Cordes-sur-Ciel
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| Cordes-sur-Ciel | |
| Pays | France |
|---|---|
| Région | Midi-Pyrénées |
| Département | Tarn |
| Arrondissement | Arrondissement d'Albi |
| Canton | Canton de Cordes-sur-Ciel |
| Code Insee | 81069 |
| Code postal | 81170 |
| Maire Mandat en cours |
Paul Quilès 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Cordais |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | moyenne : 279 m minimale : 159 m maximale : 320 m |
| Superficie | 8,27 km² (827 ha) |
| Population sans doubles comptes |
996 hab. (1999) |
| Densité | 120 hab./km² |
Cordes-sur-Ciel (en occitan Còrdas) est une commune française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Bastide construite en 1222 par le comte de Toulouse Raymond VII de Toulouse, haut lieu de l'hérésie cathare, c'est aujourd'hui un site médiéval très touristique. Cordes-sur-Ciel est l'un des Plus beaux villages de France et un lieu de passage du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ses 996 habitants sont appelés les Cordais et Cordaises.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Cordes-sur-Ciel est situé dans le nord-ouest du département du Tarn dans la vallée du Cérou. La commune se trouve sur la Route nationale 122 et sur la rive gauche du Cérou affluent de l'Aveyron.
[modifier] Histoire
La bastide de Cordes, verrou militaire nord du comté de Toulouse, est construite entre 1222 et 1229 sous l'impulsion de Raymond VII pour rallier les populations éparses, chassées notamment de la forteresse de Saint-Marcel incendiée par les troupes de Simon de Montfort en 1215, lors de la première croisade des « Barons du Nord » contre les Albigeois[1]. Car on ne parlait pas à l’époque d’hérésie « cathare » dans ce pays de langue d’oc. Lors de la seconde croisade contre les Albigeois, la magnificence et la solidité des remparts de Cordes font reculer Humbert de Beaujeu qui renonce à la conquérir.
Conformément à la paix de Paris (1229), Jeanne, fille unique de Raymond VII de Toulouse, épousait en 1241 Alphonse II de France, comte de Poitiers, frère du roi Louis IX (Saint Louis). Le comté de Toulouse, jusqu'alors autonome, est rattaché à la Couronne de France à la mort d’Alphonse II et de Jeanne en 1271. Jamais conquise, Cordes devient ainsi terre de France en 1370. Une charte est octroyée aux Cordais leur permettant de construire des maisons protégées par les remparts. Ainsi furent bâties quelques magnifiques demeures entre la fin du XIIIe et le milieu du XIVe siècle, dont les façades ont résisté aux outrages du temps. L’unité architecturale de la bastide, dans le plus pur style gothique, lui valut le surnom de « Cité aux Cent Ogives ». Son âge d'or dure du XIVe siècle au XVIe siècle avec un maximum de 6 000 habitants. Son économie est basée sur le commerce et le tissage.
Cordes, fidèle à « l'Église de Dieu » bien après le bûcher de Montségur en 1244, résista à l’Inquisition jusqu’en 1312, date de sa soumission officielle à l’Église catholique. Les guerres de religions de la fin du XVIe siècle occasionnent peu de dommage à la Cordes : elle est attaquée le 9 septembre 1568 par le baron de Paulin ; elle repousse l’assaut du vicomte de Bruniquel, dans la nuit du 22 au 23 mai 1574.
Prosper Mérimée, alors chargé par Napoléon III d’établir un inventaire du patrimoine architectural français, la visita. La cité s’éveilla à nouveau à partir du milieu du XXe siècle, lorsque des artistes la redécouvrirent. Albert Camus après l’avoir visité dans les années 50, disait « À Cordes, tout est beau, même le regret ». La cité est officiellement devenue "Cordes-sur-Ciel" en 1993.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| juin 1995 | en cours | Paul Quilès | Parti Socialiste | ancien ministre |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1098 | 1100 | 967 | 1011 | 932 | 996 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Économie
La commune vit grâce au tourisme et aux artistes qui se sont installés dans les maisons du village.
[modifier] Lieux et monuments
Le village est entouré de quatre enceintes et de plusieurs portes comme la porte des Ormeaux, la porte de la Jane ou la porte de l'Horloge.
- Ce village est connu, entre autres, pour son puits de la halle qui fait plus de 100 mètres de profondeur (113m,47).
- La maison du Grand Veneur est une grande bâtisse remarquable de grès dont la façade à trois étages. C'est l'une des façades les plus sculptés du village. C'est actuellement le siège de la mairie.
- Cordes abrite un musée insolite et unique au monde : le musée du sucre et du chocolat. Il regroupe une centaine de pièces d'Art réalisées exclusivement à base de Sucre sur des thèmes aussi divers que le Moyen Âge, la Mythologie, les fleurs, la nature, les technologies ou encore les contes et légendes.
- Le musée Charles Portal histoire et architecture est installé à la porte des Ormeaux, édifice médiéval classé monument historique, typique de la construction militaire de Cordes. L'architecture Cordaise y est expliquée et des pièces historiques sont présentées (faucons sculptés, ancienne porte de la mairie du XVIème, serrures...), un film traite l'énigmatique puits de la halle (113m de profondeur). Sont exposées des collections de Cordes et de sa région depuis la préhistoire jusqu'au XVIème siècle: très belles pièces gallo-romaines, mérovingiennes et médiévales, facsimilés d'archives de l'histoire de la ville, mesures à grain... De la terrasse,très belles vues sur l'ouest cordais et sur les vieilles rues. Le musée a le label "Musée de France".
- La Maison du Grand Fauconnier (également classée Monument Historique) abrite le Musée d'Art Moderne et Contemporain, offrant une rencontre unique entre le patrimoine architectural historique et la création artistique. Abordant des styles et des mouvements divers, les collections du musée proposent un parcours à travers l'art au XXe siècle. On peut y admirer les œuvres d’Yves Brayer (1907-1990), un des plus importants peintres figuratifs du XXe siècle. Grâce à la donation du poète André Verdet, à la fois peintre, céramiste, philosophe, témoin et acteur de l'émergence de l'art moderne des années 1960, on y découvre également des œuvres de Picasso, Miró, Léger, Klee, Magnelli, Prévert, Arman, Appel, Kijno, Fromanger, Christo... Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Cordes possède aussi la quasi totalité de l'œuvre de Maurice Baskine (1905-1968), ancien membre du groupe surréaliste, des tableaux du Cordais Francis Meunier (1924- 1995), également membre du groupe surréaliste, et une quinzaine d’œuvres d’Aline Gagnaire (1922-1997), membre de l'Ouvroir de Peinture Potentielle (Oupeinpo).
- Le lieu dit du « pied haut » situé non-loin du village qui permet un point de vue global sur la bastide. On y conseille de s’y rendre à l’aube pour voir la cité émerger des nuages.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Paul Quilès : homme politique français (PS)
- Yves Thuriès : chef cuisinier et pâtissier français
- Charles Portal : archiviste départemental
- Yves Brayer (1907-1990) : peintre français
- Francis Meunier (1924-1995) : peintre français ; membre du groupe surréaliste
[modifier] Pour approfondir
[modifier] Bibliographie
- Henri Bru, Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, Éditions Grand Sud, décembre 2005, (ISBN 2-908778-48-3).
- Charles Portal, Histoire de la Ville de Cordes, Privat, 1984.
- Simonne Jacquemard, La Fête en éclats, Seuil, 1985.
- Simonne Jacquemard, Le Funambule, Seuil, 1981.
- Jean-Gabriel Jonin, Cordes-sur-Ciel, la Cité cathare, éditions de Mordagne, 1992.
- Jean-Gabriel Jonin, Cordes-sur-Ciel, la Cité philosophale, éditions de Mordagne, 1993.
- Jeanne Ramel-Cals, Légendaire de Cordes-sur-Ciel, Fayard, 1947.
- Claire Targuebayre, Cordes en Albigeois, préfacé par Albert Camus, 1950.
- Daniel Loddo, Entre Cordas e Gresinha, CORDAE / La Talvera, 1997.
- Paul Sanda, La Corde Fantasophique, Editinter, 2002.
- Paul Sanda, Petit Grimoire du Sens, Arma Artis, 2006.
- Paul Sanda, Racines Profondes, Arma Artis, 2008.
- Paul Sanda, Cordes initiatique ; les Clavicules de Salomon, Rafael de Surtis, 2008.
- Rémi Boyer, Les sorcières des sept lacs, Rafael de Surtis, 2008.
Ouvrages collectifs :
- Templiers : les yeux du Baphomet, collectif de 19 auteurs, Rafael de Surtis/ Editinter, 2004.
- Ils ont écrit Cordes..., catalogue de l'exposition, Jean-Gabriel Jonin, OMT, 2004. Cet ouvrage recense tous les auteurs qui ont écrit sur Cordes. On y trouve notamment, en plus des auteurs cités dans la bibliographie ci-dessus : Albert Camus, Jean Giono, Violette Leduc, Hector Malot, Prosper Mérimée, Laurence d'Arabie...
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- Office du Tourisme
- Portail de Cordes sur ciel et du Pays Cordais (Site Non-Officiel).
- Portail des Grands Sites de Midi-Pyrénées
[modifier] Notes et références
- ↑ Henri Bru, Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.78

