Locronan

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Locronan
Place de l'Église
Place de l'Église
Blason de Locronan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteaulin
Intercommunalité Quimper Communauté
Maire
Mandat
Antoine Gabriele
2014-2020
Code postal 29180
Code commune 29134
Démographie
Gentilé Locronanais, Locronanaise
Population
municipale
799 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 55″ N 4° 12′ 22″ O / 48.0985, -4.206 ()48° 05′ 55″ Nord 4° 12′ 22″ Ouest / 48.0985, -4.206 ()  
Altitude 145 m (min. : 38 m) (max. : 280 m)
Superficie 8,08 km2
Localisation

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Liens
Site web Site Communal - Ville de Locronan

Locronan [lɔkʁɔnɑ̃] (Lokorn en breton) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, France.

L'important patrimoine architectural de Locronan, préservé très précocement, a permis au village d'être membre du réseau des petites cités de caractère. Locronan est aussi aujourd'hui gratifié du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité. Autour de l'église, les toits du village sont des œuvres d'art. De sa belle époque, le village a conservé une place centrale pavée ornée d'un puits, la vaste église Saint-Ronan, des maisons Renaissance en granite.

Géographie[modifier | modifier le code]

Locronan, dans le Porzay, située sur le flanc nord-ouest de la « Montagne de Locronan », est enserrée entre deux massifs forestiers : à l'est, recouvrant presque entièrement la « Montagne de Locronan », le Bois du Duc, situé sur le territoire de la commune de Quéménéven et à l'ouest, en contrebas de la bourgade, la forêt de Névet, fréquentée jadis par saint Ronan et le roi Gradlon, située sur le territoire de la commune du Kerlaz ; les deux ne formaient originellement qu'un seul massif forestier désigné sous le nom de Névet.

La « montagne de Locronan » ( « Menez Lokorn » en breton) avec ses 289 mètres d'altitude est l'un des points les plus élevés du massif des montagnes Noires caractérisé par des affleurements de leucogranite selon un axe partant de la Pointe du Raz et allant jusqu'à Lizio près des Landes de Lanvaux[1].

Le bourg est situé à 145 mètres d'altitude, mais les dénivelés sont assez importants au sein du finage communal, allant de 280 m pour le point le plus haut, situé dans la « Montagne du Prieuré » , prolongement ouest de la « Montagne de Locronan », à l'est du territoire communal, au lieu-dit Plas ar Horn, à proximité de la chapelle Ar Sonj, et 38 mètres dans la vallée du ruisseau du Styvel au sud-ouest, lequel prend sa source en plein milieu du territoire communal et est un affluent du Lapic, tout petit fleuve côtier qui se jette dans l'Océan Atlantique au sud de la plage de Sainte-Anne-la-Palud.

La localité est à 15 km à l'ouest de Quimper et à 5 km de la mer (Océan atlantique, Baie de Douarnenez, plage de Kervel qui fait partie de la commune de Plonévez-Porzay).

Communes limitrophes de Locronan
Plonévez-Porzay Plonévez-Porzay Quéménéven
Plonévez-Porzay Locronan Plogonnec
Kerlaz Plogonnec Plogonnec

Le lieu-dit Plas Ar Horn, au sommet de la « Montagne du Prieuré  », à laquelle est adossé Locronan, offre un splendide panorama de la plaine du Porzay, du Ménez-Hom et de la baie de Douarnenez dans son ensemble.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Un grand tumulus datant de l'âge du bronze, datant du deuxième millénaire avant JC, se trouvait encore visible au XIXe siècle sur la "montagne de Locronan", près de la ferme Ar vouden (La Motte en français) ; fouillé avant 1890 par Maurice Halna du Fretay, il n'en reste rien car il a été totalement rasé. C'était plus probablement une tombe aristocratique qu'un sanctuaire comme on l'a longtemps cru car le plan ne correspond pas du tout au plan des sanctuaires de l'époque.Parmi le mobilier trouvé, un fragment de femme nue, peut-être une Vénus indigène, (conservée au Musée de Bretagne à Rennes) et une applique de char[2]. Une stèle de l'âge du fer a été aussi signalée par Joseph Loth au sommet de la "Montagne de Locronan"[3].

À l'époque romaine, Locronan se trouvait au carrefour de deux voies romaines, l'une venant de Quimper et se dirigeant vers la presqu'île de Crozon, l'autre se dirigeant vers Douarnenez. Un trésor monétaire a été trouvé dans la décennie 1950, comprenant des pièces en argent datant de la République romaine, mais ce trésor a disparu[3].

Le site de Locronan correspond à un ancien haut lieu du culte druidique qui était situé dans le bois du Névet (le nom de la forêt du Névet s'écrivait "Men Nemet" dans les textes médiévaux ; c'était un nemeton, le seul d'ailleurs encore visible à notre époque). « Le nemeton de Locronan est un grand quadrilatère d'une douzaine de kilomètres de périmètre, comportant douze points remarquables, représentant les douze mois de l'année celtique, marqués probablement par douze menhirs (remplacés depuis par les 12 calvaires marquant les 12 « stations » de la grande Troménie)[4]. La fonction sacrée du nemeton était la représentation sur terre du parcours des astres dans le ciel : il décrivait dans l'espace les douze mois de l'année en même temps que chacun de ces mois était consacré à une divinité du panthéon celtique »[5]. D'autres traditions celtes perdurent à Locronan, par exemple celle du « pain des morts »[notes 1] le jour de la Toussaint ou celle de l'« arbre de mai »[notes 2] le premier mai[5].

Saint Ronan y installa par la suite son ermitage (à l'emplacement de l'actuelle chapelle du Pénity, accolée à la partie sud de l'église Saint-Ronan), ce qui explique la christianisation du site[6]. La grande place centrale de Locronan se trouve au carrefour de deux voies romaines.

Le « camp des Salles »[7] (le toponyme « des Salles » est une déformation du mot breton salou qui signifie « château »), situé à 500 mètres du bourg de Locronan, est un retranchement carolingien entouré de talus et de pierres[8]. C'était probablement la résidence d'un personnage puissant, peut-être le roi Gradlon.

L'existence d'une église est attestée dès 1031 car à cette date le comte de Cornouaille Alain Canhiart fait don de l'église Saint-Ronan à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé à la suite de sa victoire (réfugié dans la forêt de Német [Névet], il aurait imploré le secours de saint Ronan)[9] remportée contre le duc Alain III de Bretagne et connue sous le nom de « bataille de Ronan » (« gueth Ronan »)[6]. Par la suite, les comtes de Cornouaille portèrent une grande dévotion à saint Ronan.

Son nom signifie « le lieu (de l'ermitage) de saint Ronan ». Les archives anciennes appellent parfois Locronan, Saint-René-du-Bois[10], mais la localité a aussi porté d'autres noms selon les dates (Eccl. Sancti Ronani en 1031, Prioratus Sancti Ronani de Nemore en 1262, Locus Ronani en 1348, Loc-Ronan-Coat-Nevet[11], ou Saint Renan du Bois en 1457, Locrenan à partir de 1535)[6].

Le petit bourg est élevé au rang de ville en 1505 par Anne de Bretagne, venue en pèlerinage. Elle y serait peut-être venue invoquer saint Ronan pour avoir des enfants si l'on en croit Jean Louis de Leissègues de Rozaven : « Anne de Bretagne, reine de France, a obtenu des enfants par l'intercession de ce saint; votre grande-tante Guesdon a aussi été exaucée en faisant le pèlerinage… »[12]. Un calice du XVIe siècle sur lequel est écrit le prénom Anna et dessin une hermine, qui se trouve dans l'église Saint-Ronan, aurait peut-être été offert par la duchesse[13].

Saint Ronan[modifier | modifier le code]

Statue de saint Ronan portant mitre et crosse
Sortie de messe à Locronan, aquarelle de Charles Jaffeux
Église de Locronan,
Tombeau de saint Ronan dans la chapelle du Pénity

La tradition hagiographique du haut Moyen Âge nous apprend que la région a été christianisée au Ve siècle par saint Ronan, ermite irlandais. La tradition orale contemporaine veut que saint Ronan parcourait chaque jour en pénitence le circuit de la petite troménie, et chaque dimanche celui de la grande. La ville de Locronan conserve à jamais la trace de son passage puisque nous la nommons désormais Locronan, le locus (l'espace) de Ronan.

Article détaillé : saint Ronan.

Dans l'église Saint-Ronan, la statue le représente avec mitre et crosse comme un abbé ou un évêque itinérant.

La Buhez sant Ronan ("La vie de saint Ronan") a été retranscrite en breton et en français dans le Barzaz Breiz par Hersart de La Villemarqué en 1839 (et en 1867 pour une nouvelle édition), qui s'est inspiré d'une version latine plus ancienne, le bréviaire imprimé de Léon de 1516[14]; en voici un extrait :

Le bienheureux seigneur Ronan reçut le jour dans l'île d'Irlande
Au pays des Saxons, au-delà de la mer bleue, de chefs de famille puissants
Un jour qu'il était en prière, il vit une clarté
Et un bel ange vêtu de blanc lui parlant ainsi :
« Ronan, Ronan, quitte ce lieu; Dieu t'ordonne,
Pour sauver ton âme, d'aller habiter dans la terre de Cornouaille ».
Ronan obéit à l'ange, et vint demeurer en Bretagne,
Non loin du rivage, d'abord dans une vallée du Léon
Puis dans la Forêt Sacrée du pays de Cornouaille.

La prospérité du chanvre[modifier | modifier le code]

Maisons sur la place du marché

Dès le XIVe siècle, le chanvre fleurit à peu près partout dans la région de Locronan. De cette production naît une industrie de la toile à voile, favorisée au départ par la proximité de Pouldavid[notes 3], l'ancien port de Douarnenez, qui va faire prospérer la petite cité où s'installent de nombreux tisserands et marchands. La renommée des toiles issues de la manufacture de Locronan[notes 4], vendues sous le nom d'« olonnes » (les bateaux allant chercher le sel emportaient des toiles pour les vendre à La Chaume-d'Olonne et à Saint-Gilles-d'Olonne) sur les côtes du Bas-Poitou [Vendée actuelle], va vite traverser les frontières et même les océans. Elles équipent les navires de la Royale et de la Compagnie des Indes, mais les commandes proviennent aussi des marines étrangères[15]. La toile à voile de Locronan aurait ainsi équipé l'Invincible Armada espagnole et Shakespeare la cite même dans « Coriolan » (acte II, scène I). Le lin était aussi travaillé.

C’est à cette époque de prospérité, arrêtée un temps par les destructions liées aux guerres de la Ligue (Locronan est pillé en 1594 par les troupes espagnoles, puis successivement par les capitaines de guerre Anne de Sanzay de la Magnane et Guy Éder de La Fontenelle) (la ville aurait même été abandonnée entre 1595 et 1599[16])[notes 5], qu'appartiennent la plupart des richesses architecturales que constituent les demeures en granit de la place de l'église et des rues avoisinantes et, naturellement, l’église Saint-Ronan et la petite chapelle du Pénity attenante à celle-ci et abritant le gisant du saint (respectivement des XVe et XVIe siècles). En 1751, 406 métiers à tisser sont encore dénombrés dans 21 paroisses de la région dont 151 à Locronan même[17]. La création de manufactures royales à Brest en 1764 par Choquet de Lindu (pour faire travailler les forçats du bagne de Brest), qui attira de nombreux tisserands de Locronan se fit durement sentir. Le déclin de l'activité toilière[18] s'est accentué à partir du milieu du XVIIIe siècle, la production passant de 10 000 pièces en 1751 à 6329 pièces en 1776[19]. En 1771, un inspecteur des manufactures, Guilloutou, attribue cette décadence « à la mauvaise filature et à de mauvais procédés de fabrication »[20]. En 1813, on ne recense plus que 13 métiers à tisser à Locronan et la concurrence des métiers mécaniques fait alors vite cesser cette activité[21].

Locronan : la marque du bureau des toiles (et celle des tissiers de Quimper)

Un texte anonyme daté de 1779 ou d'une année avoisinante décrit les conditions de travail des tisserands :

« La condition de tisserand était fort pénible : le meilleur ouvrier ne gagnait pas plus de 15 sols par jour[22] et il y avait à Locronan 132 familles dont la subsistance n'était fondée que sur ce seul travail. Il est à remarquer que le commerce des toiles de Locronan se trouve, pour ainsi dire, dans une seule main, et par conséquent le profit. Les ouvriers de cette fabrique, particulièrement ceux de la ville, forment entr'eux un troupeau d'esclaves qui ne travaillent que pour enrichir un fournisseur, soit de la Compagnie des Indes, soit du Roy, qui se rend maître de la fabrique, de manière que le profit du fabricant est si mince qu'il ne lui est pas possible d'augmenter le nombre de ses métiers, car sur les 150 qui y sont actuellement, il y a 130 fabricants qu'on peut dire presque tous des misérables qui ne travaillent que pour le pain (…)[23]. »

La condition des tisserands était donc fort misérable à Locronan au XVIIIe siècle ; ils demeuraient dans de pauvres masures, parfois à demi écroulées. Les belles demeures, en particulier celles de la place centrale, étaient habitées par les fournisseurs, les intermédiaires, les marchands et par un certain nombre d'hommes de loi, sénéchaux, procureurs, avocats, notaires, .. des juridictions seigneuriales[24] qui exerçaient à Locronan.

En 1787, le recteur [curé] André, écrivant à l'Intendant de Bretagne, dresse un tableau très sombre des conditions de vie de la plupart des habitants de la cité :

« J'ai trop tardé à mettre sous vos yeux le tableau affligeant de l'excès de misère du peuple de Locronan. La cause générale des calamités publiques, la cherté des grains, le fléau qui désole la Bretagne depuis quelques années, n'est pas l'unique source des malheurs qui font gémir les misérables que je plains. C'est leur commerce, anéanti depuis plusieurs années ; ils fournissaient pour Brest au moins cinquante pièces de toile chaque semaine. (…). Il y a bientôt trois ans qu'on n'en a pas demandé en tout cent pièces. (…) Aussi ai-je la douleur de voir (…) des malheureux qui annoncent leur misère par des sanglots et (...) qui me disent qu'ils n'ont point mangé depuis vingt-quatre heures »[25]. »

La place, dotée en son centre de l'ancien puits communal, longtemps seule source d'eau potable de la cité, prend toute sa dimension chaque deuxième dimanche de juillet lors des Troménies, mais encore plus toutes les six années lors de la Grande Troménie (la dernière a eu lieu en 2007, la prochaine en 2013). La place est bordée de 14 maisons en granit qui composent un ensemble architectural remarquable, témoignant de la richesse des marchands de toile et autres notables qui les firent édifier aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle dont le Bureau des toiles et l'hôtel de la Compagnie des Indes[26]. L'actuelle rue Moal était la rue des tisserands.

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La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le l'Assemblée législative décide la création de la commune de Locronan agrandit le territoire de l'ancienne paroisse : « Locronan comprendra, outre son ancien territoire, les villages de Mesandren, la Villeneuve, Trobalo, Bourlan-Bihan, Tyhoc, Krellous et leurs dépendances, distraites de la paroisse de Quéménéven. (…) Locronan comprendra en sus tout le territoire bordé au nord par le ruisseau coulant du moulin du Prieuré au moulin Pont, à celui de Trefféol et à ceux de Quissinic et Moëlien ; (…) tout le territoire, tant de la paroisse de Plonévez [Plonévez-Porzay] que de la succursale de Kerlaz, situé au couchant et bordé par l'eau nommée Bourou-Briant (…). La chapelle de Kergoat sera conservée comme oratoire où le curé de Locronan enverra un prêtre tous les dimanches et fêtes pour y dire la messe (…) »[27].

Les autres évènements du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le célèbre prédicateur Julien Maunoir est venu prêcher à deux reprises à Locronan en 1659 et 1679[28].

En mars 1757, une épidémie de typhus propagée par le retour à Brest en provenance d'Amérique de l'escadre d'Emmanuel Auguste Dubois de La Motte fait plusieurs centaines de morts dans la région de Locronan (73 à Plonévez-Porzay, 117 à Plomodiern, 35 à Ploéven, un nombre non précisé à Locronan et dans les autres paroisses voisines)[29]. En novembre 1834, une épidémie de choléra fait 15 victimes à Locronan[30].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jean-François Brousmiche décrit ainsi Locronan en 1830, insistant sur la misère de la population à l'époque :

« Locronan est situé à moitié de la haute montagne qui porte le même nom. C'est un gros bourg qui peut renfermer cent cinquante maisons. Une place assez belle, une église gothique le décorent. Toues les maisons y sont bâties en pierres et celles qui cernent la place présentent un aspect régulier. On ne trouve à Locronan d'autre eau bonne à boire que celle d'un puits établi sur la place même. La population de ce bourg est misérable ; les femmes, les enfants en haillons y sont un spectacle de dégoût : tous tendent la main au petit nombre de voyageurs traversant cette bourgade ; on y est harcelé par la foule des mendiants[31]. »

En 1860, l'école privée tenue par les Sœurs reçoit 120 enfants des deux sexes grâce à la création d'une "Maison de charité" alors que quelques années avant elle ne recevait qu'à peine 30 élèves[32].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le service télégraphique ouvre en 1904.

Un Gorsedd s'est tenu à Locronan le sous la présidence d'Yves Berthou (grand druide sous le nom de Kaledvoulc'h) et en présence de nombreux bardes dont Jaffrennou (Taldir)[33]. Le choix de Locronan était évidemment symbolique.

Soixante-douze soldats de Locronan sont morts pour la France dont 48 pendant la Première Guerre mondiale, 17 pendant la Seconde Guerre mondiale et 7 pendant les autres conflits du XXe siècle[34].

Depuis 1914, il n'y avait plus d'artisans du lin à Locronan. Près d'un siècle plus tard, en 2009, Hervé Le Bihan, jeune quadragénaire du village, a repris le métier à tisser. « Je travaille sur une commande au Japon, explique-t-il. Mais j'ai surtout des demandes d'habitants de la région. Ils veulent du tissage de type Locronan, à bandes de couleurs, la mémoire du village. »[35]

Le 8 janvier 1929, Locronan reçoit par décret une partie du territoire de la commune de Plonévez-Porzay. La superficie de Locronan passe de 330 à 808 hectares[36].

Les Troménies[modifier | modifier le code]

La Grande Troménie de Locronan est la plus célèbre des Troménies, mais d'autres Troménies existent ou ont existé en Bretagne, décrites par Yves Hascoët[37].

Article détaillé : Troménie.

Origine et historique de la Grande Troménie[modifier | modifier le code]

Locronan est célèbre pour sa Grande Troménie, une procession se déroulant autour des limites d'un ancien espace sacral, devenu un minihi (Tro minihi, devenu "Troménie"), tous les six ans. Entre deux grandes Troménies se déroule annuellement la petite Troménie, le 2e dimanche de juillet.

Bien que le rituel contemporain de la Troménie soit éminemment catholique, son circuit aurait des racines celtiques, si l'on suit l'hypothèse du chercheur Donatien Laurent; d’ailleurs la forêt de Nevet conserve la trace toponymique d'un nemeton, espace sacré dans lequel les druides officiaient.

Donatien Laurent dit que le site de Locronan est un véritable « sanctuaire naturel », le parcours de la Grande Troménie (en gros un carré) illustrant « les douze mois de l'année celtique que découpent les douze stations sur le chemin de la Troménie », la première station, située à l'ouest du bourg de Locronan, consacrée à Saint-Eutrope, illustrant en fait le 1er novembre qui est l'entrée dans la saison sombre, le Samain du calendrier celtique ; la quatrième station, située près d'une fontaine dans la vallée du Styvell, à l'endroit le plus bas du parcours, représenterait le 1er février, point médian du semestre hivernal celtique et, dédiée aujourd'hui à Sainte Anne (c'est la station la plus proche de Sainte-Anne-la-Palud), elle était par le passé dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle[38], héritière catholicisée de la déesse celte Brigit ; la 7e station, située dans l'angle nord-est du carré que constitue le parcours, près du hameau de Leustec, est dédiée à Saint Jean l'Évangéliste et évoquerait le 1er mai de l'année celtique, le moment symbolique où, dans ce calendrier, on passe de la saison sombre à la saison claire ; la 10e station, dédiée à saint Ronan, et située à l'endroit le plus haut du parcours à Plas ar Corn (la "place de la corne"), représenterait le 1er août, le milieu de la saison claire, date à laquelle les Irlandais fêtent Lugnasad ("l'assemblée de Lug") et escaladent en procession le Croagh Patrick (dans cette hypothèse, saint Ronan serait donc un avatar du dieu Lug), dieu suprême du panthéon celtique, « solaire » et « lumineux »[39].

Donatien Laurent montre aussi les correspondances entre les alignements des mégalithes (certains ont disparu de nos jours) et l'emplacement des stations de la Troménie, avec l'existence d'un « centre astronomique » situé en plein milieu du carré que forme le parcours de la Troménie, près du hameau du Menec et montre des analogies, citant Georges Dumézil, avec des rituels de l'Inde védique et même avec le rituel de la fondation de Rome (un attelage de bœufs qui ouvre des sillons de quatre côtés) qui ne sont pas sans rappeler l'attelage de bœufs qui conduisait le corps de saint Ronan selon la Vita Romani et prouverait que ce rituel de la Grande Troménie aurait même des racines indo-européennes.

« Il semble bien (...) que la Troménie joue de deux systèmes différents : dans le premier, qu'on pourrait qualifier d'astronomique, le chemin sacré [le parcours de la Grande Troménie] aurait été aménagé de telle sorte qu'en le découpant en douze tronçons de même longueur, images d'autant de mois lunaires, on se trouve, par la topographie, en accord constant avec la course apparente du soleil aux moments du temps correspondant. (...). [L]e calcul révèle par exemple que les deux points où le chemin sacré bifurque, du nord à l'est au bas de la vallée et, inversement, du sud vers l'ouest au sommet de la cime sacrée, correspondent exactement, en distance parcourue, aux positions des deux solstices d'hiver et d'été. (...) Dans le second, c'est la conception mythique du temps qui l'emporte [inspiré du calendrier celtique] »

La « jument de pierre », dite aussi « chaise de Ronan », serait le reste d'un phallus géant associé à un culte de la fécondité qui aurait dominé Locronan à l'époque néolithique et cassé en trois morceaux dont deux auraient disparu, débités. Les Celtes, puis les Chrétiens auraient conservé ce culte. Jules Barbot en 1901 écrit : « Au commencement du XIXe siècle, les femmes stériles se frottaient sur deux rochers de Locronan. (…). Il y a peu d'années, les jeunes épousées venaient se frotter le ventre à la « jument de pierre » (…) ; les femmes stériles se couchaient sur elle pendant trois nuits consécutives, avec l'espoir de devenir mères »[40]. Cette croyance ne concernait pas que les classes populaires : Jacques Cambry raconte que la mère du duc de Coigny était née vingt ans après le mariage de son père dont l'épouse était venue pratiquer cette coutume[41]. Encore récemment, des femmes s'asseyaient sur la « chaise de Ronan » et en faisaient le tour pour s'assurer d'une maternité, alors attribuée à l'intercession de saint Ronan[5].

L'affluence était telle lors des Grandes Troménies qu'elle provoquait souvent des désordres comme le prouve ce témoignage du chef de la brigade de Châteaulin en date du : « Le sieur recteur de Locronan (…) désiroit que deux de mes cavaliers eussent précédé les reliques assez près des bannières (…) afin d'y empêcher le tumulte et le désordre qui s'étoit rencontrées dans les autres Troménies passées (…) et les empescher d'être foulés, ainsi que les reliques d'estre renversées, rapport à la grande affluence qui s'y trouve[42]. »

Troménie : reposoir avec statue en l'honneur des trépassés (vers 1903)

Gustave Geffroy a décrit la Troménie en 1903 :

« Il y a, le deuxième dimanche de juillet, le pardon annuel de la Troménie, et il y a, à la même date, la Grande Troménie qui a lieu tous les sept ans [chaque septième année, donc tous les six ans en fait]. Le chemin parcouru par la procession est aussi celui que firent les deux bœufs attachés à une charrette, qu'on laissa cheminer à leur guise, et qui conduisirent le corps du saint à Locronan, après avoir fait le tour de la montagne, à travers les rochers sur lesquels les roues ont laissé des empreintes. Tous les pèlerins, et il en est venu jusqu'à 40 000, croient d'ailleurs que ce sentier de saint Renan conduit au ciel. Anatole Le Braz, dans son Pays des pardons, nous apprend que « dès le XIIe siècle la Troménie septennale prenait rang parmi les plus grandes assemblées religieuses de Bretagne. on s'y rendait par clans des points les plus éloignés de l'Extrême-Trégor, du fond des landes vannetaises ». Une année, on fut tout surpris d'y voir arriver une jeune femme escortée de gens d'armes, précédée d'un escadron de trompettes... « Elle était gente et accorte, avec des yeux clairs, très doux et un joli front têtu de Bretonne. Quand les porteurs de reliques eurent défilé, elle vint se joindre à un groupe de fermières qui, habillées d'étoffes rouges aux chamarrures d'or, formaient une garde d'honneur à la statue de sainte Anne. Les gars, préposés aux bannières, se détournaient sans cesse pour la regarder. Ils apprirent au retour qu'elle avait nom la duchesse Anne et qu'elle était mariée au roi de France ». La procession part de l'église, s'arrête à maints endroits, entre autres à la roche appelée la "Jument de pierre", à laquelle on attribue un pouvoir fécondant : les jeunes femmes viennent s'y frotter, des femmes stériles sont venues y coucher trois nuits de suite. Les écrivains catholiques dénoncent ces pratiques comme ridicules, mais rien n'a fait jusqu'à présent contre l'usage. Plus loin, c'est la pierre où saint Renan aimait à se reposer, et où viennent s'asseoir les malades affligés d'affections nerveuses. Enfin, il est dit que les gens de la paroisse, à qui échoit l'honneur de porter la bannière, jouiront pendant sept ans de toute sortes de bienfaits : bonnes récoltes, pêches heureuses, enfants mâles[43]. »

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La revue Le mois littéraire et pittoresque publie en juillet 1905 un long article décrivant la grande Troménie :

« La chapelle d'où sort le quêteur est une sorte de reposoir. Sur une tonnelle de forme arrondie faite de bois vert coupé (..), un drap est jeté. L'ouverture est ornée de quelques branchages. Sous cet abri, une table couverte d'une serviette piquée elle aussi de quelques feuillages supporte une statue de saint Pierre, une statue de bois d'un art hésitant et grossier revêtue d'une enluminure naïve. Les deux quêteurs (…) passeront leur journée, guettant tous les pèlerins et agitant sans cesse leur sonnette. Sur tous les chemins qui mènent à Locronan retentissent ces tintements de clochettes (…). Ce sont les saints des paroisses avoisinantes que l'on a invité à célébrer le pardon de saint Ronan. D'ailleurs, s'ils n'étaient pas invités, ils y viendraient d'eux-mêmes, assurent les Bretons car c'est la coutume des saints de ce pays de se rendre visite au jour de leur pardon[44]. »

Lors de la grande Troménie de 1911, qui dure une semaine, l'affluence est estimée à 20 000 pèlerins le premier dimanche, à 15 000 le second dimanche[45].

Les deux dernières Grandes Troménies ont eu lieu en juillet 2007 et juillet 2013[46] et la prochaine aura lieu en 2019. À cette occasion une cérémonie religieuse est organisée avant le départ de la procession vers 14 heures. Sur un parcours de 12 km, les pèlerins suivent un cortège formé par les bannières des communes environnantes portées tout au long du trajet par les habitants revêtant pour l'occasion le costume traditionnel breton.

L'itinéraire et les stations de la Grande Troménie[modifier | modifier le code]

L'itinéraire, qui part de la chapelle du Pénity, suit les anciens sentiers censés avoir été empruntés par saint Ronan lui-même et il est interdit de prendre des raccourcis. Il est marqué par 12 « stations majeures » de la « voie sacrée » veillées par un fabricien muni d'une cloche pour signaler sa présence et 44 reposoirs constitués de huttes de branchages recouvertes de draps blancs et abritant des statues venant de Locronan et des paroisses voisines. Le détail des 12 stations majeures, les rites à suivre et la carte de l'itinéraire, qui passe aussi par la "jument de pierre", suivi sont consultables sur un site Internet[47].

Yves Hascoët, dans sa thèse consacrée aux Troménies bretonnes, a longuement décrit chaque station de la Grande Troménie[37].

La petite Troménie[modifier | modifier le code]

Son itinéraire est beaucoup plus court, sa longueur ne faisant qu'un tiers du parcours de la grande Troménie. La petite Troménie[48] se déroule tous les ans le deuxième dimanche de juillet (par exemple le )[49].

Voici une description de la petite Troménie de 2010 :

« En attendant la prochaine édition de la grande Troménie en 2013, les costumes bretons richement brodés et les bannières colorées seront, cette année encore, de sortie pour le pardon de la petite Troménie prévu demain. Au programme, dès 10h15, le baiser des bannières et l'accueil des communes voisines, à 10 h 30, messe à l'église de Locronan et, à 14 h 30, début de la procession dans les pas de la promenade qu'effectuait chaque matin saint Ronan. Une déambulation de 6 km qui a su garder intact son caractère sacré. Les organisateurs précisent qu'il s'agit d'un « parcours sans grande difficulté mais contenant une portion de route ayant une pente proche de 10 % sur près de 1,5 km[50]. »

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
768 691 691 664 797 805 773 865 832
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
719 700 638 683 759 783 766 759 778
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
733 720 716 760 749 924 872 794 777
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
715 672 686 704 796 799 800 800 799
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2004[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de Locronan est restée remarquablement stable au fil des deux derniers siècles, sa population de 2008 étant à peine supérieure à celle de 1793. Dans l'intervalle, les variations survenues sont infimes, l'écart de l'année où la population était la plus faible (638 habitants en 1866, un minimum secondaire étant observé en 1968 avec 672 habitants) et celle où elle fut la plus élevée (924 habitants en 1931) n'étant que de 286 habitants. Cette stagnation est en fait un net déclin relatif, car la population de la France a nettement augmenté pendant les deux derniers siècles[53]. Le bourg rassemble traditionnellement la majeure partie des habitants de la commune (533 des 766 habitants en 1886)[54]. 20 % des habitants ont moins de 20 ans[35]. La vocation touristique de la ville la transforme quelque peu en "ville-musée"; des logements récents ont toutefois été construits à la périphérie (72 nouvelles résidences principales entre 1990 et 2004 sur un total de 342) mais 22,5 % des logements sont des résidences secondaires en 2007 (107 résidences secondaires pour 354 résidences principales)[55].

Administration[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Locronan.
De gueules à la force de tondeur (au compas ouvert en chevron) d’argent accosté de deux bobines de navette d’or.
NB : il existe des blasons portant des armes pour la ville[56]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie et le musée
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1905 après 1905 Brélivet    
1912 1944 Charles Daniélou   Député, plusieurs fois ministre
1947 1965 Jean Nicolas    
1977 1989 Guillaume Dagorn    
1989 2008 Marcel Ferec    
2008 2014 Jean-Luc Engelmann    
2014 ... Antoine Gabriele    
Les données manquantes sont à compléter.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

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  • Le Camp des Salles, désigné sous le nom Goarem-ar-Salud (ancien camp carolingien)[64].
  • Le musée d'art et d'histoire, créé en 1934, présente les grands moments de l'histoire de Locronan au rez-de-chaussée et une centaine de tableaux et dessins représentant le Finistère au premier étage[65].
  • La montagne de Locronan, (Menez Lokorn), est désormais un site classé (décret du 20 novembre 2007) en raison de la « qualité du site », de la « vue exceptionnelle », de « la vitalité de la légende de saint Ronan », de « l'intérêt historique incontestable de la tradition séculaire de la Troménie », etc[66]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Chapelle et croix visibles dans le film Un long dimanche de fiançailles.

Locronan offre la particularité d'avoir la totalité de ses réseaux électrique et téléphonique enterrés depuis le tournage de Tess par Roman Polanski en 1979. L'homogénéité des constructions dans la partie classée du village en fait un lieu de tournage idéal, notamment de films historiques. Tess est d'ailleurs nommé aux Césars 1980 dans la catégorie « meilleurs décors » (réalisés par Pierre Guffroy).

Depuis le tournage du premier film, en 1921, la ville a servi de décors pour 26 œuvres[67] dont :

Locronan est aussi un des lieux de tournage de la série télévisée L'Épervier diffusée en 2011 sur la chaine France 3[68],[69].

Lors de l'édition 2013 du "Village préféré des français" diffusé sur France 2, la ville est classée 2e sur 22[70].

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Les vies de saint Ronan[modifier | modifier le code]

Œuvres artistiques[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont représenté Locronan (certains tableaux sont visibles au musée d'art et d'histoire de Locronan[75]) et plus particulièrement la Grande Troménie[76] :

  • Maxime Maufra : Le village de Locronan (1896, collection particulière)
  • Maxime Maufra : La rue descendante à Locronan
  • Maxime Maufra ''La Grande Rue à Locronan ; 1906 ; HST ; Dim; H : 60 cm X L:81 cm[77]
  • Maxime Maufra : plusieurs autres tableaux de lui représentent Locronan
  • Louis-Marie Désiré-Lucas : Le village de Locronan (Péronne ; musée Alfred Danicourt), peinture 1re moitié XXe siècle
  • Jean-Charles Duval : Paysage de Locronan (Rennes ; musée des beaux-arts), peinture 1re moitié XXe siècle
  • Jacques Francki : Locronan, Finistère (L'Isle Adam ; musée Louis Senlecq), peinture, XXe siècle
  • Émile Simon : Locronan, le village de granit (huile sur toile, 38,5 x 55,5 cm, 1934, musée d'art et d'histoire de Locronan)
  • Louis-Marie Désiré-Lucas: Locronan (huile sur toile, 81 x 100 cm, musée d'art et d'histoire de Locronan)
  • Henry Cheffer : Vue générale de Locronan (aquarelle, revue "L'Illustration", octobre 1928)
  • Henry Cheffer : La sortie de la messe, aquarelle, revue "L'Illustration", octobre 1928
  • Albert Peters-Destéract : six eaux-fortes représentant le "Pardon de la Montagne", publiées en 1912 pour illustrer le livre "Au pays des pardons" d'Anatole Le Braz (Bibliothèque de l'abbaye Saint-Guénolé de Landévennec)
  • Yves Floc'h : La campagne aux environs de Locronan (huile sur toile, 22x27 cm, collection privée)
  • Yvonne Jean-Haffen : Automobile dans Locronan (esquisse) (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 3e quart XXe siècle[78].
  • Yvonne Jean-Haffen : Devant la châsse de saint Ronan (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[79].
  • Yvonne Jean-Haffen : Église de Locronan (esquisse) (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[80].
  • Yvonne Jean-Haffen : Intérieur de l'église de Locronan, assemblée vue d'en haut (esquisse) (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[81].
  • Yvonne Jean-Haffen : La place de Locronan (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[82].
  • Yvonne Jean-Haffen : Le rocher de la jument, près de Locronan (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[83].
  • Yvonne Jean-Haffen : Locronan : fontaine Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[84].
  • Yvonne Jean-Haffen : Locronan : visite au cimetière (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[85]
  • Yvonne Jean-Haffen : Locronan, vue générale (Dinan ; maison d'artiste de la Grande Vigne), dessin 2e quart XXe siècle[86].
  • Mathurin Méheut : Procession de la grande troménie à Locronan (Musée Mathurin Méheut, Lamballe)

Philatélie[modifier | modifier le code]

  • Un timbre-poste français de la série touristique, émis en 2002 (Yvert et Tellier 3499, 0,46 €), représente l'église Saint-Ronan et la chapelle du Pénity.

Personnalités liées à Locronan[modifier | modifier le code]

  • René Guéguen de Kermorvan, né le , moine capucin sous le nom de "Charles de Locronan" à Quimperlé puis Vannes fut pendant la Révolution française) incarcéré à Nantes, embarqué sur "la Gloire" et noyé dans la Loire le [87].
  • Jean Marie de Lesseigues de Rosaven, né à Locronan le , successivement recteur de Châteaulin, Plouhinec et prieur-recteur de Plogonnec fut élu député du Clergé aux États généraux pour représenter le diocèse de Quimper. Il soutint les revendications du tiers état, puis prêta le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. il émigra le à Jersey, puis en Allemagne et mourut en territoire autrichien vers la fin de l'année 1801[88].
  • Jean Louis de Leissègues de Rosaven, né à Locronan le , fils de Guillaume Louis de Lessègues de Rozaven, procureur fiscal du prieuré de Locronan, parcourut l'Europe avant de devenir jésuite et de vivre en Russie[89].
  • Louis Jacques Bégin (né le à Liège, décédé le à Locronan), chirurgien des armées napoléoniennes, puis président du conseil de santé des armées, vécut la fin de ses jours au manoir de Gorréquer et mourut à Locronan en 1859[90].
  • Aimée de Coigny, duchesse de Fleury, (née le à Paris, décédée le à Paris), héroïne du poème d'André Chénier "La jeune captive" : sa grand-mère paternelle, Marie Thérèse Josèphe Corentine de Nevet, était originaire de la région de Locronan (née le 30 juin 1717 à Plonévez-Porzay).
  • Charles Daniélou (né le à Douarnenez, décédé en 1953), journaliste, député du Finistère de 1910 à 1914, puis de 1919 à 1936, ministre. Il fut à l'origine du classement de la cité de Locronan au titre des Monuments Historiques[89].
  • Jean-Yves Coadou, né le à Locronan, prêtre des missions étrangères, parti pour les Indes en 1845, devint évêque de Crysopolis[notes 6], puis fut le premier évêque de Maïssour (Mysore). Il est décédé le à Bangalore. Son frère Guillaume Coadour fut recteur [curé] de Locronan[91].
  • Yves Tanguy (1900 - 1955) était un peintre surréaliste et ami de André Breton, des frères Prévert, de Dali… Sa famille était originaire de Locronan où il passait régulièrement ses vacances (maison familiale : rue Lann)[89]..
  • Goulwena an Henaff, animatrice de télévision (France 3), actrice en langue bretonne.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Locronan - Au pays du Porzay par Louis-Pierre Le Maître, éditions Palantines, 2007,[ISBN 978-2-911434-77-8]
  • Locronan, notice historique par les abbés Pondaven, Abgrall et Pérennès [ISBN 2-84373-361-8] (réédition)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le premier jour de novembre était le début de l'année celtique, grande fête de Samain, nuit de communication entre le monde des morts et celui des vivants, l'occasion d'un grand festin auquel étaient conviés les morts. À Locronan, l'on continue, depuis un temps immémorial, à distribuer à cette date le pain des morts. Cette distribution est confiée aux fabriciens de l'année qui vont le porter de maison en maison
  2. Le premier mai, début de la saison chaude dans le calendrier celtique, est la grande fête du feu, la fête de Belenos. À Locronan, le soir du samedi précédant le premier dimanche de mai, est planté au milieu de la place un hêtre, l'un des arbres sacrés de la civilisation celtique, symbole du renouveau de la nature, qui sera brûlé au solstice d'été à la fin juin
  3. D'où le nom de poldavys donné parfois aux toiles de Locronan
  4. Une pièce de toile de Locronan, bien que de dimension variable au cours des siècles, mesure généralement 30 aunes sur trois-quart d'aunes soit environ 33 mètres sur 0,90 mètres
  5. Locronan est aussi contrainte d'héberger des gens de guerre en 1636, en 1641, en 1689, qui « vivent sur l'habitant ».
  6. Ville située sur les rives du Bosphore, siège d'évêché aux premiers temps du christianisme. Son nom actuel reste à trouver.
Références
  1. Comptes rendus de l'Académie des sciences, avril 1982, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5653152t/f280.r=Locronan.langFR et 1984, no 2, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5831698v/f50.r=Locronan.langFR
  2. Le reste du mobilier, conservé par Maurice Halna du Fretay, fut vendu pendant la décennie 1920 et dispersée
  3. a et b "Locronan avant l'ère chrétienne", interview de l'universitaire Patrick Galliou, journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 17 juillet 2013
  4. J. Loth, Revue archéologique, juillet 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2036939/f60.pagination.r=Locronan.langFR
  5. a, b et c http://www.villedelocronan.fr/locronan-informations-generales/histoire/au-temps-des-celtes
  6. a, b, c et d http://www.infobretagne.com/locronan.htm
  7. Ce camp a malheureusement été vandalisé lors de la construction du viaduc ferroviaire de Châteaulin, de nombreuses pierres gisant éparses au sol ayant servi à sa construction d'où la protestation émise par le président de la Société archéologique du Finistère en 1917, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207722x/f51.pagination
  8. http://fr.topic-topos.com/photos-ratp/vestiges-du-camp-des-salles-de-locronan-locronan
  9. Arthur Moyne de La Borderie, Histoire de Bretagne, tome III, page 9
  10. Jacques Baudouin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, éditions Créer, 2006, (ISBN 978-2-84819-041-9), p. 417, http://books.google.fr/books?id=6Hwa38EjyoAC&pg=PA417 Lire en ligne]
  11. Cartulaire de l'évêché de Tours de datation incertaine (entre 1400 et 1500) publié par Louis de Grandmaison, 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57542052.r=Locronan.langFR
  12. Lettre de Jean Louis de Lessègues de Rozaven écrite de Russie en 1817 à l'une de ses nièces de Quimper
  13. Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 1854, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207468n/f239.pagination.r=Locronan.langFR
  14. http://www.academia.edu/1433126/En_tournant_les_pages_du_Breviaire_imprime_de_Leon_de_1516_Quelques_reflexions_sur_lhagiographie_bretonne_a_la_fin_du_Moyen_Age
  15. À la fin du XVIe siècle, l'équipement d'un grand galion espagnol nécessite de 50 à 100 pièces de toile (chaque pièce faisant environ 30 m2), tandis que les grands navires anglais utilisent de 20 à 25 pièces
  16. Henri Bourde de La Rogerie, Le prieuré de Saint-Tutuarn ou de l'Île Tristan, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207673q/f208.image
  17. Daniel Bernard, Notes sur les fabriques de toiles de Locronan, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1918, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077252/f193.pagination
  18. Au XVIIIe siècle, un tisserand de Locronan fournit en moyenne 40 pièces par an
  19. Daniel Bernard, "Notes sur les fabriques de toiles de Locronan", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1918, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077252/f197.pagination
  20. Henri Sée, Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle à la Révolution, Annales de Bretagne, novembre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115320d/f682.r=Locronan.langFR
  21. http://www.inet-bretagne.fr/com/locronan/histoire.html
  22. Les tisserands étaient payés 10 sols et les fileuses 4 sols par jour dans la première moitié du XVIIIe siècle selon Henri Sée, L'industrie et le commerce de la Bretagne dans la première moitié du XVIIIe siècle, Annales de Bretagne, 1921, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115328f/f444.pagination.r=Locronan.langFR
  23. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, citées par Daniel Bernard, Notes sur les fabriques de toiles de Locronan, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1918, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077252/f193.pagination
  24. Locronan était le siège des jridictions seigneuriales de Lescuz, Lezharscouet, Nevet, Kervent, Plessix-Porzay, prieuré de Locronan.
  25. Cité par Daniel Bernard, Notes sur les fabriques de toiles de Locronan, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1918, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077252/f205.pagination
  26. http://www.artouest.org/finistere/locronan-qlieu-de-ronanq-histoire-de-saint-ronan-29.html
  27. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Assemblée nationale législative, série 1, tome 47, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49562w/f217.image.pagination.r=Locronan.langFR
  28. R.P.G. Le Roux, Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir, L. Prud'homme, Saint-Brieuc, 1848, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5624088k/f276.image.pagination.r=Locronan.langFR
  29. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle, Annales de Bretagne, novembre 1866, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f37.pagination.r=Locronan.langFR
  30. Henri Monod, Le choléra : histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886, Imprimerie administrative, Melun, 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5578605r/f28.image.pagination.r=Locronan.langFR
  31. Jean-François Brousmiche, "Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1831", réédition Morvran, 1977
  32. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, année 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f177.pagination.r=Locronan.langFR
  33. "L'action régionaliste" no 1, janvier 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1193228/f38.r=Locronan.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1193228/f57.r=Locronan.langFR
  34. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29134&pays=France&dpt=29&idsource=41469&table=bp06&lettre=&debut=0
  35. a et b GEO no 400 de juin 2012 p. 140
  36. http://www.archives-finistere.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_genere_EACCPF_C000145.xml
  37. a et b Joël Hascoët, Les troménies bretonnes. Un mode d’anthropisation de l’espace à l’examen des processions giratoires françaises et belges, thèse, UBO (Université de Bretagne Occidentale), 2010, consultable http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/55/01/44/PDF/Joel_Hascoet_2010_These_vol_III.pdf
  38. Désormais, c'est la cinquième station qui est dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle ; elle aurait évincé saint Laurent, qui est honoré désormais par une simple hutte située à proximité de la cinquième station
  39. Donatien Laurent, La Troménie de Locronan - Actualité d'un pèlerinage millénaire, revue "Ar Men" n°9, 1987 et La nuit celtique, éditions Terre de Brume,-Presses universitaires de Rennes, 1996 [ISBN 2-84362-002-3]
  40. Jules Barbot, Légendes et superstitions préhistoriques, Revue des traditions populaires, février-mars 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5833032n/f4.r=Locronan.langFR
  41. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, imprimerie-librairie du Cercle Social, an VII (1799), page 278
  42. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Stork, Lyon, 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5824885k/f126.image.pagination.r=Locronan.langFR
  43. Gustave Geffroy, « La Bretagne du Centre », dans Le Tour du monde, Hachette, Paris, juillet 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34446z/f197.pagination
  44. A. Desaintes, La plus longue procession de France, Le mois littéraire et pittoresque, juillet 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58074259/f355.pagination.r=Locronan.langFR
  45. Journal La Croix no 8696 du 25 juillet 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k258051w/f5.r=Locronan.langFR
  46. http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/grande-tromenie-de-locronan-rayonnante-15-07-2013-2172036.php et http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/soleil-de-plomb-foi-et-affluence-a-la-grande-tromenie-de-locronan_1266333.html
  47. a et b http://chrsouchon.free.fr/ronanf.htm
  48. Maurice Dilasser, "Antiquité de la petite troménie de Locronan?", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXIII, 1993
  49. http://www.tourismebretagne.com/a-faire/les-evenements/les-grands-evenements/tromenie-de-locronan-petite-tromenie-8-juillet-2012
  50. http://www3.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/locronan-pardon-de-la-petite-tromenie-demain-10-07-2010-985634.php
  51. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  53. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29134-COM&idTheme=3
  54. B. Girard, "La Bretagne maritime, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f303.image.pagination.r=Locronan.langFR
  55. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29134-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
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