Puycelsi

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Puycelsi
Puycelsi vue de la montée vers la Grésigne
Puycelsi vue de la montée vers la Grésigne
Blason de Puycelsi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Castelnau-de-Montmiral
Intercommunalité Communauté de communes de Vère Grésigne
Maire
Mandat
Claude Labranque
2014-2020
Code postal 81140
Code commune 81217
Démographie
Population
municipale
484 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 38″ N 1° 42′ 39″ E / 43.9938888889, 1.7108333333343° 59′ 38″ Nord 1° 42′ 39″ Est / 43.9938888889, 1.71083333333  
Altitude 280 m (min. : 132 m) (max. : 367 m)
Superficie 39,2 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Puycelsi (précédemment Puicelcy-en-Albigeois [Archives consulaires et municipales jusqu'à la fin du Second Empire][1] - en occitan Puègcèlsi) -, est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Porte de l'Irissou et tour de la prison

Le village est perché sur un piton rocheux qui domine de 150 m la vallée de la Vère, à proximité de la forêt domaniale de la Grésigne. Sur la commune coule le Tescounet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom provient du celte « Celto Dun », Forteresse de bois ; que les Romains ont transformé en « Podium Celsium », terrain plat élevé. [Informations douteuses] La ville est fondée au Xe siècle par les moines bénédictins de l'abbaye d'Aurillac, à proximité d'un ancien site préhistorique.

Lieu convoité, elle subit plusieurs sièges, en particulier par Simon de Montfort durant la Croisade des Albigeois (1211-1213). Le château fut démantelé à l'occasion du traité de Meaux en 1229, et ses ruines furent déblayées en 1830 pour aménager la place actuelle du Grand Saint-Roch.

La ville fut aussi assiégée par les pastoureaux en 1320 et par les Anglais en 1386 (guerre de Cent Ans). Elle ne fut jamais prise de force.

En 1791, les localités et paroisses de Saint-Nazaire-de-Larroque, de Saint-Martin-d'Urbens et de Notre-Dame-de-Mespe sont détachées du territoire de Puycelsi pour former la commune de Larroque[2]. Le village, chef-lieu de commune, est jusqu'en 1850 un lieu prospère avec presque 800 habitants. La population totale de la commune comprenant les hameaux des anciennes paroisses de Laval, Saint-Catherine, Lacapelle, Saint-Julien, s'élevait à 2 450 habitants. La Première Guerre mondiale et l'exode rural entre les deux guerres l'ont rendu exsangue. Quasiment abandonné dans les années 1950, le village, qui bénéficia de l'adduction d'eau en 1960 seulement, fut restauré par des résidents secondaires qui remirent en état la plupart de ses maisons.

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, un hameau de forestage a été construit en 1962 à l’écart de la ville, au lieu-dit la Janade, à destination de familles de harkis. Transformé par la suite en Village de vacances, il est devenu aujourd'hui un hameau résidentiel.

Actuellement, la population permanente du village de Puycelsi comprend 98 habitants dont 30 % d'étrangers (Anglais, Belges, Néerlandais, Canadiens, ...). Puycelsi est composée de 499 habitants (recensement publié en 2012), avec une densité de 12,73 personnes par km2.

Maison Renaissance

Héraldique[modifier | modifier le code]

Puycelsi

Son blasonnement est : D'azur au château donjonné de trois tourelles d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1985 mars 2001 Claude Bouyssières PS Conseiller général du Tarn
mars 2001 mars 2014 Henry Féral    
mars 2014 en cours Claude Labranque    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 484 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 520 1 520 1 730 1 876 2 026 2 082 2 153 2 206 2 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 137 2 085 2 131 1 868 1 833 1 739 1 716 1 596 1 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 443 1 215 1 097 844 798 796 770 664 650
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
503 535 480 442 453 495 494 493 488
2011 - - - - - - - -
484 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des capitaines-gouverneurs
  • Remparts du XIVe siècle. La porte de l’Irissou possède un double système de défense. Elle se trouve à proximité de la tour de la prison ; le tout surplombe les lices.
  • Chapelle Saint-Roch 1703
  • Château des capitaines-gouverneurs XVe siècle
  • Chapelle Saint-James dite « des templiers »
  • Nombreuses maisons des XVe et XVIe siècles dont la mairie
  • Église Saint-Corneille des XIVe et XVe siècles de style gothique méridional avec une seule nef, avec un retable de 1689, restauré en 1985 et d'autres mobiliers classés (pietà du XVe siècle, Christ philictère en bois ...).
  • Au pied du village, verger-conservatoire régional créé par le Département du Tarn en 1986 pour contribuer à la sauvegarde de 800 espèces d’arbres fruitiers traditionnelles et menacées (pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers).
  • À partir du village (altitude : 299 mètres), le sentier du Patrimoine, aménagé en 1987, est composé de plusieurs boucles de la Vallée de L'Audoulou jusqu'au massif de Montoulieu en forêt de Grésigne (altitude 498 mètres)
  • À l'ouest du village, au-dessous des éboulis de la falaise du Rouzet, site moustérien fouillé au cours des années 1975-1987 sous la direction de André Tavoso.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Essais
  • Claude Bouyssières, Grésigne, histoire d'une Forêt convoitée, 294 pages, 1999
  • Claude Bouyssières, Puicelcy, lieu de Mémoire, 1996, 303 p.
  • Les Premiers Chasseurs de la Vère, 24 pages, juin 1987
Fictions
  • Gudule. La Maison aux volets fermés. Averbode, juillet-août 2005, n° 11-12, 48 p. (Récits-Express). Le village de Puycelsi porte le nom de Pastourou.
  • Anne Duguël. Le Petit Jardin des fées. Ed. Mic-Mac, 2010, 176 p. ISBN 978-2-91746017-7. Le village de Puycelsi porte le nom de Pastourou.
  • Gudule. Parlez-moi d'amour in Baisers de sang : 20 histoires érotiques de vampires : anthologie / présentée par Alain Pozzuoli. Paris : les Belles lettres, 2005, p. 35-44. ISBN 2-251-49162-7

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renommage de la commune par le décret no 2011-311 du 22 mars 2011, consulté le 25 mars 2011.
  2. Présentation de la commune de Larroque sur le site des archives départementales du Tarn.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. LES REPENTIS - Melakarnets

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Panneau explicatif sur la place du village Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]