Les Baux-de-Provence

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Les Baux-de-Provence
Les Baux-de-Provence
Les Baux-de-Provence
Blason de Les Baux-de-Provence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Saint-Rémy-de-Provence
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée des Baux
Maire
Mandat
Michel Fenard
2014-2020
Code postal 13520
Code commune 13011
Démographie
Gentilé Baussenques, Baussencs
Population
municipale
451 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 38″ N 4° 47′ 43″ E / 43.7438888889, 4.7952777777843° 44′ 38″ Nord 4° 47′ 43″ Est / 43.7438888889, 4.79527777778  
Altitude Min. 52 m – Max. 310 m
Superficie 18,07 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lesbauxdeprovence.com

Les Baux-de-Provence sont une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les Baux, situés dans le massif des Alpilles, sont aujourd'hui principalement un site touristique avant d'être un lieu de vie. Ils sont un des plus beaux villages de France et accueillent plus d'un million et demi de visiteurs par an[1]. 22 habitants vivent encore dans l'enceinte des Baux — la partie haute du village — et 381 habitants pour toute la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est centrée autour d'un village situé sur un éperon rocheux, début d'un plateau — premier contrefort de la chaîne des Alpilles — qui surplombe de 200 m la campagne.

La commune est dominée par une vaste forteresse, aujourd'hui en ruines, ouvrant une large vue sur les plaines du sud, vers Arles et la Camargue proche.

Rose des vents Tarascon
Saint-Étienne-du-Grès
Châteaurenard
Saint-Rémy-de-Provence
Eygalières
Orgon
Rose des vents
Fontvieille N
O    LES BAUX-DE-PROVENCE    E
S
Paradou
Arles
Maussane-les-Alpilles
Saint-Martin-de-Crau
Mouriès
Salon-de-Provence

Les Baux-de-Provence se situent à deux kilomètres au nord de Maussane-les-Alpilles et à trois kilomètres au nord-est de Paradou. Les principales agglomérations voisines sont Saint-Martin-de-Crau (11 600 habitants) au sud (9 kilomètres), Saint-Rémy-de-Provence (10 200 habitants) au nord (8 kilomètres) et Arles (52 600 habitants) au sud-ouest (16 kilomètres).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les Baux se situent au cœur des Alpilles.

La commune est desservie par :

  • Autoroute A 7 (sortie no 25) et route départementale RD 99
  • Autoroute A 54 (sortie no 12) et route départementale RD 27

La gare d'Arles est à 17 km à l'ouest de la commune et la gare d'Avignon TGV à 28 km au nord.

À une trentaine de kilomètres au nord, on trouve l'aéroport d'Avignon - Caumont. En allant vers le sud, c'est l'aéroport de Marseille Provence.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

De par son relief, le massif des Alpilles est parcouru de nombreux ruisseaux que l'on nomme des « gaudres ». Un gaudre (du provençal gaudre : « petit ruisseau ») désigne un cours d'eau souvent à sec en été et à faible débit le reste de l'année. Les principaux gaudres de la commune sont le gaudre du Trible, dont la source se situe au nord du village, le gaudre du mas de Chevrier qui se jette dans le gaudre d'Auge, lui aussi sur la commune, à l'ouest du bourg, et les gaudres de verpetières et d'entreconque à l'est du bourg.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat aux Baux-de-Provence, comme dans les Alpilles, est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3 °C)[2]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[2]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an aux Baux.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent les nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Les Alpilles dévient le vent, mais il souffle aux Baux pratiquement aussi fort que dans le nord de la chaîne. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[3].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Climat de la région de Salon-de-Provence 1960-1991
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2,1 3,9 6,6 9,9 13,6 16,2 15,7 13,2 9,5 4,9 1,9 8,2
Température moyenne (°C) 5,7 7 9,2 12 15,7 19,5 22,5 21,9 19 14,8 9,5 6,3 13,6
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,8 14,5 17,5 21,6 25,5 28,8 28,1 24,8 20,1 14,1 10,8 19
Humidité relative (%) 75 73 68 67 67 65 61 64 72 76 77 77 70
Source : Infoclimat [4]


Flore et faune[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune des Baux-de-Provence. La plus réputée est l'aigle de Bonelli, espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[5].

Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[5].

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

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Espèces chassées[modifier | modifier le code]

Le territoire des Baux, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

Autres espèces animales[modifier | modifier le code]

On ne peut évoquer la faune des Baux sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau européen, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris y nichent.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore baussenque est, pour l'essentiel, xérique et méditerranéene. Le botaniste Bernard Girerd y a dénombré 800 espèces végétales en 1992[6]. Hormis l'olivier, caractéristique du paysage maussanais, on note la présence de micocouliers, de chênes kermès de petite taille, d'amélanchiers. Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Baux-de-Provence provient de l'occitan baus ('baws) selon la norme classique, en provençal baus selon la norme mistralienne, qui signifie « en aplomb », « falaise » ou « escarpement rocheux ». Cette racine se retrouve dans d'autres toponymes, comme le Baou de Saint-Jeannet.

Par le décret du 7 août 1958, journal officiel du 12 août 1958 avec effet au 13 août 1958, Les Baux deviennent Les Baux-de-Provence. La commune se nomme en occitan provençal Lei Bauç de Provènça selon la norme classique ou Li Baus de Prouvènço selon la norme mistralienne.

La bauxite, minerai d'aluminium, tient son nom de cette commune où elle fut exploitée pour la première fois.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une baliste.
Reconstitution d'un trébuchet.

Les capacités défensives des Baux en font depuis toujours un site attrayant pour l'habitat humain. Des traces d'habitat ont été retrouvées et datées de 6000 av. J.-C., comme à la grotte de Costapéra, découverte en 1928, qui abrite une sépulture collective du Bronze ancien[7]. La place fut utilisée par les Celtes comme un fort ou un oppidum autour du IIe siècle av. J.-C. Pourtant des quartiers périphériques au castrum se développent très tôt, comme celui des Trémaïé[8]. Le passage depuis l'oppidum des Baux jusqu'à la plaine au nord des Alpilles se fait par un chemin protohistorique rejoignant, par le vallon de Laval, la ville de Glanon, qui prendra ultérieurement le nom de Glanum[9].

Alors que la Protohistoire est fortement marquée par le pastoralisme et l'agriculture dans les Alpilles, on extrait de la pierre calcaire dans des carrières aux alentours des Baux où a été mis au jour un atelier de la fin du IIe et du début du Ier siècle[8]. Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe ‑ VIe siècles av. J.-C.), la population se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées[9]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[9]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[9]. Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, il devint la place forte d'un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. La forteresse fut construite du XIe au XIIIe siècle sur une vaste étendue de sept hectares. Les princes de Baux contrôlèrent la Provence pendant de nombreuses années et y gagnèrent une forte réputation. Ils disaient descendre du roi mage Balthazar, ajoutant à leurs armoiries, une étoile d'argent à seize branches, pour rappeler celle qui, selon l'Évangile, guida les trois mages vers Bethléem. Leur devise était : « Au hasard, Balthazar. »

Article détaillé : Liste des seigneurs des Baux.

Place-forte médiévale située aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, la forteresse a connu une histoire militaire mouvementée et été l'objet de nombreux assauts. Le solide donjon qui domine encore aujourd'hui rappelle l'importance de ce château, objet de toutes les convoitises au Moyen Âge.

Au XIIe siècle, les princes des Baux durent se soumettre à l'issue des guerres baussenques. Le grand château commença à être renommé pour sa cour fortement cultivée et chevaleresque. Le domaine s'éteint finalement au XVe siècle à la mort de la dernière princesse des Baux.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, auquel se rallie Guillaume-Roger de Turenne. Les Baux, possession de ce dernier, se trouve donc neutre en début de guerre, et du côté angevin à la fin de la décennie[10].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Les Baux, ainsi que la Provence, sont alors rattachés à la couronne de France sous la férule de la famille Manville. Le village devient un centre du protestantisme et tente même une révolte contre la couronne ce qui amène le cardinal de Richelieu, en 1632, à ordonner que le château et ses murs soient rasés.

En 1642, la ville est offerte à la famille Grimaldi en tant que marquisat, créé en faveur d'Hercule de Grimaldi, prince de Monaco (1642-1780). Le titre de marquis des Baux leur est d'ailleurs encore rattaché. Administrativement, la ville est entièrement française et le titre de marquis des Baux est traditionnellement donné à l'héritier du trône monégasque. Le fils de l'actuel prince de Monaco, Albert II, Jacques porte parmi ses nombreux titres celui de marquis des Baux.

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1822, de la bauxite est découverte dans le secteur par le géologue Pierre Berthier. Le minerai est alors intensément exploité jusqu'à épuisement à la fin du XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason des Seigneurs des Baux, portant l'étoile de la Nativité

Blason des Seigneurs des Baux, portant l'étoile de la Nativité.

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

de gueules à une étoile à seize rais d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie des Baux-de-Provence :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1995 7 août 2009 Gérard Jouve ... ...
13 août 2009 13 septembre 2009 Michel Fenard[11] ... Intérim
13 septembre 2009 en cours Michel Fenard[12] ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les Baux-de-Provence est une des dix communes de la Communauté de communes de la Vallée des Baux.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tel qu'inscrit sur une plaque à l'entrée de la ville, la commune est jumelée avec celle de Bonneval-sur-Arc, dans la Maurienne en Savoie (France).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 451 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 531 394 575 506 510 498 495 484 431
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412 404 415 395 360 350 367 337 338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 301 300 216 220 204 198 151 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
253 295 367 433 457 434 381 451 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes ont été séduits par ce lieu, parmi lesquels les peintres Mario Prassinos et Yves Brayer, dont le musée porte le nom, le graveur Louis Jou, qui a légué à la commune une collection de livres rares ou encore Anti Lemarin. Dans le Val-d'Enfer, Jean Cocteau a tourné son film « Le Testament d'Orphée ».

Économie[modifier | modifier le code]

La vie économique des Baux est basée sur le tourisme lié aux petites rues pavées de la Cité et au château, à la culture de la vigne et à un petit artisanat et commerces. Plus de 200 000 touristes visitent le château chaque année[15].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 794 €, ce qui plaçait les Baux-de-Provence au 4 513e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[16].

Oléiculture[modifier | modifier le code]

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le 27 août 1997. Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la beruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[17]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la beruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[18] ,[19].

Viticulture[modifier | modifier le code]

La commune a son terroir classé en AOC et produit des vins Coteaux-des-baux-en-provence[notes 1]. Cette AOC a été reconnue par un décret du 20 avril 1995 pour les vins rouges et rosés. D'abord classé VDQS par un arrêté du 23 janvier 1956 dans le cadre des Coteaux-d'aix-en-provence, un second décret daté du 24 décembre 1985 permit l’utilisation de la dénomination générique « Les Baux de Provence » reconnaissant l’identité spécifique de ce vignoble de la région des Baux concernant sept communes du massif des Alpilles. Sa production est de 15 500 hectolitres par an dont 75 % en rouge et 25 % en rosé[20].

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine coteaux-des-baux-de-provence. Il existe deux autres IGP moins connues: Méditerranée et Bouches-du-Rhone. La dernière IGP peut produire de très grands vins sous ce label : c'est le cas du domaine de Trevallon[21]. Jusqu'en 2000, le vin de pays des Alpilles portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au Nord, par la Durance et au Sud, par les Alpilles[22].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La commune compte 22 monuments historiques, mais la plupart des bâtiments qui composent le château sont aujourd'hui à l'état de ruines.

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

  • Musée des Santons : collections de santons du XVIIe siècle à nos jours, situé dans l'ancien corps de garde du XVIe siècle.
  • Château des Baux et ses remparts, propriété de la commune des Baux ;
  • Musée du château des Baux, situé dans l'ancien hôtel de la tour de Brau, un édifice du XVe siècle, retraçant l'histoire des Baux-de-Provence. Ce musée a été remplacé par une boutique, il n'en subsiste qu'une maquette du château au Moyen Âge.
  • Machines de guerre reconstituées : plusieurs trébuchets, une baliste et un bélier. Depuis le 1er avril 2007, trois nouvelles catapultes capables d'effectuer des tirs les ont rejoints : le plus grand trébuchet de France (16 mètres de haut), une bricole et un couillard. Ces trois machines effectuent des démonstrations de tirs tous les jours avec de véritables projectiles.
  • Hôtel de Manville : l’Hôtel de Manville abrite la mairie depuis 1960. L'édifice fut construit en 1571 par Flayelle, architecte du Vivarais pour le compte de Claude II de Manville. C’est le neveu de Claude Ier de Manville issu d’une famille toulousaine, capitaine des galères royales, chevalier du Saint-Sépulcre, nommé ensuite capitaine viguier des Baux. Cette propriété a été offerte par le prince Bianchi de Médicis de Manville à la municipalité pour accueillir la mairie. En septembre 2013, dans les salles de l'Hôtel de Manville, s'est déroulé la première exposition du Septembre de la céramique et du verre où sont exposées les œuvres d'Alice Colonieu et de Jean-Paul Van Lith[23]. Lors de cet événement, Sylvie Caron la commissaire de l'exposition Marseille-Provence 2013, a rendu hommage à Alice Colonieu, en exposant des pièces qui n'ont jamais été montrées auparavant dont notamment son service de vaisselle personnel ou même les bijoux que l'artiste avait réalisés pour elle-même[24].
  • Fenêtre Post Tenebras Lux surmontée de l’inscription Post tenebras lux 1571 (« Après les ténèbres, la lumière – 1571 »), devise calviniste ; cette maison fut la propriété de Brisson Peyre (ou Jean de Manville), laboureur, en 1571, et a été cédée en 1584 à Charles Laugier, lieutenant du viguier des Baux. Maison de Claude II, sa femme est enterrée à Saint-Vincent.
  • Porte Eyguières (« Porte de l'eau »), unique porte charretière du village.
  • Hôtel des Porcelets, à l'élégante façade du XVIe siècle, abritant aujourd'hui le musée Yves-Brayer.
  • Pavillon d’Amour de la Reine Jeanne (XVIe siècle)
  • La Maison Jean de Brion, abritant la Fondation Louis Jou

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Festival des Alpilles[modifier | modifier le code]

Le festival des Alpilles[25] présente les « Musiques de la terre », musiques issues des travaux des champs de la planète, à travers le Parc Naturel Régional des Alpilles. Ainsi retrouve-t-on le blues des champs de coton à Lamanon avec « Lam' du Blues », le son cubain des champs de tabac aux Baux avec « Baux Mambo » ou la country des vastes espaces à Tarascon avec « Tarascountry ». Cet événement a présenté des personnalités telles que Tony Joe White ou John Illsley de Dire Straits. Mais il œuvre surtout à faire connaître des artistes.

Grâce à ses compétences de diffusion géante de vidéo, le Festival a reçu la mission de créer un spectacle consistant à projeter chaque soir sur les rochers des Baux-de-Provence des œuvres de 80 mètres du base du typographe Louis Jou. Depuis le 29 juillet 2009, la mairie des Baux a décidé d'encourager cette initiative en confiant au réalisateur multimédia Vincent Bertomeu huit vidéoprojecteurs supplémentaires installés à travers le village. Dès la tombée de la nuit, de centaines d'autres images sont projetées sur la falaise, mais aussi sur les rochers et les façades des Baux[réf. nécessaire].

Noël aux Baux[modifier | modifier le code]

Le « Noël aux Baux » de l'église Saint-Vincent des Baux a lieu le soir de Noël, au cours de la messe de minuit. C'est d'abord une crèche vivante, devant laquelle se déroule le pastarage, rituel développé dans le monde pastoral et remontant au XVIe siècle. Cette cérémonie traditionnelle, abandonnée au cours du XIXe siècle, a été reprise et est jouée depuis 1902 : une charrette, tirée par un bélier, décorée de feuillage et de bougies, apporte un agneau nouveau-né. Chaque berger, à tour de rôle, baise les pieds de l'enfant Jésus, puis passe l'agneau de bras en bras avant de le donner en offrande.

Carrières de Lumières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carrières de Lumières.

Carrières de Lumières, créé en 1976 sous le nom de Cathédrale d'Images, est un spectacle permanent remportant un immense succès, lors duquel sont projetées de grandes images lumineuses sur les parois de pierre des immenses galeries creusées dans le roc du Val-d'Enfer, sur la route de Maillane[26]. La surface des parois ainsi transformées s'étend sur 4 000 m2. Dans les carrières de pierre des Baux, Cathédrale d'images a été inventé par Albert Plécy qui a trouvé là un espace pour sa recherche de « l'image totale ». Cathédrale d'Images propose dans la pénombre, sur les parois calcaires immaculées des hautes salles et des piliers des carrières viabilisées du Val-d'Enfer, servant d'écran à trois dimensions, une projection féerique et géante de diapositives où le spectateur est immergé dans un univers visuel et musical se rapportant à un programme précis. Malgré un succès retentissant, Cathédrale d'images a dû arrêter son activité aux Baux-de-Provence à la fin de l'année 2010 en refusant la délégation de Service Public.

Tournages[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Le village des Baux-de-Provence, vu depuis la D27, au nord-ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Baux de Provence », provenceweb.
  2. a et b Climat aux Baux-de-Provence, holidaycheck.fr.
  3. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  4. Infoclimat
  5. a et b La patrimoine naturel des Alpilles, parc-alpilles.fr.
  6. « La flore des Alpilles », in Les Alpilles..., op. cit., B. Girerd, p. 52.
  7. « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 118.
  8. a et b « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit, p. 143.
  9. a, b, c, d et e Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  10. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  11. Gérard Jouve, maire des Baux, rassembleur jusque dans la mort, La Provence, 13 août 2009.
  12. Michel Fenard élu maire des Baux, La Provence, 13 août 2009.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. http://www.cg13.fr/tourisme/les-chiffres-cles-du-tourisme-dans-les-bouches-du-rhone/?P=1&cHash=b61be2b039a151d14d70149ea7b3f153
  16. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  17. Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  18. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  19. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  20. Coteaux-des-baux-de-provence (AOC) sur le site de l'Institut National des Appellations d'Origine
  21. Placido Llorca, « Les Baux-de-Provence, commune viticole », sur Vin Vigne,‎ 2012 (consulté le 2 juillet 2012)
  22. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.
  23. http://www.si-on-sortait.fr/evenements/904903/septembre-de-la-ceramique-et-du-verre
  24. http://www.culture-13.fr/agenda/alice-colonieu.html
  25. Site du festival des Alpilles
  26. La cathédrale d'images, historique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Barthélemy, Inventaire du château des Baux, Revue des sociétés savantes, 8e série, T. VI, 1877
  • L. Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882
  • L. Paulet, Les Baux et Castillon : Histoire des communes des Baux, du Paradou, de Maussane et de Mouriès, Saint-Rémy de Provence, 1902
  • P. Destandau, Documents inédits sur la ville des Baux, T. III, Mémoires de l’Académie du Vaucluse, 1903
  • Gustave Noblemaire, Histoire de la Maison des Baux, Paris, 1913
  • Fernand Benoit, Les Baux, Paris, 1928
  • O. Maufras, Le castrum des Baux de Provence : histoire d’un site fortifié médiéval, Provence Historique, 40, fasc. 159, 1990
  • A. del Balzo di Presenzano, A l'hasar Bauthezar! I del Balzo ed il loro tempo, Napoli 2003.
  • P. Conso, La Provence, enjeu des guerres médiévales, éditions des Consuls, 2012.
  • P.Conso, "Les Seigneurs des Baux", éditions des Consuls, 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]