Les Baux-de-Provence

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Les Baux-de-Provence

Les Baux-de-Provence
Les Baux-de-Provence

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arrondissement d'Arles
Canton Canton de Saint-Rémy-de-Provence
Code commune 13011
Code postal 13520
Maire
Mandat en cours
Michel Fenard
2009-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée des Baux
Site internet http://www.lesbauxdeprovence.com
Démographie
Population 381 hab. (2006)
Densité 21 hab./km²
Gentilé Baussenques, Baussencs
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 38″ Nord
       4° 47′ 43″ Est
/ 43.7438888889, 4.79527777778
Altitudes mini. 52 m — maxi. 310 m
Superficie 18,07 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Les Baux-de-Provence sont une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les Baux sont aujourd'hui principalement un site touristique avant d'être un lieu de vie. Ils sont un des plus beaux village de France.

Il y a 22 habitants vivant encore dans le vieux bourg — la partie haute du village et 381 habitants pour toute la commune.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

La commune est centrée autour d'un village situé sur un éperon rocheux, début d'un plateau — premier contrefort de la chaîne des Alpilles — qui surplombe de 200 m la campagne. La commune est dominée par une vaste forteresse, aujourd'hui en ruines, ouvrant une large vue sur les plaines du sud, vers Arles et la Camargue proche.

Rose des vents Tarascon
Saint-Étienne-du-Grès
Châteaurenard
Saint-Rémy-de-Provence
Eygalières
Orgon
Rose des vents
Fontvieille N
O    LES BAUX-DE-PROVENCE    E
S
Paradou
Arles
Maussane-les-Alpilles
Saint-Martin-de-Crau
Mouriès
Salon-de-Provence
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Les Baux-de-Provence se situent à deux kilomètres au nord de Maussane-les-Alpilles et à trois kilomètres au nord-est de Paradou. Les principales agglomérations voisines sont Saint-Martin-de-Crau (11 600 habitants) au sud (9 kilomètres), Saint-Rémy-de-Provence (10 200 habitants) au nord (8 kilomètres) et Arles (52 600 habitants) au sud-ouest (16 kilomètres).

[modifier] Voies de communication et transports

La commune est desservie par :

  • Autoroute A 7 (sortie n°25) et route départementale RD 99
  • Autoroute A 54 (sortie n°12) et route départementale RD 27
  • Gare d'Arles (17 km) et gare d'Avignon TGV (28 km)
  • Aéroport d'Avignon-Caumont, aéroport de Marignane.

[modifier] Climat

Le climat aux Baux-de-Provence, comme dans les Alpilles, est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29°C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3°C)[1]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[1]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an aux Baux.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent le nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

[modifier] Le mistral

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Les Alpilles dévient le vent, mais le vent souffle aux Baux pratiquement aussi fort que dans le nord de la chaîne. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[2].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

[modifier] Données météorologiques

Climat de la région de Salon-de-Provence 1960-1991
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2,1 3,9 6,6 9,9 13,6 16,2 15,7 13,2 9,5 4,9 1,9 8,2
Température moyenne (°C) 5,7 7 9,2 12 15,7 19,5 22,5 21,9 19 14,8 9,5 6,3 13,6
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,8 14,5 17,5 21,6 25,5 28,8 28,1 24,8 20,1 14,1 10,8 19
Humidité relative (%) 75 73 68 67 67 65 61 64 72 76 77 77 70
Source : Infoclimat [3]

[modifier] Flore et faune

[modifier] Faune

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune des Baux-de-Provence. La plus réputée est l'aigle de Bonelli, espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[4].

Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[4].

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

[modifier] Espèces chassées

Le territoire des Baux, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

[modifier] Autres espèces animales

On ne peut évoquer la faune des Baux sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris y nichent.

[modifier] Flore

La flore baussenque est, pour l'essentiel, xérique et méditerranéene. Le botaniste Bernard Girerd y a dénombré 800 espèces végétales en 1992[5]. Hormis l'olivier, caractéristique du paysage maussanais, on note la présence de micocouliers, de chênes kermès de petite taille, d'amélanchiers. Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

[modifier] Histoire

Pigeonnier du château.

[modifier] Toponymie

Le nom des Baux de Provence provient de la racine Bau que l'on prononce Baou qui signifie en occitan/provençal aplomb ou falaise, escarpement rocheux. C'est la même origine pour les Baux dans le Vaucluse, le Baou de Saint-Jeannet etc.

Par le décret du 7 août 1958, Journal officiel du 12 août 1958 avec effet au 13 août 1958, Les Baux devient Les Baux-de-Provence. La commune se nomme en occitan provençal Lei Bauç de Provènça selon la norme classique ou Li Baus de Prouvènço selon la norme mistralienne.

C'est dans cette commune qui lui a donné son nom, que fut exploité pour la première fois le minerai d'aluminium, la bauxite.

[modifier] Faits historiques

Dalle de pierre prévu pour recueillir l'eau des précipitations
Machine de guerre.
Machine de guerre.

Les capacités défensives des Baux en font depuis toujours un site attrayant pour l'habitat humain. Des traces de vie ont été retrouvées et datées de -6000. La place fut utilisée par les Celtes comme un fort ou un oppidum autour du IIe siècle av. J.-C.

Au Moyen Âge, il devint la place forte d'un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. La forteresse fut construite du XIe au XIIIe siècle, sur une vaste étendue de sept hectares. Les princes de Baux contrôlèrent la Provence pendant de nombreuses années et y gagnèrent une forte réputation. Ils disaient descendre du roi mage Balthazar, ajoutant à leurs armoiries, une étoile d'argent à seize branches, pour rappeler celle qui, selon l'Évangile, guida les trois mages vers Bethléem ; et leur devise était « Au hasard, Balthazar ».

Article détaillé : Liste des seigneurs des Baux.

Place-forte médiévale située aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, la forteresse a connu une histoire militaire mouvementée et fit l'objet de nombreux assauts. Le solide donjon qui domine encore aujourd'hui rappelle l'importance de ce château, objet de toutes les convoitises, lors de l'époque médiévale.

Au XIIe siècle les princes des Baux durent se soumettre à l'issue des guerres baussenques. Le grand château commença à être renommé pour sa cour fortement cultivée et chevaleresque. Le domaine s'éteint finalement au XVe siècle à la mort de la dernière princesse des Baux.

Article détaillé : Raymond de Turenne.

Les Baux, ainsi que la Provence, sont alors rattachés à la couronne de France sous la férule de la famille Manville. Le village devint un centre du protestantisme et tenta même une révolte contre la couronne ce qui amena, en 1632, le cardinal de Richelieu à ordonner que le château et ses murs soient rasés.

En 1642, la ville fut offerte à la famille Grimaldi en tant que marquisat. Le titre de marquis des Baux leur est d'ailleurs encore rattaché. Administrativement, la ville est entièrement française et le titre de marquis des Baux est traditionnellement donné à l'héritier du trône monégasque. L'actuel prince de Monaco, Albert II, porte parmi ses nombreux titres celui de marquis des Baux.

En 1822 de la bauxite est découverte dans le secteur par le géologue Pierre Berthier. Le minerai est alors intensément exploité jusqu'à épuisement à la fin du XXe siècle.

[modifier] Héraldique

Blason des Seigneurs des Baux, portant l'étoile de la Nativité

Blason des Seigneurs des Baux, portant l'étoile de la Nativité.

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

de gueules à une étoile à seize rais d'argent.

[modifier] Politique et administration

[modifier] Liste des maires

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie des Baux-de-Provence :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1995 7 août 2009 Gérard Jouve ... ...
13 août 2009 13 septembre 2009 Michel Fenard [6] ... Intérim
13 septembre 2009 → en cours Michel Fenard [7] ... ...
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Sources : CASSINI [8])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 531 394 575 506 510 498   484 431
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412 404 415 395 360 350 367 337 338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 301 300 216 220 204 198 151 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
253 295 367 433 457 434 381    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Culture

[modifier] Festival des Alpilles

Le festival des Alpilles[9] présente les « Musiques de la terre », musiques issues des travaux des champs de la planète, à travers le Parc Naturel Régional des Alpilles. Ainsi retrouve-t-on le blues des champs de coton à Lamanon avec « Lam' du Blues », le son cubain des champs de tabac aux Baux avec « Baux Mambo » ou la country des vastes espaces à Tarascon avec « Tarascountry ». Cet événement a présenté des personnalités telles que Tony Joe White ou John Illsley de Dire Straits. Mais il œuvre surtout à faire connaître des artistes.

Grâce à ses compétences de diffusion géante de vidéo, le Festival a reçu la mission de créer un spectacle consistant à projeter chaque soir sur les rochers des Baux-de-Provence des œuvres de 80 mètres du base du typographe Louis Jou. Depuis le 29 juillet 2009, la mairie des Baux a décidé d'encourager cette initiative en confiant au réalisateur multimédia Vincent Bertomeu huit vidéoprojecteurs supplémentaires installés à travers le village. Dès la tombée de la nuit, de centaines d'autres images sont projetées sur la falaise, mais aussi sur les rochers et les façades des Baux[réf. nécessaire].

[modifier] Noël aux Baux

Le « Noël aux Baux » de l'église Saint-Vincent des Baux a lieu le soir de Noël, au cours de la messe de minuit. C'est d'abord une crèche vivante, devant laquelle se déroule le pastarage, rituel développé dans le monde pastoral et remontant au XVIe siècle. Cette cérémonie traditionnelle, abandonnée au cours du XIXe siècle, a été reprise et est jouée depuis 1902 : une charrette, tirée par un bélier, décorée de feuillage et de bougies, apporte un agneau nouveau-né. Chaque berger, à tour de rôle, baise les pieds de l'enfant Jésus, puis passe l'agneau de bras en bras avant de le donner en offrande.

[modifier] Cathédrale d'images

La « cathédrale d'images » est un spectacle permanent, créé en 1977, lors duquel sont projetées de grandes images lumineuses sur les parois de pierre de quelques-unes des immenses galeries creusées dans le roc du Val-d'Enfer, sur la route de Maillane. La surface des parois ainsi transformées s'étend sur 4 000 m². Dans les carrières de pierre des Baux, la cathédrale d'images a été inventée par Albert Plécy qui a trouvé là un espace pour sa recherche de « l'image totale ». Dans la pénombre, les parois calcaires immaculées des hautes salles et des piliers servent d'écran à trois dimensions pour une projection féerique et géante de diapositives où le spectateur est immergé dans un univers visuel et musical.
Chaque année est proposé un thème différent.

[modifier] Tournages

[modifier] Personnalités liées à la commune

De nombreux artistes ont été séduits par ce lieu, parmi lesquels les peintres Mario Prassinos et Yves Brayer, dont le musée porte le nom, le graveur Louis Jou, qui a légué à la commune une collection de livres rares ou encore Anti Lemarin. Dans le Val-d'Enfer, Jean Cocteau a tourné son film « Le Testament d'Orphée ».

[modifier] Économie

La vie économique des Baux est basée sur le tourisme lié :

  • aux petites rues pavées de la Cité et au château ;
  • à la culture de la vigne ;
  • à un petit artisanat et quelques commerces.

[modifier] Produits du terroir

[modifier] Vignoble des Baux

Les coteaux-des-baux-en-provence sont une AOC (appellation d'origine contrôlée). Le vignoble est planté sur les coteaux s'étageant au pied des Alpilles. Ils donnent un vin qui était déjà apprécié des Romains. Ceux-ci le conservaient dans des sortes d'amphores, les dolia, dont les plus grandes pouvaient contenir plus de mille litres. Ont peut encore en voir quelques-unes dans la région.

Le vignoble produit aujourd'hui des vins rouges et des vins rosés, bien charpentés et agréablement fruités.

[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Le château.

La commune compte 22 monuments historiques, mais la plupart des bâtiments qui composent le château sont aujourd'hui à l'état de ruines. Il faut venir en dehors des grosses journées touristiques ou bien dormir sur place pour apprécier vraiment cet endroit au calme.

[modifier] Monuments laïques

Depuis le 1er avril 2007, trois nouvelles catapultes capables d'effectuer des tirs les ont rejoints : le plus grand trébuchet de France (16 mètres de haut), une bricole et un couillard. Ces trois machines effectuent des démonstrations de tirs tous les jours avec de véritables projectiles.
  • Hôtel de Manville : l’Hôtel de Manville (actuelle mairie depuis 1960) est sans doute la plus vénérable de ces demeures et l’une des mieux restaurées. L'édifice fut construit en 1571 par Flayelle, architecte du Vivarais pour le compte de Claude II de Manville. C’est le neveu de Claude Ier de Manville issu d’une famille toulousaine, capitaine des galères royales, chevalier du Saint-Sépulcre, nommé ensuite capitaine viguier des Baux. Cette propriété a été offerte par le prince Bianchi de Médicis de Manville à la municipalité pour accueillir la mairie.

Face à l'hôtel de ville, se dresse la fenêtre Post tenebras lux : elle appartient au premier style de la renaissance française en Provence. La baie en croisée se compose d’un meneau et d’une traverse moulurée, de chaque côté des pilastres cannelés. Au-dessus un entablement porte l’inscription Post tenebras lux 1571 (« Après les ténèbres, la lumière – 1571 »), devise calviniste de la réforme de Genève issue du livre de Job (maison de culte des réformés) ; cette maison fut la propriété de Brisson Peyre (ou Jean de Manville), laboureur, en 1571, et a été cédée en 1584 à Charles Laugier, lieutenant du viguier des Baux. Maison de Claude II, sa femme est enterrée à Saint-Vincent.

[modifier] Monuments religieux

[modifier] Patrimoine naturel

[modifier] Galerie

Le village des Baux-de-Provence, vu depuis la D27, au Nord-Ouest

[modifier] Notes et références

  1. a et b Climat aux Baux-de-Provence, holidaycheck.fr.
  2. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  3. Infoclimat
  4. a et b La patrimoine naturel des Alpilles, parc-alpilles.fr.
  5. « La flore des Alpilles », in Les Alpilles..., op. cit., B. Girerd, p. 52.
  6. Gérard Jouve, maire des Baux, rassembleur jusque dans la mort, La Provence, 13 août 2009.
  7. Michel Fenard élu maire des Baux, La Provence, 13 août 2009.
  8. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=3005
  9. Site du festival des Alpilles : www.festivaldesalpilles.com.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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