La Couvertoirade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Couvertoirade
Image illustrative de l'article La Couvertoirade
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Nant
Intercommunalité Communauté de communes Larzac-Templier Causses et Vallées
Maire
Mandat
Maryse Roux
2014-2020
Code postal 12230
Code commune 12082
Démographie
Gentilé lacuperturadais(se)
Population
municipale
176 hab. (2011)
Densité 2,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 50″ N 3° 19′ 02″ E / 43.9138888889, 3.31722222222 ()43° 54′ 50″ Nord 3° 19′ 02″ Est / 43.9138888889, 3.31722222222 ()  
Altitude Min. 640 m – Max. 900 m
Superficie 61,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative d'Aveyron
City locator 14.svg
La Couvertoirade

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique d'Aveyron
City locator 14.svg
La Couvertoirade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Couvertoirade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Couvertoirade
Liens
Site web lacouvertoirade.com

La Couvertoirade (La Cobertoirada en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents L'Hospitalet-du-Larzac Nant Sauclières Rose des vents
Cornus N Campestre-et-Luc
O    La Couvertoirade    E
S
Les Rives Le Caylar Le Cros

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend dans le parc naturel régional des Grands Causses sur une partie du causse du Larzac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Cubertoirata apparaît dès le XIe siècle lors de la délimitation des territoires appartenant à l’abbaye de Gellone, à Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) aujourd’hui. Depuis le XIIe siècle, les Templiers sont installés sur le Larzac et à La Couvertoirade. Leur implantation est due d’une part à la proximité de routes permettant de descendre vers la côte méditerranéenne pour s’embarquer vers l’Orient et la Terre sainte, d’autre part à des donations.

La Couvertoirade constitue dès l’origine pour les Templiers un centre d’exploitation agricole. Sur ces terres, ils font cultiver aux paysans des céréales, élever des chevaux (pour la guerre) et des ovins (pour la viande, les peaux, le lait). Un bourg se développe autour du château, encore visible de nos jours. En 1312, l’ordre du Temple est dissous. L’ensemble de leurs biens revient aux Hospitaliers qui deviennent les nouveaux maîtres de La Couvertoirade. La bourgade compte 135 feux en 1328, soit environ 800 personnes. Au milieu du XIVe siècle, les « Routiers » (des compagnies de mercenaires vivant en bandes plus ou moins organisées et souvent peu disciplinées) pillent le Larzac. Par crainte de ces bandes armées, les habitants finissent par faire fortifier le bourg de 1439 à 1445. C'est Déodat d'Alaus, maître maçon de Saint-Beauzély, qui est chargé d'exécuter ces travaux. Malheureusement, ce territoire se sera déjà fortement dépeuplé.

À ce siècle de fléaux succède un siècle de repeuplement et de reconstruction dont témoignent de nombreuses maisons ayant conservé des éléments de la fin du XVe au début du XVIe siècle. En 1562, au début des guerres de religion, les Huguenots tentent de prendre la cité — en vain. En 1702 les habitants s’arment et restaurent les portes par crainte des Camisards, mais le bourg ne sera plus jamais attaqué. Malgré les épidémies et les disettes s’instaure une certaine prospérité. En 1768 le bourg est érigé en commanderie indépendante, octroyée au chevalier Riquetti, baron de Mirabeau, déjà commandeur de Sainte-Eulalie. La Révolution confisquera bientôt toutes les possessions hospitalières qui reviendront aux paysans. Au XIXe siècle, la commune est touchée par l’exode rural mais maintient son activité économique agricole. Puis, à partir des dernières décennies du XXe siècle, la commune exploitera aussi son passé templier à des fins touristiques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1995 Jacques Dupont gauche instituteur
2001 en cours Marie José Laborie    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 176 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
644 815 969 1 028 1 075 1 020 939 906 847
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
790 812 750 736 792 648 519 478 409
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
329 335 286 256 188 160 142 120 107
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
134 148 153 173 179 176 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de Roquefort, Pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe tournée vers l'apiculture et la production de bois de chauffe et le tourisme rural. Les agriculteurs de la commune et des communes voisines vendent leurs productions transformées ou pas devant le bourg les dimanches de la saison estivale.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Remparts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Remparts de La Couvertoirade.

Logo monument historique Classé MH (1895)[3]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commanderie de La Couvertoirade.

Logo monument historique Classé MH (1945)[4]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Hôtel de Grailhe[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1934)[5]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Hôtel de la Scipione[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Christol[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1945)[6]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Presbytère[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Presbytère de La Couvertoirade.

Logo monument historique Classé MH (1945)[7]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Cimetière[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1945)[6]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Lavogne[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Moulin de Redounel[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Sentier de grande randonnée[modifier | modifier le code]

Un chemin rural qualifié de sentier de grande randonnée (GR 71C, 83 km) part de La Couvertoirade et permet, en quatre jours, de s'immerger dans les replis les plus reculé du causse et de faire connaissance avec sa population.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bouloc, La Couvertoirade : visites guidées, La Couvertoirade, les Amis de La Couvertoirade (3e éd. modifiée),‎ 2010, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 56 p. (notice BnF no FRBNF42130929)
  • André Soutou, La Couvertoirade, La Couvertoirade, Association des amis de La Couvertoirade,‎ 1977, ill., couv. ill. ; 19 cm, 40 p. (notice BnF no FRBNF34592987)
  • Alain Salasc et Jean-Pierre Amalvy, Guide de visite, La Couvertoirade, La Couvertoirade, Association des amis de La Couvertoirade,‎ 1986, 48 p.-[1] f. de carte dépl. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm (notice BnF no FRBNF34903752)
  • Michel Renaud, Yannick Zaballos et Sylvie Fournier (Collaboratrice) (ill. Laurence Stéfanon, photogr. Ivan Anger), Cité de La Couvertoirade : fondation templière et commanderie hospitalière du Larzac : guide aide-mémoire..., Gavaudun, Éd. Fragile, coll. « La mémoire des pierres »,‎ 1996, 1 dépl. (8 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 29 cm (ISBN 2-910685-11-X (édité erroné), ISSN 1258-1445, notice BnF no FRBNF36695295)
  • Alphonse Caubel (préf. Jacques Bousquet ; Jean Delmas, ill. Robert Aussibal), L'"Écho des remparts" de La Couvertoirade, Rodez, Sauvegarde du Rouergue (Recueil d'études précédemment parues dans "L'Echo des remparts", bulletin paroissial, de 1922 à 1925.),‎ 1999, ill., couv. ill. en coul. ; 25 cm, 132 p. (notice BnF no FRBNF37077823)
  • Institut géographique national (France) et Fédération française de la randonnée pédestre, Le Caylar - La Couvertoirade : Cirque du bout du monde, Paris, IGN (document cartographique, monographie),‎ 2011, 1 flle : en coul. ; 136 x 96 cm, pliée 23 x 12 cm (ISBN 978-2-7585-2591-2, notice BnF no FRBNF42561417)

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1994, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685848)
  • (en) Michel Renaud, Yannick Zaballos et Sophie Fournier (Collaboratrice) (trad. Beryl Degans, ill. Laurence Stéfanon, photogr. Ivan Anger), City of La Couvertoirade : a templar foundation and hospitaller commandery on the Larzac : guide-book memento... [« Cité de La Couvertoirade : fondation templière et commanderie hospitalière du Larzac »], Gavaudun, Éd. Fragile, coll. « La mémoire des pierres »,‎ 1996, 1 dépl. (8 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 29 cm (ISBN 2-910685-11-X (édité erroné), ISSN 1258-1445, notice BnF no FRBNF36695296)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) [vidéo] François Chayé La Couvertoirade - Villages de France - Arte - Mai 2012 sur YouTube
  • Jean-Louis Pieux (Réalisateur) et Jean-Paul Azam (Voix parlée ; photographe), La Couvertoirade ou le vrai trésor des Templiers, s.l., La Couvertoirade (Production) (image animée, monographie),‎ 1995, 1 cass. vidéo (18 min) : coul., SECAM ; 1/2 pouce VHS (notice BnF no FRBNF38321771)
  • Alain Boyer (Réalisateur), La Couvertoirade : le don de l'eau, Paris, Fédération française de cinéma et vidéo (image animée, monographie),‎ 2009, 1 fichier vidéo numérique (18 min 07 s ) : coul. (PAL), son. (notice BnF no FRBNF42102881)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]