Sainte-Engrâce
| Sainte-Engrâce | ||||||
Vue générale de Sainte-Engrâce |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Oloron-Sainte-Marie | |||||
| Canton | Tardets-Sorholus | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Soule-Xiberoa | |||||
| Maire Mandat |
Albert Aguiar 2008-2014 |
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| Code postal | 64560 | |||||
| Code commune | 64475 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Santa-Grazitar | |||||
| Population municipale |
206 hab. (2010) | |||||
| Densité | 2,8 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 300 m – Max. 1 881 m | |||||
| Superficie | 72,69 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.sainte-engrace.com | |||||
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Sainte-Engrâce est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Santa-Grazitar.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Sainte-Engrâce fait partie de la Soule. La commune regroupe deux hameaux, Sainte-Engrâce Caserne et Sainte-Engrâce Bourg, le long de la départementale 113, dans la vallée de l'Uhaitxa. La mairie et l'école se trouvent dans le hameau de La Caserne, et l'église au bourg distant de 5 km. En haut de la vallée se trouve le cirque de Sainte-Engrâce.
De 1914 à 1915, la SHEM (Société Hydro-Electrique du Midi) construit sur le gave de Sainte-Engrâce un barrage hydro électrique, surélevé entre 1953 et 1954. Le barrage est mis en service en 1955.
Sainte-Engrâce se trouve sur le GR 10, sentier de grande randonnée qui longe les Pyrénées de l'Atlantique à la Méditerranée (870 km).
Hydrographie[modifier]
La commune est traversée[1] par des affluents du Saison :
- le gave de Sainte-Engrâce et ses tributaires :
- l'Abitolako erreka
- le Béhizariéko erreka
- le Gahardoyko erreka
- le ruisseau des gorges de Kakouetta et ses affluents :
- l'Achourako erreka
- l'Althagnétako erreka
- le Larrégorriko erreka
- le ruisseau de Sombiague
- l'Heyléko erreka
- l'Inkhazkubuko erreka
- l'Itzaléko erreka et son tributaire :
- l'Agarratzéko erreka
- le Lukhubignéko erreka
- le Montcholako erreka
- le Murrubelzéko erreka et son affluent :
- le Bassabarrondoko erreka
- le ruisseau de Letchartsu
Le ruisseau d'Ihitsaga, tributaire de l'Uthurzéhétako erreka, autre affluent du Saison, coule également sur la commune, ainsi que son affluent, le ruisseau de Sakia.
Lieux-dits et hameaux[modifier]
- Alçasse
- Arbouty
- Athorre Grand
- Athorre Petit
- Bois de Lèche
- Dolinty-Inhurisse
- Ekhialtia
- Jaura
- Urruthie
- Utcia
- Village
Communes limitrophes[modifier]
- Licq-Athérey, Haux et Lanne-en-Barétous au nord
- Arette à l'est
- Larrau à l'ouest
- Uztárroz - Uztarroze et Isaba - Izaba (Communauté forale de Navarre, Espagne) au sud.
Toponymie[modifier]
Son nom basque est Santa-Grazi.
Le toponyme Sainte-Engrâce apparaît sous les formes Sancta-Gracia (1178[2], collection Duchesne volume CXIV[3]), Sancta-Engracia (1215[2], cartulaire d'Oloron[4]), Sente-Gracie (1383[2], contrats de Luntz[5]), Sente-Grace-deus-Portz (1386[2], notaires de Navarrenx[6]), Sancte-Gratii, Urdaix et Urdays (respectivement vers 1460[2] et vers 1476[2] pour les deux dernières formes, contrats d'Ohix[7]).
L'Althagnétako erreka est mentionné par Paul Raymond sous la forme Althaguette[2].
Histoire[modifier]
Le village de Sainte-Engrâce s'est probablement formée autour de l'église du même nom, fondée en 1085 par l'abbaye de Leyre en Navarre, à laquelle s'adjoignait un hôpital pour les pèlerins. C'était une étape sur le chemin de Compostelle, dont le nom fait référence à une jeune Lusitanienne qui fut martyrisée par les Romains vers l'an 300 alors qu'elle se rendait en Gaule pour épouser un noble chrétien. Le culte de la sainte prit naissance à Saragosse et la légende dit qu'au Xe siècle, des voleurs s'emparèrent d'un bras de la sainte et le cachèrent dans le tronc creux d'un chêne. Chaque jour un taureau s'agenouillait devant le chêne et ses cornes flamboyaient. Une église fut alors édifiée à cet emplacement et devint lieu de pèlerinage. La précieuse relique disparut en 1569 au cours des guerres de religion. L'église fut classée monument historique en 1841. Elle fut l'objet d'importants travaux de restauration dans le milieu des années 1980.
Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
La commune fait partie de neuf structures intercommunales :
- communauté de communes de Soule-Xiberoa
- syndicat pour le soutien à la culture basque
- SIVOM du canton de Tardets
- syndicat intercommunal des gaves d'Oloron et de Mauléon
- SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous
- SIVU de Lanne - Sainte-Engrâce
- SIVU d'Erayce
- SIVU La Verna
- syndicat départemental d'électrification.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
L'agriculture et le tourisme sont les deux principales activités du village. Il y a 15 gîtes ruraux et 2 campings à Sainte-Engrâce. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Il y a quelques artisans dans le secteur du bâtiment et 45 agriculteurs en activité sur le territoire de la commune, pratiquant uniquement l'élevage. Les ovins sont de race laitière (manech ou béarnaise), leur lait est utilisé pour la production de fromage fermier ou vendu à des groupes laitiers. Les bovins sont des blondes d'Aquitaine, élevés pour la viande tandis que les chevaux sont de « race Lourde » [10].
La station de ski d'Issarbe est une station de ski de fond du département des Pyrénées-Atlantiques. Elle est implantée sur les communes de Lanne-en-Barétous et Sainte-Engrâce.
Le barrage hydroélectrique de la Société Hydro Électrique du Midi (SHEM) — une ancienne filiale de la SNCF aujourd'hui du groupe SUEZ —, est construit entre 1914 et 1915, puis surélevé de 1953 à 1954 et mis en service en 1955 sur le gave de Sainte-Engrâce. Haut de 42 m, il possède une capacité de 11 300 m3.
Le groupe d'énergie et de propreté Suez a mis en service mercredi 2 avril 2008 le barrage hydroélectrique souterrain de La Verna à Sainte-Engrâce. Situé à 700 mètres de profondeur dans le gouffre de la Pierre-Saint-Martin, ce barrage capte l'eau d'une rivière souterraine qui réalimente en permanence un cours d'eau à sec six mois de l'année[11].
Culture et patrimoine[modifier]
Patrimoine civil[modifier]
Patrimoine religieux[modifier]
L'église[12] est romane, massive, avec une abside, deux absidioles et un clocher carré. Les trois nefs comptent 12 chapiteaux remarquables[13]. Lors de la visite, on peut, moyennant quelques pièces, déclencher l'éclairage du chœur et la diffusion de très beaux chants religieux basques. Le cimetière contient des stèles discoïdales caractéristiques du pays basque.
Patrimoine environnemental[modifier]
En plus du GR 10, il existe plusieurs sentiers balisés proposant des promenades de durées et de difficultés variables (de 2 à 7 heures) vers la forêt d'Iraty, les gorges d'Ehujarre, les gorges de Kakouetta.
Équipements[modifier]
La commune dispose d'une école primaire.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Marc Large a publié un roman dont l'intrigue se déroule à Sainte-Engrâce en 1780 : Xan de l'Ours, la légende de l'homme sauvage, éd. Cairn, 2008, avec une préface de Renaud[14].
- Haritchabalet, prêtre de Sainte-Engrâce à la fin du XVIIIe siècle. Il était aussi contrebandier.
- Mesnard de Clesle, gouverneur et lieutenant du roi dans le Pays de Soule.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Fiche du Sandre sur la commune de Sainte-Engrâce
- Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
- Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
- Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Renseignements fournis par la mairie de Sainte-Engrâce le 26.07.2006.
- Suez met en service un barrage souterrain au Pays Basque
- Ministère de la culture, base Mérimée - Fiche sur l'église de Sainte-Engrâce
- Représentant : Centaures lançant des flèches - Servants jouant de la trompe de chasse - La naissance de Jésus - Les 3 femmes devant le sépulcre vide - Des chrétiens dévorés par les lions (2) - Scène de musique et danse (2) - Salomon et la Reine de Saba - Animaux divers - Les Rois Mages en chemin vers Bethléem - Adoration des Rois Mages.
- Xan de l'Ours, la légende de l'homme sauvage de Sainte-Engrâce
Pour approfondir[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
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