jacques OffenbachIntrigue à Talmont - opérette en deux actes - (ISBN 978-2-7466-3281-3), Paris, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. D'où le nom du domaine, la Font signifiant source en ancien dialecte, francisé en la Fond comme dans d'autres toponymes charentais.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Site Bernezac.com
  3. Les plus beaux villages de France
  4. Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
  5. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  6. Natura 2000 : Marais de la rive nord de l'estuaire de la Gironde
  7. Natura 2000 : Marais et falaises des coteaux de Gironde
  8. Source : Via Michelin
  9. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  10. in Talmont et merveilles sur Gironde, par Bernard Mounier, page 51
  11. Observatoire régional de l'environnement Poitou-Charentes
  12. Portail de la prévention des risques majeurs
  13. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, Insee et Lameteo.org
  14. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  15. Liste des Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) françaises en 2008 sur le site du ministère de la culture (PDF)
  16. Règlement de la ZPPAUP de Talmont-sur-Gironde sur le site du service départemental de l'architecture et du patrimoine (SDAP) (PDF)
  17. Observatoire régional de l'environnement Poitou-Charentes : Patrimoine naturel
  18. in Cartulaires inédits de la Saintonge, Cartulaire de Saint-Étienne de Vaux, ch. 29,56,63, traduit par Th.Grasilier, 1870
  19. Mémoire sur la Généralité de la Rochelle par l’intendant Michel Bégon (1699).
  20. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, p. 287 - 288.
  21. Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 668.
  22. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, page 237
  23. a et b Xavier Delamarre, op. cit.
  24. Jacques Dassié, Archéologie aérienne. Patrimoine archéologique et touristique des Charentes, éd. Alan Sutton,‎ 2001, 176 p. (ISBN 2-84253-607-X), p. 95
  25. Archives Historiques du Poitou III, p. 275, n° 437
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