Rocamadour

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Rocamadour
La cité médiévale, campée sur une falaise abrupte, domine la vallée de l'Alzou.
La cité médiévale, campée sur une falaise abrupte, domine la vallée de l'Alzou.
Blason de Rocamadour
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Gramat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Souillac
Maire
Mandat
Pascal Jallet
2008-2014
Code postal 46500
Code commune 46240
Démographie
Population
municipale
656 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 01″ N 1° 37′ 07″ E / 44.800278, 1.618612 ()44° 48′ 01″ Nord 1° 37′ 07″ Est / 44.800278, 1.618612 ()  
Altitude 279 m (min. : 110 m) (max. : 364 m)
Superficie 49,42 km2
Localisation

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Rocamadour

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Rocamadour

Rocamadour (en occitan Ròc Amadori) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Au cœur du Haut-Quercy, comme accrochée à une puissante falaise dominant de 150 mètres la vallée encaissée de l'Alzou, cette cité mariale est un lieu de pèlerinage réputé depuis le XIIe siècle, fréquenté depuis le Moyen Âge par de nombreux « roumieux », anonymes ou célèbres (Henri II d'Angleterre, Simon de Montfort, Blanche de Castille et Louis IX de France, saint Dominique et saint Bernard, entre autres figures illustres[1]), qui viennent y vénérer la Vierge noire et le tombeau de saint Amadour.

Rocamadour, « citadelle de la Foi », est également un site touristique de premier plan, l'un des plus visités de France avec 1,5 million de visiteurs par an, après Le Mont-Saint-Michel, la cité de Carcassonne, la Tour Eiffel et le château de Versailles[2].

La cité médiévale, aux ruelles tortueuses, est gardée par une série de portes fortifiées (porte Salmon, Cabilière, de l'hôpital, du figuier). Un escalier monumental, que les pèlerins gravissaient (et gravissent parfois encore) à genoux conduit à l'esplanade des sanctuaires, où se cotoient la basilique Saint-Sauveur, la crypte Saint-Amadour (classées au patrimoine mondial de l'humanité[3]), les chapelles Sainte-Anne, Saint-Blaise, Saint-Jean-Baptiste, Notre-Dame (où se trouve la Vierge noire) et Saint-Michel. L'ensemble est dominé par le palais des Évêques de Tulle[1].

Un chemin de croix conduit au château et à la croix de Jérusalem, où a été aménagé un belvédère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Sanctuaires

Selon Gaston Bazalgues, le nom Rocamadour est une forme médiévale qui a pour origine Rocamajor. Roca désignait un abri sous roche et major évoquait son importance. Ce nom a été christianisé à partir de 1166 avec l'invention de saint Amadour ou saint Amateur. En 1473, d'après la monographie d'Edmond Albe, le lieu fut nommé la roque de Saint Amadour. En 1618, sur une carte du diocèse de Cahors de Jean Tarde, apparut le nom de Roquemadour[4].

En 1166 les reliques de saint Amadour auraient été découvertes : un corps parfaitement conservé se trouvait enfoui au cœur du sanctuaire marial, devant l'entrée de la chapelle miraculeuse. Le corps de saint Amadour fut sorti de terre puis exposé aux pèlerins. Le corps fut brûlé durant les Guerres de Religion et il ne subsiste aujourd'hui que des fragments d'os, bientôt réexposés dans la Crypte St Amadour.

Le lieu-dit l'Hospitalet, surplombant Rocamadour, a un nom issu de espitalet qui signifiait petit hôpital et a pour origine latine hospitalis. Ce lieu d'accueil fut fondé en 1095 par dame Hélène de Castelnau[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Rocamadour est un petit village d'exception situé dans le département du Lot à l'extrême nord de la région Midi-Pyrénées. Proche du Périgord et de la vallée de la Dordogne, Rocamadour s'inscrit au cœur du parc naturel régional des Causses du Quercy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rocamadour
Lacave Montvalent Alvignac
Calès Rocamadour Rignac, Gramat
Calès Couzou Couzou

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rocamadour

Les armoiries se décrivent :

  • selon Malte-Brun : « De sinople, au rocher d'or coupé d'argent, et un autre rocher de sable. »[5] ;
  • selon Henry Montaigu : « Écu de gueules à trois rocs d'argent posée deux et un au chef de France (d'azur aux trois fleurs de lys d'or). »[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Rocamadour et ses nombreuses grottes abritaient déjà des hommes au Paléolithique comme le montrent les dessins de la Grotte des Merveilles. La grotte de Linars et son porche ont servi de nécropole souterraine et d'habitat à l'âge du bronze. Les vestiges sont déposés au musée de Cabrerets et dans le hall de la mairie de Rocamadour.

 l'âge du fer, le peuple des Cadurques arrive d'Allemagne moyenne. Au VIIIe siècle av. J.C., ils colonisent l'actuel département du Lot à l'aide de leurs armes en fer. Les restes d'un village, dans la vallée de la Salvate près de Couzou, ont été retrouvés lors de travaux. Un oppidum perché sur les hauteurs de la vallée de l'Alzou, en aval de Tournefeuille, est peut-être lié à la lutte des Gaulois contre les troupes romaines lors de la guerre des Gaules[7].

Histoire récente[modifier | modifier le code]

L'épée Durandal plantée dans la muraille de Rocamadour.

Les débuts et le rayonnement[modifier | modifier le code]

Les trois étages du village de Rocamadour datent du Moyen Âge, ils reflètent les trois ordres de la société : les chevaliers au-dessus, liés aux clercs religieux au milieu et les travailleurs laïcs en bas près de la rivière.

De rares documents mentionnent qu'en 1105 une petite chapelle était bâtie dans un abri de la falaise au lieu dit "Rupis Amatoris", à la limite des territoires des abbayes bénédictines Saint-Martin de Tulle et Saint-Pierre de Marcilhac.

En 1112, Eble de Turenne, abbé de Tulle s'installa à Rocamadour. En 1119, une première donation est faite par Eudes, comte de la Marche. En 1148, un premier miracle est annoncé. Le pèlerinage à Marie attirait les foules. La statue de la Vierge est datée du XIIe siècle. Géraud d'Escorailles, abbé de 1152 à 1188, fit construire les édifices religieux, financés par les dons des visiteurs. Les travaux furent terminés à la fin du XIIe siècle.

Rocamadour bénéficia déjà d'une renommée européenne comme l'atteste le Livre des Miracles du XIIe siècle[8] écrit par un moine du sanctuaire et reçut de nombreux pèlerins. En 1159, Henri II d'Angleterre, époux d'Aliénor d'Aquitaine vint à Rocamadour remercier la Vierge pour sa guérison.

En 1166, en voulant inhumer un habitant, on découvrit un corps intact, présenté comme celui de saint Amadour. Rocamadour avait trouvé son saint. Au moins quatre récits, plus ou moins teintés de légende, présentèrent saint Amadour comme un personnage proche de Jésus.

En 1211, le légat pontifical pendant la Croisade des Albigeois, Arnaud Amalric, vint passer l'hiver à Rocamadour. De plus, en 1291, le pape Nicolas IV accorda trois bulles d'indulgence d'un an et quarante jours pour les visiteurs du site. La fin du XIIIe siècle voit l'apogée du rayonnement de Rocamadour et l'achèvement des constructions. Le château est protégé par trois tours, un large fossé et de nombreux guetteurs[7].

Le déclin[modifier | modifier le code]

En 1317, les moines quittèrent Rocamadour. Le site fut alors administré par un chapitre de chanoines nommés par l'évêque.

Au XIVe siècle, un refroidissement climatique, des famines, des épidémies comme la peste noire ravagent l'Europe.

En 1427, une reconstruction est amorcée, mais sans moyens financiers ni humains. Un énorme rocher écrase la chapelle Notre-Dame qui est reconstruite, en 1479, par Denys de Bar évêque de Tulle[9].

Par la suite, lors des guerres de religion, le passage iconoclaste de mercenaires protestants en 1562 provoque la destruction des édifices religieux et de leurs reliques. Les chanoines décrivent, dans une supplique au pape Pie IV en 1563, les dégâts causés : "Ils ont, ô douleur! tout saccagé; ils ont brûlé et pillé ses statues et ses tableaux, ses cloches, ses ornements et joyaux, tout ce qui était nécessaire au culte divin...". Les reliques sont profanées et détruites, y compris le corps de saint Amadour. Selon les témoins, le capitaine protestant Bessonie le rompt à coups de marteau de forgeron en disant : "Je vais te briser, puisque tu n'as pas voulu brûler". Les capitaines Bessonie et Duras tireront, au profit de l'armée du prince de Condé, la somme de 20000 livres de tout ce qui composait le trésor de Notre-Dame depuis le XIIe siècle[10].

Une nouvelle fois, le site fut pillé sous la Révolution.

Les reconstructions du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Édifices reconstruits au XIXe siècle.

Au début du XIXe siècle, les sanctuaires de Rocamadour étaient dans un état de délabrement important, des arbres poussaient dans le grand escalier, la plupart des commerçants étaient partis[7]. Trois sanctuaires étaient en service (églises Saint Sauveur et Saint Amadour, chapelle Notre-Dame), deux sont en mauvais état (Saint Michel et Saint Blaise), les deux autres sont ruinés (Sainte Anne et Saint Jean-Baptiste). La toiture de l'église Saint Sauveur était à refaire, le mur extérieur de la face du midi accusait un surplomb de trente centimètres sous la poussée des voûtes surchargées de gravats[11]. En 1831, Jacques-Antoine Delpon écrivait : « Tout annonce que cet oratoire célèbre ne subsistera pas longtemps »[12].

Une volonté politique naquit en France pour la conservation des monuments historiques. Le , M. Baumes, préfet du Lot, écrivit une lettre pour demander une aide urgente au ministre de l'intérieur. Il y joignit un devis, qui s'élevait à 8 500 francs, établi en 1822 par l'abbé Caillau. Cette lettre resta sans réponse. Une liste des monuments fut dressée pour le Lot, la chapelle de Rocamadour y apparut prioritaire, mais aucun financement ne fut accordé par l'État ou par la municipalité de Rocamadour, ruinée par un procès.

Début 1855, Monseigneur Jean-Jacques Bardou, évêque de Cahors, eut l'idée de lancer une grande loterie pour rassembler des fonds. Le ministère de l'intérieur imposa comme préalable l'établissement de plans et de devis pour les travaux. L'architecte départemental réalisa ces documents et évalua la dépense prévisible à 318 819,71 francs. Trois tirages eurent lieu : , et . 600 000 billets de 1 franc sont émis, mais la loterie ne rapporta que 84 624,63 francs, soit le quart de la somme nécessaire aux travaux.

L'abbé Jean-Baptiste Chevalt, prêtre architecte et archéologue du diocèse de Montauban fut chargé par Monseigneur Bardou de la conduite des travaux qui débutèrent en 1858. En l'absence de financement public et pour éviter de nouveaux retards, l'évêque refusa de soumettre les travaux au contrôle de la commission des monuments historiques, d'où d'importantes tensions que tempéra le préfet du Lot.

Le château de Rocamadour reconstruit au XIXe siècle.

Les travaux concernèrent toute la cité religieuse et le château. L'abbé Chevalt dut faire face à de nombreuses difficultés pendant le déroulement du chantier :

  • terrain en forte pente (60 degrés) et d'accès difficile qui nécessita l'installation d'une grue et de deux voies ferrées en va-et-vient sur le plan incliné ;
  • embauche d'ouvriers et concurrence du chantier de chemin de fer ;
  • approvisionnement difficile de machines et produits provenant de Toulouse ;
  • négociations houleuses avec les propriétaires et boutiquiers pour l'achat de terrains ;
  • blessure d'un riverain et d'ouvriers; l'abbé Chevalt fut lui-même blessé lors de l'effondrement d'un échafaudage élevé en août 1872 et qui coûta la vie à un de ses employés ;
  • épuisement des revenus de la loterie le ; les revenus provinrent alors du magasin de Marie (vente d'objet pieux), des offrandes des troncs et des donations ;
  • instabilité des terrains de la combe au nord des églises (actuel chemin de croix). En 1865, l'abbé Chevalt signala aux autorités des fissures importantes en haut de la combe au nord des églises. L'ingénieur Billard étudie la question et montre que les eaux de la fontaine municipale ne sont plus canalisées et détrempent la couche de terrain argileuse en aval. La municipalité de Rocamadour ne réagit pas jusqu'à l'éboulement du qui écrasa la grange et la cave de l'aubergiste Lafon et entraina le petit chemin de fer et les murs du chantier. Un procès fut engagé contre la municipalité et l'administration du pèlerinage. Le , malgré les arguments techniques, les religieux furent condamnés, à Gourdon, puis en appel à Agen le , à indemniser la victime et à effectuer les travaux de soutènement.

À la fin de l'été 1872, les gros travaux de restauration furent terminés.

Le pèlerinage de Rocamadour[modifier | modifier le code]

L'épreuve finale du pèlerinage consistait à gravir à genoux les 216 marches conduisant à la cité religieuse (qui comprend sept églises, et douze autres que les restaurations du XIXe siècle n'ont pu relever). Enfin parvenus à l'intérieur des sanctuaires après cette ascension, les pèlerins laissaient en ex-voto divers objets. Les plus connus restent les fers de condamnés libérés de leurs chaînes, les bateaux de marins sauvés et reconnaissants, ou les plaques de marbre gravées et accrochées au mur de la chapelle aux XIXe siècle et XXe siècle. L'insigne des pèlerins est la sportelle.

Bien plus que présentant les reliques du corps d'Amadour, le succès du site vint des miracles de la Vierge noire dont la cloche miraculeuse signalait par son tintement le sauvetage en mer de marins. Cette reconnaissance du monde des marins valut à Notre Dame de Rocamadour d'être vénérée dans plusieurs chapelles comme au Finistère ou au Québec. L'Église encouragea également ce pèlerinage par l'attribution à perpétuité d'indulgences plénières aux personnes qui recevraient les sacrements de la pénitence et de la communion à Rocamadour. Les plus célèbres sont celles des grands pardons, lorsque la Fête-Dieu arrive le jour de la Saint Jean-Baptiste (24 juin). Les jours de grands pardons où l'indulgence plénière est accordée, plus ou moins 30 000 personnes se pressent à Rocamadour.

Outre les détails concernant le pèlerinage et les pèlerins, le Livre des Miracles de Notre-Dame de Rocamadour, dont le manuscrit daterait de 1172, renferme nombre de renseignements sur la vie au Moyen Âge, mille traits de mœurs sur les hommes et les femmes de cette époque, tout un vécu populaire, qui font l'histoire. Outre les circonstances qui ont entouré l’essor tout à fait exceptionnel du pèlerinage, Jean Rocacher évoque les points essentiels que contient ce texte : signification du miracle dans la mentalité médiévale, aspects médicaux, spiritualité et doctrine mariale, intérêt historique signalé entre autres par des événements précis tels que l’ordalie imposée à l’infante de Navarre, Sancha, épouse de Gaston V de Béarn. Il existe une réédition du Livre des Miracles de Notre-Dame de Rocamadour présentée et annotée par Jean Rocacher (professeur émérite à l’Institut catholique de Toulouse), avec une préface de Régine Pernoud, chez l'éditeur Le Pérégrinateur.

Les tribunaux ecclésiastiques, et parfois les tribunaux civils, ont fréquemment imposé le pèlerinage de Rocamadour. C'était une grande pénitence, infligée surtout aux hérétiques albigeois qui passaient pour haïr la Mère de Dieu. Mais les pèlerinages n'étaient pas toujours un but d'actions pieuses : les seigneurs, les consuls des villes aimaient à se placer sous la protection de Notre-Dame pour conclure un traité ou signer une charte.

Rocamadour possède un pèlerinage très ancien à la Vierge Marie sous l'apparence d'une Vierge noire dont le corps était autrefois couvert de plaques d'argent, puis d'un manteau, comme Notre Dame du Puy ou Notre Dame de la Daurade à Toulouse. Cette statue est dans l'une des chapelles dans les sanctuaires à pic, sur les gorges de l'Alzou

C'est aussi ici que selon une version, l'épée de Roland, Durandal, aurait été transportée par l'archange saint Michel.

Administration[modifier | modifier le code]

En mars 2001, la ville s'est singularisée en élisant au conseil municipal, en tête de tous les candidats, le producteur et présentateur de télévision Patrick de Carolis, qui a des attaches dans la commune, avec pour intention d'en faire son nouveau maire. Toutefois, Patrick de Carolis, qui n'était pas candidat à l'élection municipale, a décliné l'offre qui lui était faite mais fut conseiller municipal pendant quelques années.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Pascal Jallet    
mars 2001 2008 Annick Leymarie    
mars 1971 2001 André Jallet[13]    
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis le 1er janvier 2010, la commune de Rocamadour a rejoint la Communauté de communes du Pays de Souillac, qui se nomme désormais « Communauté de communes du Pays de Souillac Rocamadour ».

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 656 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 055 1 695 772 1 360 1 314 1 377 1 482 1 563 1 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 640 1 646 1 627 1 573 1 607 1 545 1 509 1 388 1 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 179 1 184 1 048 838 872 800 813 744 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
660 625 599 627 627 614 630 633 656
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : rocamadour (fromage).

Rocamadour a donné son nom à un petit fromage de chèvre, le rocamadour, AOC depuis 1996. Le rocamadour est également appellation d'origine protégée (AOP), l'équivalent européen de l'AOC, depuis 1999.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Rocamadour fda.jpg
La chapelle de l'Hospitalet

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Francis Poulenc vécut à Rocamadour sa célèbre conversion à la foi catholique. En 1936, après avoir appris le décès du compositeur Pierre-Octave Ferroud, il composa "Les Litanies à la Vierge Noire de Rocamadour" dont le texte était encore proposé aux pèlerins à cette époque. Chaque année le festival de musique sacrée Cantica Sacra Rocamadour et sa session de chant liturgique lui rendent hommage en interprétant plusieurs de ses œuvres.
  • Georges Emile Lebacq peintre belge impressionniste et post-impressionniste (1876-1950) illustra plusieurs Bulletins de Notre-Dame de Rocamadour par de nombreux dessins et bois. Il réalisa aussi de nombreuses peintures des personnages de l'histoire de France : Roland, Saint Louis, Jean le Bon, Charles le Bel, Philippe d'Alsace, Henri II, Blanche de Castille, Louis XI, Marie de Luxembourg, toujours visibles dans la basilique de Rocamadour. Sa palette de peintre est accrochée à la roche de la paroi de la Chapelle miraculeuse.
  • Patrick de Carolis est un familier du village. Le réalisateur français Louis Malle a également été très attaché à Rocamadour durant sa carrière.

Quelques pèlerins célèbres : Roland de Roncevaux - Charles le Bel - Saint Louis - Blanche de Castille - Louis XI - Aliénor d'Aquitaine - Henri II Plantagenêt - Jacques Cartier - Sœur Emmanuelle.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Rocamadour possède un bureau de poste et de nombreux commerces.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Rupin (préf. Robert de Lasteyrie, membre de l'Institut), Roc-Amadour - Étude historique et archéologique, coll. « Monographie des villes et villages de France »,‎ 1904 (réimpr. 2001), 416 p. (ISBN 2843730767, ISSN 0993-7129)
  • Le Livre des miracles de Notre-Dame de Rocamadour au XIIe siècle, traduit par Edmond Albe, présenté par Jean Rocacher et préfacé par Régine Pernoud, Toulouse, 1994. leperegrinateurediteur.com

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Didier Poux, Rocamadour, haut-lieu de pèlerinage, Apa-Poux, Albi, 1992
  2. http://www.actualitte.com/actualite/2148-abbaye-Mont-Saint-Michel-anniversaire.htm d'après une dépêche de l'AFP à l'occasion des 1300 ans du Mont-Saint-Michel
  3. Liste des sites classés : http://whc.unesco.org/fr/list/868/multiple=1&unique_number=1019
  4. a et b Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ juin 2002, 115,119 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 111
  5. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion,‎ 1882 (réimpr. 1980), 58 p., p. 38
  6. Henry Montaigu, Rocamadour ou la pierre des siècles, Éditions SOS, coll. « Haut lieux de spiritualité »,‎ 8 avril 1974, 774e éd., 269 p. (ISBN 2 7185 0774 8), « Les armes de Rocamadour », p. 261
  7. a, b et c Michelle Cheveau (dir.) (préf. André Jallet), Rocamadour : Une cité en équilibre, Concots, Richesse du patrimoine orale, coll. « Carnets de notes »,‎ décembre 1998, 430 p. (ISBN 2-9510050-6-7)
  8. Moine du sanctuaire de Rocamadour (trad. Edmond Albe, préf. Régine Pernoud), Le livre de Notre-Dame de Rocamadour au XIIe siècle, Toulouse, Le Pérégrinateur, coll. « Monographie des villes et villages de France » (réimpr. 1996) (ISBN 2910352048)
  9. Y. et F. Cranga, « L'escargot dans le midi de la France, approche iconographique », sur http://www.gireaud.net, Société Archéologique du Midi de la France,‎ 1997 (consulté en 22/7/2009)
  10. Henry Montaigu, Rocamadour ou la pierre des siècles, Éditions SOS, coll. « Haut lieux de spiritualité »,‎ 8 avril 1974, 774e éd., 269 p. (ISBN 2 7185 0774 8), « La guerre civile », p. 108-109
  11. Jean Rocacher, Les restaurations des sanctuaires de Rocamadour, Toulouse, Institut Catholique de Toulouse, coll. « Bulletin de littérature Ecclésiastique »,‎ 1987, 318 p. (ISSN 0495 9396, présentation en ligne)
  12. Jacques-Antoine Delpon, Statistique du département du Lot, t. 1, Bachelier,‎ 1831 (réimpr. 1979), 554 p. (ISBN 2-902422-00-8), « De l'Église de l'abbaye de Rocamadour », p. 540
  13. http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/20/1039442-Rocamadour-Andre-Jallet-est-decede.html
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  16. Jean Rocacher - La cité religieuse de Rocamadour - pp.437-456, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  17. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher - Quercy roman - pp.165-194 - Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps n°10 - La Pierre-qui-Vire - 3e édition - 1979 ISBN 978-2-7369-0143-1
  18. Classement des édifices religieux sur le site Patrimoine de France

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]