Mendionde

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Mendionde
Le château de Garro
Le château de Garro
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Hasparren
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Hasparren
Maire
Mandat
Lucien Betbeder
2014-2020
Code postal 64240
Code commune 64377
Démographie
Gentilé Lekondar
Population
municipale
824 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 28″ N 1° 17′ 50″ O / 43.3411, -1.2972222222243° 20′ 28″ Nord 1° 17′ 50″ Ouest / 43.3411, -1.29722222222  
Altitude Min. 58 m – Max. 846 m
Superficie 21,47 km2
Localisation

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Le quartier de Gréciette autour de son église
Fenêtre-bouteille à Gréciette
Lekorne, l'église du XVe siècle
Lekorne, l'horloge de l'église, fabriquée à Espelette
Lekorne, alignement de vieilles stèles au cimetière
Quartier Attissane, fronton ; enfants jouant à main nue

Mendionde est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Lekondar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Mendionde fait partie de la province basque du Labourd.

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[3] par la Joyeuse, affluent de l'Adour et par le ruisseau la Mouline, tributaire de la Nive.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien de 1835, la commune est divisée en sept sections :

  • Lekorne
  • Garrobi
  • Harretxeta
  • Grezieta
  • Atezain
  • Xerrenda
  • Basaburu ou Basoita

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom Mendionde du village apparaît sous les formes :

  • Mendiondo (XIIIe siècle[4] dans la Collection Duchesne[5], renfermant les papiers d'Oihenart dans le volume CXIV),
  • Mendihondo en moyen occitan (1304) et
  • Sanctus-Cyprianus de Mendionde en latin vernaculaire (1766[4], dans les collations du diocèse de Bayonne[6]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Gréciette apparaît sous les formes Garro (1186[4], dans le cartulaire de Bayonne[7]), Saint-Martin de Garro (1518[4], dans le chapitre de Bayonne[8]) et Guerreciette (1755[4], dans les collations du diocèse de Bayonne[6]).

Le toponyme Atissane apparaît sous la forme Attissane (1863, dans le Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Amestoy, lieu de pèlerinage situé sur la commune, est mentionné en 1863[4].

Le toponyme Jauréguia est mentionné sous la forme Jauregui (1693[4], collations du diocèse de Bayonne[6]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Lekorne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a été au Moyen Âge l'enjeu entre le roi de Navarre et le roi d'Angleterre.
Paul Raymond[4] note que les barons de Garro faisaient partie de la noblesse du Labourd.
Au XVIIe siècle, Mendionde et Gréciette, qui étaient alors des villages distincts, 23 maisons et 7 métairies appartenaient au seigneur de Garro[9].

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[10]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[11]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[12] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.

Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[13].

La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté ; ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[14]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner.svg

D'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre loups passants de sable.

Remarques La commune de Mendionde, mentionnée depuis le XIIe siècle sous le nom de Mendiondo, et Lekorryan, en 1304, est la réunion des anciennes paroisses de Mendionde et Gréciette. Les Garro étaient seigneurs de Mendionde et la commune porte les armes de cette ancienne famille[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Léon Damestoy    
2008 en cours Lucien Betbeder    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mendionde fait partie de huit structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes du pays d'Hasparren Hazparneko Lurraldea ;
  • le SIVU Bai Gurea ;
  • le SIVU de regroupement pédagogique de Mendionde - Macaye Gure Eskola ;
  • le syndicat AEP Mendionde - Bonloc ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuïa ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la zone artisanale d'Ayherre ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Mendionde accueille le siège du SIVU Bai Gurea, du SIVU de regroupement pédagogique de Mendionde - Macaye Gure Eskola, ainsi que celui du syndicat AEP Mendionde - Bonloc.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 824 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 513 1 352 1 482 1 547 1 579 1 681 1 625 1 639 1 537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 424 1 303 1 243 1 191 1 251 1 200 1 158 1 125 1 038
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 040 1 028 1 066 921 887 834 865 831 772
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
749 732 744 723 720 707 779 799 824
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Mendionde est le bas-navarrais occidental.
Festivités

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Cyprien[19] est inscrite aux monuments historiques depuis 1925. Elle recèle des retables, des statues, des tableaux et des lambris de revêtement inventoriés[20] par le ministère de la Culture.
  • Stèles discoïdales du cimetière du quartier Lekorne :
  • Stèles discoïdales du cimetière du quartier Gréciette :
  • L'église du XVe siècle, dans le quartier Lekorne, avec son clocher-pignon, possède des fresques du XXe siècle illustrant les quatre saisons :

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le mont Ursuya (678 m) est accessible à partir de Mendionde.

Paul Raymond[4] mentionne l'Iguelherry, montagne qui s’étend sur Hélette et Mendionde.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement
La commune dispose d'une école élémentaire.
Loisirs
La base de loisir du Baïgura (du SIVU Bai Gurea) organise la pratique du parapente sur le versant nord du mont Baïgura. Elle est située sur un petit col (298 m), sur le territoire de la commune de Mendionde, entre Hélette et Louhossoa.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées au XVIIe siècle
  • Jean-Baptiste Martin Dartaguiette d'Iron, baron d'Aguerre, marquis de La Mothe-Saint-Héray (Deux-Sèvres), né en 1682 dans la maison Iron et décédé à Paris en 1748, est commissaire des guerres en Louisiane, receveur général des finances de la généralité d'Auch, et un des plus riches financiers de la capitale en 1748[21].
Nées au XXe siècle
  • Prosper Saint-Martin, né en 1909 à Mendionde, devient champion de France de pelote basque en 1939 ;
  • Rudy Hirigoyen, né en 1919 à Mendionde et décédé en 2000 à Paris, est un chanteur lyrique français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Mendionde
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque,‎ 1863
  5. Collection Duchesne, vol. XCIX à CXIV, Ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. a, b et c Collations du diocèse de Bayonne, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques,‎ manuscrits des XVII et XVIIIe siècles
  7. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques,‎ manuscrit du XIVe siècle
  8. Chapitre de Bayonne, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 283
  10. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 187.
  11. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 300
  12. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux représentants du peuple par un courrier du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité : « 

    1. Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2. Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3. Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4. Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5. Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6. Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7. S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ?

     » (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour,‎ 1895-1901, p. 256-257)
  13. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 309
  14. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne,‎ 1935, page=67 à 70, et Gure Herria, Les paroisses du Pays basque,‎ 1930-1932, p. 263, sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 310
  15. Armorial de Bayonne, Pays basque et sud Gascogne, Hubert Lamant, tome I (1981) et tome II (1984) (en collaboration avec Jean-Marie Régnier)
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 16 juin 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Cyprien
  20. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier classé de l'église Saint-Cyprien
  21. Marcel Marc Douyrou, Fortune des Dartaguitte d'Iron de la paroisse de Mendionde, EKAÏNA N°113 - 1er trim 2010

lire: Jean Baptiste Martin Dartaguiette d'Iron

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]