Isturits

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Isturits
La mairie d’Isturits
La mairie d’Isturits
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton La Bastide-Clairence
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Hasparren
Maire
Mandat
Jean-Michel Donapetry
2014-2020
Code postal 64240
Code commune 64277
Démographie
Gentilé Izturiztar
Population
municipale
458 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 01″ N 1° 12′ 14″ O / 43.3669, -1.20388888889 ()43° 22′ 01″ Nord 1° 12′ 14″ Ouest / 43.3669, -1.20388888889 ()  
Altitude Min. 58 m – Max. 345 m
Superficie 13,60 km2
Localisation

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Isturits est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Izturiztar[1].

Fronton place libre
L'église

Géographie[modifier | modifier le code]

Isturits fait partie de la province basque de la Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

On accède à Isturitz par la D251 entre Ayherre et Saint-Martin-d'Arberoue. La commune n'est pas desservie par les transports en commun.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par l'Arbéroue et ses affluents, comme l'Haltzerreka (et par l'affluent de celui-ci, l'Othalatzéko erreka), le ruisseau de Hegia, ou le Karabindegiko erreka, affluent du Lihoury.

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Lieu-dit Aldabea
  • Lieu-dit Ameztoi
  • Lieu-dit Arlendeia
  • Quartier Bakardatz
  • Bourg
  • Quartier Garakoitz
  • Quartier Haltzerreka
  • Lieu-dit Hegia
  • Lieu-dit Hiriarte
  • Quartier Kuhala
  • Quartier Jaimetegi
  • Quartier Laharraga
  • Lieu-dit Mendilahartsu
  • Lieu-dit Oihanburu
  • Quartier Otxozelaia
  • Lieu-dit Pagatze
  • Lieu-dit Satharitz
  • Lieu-dit Sokobia
  • Quartier Xelaito
  • Quartier Zepuru

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Ce toponyme est documenté[3] sous les formes Isturitz (1321, titres de la Camara de Comptos[4]), Izturiz (1513, titres de Pampelune[5]) et Sancta Eulalia d'Isturits (1754, collations du diocèse de Bayonne[6]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mendilahartsu est documenté sous les formes Mendilaharsu (1435, titres de Pampelune[5]), Mendilhars (carte de Cassini), Mendilahaxou (carte d'état major).

Le toponyme Satharitz est documenté[3] sous les formes Satariz (1621, Martin Biscay[7]), Satharits (carte de Cassini).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Izturitze[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les grottes d'Isturits [8],[9] ont révélé des outils de pierre taillée datant du Moustérien ainsi qu'une mandibule d'homme de Néandertal.
Des couches moustériennes, interrompues par un étage où s'enchevêtrent de très nombreux squelettes d'ours, sont présentes à une grande profondeur dans cette ancienne terrasse d'alluvions de la Nive.
Les industries de l'Aurignacien, du Solutréen et du Magdalénien sont également représentées dans ces grottes. Les peintures pariétales datent du Paléolithique supérieur tout comme les objets sculptés qui y ont été découverts (pointes en silex, sagaies et harpons en bois de renne ou en os).
À la suite des modifications profondes du climat marquant la fin du Paléolithique, le site d'Isturits cessera d'être habité jusqu'à l'Âge du cuivre, protégé par une nappe de stalagmites dont la formation indique des siècles d'abandon total.

Article détaillé : Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que les fiefs de Mendilahaxou et de Satharits dépendaient du royaume de Navarre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Xalbat Charriton    
2001 2008 Jean-Michel Donapetry    
2008 2014 Jean-Michel Donapetry    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune participe à sept structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes du pays d'Hasparren « Hazparneko lurraldea » ;
  • le syndicat AEP de l'Arberoue ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuïa ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la réalisation d'une maison de retraite dans la vallée de l'Arberoue ;
  • le syndicat intercommunal pour la zone artisanale d'Ayherre ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Isturits accueille le siège du syndicat intercommunal pour la réalisation d'une maison de retraite dans la vallée de l'Arberoue.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 458 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
795 721 717 730 706 760 676 780 689
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
679 594 570 551 526 543 521 481 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416 415 420 1 053 1 184 372 384 346 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
288 262 303 321 330 364 377 388 444
2011 - - - - - - - -
458 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité de la commune est principalement agricole mais il existe deux lieux de travail importants sur la commune  : la carrière de Pagatze et la maison de retraite. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Béla[9], dans ses tablettes écrites vers 1615, indique que les habitants d'Isturits pratiquaient le jeu de la courte boule, cousin du croquet.
  • Fortifications protohistoriques[13]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les grottes d'Isturits et d'Otxozelaia[14] forment une série de grottes préhistoriques situées sur le site naturel de la colline de Gaztelu dans la vallée de l'Arberoue.
L'Abarratia (342 m), fortification protohistorique (gaztelu à 3 gradins), est un mont situé entre les communes d'Ayherre et d'Isturits.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Site du Sandre sur Isturits
  3. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  5. a et b Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  6. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  8. Jacques Allières, Les Basques, Puf - Que sais-je 2004 (ISBN 2 13 053144 x), pages 9 et 10
  9. a et b Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), pages 80 à 82
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les fortifications protohistoriques
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les grottes d'Isturits
  15. Site de l'école Le petit Prince

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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