Saint-Suliac

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Saint-Suliac
La grève de Saint-Suliac
La grève de Saint-Suliac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Pascal Bianco
2014-2020
Code postal 35430
Code commune 35314
Démographie
Gentilé Suliaçais, Suliaçaise
Population
municipale
946 hab. (2011)
Densité 173 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 15″ N 1° 58′ 17″ O / 48.5708333333, -1.97138888889 ()48° 34′ 15″ Nord 1° 58′ 17″ Ouest / 48.5708333333, -1.97138888889 ()  
Altitude 21 m (min. : 0 m) (max. : 73 m)
Superficie 5,46 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Saint-Suliac

Saint-Suliac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne et sur le littoral de l'estuaire de la Rance.

Ses habitants sont des Suliaçais et Suliaçaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Suliac se situe au nord de l'Ille-et-Vilaine et au nord-est de la région Bretagne. Le village de Saint-Suliac appartient à l'arrondissement de Saint-Malo et au canton de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine. Il est à 10 km de Saint-Malo, 20 km de Cancale, 15 km de Dinan et de Dinard, 20 km de Dol-de-Bretagne, 25 km de Combourg, 40 km du cap Fréhel et du Mont-Saint-Michel, 45 km de Bécherel, 60 km de Rennes.

Saint-Suliac est classé parmi les plus beaux villages de France depuis 1999 : ce village portuaire du Clos Poulet, typiquement breton, est situé sur la Côte d'Émeraude, sur la rive droite de l'estuaire de la Rance. Le village est organisé autour de son église et de son port, en de multiples petites rues tortueuses et charmantes. La commune de Saint-Suliac est pratiquement une presqu'île, avec 12 km de rivage. Ses très nombreux sentiers côtiers de randonnées vont à la rencontre de sites naturels classés : au moulin à marée de Beauchet, aux anciennes salines des Guettes (fondées en 1736), à la Pointe du Puits, à la Pointe de Grainfollet, au Mont-Garrot, haut de 73 m, qui offrent de magnifiques belvédères sur l'estuaire de la Rance, sur les pays de Saint-Malo, Dol-de-Bretagne, Dinan et du Mont-Saint-Michel.

Saint-Suliac, est un village portuaire de pêcheurs de l'estuaire de la Rance, il est l'un des rares villages véritablement maritimes de cet estuaire, entre Saint-Malo et Dinan. Ses rues étroites et ses maisons anciennes en granite sont tournées vers le port.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Suliac est bordé à l'Ouest, au Nord et au Nord-Est, par l'estuaire de la Rance.

Communes limitrophes de Saint-Suliac
Pleurtuit

Le Minihic-sur-Rance

Saint-Jouan-des-Guérets Saint-Père
Langrolay-sur-Rance Saint-Suliac Saint-Père
Plouër-sur-Rance La Ville-ès-Nonais Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Pascal Bianco    
mars 2001 mars 2008 Roger Dufresne    
mars 1995 mars 2001 Gilbert Pondemer    
mars 1989 mars 1995 Jean Mordrel    
mars 1983 mars 1989 Pierre Deléage    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Saint-Malo agglomération[1]. Cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) créé le 1er janvier 2001 regroupe 18 communes où vivent près de 83 000 habitants (2009).

Aménagement et projets de territoire[modifier | modifier le code]

Un projet de Parc naturel régional est à l'étude sur l'ensemble Rance - Côte d'Émeraude, soit 66 communes, du Cap Fréhel à la Pointe du Grouin (Cancale), d'Ouest en Est, et de Saint-Malo à Guitté, 20 km au Sud de Dinan, du Nord au Sud. La Rance et le secteur breton de la fameuse Mer des Faluns sont inclus dans ce périmètre. L'idée est née vers 2003-2005, la Région Bretagne a lancé officiellement le projet en 2008. Sa conduite a été confiée à l'association CŒUR Emeraude[2], présidée par Charles Josselin.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 946 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 437 1 614 1 384 1 577 1 753 1 884 1 970 1 990 1 025
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
967 1 023 1 060 879 975 918 945 909 881
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
858 829 802 792 807 751 722 684 666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
675 610 614 768 802 853 901 901 940
2011 - - - - - - - -
946 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Suliac est jumelé avec :

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue sur la Rance depuis le chemin de ronde du clocher de l’église de Saint-Suliac.

À l'origine[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Suliac a été habitée depuis la Préhistoire :

  • De l'époque paléolithique, vers 70 000 ans avant JC, la découverte d'un gisement exceptionnel de 6000 objets archéologiques, disposés autour d'un foyer : des silex taillés (pointes, racloirs, grattoirs, burins, percoirs, …) nous prouve l'intense activité de cette industrie installée sous le vaste abri sous roche de Grainfolet, où se dressait autrefois une hutte en bois et calage de pierres, orientée au sud, ou cabane de chasseurs, appuyée sur la falaise, sur les bord de la Rance. Des restes d'animaux, (os et dents), révèlent également la présence sur le territoire, de mammouths, de chevaux et de cerfs[5].
  • La présence d'un menhir du néolithique, "La dent de Gargantua", et autrefois de trois menhirs, de trois dolmen dont une allée couverte de 13 m sur le versant sud du Mont-Garrot, témoignent de l'importance du site de cette civilisation mégalithique[6].
  • En 560, un moine gallois nommé Tysilio ou Suliau (dénommé plus tard Suliac) a vécu sur les hauteurs du Mont-Garrot, il y a fondé un monastère dont la chapelle abbatiale Saint-Laurent, fut la première église du village. De cette lointaine époque (VIe siècle) subsistent quelques pierres sculptées récupérées sur les ruines de l'ancien monastère et maintenant intégrées à l'appareillage de certaines maisons. Les vignes plantées autour du monastère produiront, dès le Moyen Âge, des vins assez réputés.

Xe-XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Durant le premier tiers du Xe siècle, les Vikings s'installent à Saint-Suliac sur l'estuaire de la Rance, au sud du Mont-Garrot et sur un site fortifié plus ancien[8]. Ils reconstruisent une cité portuaire dénommée "Gardaine", avec enceinte fortifiée quadrangulaire, une ceinture de rempart continue de plus de 600 mètres. L'espace intérieur fait (2,15 hectares). Ils abandonneront ce site stratégique après leur défaite de 939, à l'origine de leur repli vers la Normandie[9].

Une nouvelle église romane est construite au centre du bourg actuel, dont il ne subsiste que la porte principale du pignon ouest. En 1136, la paroisse de Saint-Suliac qui dépendait de l'évêché de Saint-Malo, passe sous la dépendance de la très puissante Abbaye Saint-Florent de Saumur, en Anjou. À la fin du XIIIe siècle, on reconstruit l'église, ce qui va lui donner sa belle stylistique gothique du XIIIe siècle.

À cette époque, la paroisse compte ainsi sur son territoire deux autres prieurés, Saint-Laurent de Garrot fondé par saint Suliac, qu'elle conserve et Sainte-Marie-des-Stablons en La Ville-es-Nonais, avec une juridiction seigneuriale de moyenne justice, et qui dépend de l'abbaye Saint-Sulpice-des-Bois.

Les moines Condonats de l'abbaye Saint-Sulpice-des-Bois, avaient également fondé un couvent, à La Moinerie.

Les Chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient un fief, un hôpital et la chapelle frairienne Saint-Gilles du village antique et bailliage de Doslet. La chapelle et son clocher étaient romans, la vitre-maîtresse portait en chef les blasons écartelés de Rieux, (D'azur à 5 besants d'or, posés 3, 2, 1) et de Rochefort, (Vairé d'or et d'azur)[10].

En 1160 et 1161, le duc Conan IV de Bretagne et le pape Alexandre III confirmaient aux chevaliers du Temple les biens qu'ils possédaient sur les bords de la Rance à Port-Establehon (Port-Saint-Jean)[11]. Ils avaient un fief, un manoir avec colombier et vigne, un hôpital, une aumônerie et une chapelle Saint-Jean-Baptiste. Ils avaient aussi le bailliage du port : où ils assuraient le passage en bateau sur la Rance, vers l'autre rive, Port Saint-Hubert en Plouër[12]. Après 1308 et l'abolition de l'Ordre du Temple ces possessions passèrent aux Hospitaliers[13]. La juridiction seigneuriale de Port-Establehon, s'étendant en treize paroisses : Hillion, Plaine-Haute, Pleslin, Plaintel, Plouër-sur-Rance, Taden, Hénon, Planguenoual, Saint-Aaron, Pléneuf, Caulnes, Pleudihen-sur-Rance et Evran[14].

Au sud du Mont-Garrot, la motte féodale de la Haute-Motte, ou Tertre de l'Escure, est construite, comme ouvrage de défense, château fortifié médiéval, du XIe siècle ou XIIe siècle, muni d'une fontaine, elle surplombe la vallée de la Rance et offre un panorama splendide, de Combourg à Solidor, de Cancale au Mont-Dol et à la pointe du Rozel.

En 1246, les dîmes de Saint-Suliac sont échangées au profit de l'Abbaye Notre-Dame du Tronchet par Thomas de Rochefort contre la terre de Val-Hervelin. Dans les Déclarations de 1685 et de 1790, elles sont toujours au bénéfice de cette abbaye.

C'est au manoir de La Baguais que se tient la maison des dîmes, le présidial, la prison, mais sa chapelle Saint-André n'est attestée qu'en 1513.

En 1597, lors des guerres de Religion, l'église est fortifiée et occupée militairement. Le 29 août, Saint-Suliac est bombardé violemment par deux galères embossées sur la plage, alors que le bourg est attaqué par l'arrière par plusieurs régiments. L'attaque est fatale : 250 morts autour de l'église en feu, au soir du 29 août 1597.

Les habitants du village portuaire de Saint-Suliac sont en grande partie des marins. Ils pratiquent la pêche aux lançons sur des chippes, la pêche côtière sur des maquereautiers et embarquent pour la grande pêche sur les Bancs ou à Terre-Neuve. Ils naviguent également sur les navires de commerce armés au cabotage ou au long cours. Ils sont enfin présents sur les navires corsaires pratiquant la course lors des guerres. En temps de paix, chaque jour, la marée ouvrent aux suliaçais une communication facile sur l'estuaire de la Rance, avec Saint-Malo et Dinan, ils livrent tous les produits de leur territoire en petit cabotage.

Après le départ des religieuses, obligées en 1621 de rentrer toutes dans la clôture de l'abbaye Saint-Sulpice-des-Bois, la chapelle priorale Sainte-Marie-des-Stablons, devint frairienne, pour le village de La Ville-es-Nonais. Cette chapelle romane sera désormais dédiée à Sainte Anne.

En 1693, les Anglais, ne pouvant vaincre les corsaires malouins, décident de détruire Saint-Malo. Ils lancent contre les remparts un brûlot de quatre cents tonneaux bourré de poudre, de matières inflammables, de bombes, de vieux canons. Heureusement, le feu est mis trop vite à la machine infernale qui ne cause que des dégâts matériels et un fracas épouvantable. L'oscillation du sol est sentie jusqu'à Saint-Suliac, Port Saint-Jean et Doslet.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Lors des nombreuses guerres du XVIIIe siècle, les corsaires effectuent de véritables exploits et le suliaçais Thomas-Auguste Miniac de La Moinerie se distingue particulièrement avec la prise du vaisseau anglais de 56 canons "HMS Ruby" en 1707 et au siège de Rio de Janeiro en 1711, comme le précise lui-même Duguay-Trouin, dans ses Mémoires.

En 1736, le comte de La Garaye fit creuser des marais salants, protégés par une digue et des chaussées, au fond de l'anse de la Couailles, pour occuper les ouvriers sans travail. Une vingtaine de douaniers surveilleront les salines. La maison et bureau de la gabelle, se situait à l'extrémité ouest de la digue de Beauchet[15]. Les salines fonctionneront jusqu'en 1900. Elles approvisionnaient en sel les navires de la grande pêche.

En 1758, les Anglais ravagent à nouveau les bords de la Rance.

Les Acadiens :

  • Après la déportation des Acadiens de 1755, 111 familles réfugiées acadiennes (environ 500 personnes) s'installent et vécurent à Saint-Suliac, entre 1758 et 1774, 25 enfants sont enterrés dans le porche de l'église, mais il n'y a pas eu un seul mariage mixte Acadien-Suliaçais. Ils quittent Saint-Suliac, pour s'installer dans le Poitou et en Louisiane, où l'État leur offre des terres à défricher. Les derniers partent en 1774[16].

La Révolution :

  • Lors de la Révolution, Saint-Suliac s'appelle désormais Port-Suliac[17] et Port Saint-Jean reprend son ancien nom Port-Stablon. En octobre 1792, le prieur doit se cacher et le vicaire s'exiler et un curé constitutionnel est installé à Port-Suliac. Le 20 octobre a lieu l'inventaire des objets du culte dans les chapelles de La Ville-ès-Nonais, Port-Stablon et Doslet. Ces chapelles et les biens appartenant aux religieuses de Saint-Sulpice : la Métairie-aux-Abbesses, la Moinerie, … sont déclarés biens nationaux. Le 5 janvier 1793, le Directoire de Saint-Malo décide de fermer l'église, parce que des cérémonies religieuses y sont célébrées malgré leur interdiction. L'église de Port-Suliac sert alors de Temple de la déesse Raison. Le conseil municipal au complet doit assister aux fêtes de la Décade, avec le Comité de Surveillance et la Société Populaire. En septembre 1795, on enlève le pavage de l'église pour récupérer le salpêtre (poudre à canon), mais les odeurs fétides qui se dégagent des tombeaux découverts entraîne le déplacement des fêtes de la Décade au presbytère.
  • La chouannerie est très active dans la région. Les chouans profitent de l'estuaire de la Rance, avec ses baies et criques tranquilles, pour organiser des transports maritimes et le service du courrier des princes, vers Jersey, Guernesey ou l'Angleterre[18]. Le 8 mars 1795, le lougre "Sea-Floor" débarquent clandestinement durant la nuit, à l'aide de chaloupes, dans la baie du moulin de Beauchet, en Saint-Suliac, 9 chefs chouans et 130 royalistes émigrés bien armés, destinés à rejoindre les troupes catholiques et royales du quartier général de Puisaye[19].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Consulat rétablit le culte catholique à l'église paroisiale, avec le nom de "Saint-Suliac" et rends au clergé les chapelles romanes de Saint-Gilles de Doslet, de Saint-Anne de la Viile-es-Nonais et de Saint-Jean-Baptiste à Port-Saint-Jean.

En 1813, les chapelles romanes de Doslet et de Port-Saint-Jean, pillées sous la Révolution, en mauvais états, sont désaffectées et vendues. En 1831, les ruines de la chapelle abbatiale Saint-Laurent, de Garot, sont enlévées.

Le XIXe siècle voit le tourisme se développer lentement avec quelques constructions de villas balnéaires.

En 1846, l'antique chapelle abbatiale Sainte-Anne des moniales de La Ville-ès-Nonais est démolie, pour faire place à une chapelle beaucoup plus grande, construite par l'architecte Eugène Hawke[20], en forme de croix latine.

En juin 1846, une épidémie de choléra se déclare à Saint-Suliac et fait 13 victimes en quelques jours.

En 1850, Saint-Suliac va perdre de son importance, avec l'érection en commune, de La Ville-ès-Nonais, par démembrement de 434 hectares distraits du territoire de la commune de Saint-Suliac au sud et la perte de 945 habitants des villages et hameaux de La Ville-ès-Nonais, Port-Saint-Jean, Panlivard, la Baguais, Doslet, …

La "Société des Régates de Saint-Suliac" est fondée en 1865 et organise tous les ans une grande fête nautique et villageoise.

En 1872, une cale d'embarquement est construite, sur la grève, dans l'axe de la rue principale.

En 1873, la commune est particulièrement éprouvée, 18 marins de Saint-Suliac, sont portés " péris en mer " sur les Bancs de Terre-Neuve.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pour la loi de séparation des Églises et de l'État, l'Inventaire du 8 mars 1906 fut l'objet d'affrontements sérieux entre les marins qui défendaient l'accès à l'église et le 47e régiment d'infanterie, qui dut battre en retraite.

La construction du pont de Beauchet en 1903, puis de la gare pour l'arrivée du train TIV en 1909, vont désenclaver la presqu'île de Saint-Suliac, par de nouveaux accès, au détriment de la traditionnelle voie maritime.

En 1911, sur la grève, le quai de Vinouse est construit pour désenclaver le hameau de La Villeneuve et va offrir une promenade aux touristes.

Saint-Suliac est l'un des rares villages portuaire de l'estuaire de la Rance à être tourné vers la mer et non pas vers l'intérieur des terres. Ses habitants essentiellement des marins, pratiquent la pêche aux lançons (un petit poisson filiforme, dont la taille n'excède pas 20 cm) à bord des Chippes (canot creux à arrière pointu, grée au tiers) qu'ils vendaient à Saint-Malo comme appât pour la pêche aux bars, aux maquereaux… Les pêcheurs suliaçais pratiquaient également la pêche aux seiches, (dites margates en breton), qu'ils utilisaient comme engrais dans les champs, ce qui a donné aux Suliaçais, le surnom de "Margatier". Ils embarquent aussi pour la grande pêche sur les Bancs ou à Terre-Neuve. Ils naviguent également sur les navires de commerce armés au cabotage ou au long cours.

Tous les ans, le Pardon du 15 août, avec sa bénédiction des bateaux et son hommage aux marins disparus, est très suivi par les marins et la population.

Avec la fin de la marine à voile, la population maritime de Saint-Suliac disparait petit à petit, au profit d'une population plus rurale ou d'origine urbaine.

Seconde Guerre mondiale :

  • Le 1er août 1944, une flottille de huit navires de guerres allemands mouille dans l'estuaire de la Rance, en face de Saint-Suliac, afin de protéger la ligne antichar de Doslet à Châteauneuf qui bloque l'accès de Saint-Malo.
  • Le 4 août, à 14 h 40, une patrouille de 8 avions Mustang P-51 n'observent alors que 5 dragueurs allemands mouillés l'un derrière l'autre. Les unités américaines du général Patton arrivent en vue de Châteauneuf pour libérer Saint-Malo. Aussitôt, les huit navires allemands ouvrent le feu de toutes leurs pièces. À 16 h, 4 avions chasseur-bombardiers Thunderbolt P-47 attaquent les navires, puis à 18 h, par trois vagues successives, ils coulent le dragueur de mines allemand M 422. Sur la plage arrière les marins allemands au garde-à-vous, firent tous le salut hitlérien, avant de sauter dans l'eau, alors qu'à Saint-Suliac sur le quai la population et les marins suliacais chantaient la Marseillaise ! Par le Mont-Garot, des Allemands blessés et défaits à Châteauneuf rejoignent aussi Saint-Suliac. Quant aux marins allemands du dragueur arrivés à la nage, à la pointe de Grainfolet, ils se rendent tous, et remettent leurs armes aux Suliaçaises. Puis, regroupés, se constituant prisonniers, ils sont tous rassemblés au patronage, où ils sont soignés par le médecin de Châteauneuf, le docteur L'Hénoret[21].
  • Des Américains du 329e IR de la 3e armée américaine du général Patton, arrivent à Saint-Suliac. Ils installent un canon dans la cour de la ferme de Chablés, qu'ils font tirer durant une dizaine de jours, sur toutes les fortifications allemandes du port de Saint-Malo, sur Aleth à Saint-Servan, sur l'île de Cézembre dans la baie de Saint-Malo, sur l'aéroport de Pleurtuit, … pour assurer la libération de Saint-Malo.

Le train TIV est abandonné en 1950 et remplacé par des autocars.

Les années 1960-70 voient un développement du village avec la construction du quai vers les Clos de Brons et d'un terre-plein sur enrochements. Des lotissements étendent le village sur Grainfolet et plus tardivement, vers les marais et vers Garrot. Son évolution est celle d'une station balnéaire, avec la construction de nombreuses villas secondaires.

Les régates et les fêtes nautiques inter-villages du Comité des fêtes ponctuent la saison estivale.

En 1965, avec le développement de la plaisance et du port, une école de voile est créée, pour former les jeunes à la voile, comme derniers héritiers de cette tradition maritime.

La construction en 1963-1966 du Barrage de la Rance, en aval de Saint-Suliac, a profondément modifié l'écosystème, les fonds marins, les marnages et les courants de l'estuaire de la Rance. Le marégraphe de Saint-Suliac, construit à cette occasion, donne les hauteurs d'eau pour l'ensemble de l'estuaire, en amont du barrage.

La chippe "Maria" construite en 1992, est la réplique à l'identique de plusieurs "Chippes de Saint-Suliac", bateaux de pêche aux lançons, d'après des plans de 1910 du chantier Lemarchand de La Landriais. Ce bateau a été primé à Brest en 1992. Son lancement a été l'occasion d'une grande fête nautique et villageoise à Saint-Suliac. Cette fête est reprise par le Comité des fêtes, qui organise tous les ans, le festival "Saint-Suliac il y a cent ans"

En 2008, la part des résidences secondaires représente 25 % de l'habitat suliaçais.

La Garde Côtes et le Syndicat maritime[modifier | modifier le code]

  • La Garde Côtes :

Depuis la Guerre de Cent Ans, le guet sur les côtes de France, est assuré par la population locale. L'engagement dans les Milices Gardes Côtes du littoral fait partie des servitudes de l'ancien régime. Saint-Suliac relève de la Capitainerie de Saint-Malo. Louis XIV réforme ce service en 1669 : 10 suliaçais sont mobilisés sur la commune[22]. En 1744, Le Corps de garde-côtes, à signaux, situé sur la pointe du Mont-Garrot, voûté de 12 pieds sur 6, sera restauré[23]. Les ruines d'un second Corps de garde-côtes ou de douaniers est encore visible sur la pointe de Garel.

  • Le Syndicat maritime de Saint-Suliac :

L'inscription maritime a été créé en 1670, par Colbert, afin de recenser tous les marins de la Pêche et du Commerce, en vue de leurs obligations militaires au service de la Marine Royale. Le littoral français fut divisé en circonscriptions territoriales, qui se déclinaient ainsi : Arrondissements maritimes, Sous-Arrondissements, Quartiers maritimes, Sous-Quartiers maritimes ou Syndicats maritimes[24]. Ils sont souvent remaniés au fil du temps. Saint-Suliac relève du Quartier maritime de Saint-Malo et à partir de 1847, les bateaux doivent porter avant l'immatriculation, des lettres d'identification de son quartier maritime, "SM" pour Saint-Malo[25]; Avec une importante population maritime, Saint-Suliac était aussi le siège d'un Syndicat Maritime, sa circonscription s'étendra sur les paroisses, puis communes de Saint-Suliac, La Ville-es-Nonais, Miniac-Morvan, Saint-Père, Châteauneuf, Saint-Guinoux, La Gouesnière, Bonaban, Lillemer et Plerguer. En 1957, la Direction des Affaires Maritimes passe sous la tutelle d'un Ministère civil : Il ne recrute plus pour l'armée et supprime tous les Sous-Quartiers, Syndicats des gens de mers, Préposats et Garderies maritimes[26].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Vitrail visible au XVIIIe siècle

La commune ne possède pas d'héraldique en propre. Il a été cependant relevé au cours de travaux[27] que le vitrail principal était orné au début du XVIIIe siècle d'un écusson en alliance dont la 1re partie représentait les armes de Pierre Jean de la Motte de Lesnage, seigneur fondateur (De sable fretté d'or de 6 pièces) et la 2de celles de sa femme, Anne Thérèse du Fresne, demoiselle du Colombier (De sinople au chef denché d'or, chargé de 3 tourteaux de gueules). Il est à remarquer que le témoignage concernant le blasonnement de Mme de la Motte est fautif. Le tout était surmonté d'une couronne comtale.

Les blasons plus anciens de Rieux, (D'azur à 10 besants d'or, posés 4,3,2,1) et de Beringhen, (D'argent à 3 pals de gueules, au chef d'azur chargé de 2 quintefeuilles d'argent), étaient également visibles autrefois dans l'église de Saint-Suliac, pour les pré-émininences du marquisat de Châteauneuf[28].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Suliac - Novembre 2011 (6).jpg
Saint-Suliac - Novembre 2011 (4).jpg
Saint-Suliac - Novembre 2011 (3).jpg

La commune compte trois monuments historiques :

Autres sites et monuments :

  • Nombreuses maisons datant des XIVe et XVe siècles, elles présentent des façades de granit d'une grande unité de couleur.
  • Oratoire de Grainfolet (1894), belvédère sur l'estuaire de la Rance;
  • Le moulin à marée de Beauchet ;
  • Les vignes de Garrot, 1250 pieds de chenin plantés en gobelets sur les coteaux sud du Mont-Garrot.

Environnement naturel[modifier | modifier le code]

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

Station de sauvetage SNSM[modifier | modifier le code]

La station de Saint-Suliac, de la Société nationale de sauvetage en mer, intervient sur toute la Rance maritime, des écluses de La Hisse jusqu'au barrage de la Rance, avec ses canots de sauvetage. Elle met en œuvre une vedette de 3e classe de 8 mètres et un canot pneumatique semi rigide, armés par des sauveteurs bénévoles, prêts à intervenir dans les plus brefs délais.

La station de sauvetage de Saint-Suliac est aussi un centre de formation pour les jeunes sauveteurs de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM).

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'association « Maria » La chippe de Saint-Suliac, entretient le bateau traditionnel de pêche aux lançons, avec sa voile au tiers et ses gros avirons (quatre hamblons). Elle navigue sur l'estuaire de la Rance, participe à des fêtes nautiques et rassemblements de vieux gréements, en France et à l'étranger.
  • L'Ommisport de Saint-Suliac, à son terrain de foot et son club de football amateur, de jeunes et de moins jeunes, deux équipes, au niveau départemental, en district 2 et district 5. Entraînements et initiations aux plus jeunes, débutants et poussins.
  • Terrain Multisports : situé derrière le camping et installé près de deux courts de tennis, cet équipement permet aussi aux écoles de disposer d'un outil pédagogique, où il est possible de pratiquer huit sports différents en libre accès et de nombreuses activités encadrées. L'ensemble comprend un terrain d'environ 360 m2 revêtu d'une pelouse synthétique souple bordé par une solide main courante.

Transports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Elvire Cerny (de), Saint-Suliac et ses traditions, Rue des Scribes, Rennes,‎ 1987 (réédition) (ISBN 2906064033)
  • (fr) Abbé Auffret, La Ville-es-Nonais, histoire de Sainte-Anne-sur-Rance, Montsouris, Paris,‎ 1957 (Réédité en 1977, Ed° Copie 22, Pédernec)
  • (fr) Aimé Lefeuvre, Julien Pétry, La vie à Saint-Suliac avant 1914, Danclau, Dinard,‎ novembre 1989 (ISBN 2907019015)
  • (fr) François X. Perrin, Yves Perrin, Saint-Suliac à travers son église, étude historique et archéologique, Ed° Patrimoine Saint-Suliac, (réédité en 2004),‎ 4 juillet 1993 (ISBN 2950775500)
  • (fr) Henri Battas, Saint-Suliac, Précis historique, imp. Bretonne, Rennes,‎ 1956
  • (fr) Aimé Lefeuvre, Julien Pétry, La Chippe de Saint-Suliac, Danclau, Dinard,‎ 1990 (ISBN 2-907019-03-1)
  • (fr) Aimé Lefeuvre, Julien Pétry, Généalogie de Cent familles suliaçaises, Le vocabulaire de Saint-Suliac, Danclau, Dinard,‎ 1990 (ISBN 2-907019-05-8)
  • Loïc Langouët Un retranchement normand insulaire : Gardaine à Saint-Suliac. Bulletin d'information de l'AMARAI , 1991, no 4., p. 55-63.
  • Alain Droguet, La culture de la vigne à Saint-Suliac au Moyen Âge, dans Le Pays de Dinan, 1992, p. 183-194. (ISSN 07526199)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Saint-Malo Agglomération. Consulté le 29 décembre 2007
  2. Site de l'association de préfiguration du PNR Rance Côte d'Emeraude
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Pierre-Roland Giot et F. Bordes « L'abri sous roches de Grainfolet » in, L'Antropologie Ed° Masson et Cie, Paris, 1955, T. 59, no 3-4, p. 206 et suivantes. Fouilles méthodiques entreprises par la Faculté des Sciences de Rennes, en septembre 1951 avec l'autorisation du Préfet maritime de la 2e Région. Certains silex taillés sont exposés au Musée de Bretagne aux Champs Libres à Rennes
  6. P. Bézier "Inventaire des monuments mégalithiques de département d'Ille-et-Vilaine" Ed° Caillière, Rennes, 1883, p. 32 à 36
  7. Les Dossiers du Centre Régional d'Archéologie d'Alet, Saint-Malo, 1974 no 2 p. 30 et 31, 1976 no 4 p. 43 et 49, 1988, no 16 p. 87
  8. Les Dossiers du Centre Régional d'Archéologie d'Alet, Saint-Malo, 1988, no 16 p. 87 : Louis Andlauer, lors d'un survol en avion, en août 1988, a noté l'existence d'un aménagement recoupé par le retranchement viking. Il pourrait s'agir d'une structure antérieure.
  9. Loïc Langouët, Le retranchement normand insulaire : Gardaine à Saint-Suliac, in, Bulletin de l'A.M.A.R.A.I. Université de Rennes I, Laboratoire d'Antropologie no 4 p. 55 à 63. - Jean-Christophe Cassart, le siècle des viking en Bretagne, éd. Gisserot, 1996. - Les dossiers thématiques internet du CRDP de Bretagne :
  10. Vicomte Frotier de la Messelière, Documents héraldiques du département d'Ille-et-Vilaine, extrait des Mémoires de l'Association Bretonne 1944-1945, éd. Armand Prud'homme, Saint-Brieuc, 1946, p. 111
  11. Jules Henri Geslin de Bourgogne & A. de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne: histoire et monuments, vol 3, p. 103
  12. Archives Nationales p. 1078
  13. Albert Richard, Establehon, port d'aumône, in Le Pays de Dinan, Ed° BM de Dinan, tome VI, 1986, p. 155 à 164
  14. Archives paroissiales du Temple de Carentoir, jurisdiction de Saint-Jean d'Establehon
  15. AD35, cote 4S85 : Plan des Salines, dressé le 21 avril 1868 par l'ingénieur Floucaud de Fourcoy, à l'occasion d'une demande de conversion en réserve de poisson. & Elvire de Cerny, Saint-Suliac et ses Traditions, contes et légendes d'Ille-et-Vilaine, Ed° Huart, Dinan, 1861, sa ré-éd° Rue des Scribes, Rennes, 1987, p. 17 et 79
  16. Compte-rendu de conférence, de la réunion des Brault - Breau – Breault, de Monique Hivert-Le Faucheux, à Néguac, Nouveau-Brunswick, au Canada, du 23 juillet 1988. Les cahiers de la Société historique acadienne, VOL. 21, NO 4, 1990. Le déracinement (déportation) des Acadiens sur Cyberacadie - L'Histoire des Acadiens et de L'Acadie
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
  18. Eugène Herpin, Saint-Malo sous la Révolution 1789-1800, Ed° H. Riou-Reuzé, Rennes, 1931, pages 344 à 348
  19. Emigration et chouannerie, Mémoire du Général Bernard de La Frégeolière, Librairie de Bibliophiles, Paris, 1881, p. 70 à 73
  20. « Notice no IA00130809 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Olivier Brichet, Eric Peyle, La Marine Allemande à Saint-Malo, 1940-1944, Les éditions du Phare, Cancale, 2001, p. 153-154. Emmanuel Feige, Les Trésors engloutis de la baie de Saint-Malo, Éditions Christel, Saint-Malo, 2005, p. 77 et 85. Yves Perrin, Mes souvenirs, tapuscrit, s.d. p. 39 à 41.
  22. Abbé Paul Paris-Jallobert, La Garde-Cotes du littoral de Saint-Malo, in, Bulletin-Mémoire de l'Association Bretonne, 1894. p. 6 à 15
  23. AD 35 C 1146 Corps de Garde 1744
  24. François Diverres, Administrateur Général des Affaires Maritimes, Les Quartiers des Affaires Maritimes, anciennement Quartiers d'Inscription Maritimes, in, Catalogue d'exposition De la mer à la terre, Patrimoine Maritime des Côtes de France, Ed° Le Festival de l'Ille, Betton, 1997, p. 17
  25. En vertu de l'accord franco-britannique du 23 juin 1843, des lettres furent attribuées à chaque quartier le 12 août 1847.
  26. AD 35, Répertoire numérique de la Sous-Série 4S Inscription Maritime, Rennes, 1982.
  27. Procès-verbal manuscrit du 3 juin 1774 (Archives d'Ille-et-Vilaine cote 4B1281-1292)
  28. Vicomte Frotier de La Messelière, Documents Héraldiques du Département d'Ille-et-Vilaine, extrait des Mémoires de l'Association Bretonne 1944-1945, éd° Armand Prud'homme, Saint-Brieuc, 1946. p. 12, 78 et 115
  29. « Notice no PA00090882 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Notice no PA00090880 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Notice no PA00090881 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. L'estuaire de la Rance, soit 3127 hectares en site classé, arrêté du 6/05/1995, no 811.
  33. Fiche officielle du site FR5300061 (Réseau Natura 2000)
  34. Le Mont-Garrot, site classé en 1939, puis l'ensemble formé sur la commune de Saint-Suliac par la Pointe du Puits, au Mont Garrot, soit 249 hectares en site classé, décret du 8/12/1983, no 804.
  35. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 40.