La Grave

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La Grave
Vue du village de La Grave
Vue du village de La Grave
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton La Grave
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Pierre Sevrez (DVG)
2008-2014
Code postal 05320
Code commune 05063
Démographie
Gentilé Gravarots
Population
municipale
486 hab. (2011)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 49″ N 6° 18′ 24″ E / 45.0469444444, 6.30666666667 ()45° 02′ 49″ Nord 6° 18′ 24″ Est / 45.0469444444, 6.30666666667 ()  
Altitude Min. 1 135 m – Max. 3 976 m
Superficie 126,91 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lagrave-lameije.com

La Grave est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Gravarots.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Grave est située à 1 500 m d'altitude sur la rive droite de la haute vallée de la Romanche, dans le département des Hautes-Alpes. Elle se trouve à 10 kilomètres du col du Lautaret et à 35 kilomètres de Briançon. Le village est dominé au sud par l'imposant massif de la Meije (qui fait partie du Parc National des Ecrins), second sommet du massif des Ecrins (3 982 m).

La commune est constituée du village de la Grave et de cinq hameaux : les Fréaux, le Chazelet, les Terrasses, Ventelon, les Hières et Valfroide.

Une partie de la commune de la Grave est située dans le parc national des Écrins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de La Grave.

L'église romane de La Grave remonte au XIe et début XIIe siècle. À l'intérieur on trouve une piéta contemporaine de la construction de l'église, un statue de la vierge du XVIIe, et un tableau naïf du XVIIIe siècle. À côté de l'église se trouve la chapelle des pénitents, du XVIIe siècle, qui possède plusieurs pièces d'art religieux. Sur le territoire de la commune, aux Hières, se trouve une autre église romane du XIIe siècle.

Au début de la Révolution française, le nouveau découpage de la France en départements (1790) intégrait initialement la commune au département de l'Isère, situé sur le même bassin hydrographique et économique (à l'ouest du col du Lautaret). Mais les communes de La Grave et de Villar-d'Arêne souhaitaient être intégrées au département des Hautes-Alpes, vraisemblablement dans l'espoir de bénéficier du régime fiscal préférentiel de la République des Escartons. Lorsque l'Assemblée nationale abolit ce privilège fiscal, il était trop tard pour revendiquer une intégration au département de l'Isère.

Économie[modifier | modifier le code]

Elle repose sur l'agriculture (en nette régression) et le tourisme, essentiellement (alpinisme, via ferrata, sports d'eaux vives, tourisme vert, et sports d'hiver).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Grand Pic de la Meije (3982 m) et le glacier de la Meije, vus depuis le lac Noir sur le plateau d'Emparis.
Gare des téléphériques - Bureau des guides
Hors piste du Glacier de la Girose

La Grave est réputée pour les sports de montagne.

  • Ski. Le « domaine skiable des vallons de la Meije » (1400m – 3 560 m) se trouve sur la commune de La Grave. Créé en 1976, il s'agit d'un domaine skiable particulier dans la mesure où il n'existe pas de pistes sécurisées et balisées[Note 1], mais des itinéraires de montagne desservis par les Téléphériques des glaciers de la Meije (TGM)(1450 m – 3 190 m). Ces téléphériques sont prolongés, sur le glacier de la Girose, par deux téléskis permettant d'atteindre le Dôme de la Lauze (3 560 m), à proximité des pistes de la station des Deux-Alpes. Il s'agit des plus hautes remontées mécaniques de France, après le téléphérique de l'Aiguille du Midi (3776 m) à Chamonix. Ce domaine, réservé aux skieurs expérimentés, est réputé dans le monde entier. Une compétition y est organisée chaque année en avril : le Derby de La Meije.

Un domaine skiable plus réduit (4 téléskis et un télésiège, entre 1 740 m et 2 170 m) est situé sur le hameau du Chazelet, en contrebas du plateau d'Emparis, permettant aux débutants de se familiariser avec le ski de piste.

  • Alpinisme. Il existe de nombreux itinéraires d'alpinisme dans le secteur de La Grave, le plus célèbre d'entre eux restant l'ascension du Grand Pic de la Meije (3 982 m), dont la face nord domine de presque 1 000 mètres le glacier éponyme. Il s'y pratique également la cascade de glace ainsi que la via ferrata (au hameau des Fréaux).
  • Randonnée pédestre. Plusieurs itinéraires partent de la Grave ou y transitent, notamment, le GR 50 (Tour du Haut-Dauphiné) et le GR 54 (Tour de l'Oisans).

Trois refuges de montagne se trouvent à La Grave :

  • le refuge Évariste Chancel (2 506 m)
  • le refuge de l'Aigle (3 450 m)
  • le refuge du Goléon (2 480 m)

La culture est aussi au rendez-vous l'été avec deux festivals :

  • le Festival Olivier Messiaen
  • les Rencontres de la Haute Romanche au Pays de la Meije : créer sur le territoire et à partir du territoire, tel est le credo de cet événement novateur. Autre originalité, les lieux de création, de répétitions et de spectacle, sont aussi divers que révélateurs de l’esprit des Rencontres : tour à tour, granges, chapelles, églises, anciennes maisons de roulages ou encore cafés et gîtes hébergent les représentations artistiques.

Divers[modifier | modifier le code]

La Grave bénéficie du label des plus beaux villages de France ; décerné par une association indépendante, ce label vise à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises (moins de 2000 habitants) riches d'un patrimoine de qualité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Durand DVD Conseiller général
mars 2008 en cours Jean-Pierre Sevrez DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Gravarots.


En 2011, la commune comptait 486 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 616 1 741 1 865 1 848 1 886 1 785 1 819 1 768 1 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 536 1 447 1 459 1 292 1 260 1 251 1 241 1 180 1 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 013 999 966 858 638 647 621 594 555
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
551 562 513 453 455 511 491 487 488
2011 - - - - - - - -
486 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Olivier Messiaen passait tous ses étés à La Grave depuis 1950. En hommage au compositeur, le festival Messiaen s'est créé depuis quelques années.
  • Nicolas de Nicolay, né à La Grave en 1517, géographe du roi Henri II, puis de Charles IX. Grand voyageur, il est l'un des premiers Européens "modernes" à avoir décrit Alger. Auteur de "Navigations et pérégrinations".

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. à l'exception de la piste bleue du glacier de la Girose
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011