La Bastide-Clairence
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| La Bastide-Clairence | ||||||
La mairie de La Bastide-Clairence |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | La Bastide-Clairence (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | sans | |||||
| Maire Mandat |
Léopold Darritchon 2008-2014 |
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| Code postal | 64240 | |||||
| Code commune | 64289 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
997 hab. (2010) | |||||
| Densité | 43 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 7 m — Max. 192 m | |||||
| Superficie | 23,39 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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La Bastide-Clairence est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Bastidot (Bastidòt en gascon, Bastidar en basque).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Classée parmi les "Plus Beaux Villages de France", cette bastide navarraise se situe dans la province basque de Basse-Navarre.
Hydrographie [modifier]
La commune est traversée[1] par la Joyeuse (ou Aran), l'Arbéroue et par l'affluent de ce dernier, le ruisseau de Jouan de Pès.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Agnescous
- le Bourg
- la Côte
- la Chapelle
- Pessarou (ou Pessarrou[2])
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
Son nom gascon est Labastida-Clarença et son nom basque est Bastida.
Le toponyme La Bastide-Clairence apparaît sous les formes la Bastida nueva de Clarenza (1312[2], titres de la Camara de Comptos[3]), la Bastide de Clarence (1364[2], titres de Navarre[4]), la Bastide et la Bastida de Clarença (respectivement 1380[2] et 1398[2], collection Duchesne volume CXIV[5]), la Bastide de Clarensse (1422[2], notaires d'Oloron[6]), Bastida de Clarencia (1513[2], titres de Pampelune[7]), la Bastide de Clarence (1650[2]), la Bastide de Clerance (1665[2], règlement des États de Navarre[8]) et Beata Maria de la Bastide de Clerence (1767[2], collations du diocèse de Bayonne[9]).
Agnescous est un hameau mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2].
Histoire [modifier]
Cette bastide navarraise a été fondée créé en 1288 par Claire de Rabastens, sur un coteau en bordure de la rivière Aran, d'où son nom gascon Bastida de Clarença.
800 réfugiés venant principalement de Bigorre, se voient octroyer une charte en juillet 1312, par Louis I de Navarre, futur Louis X le Hutin. La naissance de ce village correspond à une nécessité pour la Navarre de créer une ville forte dans cette zone frontière boisée. La Bastide-Clairence, ainsi que son nom l'indique, est une ville forte. L'historien Paul Broca y voit encore les restes de son ancienne et puissante forteresse en 1875.
La Bastide-Clairence accueille peu à peu une population commerçante venue du sud-ouest de la France puis de réfugiés d'Espagne fuyant l'inquisition, et des Basques des villes et villages aux alentours. Une autre version concernant l'origine de la ville existe. Celle-ci aurait été peuplée de colons issus d'horizons divers et notamment de pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle appelés les francos.
Vers 1700, la population est de 2 000 communiants. Les habitants vivent de l'industrie de la clouterie, de la confection de lainages et de la bonnèterie et de l'agriculture. Des foires de 12 jours assurent la prospérité de la ville.
Si au XVIe siècle les habitants ne parlent pas le basque, mais le gascon, peu à peu ils adoptent la langue et les coutumes basques. La ville compte au XVIIe siècle 320 maisons et des moulins. De 1575 à 1789, La Bastide de Clairence dépend des seigneurs de Gramont.
La ville compte une importante communauté juive après l'expulsion des juifs portugais.
Aujourd'hui encore, la place des Arceaux et ses maisons à colombages accueillent de nombreux artisans d'art. Parmi ces maisons très typiques, on distingue deux tendances architecturales :
- le style labourdin, avec des maisons à mur pignon, toit à deux pentes, façade en colombage de couleur rouge ou verte sur encorbellements, fenêtres à meneaux et linteaux sculptés.
- un style de maisons navarraises à toit à 4 pentes et portes en arc de voûte.
La Bastide-Clairence s'est vu attribuer le label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.
La commune, autrefois dénommée Labastide-Clairence, a été rebaptisée La Bastide-Clairence le 25 juin 1988.
La communauté israélite [modifier]
Elle a existé environ 200 ans, du début du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.
Réfugiés venus d’Espagne et surtout du Portugal, des Israélites séfarades s’installèrent à la fin du XVIe siècle à Bayonne, d’où ils essaimèrent dans les trois petites villes de Peyrehorade (où les accueille le seigneur d’Aspremont), de Bidache et de La Bastide-Clairence où les protège le duc de Gramont.
Souvent appelés « Portugais », les Israélites comptèrent dans la bastide de l’ordre de 70 à 80 familles au XVIIe siècle. Ils y vécurent en une communauté relativement autonome désignée par l’expression de « Nation juive » sur les registres du Corps de Ville et disposèrent d’un cimetière distinct du cimetière chrétien qui fut ouvert au début du XVIIe siècle.
Les inscriptions portées sur les tombes, au nombre de 62, ont été relevées de 1962 à 1964 par le professeur Gérard Nahon. La plus ancienne tombe date de 1620, la plus récente de 1785. Sur 18 d’entre elles, la date du décès est exprimée dans le calendrier hébreu. À partir de 1659, tous les prénoms sont bibliques : Jacob, Isaac, Benjamin, Esther, Sarah, Rebecca. Parmi les noms de famille figurent Dacosta, Henriquez, Lopez, Nunez, Depas, Alvares.
Le nombre des Israélites diminua nettement au milieu du XVIIIe siècle, où l’on ne compte plus qu’une quinzaine de familles juives. Il n’en restait plus que six en 1798.
Le cimetière appartient au Consistoire israélite de Bayonne.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
Losangé d'or et de gueules à la fasce d'or brochant sur le tout; l'écu sommé d'une couronne murale (non représentée ici) [10].
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune participe à dix structures intercommunales :
- Syndicat mixte Nive-Adour-Ursuia pour le développement des Pays d'Hasparren et de l'Adour
- SIVU Erreka Berriak
- Syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak
- Syndicat intercommunal pour la zone artisanale d'Ayherre
- Syndicat pour la zone artisanale Etxecolu à Bardos
- Syndicat mixte Garbiki
- Syndicat pour le soutien à la culture basque
- Syndicat Adour-Ursuia d'assainissement non-collectif
- Syndicat AEP de l'Arberoue
- Syndicat départemental d'électrification.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 997 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
L'activité de la commune est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
- Courses pédestre en mai
- Fêtes locales avec encierro fin juillet.
- Marché potier en septembre.
Patrimoine civil [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
- l'ancien cimetière juif[13]
- l'église Notre-Dame de l'Assomption[14] du XIVe siècle avec un porche roman ouvrant sur un cimetière-préau. Cette église renferme un tableau[15] du XVIIIe siècle, montrant la Vierge et l'Enfant Jésus honorés par saint Jean-Baptiste, saint François-d'Assise et deux autres saints.
Patrimoine environnemental [modifier]
Équipements [modifier]
La commune dispose de deux écoles primaires.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean de Liçarrague, né à Briscous en 1506 et décédé à Labastide-Clairence en 1601, traduisit la première version du Nouveau Testament en basque ou euskara.
- Salvatus Ier d'Iharse (ou Salvat Diharce) est nommé par Henri III évêque de Tarbes (19 janvier 1577 - vers 1602). Il est issu de la branche de cette famille de La Bastide-Clairence[16].
- Armand Joseph Dubernad, financier et révolutionnaire, est le petit-fils de Salvat du Bernad, sieur de Tichanné, à La Bastide-Clairence.
Liens externes [modifier]
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Site du Sandre sur La Bastide-Clairence
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
- Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
- Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
- Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- GASO la banque du blason
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ancien cimetière juif
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame de l'Assomption
- Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le tableau du XVIIIe siècle
- Armorial du Pays basque, ou, Recueil des notices et armoiries des maisons, familles, villes et communautés de Basse-Navarre, Labourd et Soule, des vallées du Baztan, Cinco Villas, Santesteban, Erro, Aezkoa, Urrobi, Salazar et Roncal, des villes d'Irún, Fontarabie, Saint-Sébastien et de la vallée ..., Hubert Lamant-Duhart, H. Lamant, J & D, 1997, p.64 et 150.
